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Marie-Georges Buffet pour des rassemblements à géométrie variable

jeudi 4 octobre 2007 - Contacter l'auteur - 20 coms

La première des communistes a débattu hier à Lyon avec 150 jeunes

Le Parti communiste de France n’a plus guère d’électeurs mais il lui reste encore des militants et des sympathisants. Qui plus est, il bouillonne d’idées, parfois contradictoires et pas forcément compatibles mais qui dans la meilleure des hypothèses peuvent être porteuses d’avenir.

Sa secrétaire nationale, Marie-Georges Buffet, a pu en prendre la mesure hier soir à Lyon, à l’espace citoyen du 8e où se retrouvaient environ cent cinquante personnes qui participaient au premier forum citoyen jeunes organisé en préparation du congrès extraordinaire de décembre.

Cette première nationale a permis de riches échanges, chacun étant libre de prendre la parole sur le sujet qu’il entendait sans se limiter à un simple jeu de questions-réponses avec la responsable du parti.

Ainsi a pu émerger des lignes de partage, par exemple, entre ceux qui se référent uniquement à l’histoire du PCF pour relancer la lutte des classes et ceux qui pensent que le PCF doit s’adapter à son époque et ne plus être exclusivement celui de la classe ouvrière ; partage encore entre ceux qui croient en l’union classique à gauche et ceux qui veulent réfléchir à des schémas plus souples.

Ainsi Marie-Georges Buffet propose-t-elle des "rassemblements les plus larges possibles" mais reposant sur "un pragmatisme selon les luttes et les élections" c’est-à-dire à géométrie variable, sur sa droite ou sur sa gauche.

MRP

Progrès de Lyon du 04 octobre 2007

Mots clés : Communisme : le débat / Dazibao / Marie-George Buffet / Partis politiques / Rencontres-débats /

Messages

  • Comment çà "à géométrie variable sur SA DROITE ou sur sa gauche" ????????

  • Qu’est ce que c’est que cet article qui sent l’urinoir ?

  • J’aimerais savoir ce qu’a vraiment dit Marie George Buffet

  • Le PCF est, dans son déclin, prêt à faire n’importe quoi !

    Rémi la Garonne

    • Sauver des sièges ou des postes, cela ne suffit pas à faire une politique, ou alors, dans ce cas il faut rejoindre le PS qui ne sert plus qu’à cela : la lutte des places. Plutôt que de ressasser sans cesse sur le "déclin" du PCF, on ferait mieux de se demander si le Peuple Français a besoin d’un PCF, vraiment communiste, et en premier lieu ceux qui subissent l’exploitation capitaliste. Une bonne partie de notre recul électoral tient à notre insuffisance de combativité face aux trahisons de l’Union de la Gauche et de sa soeur jumelle la Gauche Plurielle. Les Communistes n’ont réussi dans ces années là qu’à aider certains d’entre eux à faire carrière.
      Quand ayant rencontré à une fête de l’HUMA pluvieuse et boueuse, chaussé de bottes ,un ancien cheminot qui n’était pas encore ministre que j’ai entendu quelques années plus tard dire à la télé qu’un de ses amis était milliardaire ; quand j’ai vu et contourné des espaces VIP clôturés à cette même fête, des embrassades de Leroy et d’Ormesson du FIGARO qui éructe encore plus fort aujourd’hui sa haine du Communisme... Je me disais alors que la Révolution était loin, on me disait que j’étais intolérant. Je fus traité de "moraliste" quand je refusais un "nouveau " concept issu de débats menés "là- haut" c’est à dire du Comité Central des années 90 : "LA société d’économie mixte", un curieuse entente, Capital-Travail. La Modernité en somme pour être "crédible" (quel mot terrible !)
      Nous avons besoin de nous ressourcer de rechercher et retrouver des valeurs communistes perdues hors de l’influence des éternels opportunistes du PS et de ses satellites qui ont conduit le mouvement ouvrier et populaire vers la faillite .Si nous ne sommes pas capables de défendre nos acquis, on n’a plus besoin du PCF, on n’a plus besoin d’un parti qui pour être "crédible" a perdu de vue ses fondamentaux, confondant par exemple NATIONALISATIONS ET ÉTATISATION, donnant ainsi raison aux privatiseurs en démoralisant un peu plus les travailleurs de ces secteurs...
      Ne plus se coucher devant les exigence d’un PS en déclin, d’autant que nous avons rien à perdre tout à gagner en exprimant notre différence. JdesP

    • si l on veut se battre il faut un parti de combat et si l’on en croit la pratique les partis marxiste leniniste peuvent être efficaces. le seul exemple français fut le PCF.
      A bon entendeur salut.

  • La source sulfureuse et l’absence de citation ne permet pas d’être certain de la position de Buffet. Cela dit les réactions montrent l’absence de ligne de conduite claire du comité national concernant les alliances pour les municipales.

    Vivement le congrès, en espérant qu’il ne soit pas trop tard...

    GinGa

  • http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=53235

    AG départementale des communistes de Charente-Maritime. Faut-il pleurer, faut-il en rire ?

    Assemblée départementale des communistes de Charente-Maritime : Faut-il en rire ou en pleurer ? La direction départementale loin des préoccupations des adhérents.

    Avec un retard d’une ½ heure, l’assemblée ( 66 présents) peut commencer avec un rapport introductif du secrétaire départemental. Pendant plus de 2 heures, de nombreuses ( 25 ) interventions se succèdent : le besoin de se retrouver, de donner son avis est évident. Cela n’a pas empêché le secrétaire départemental, dans sa conclusion finale, d’affirmer que les AG ne servent à rien et aboutissent à rien. (Cela en réponse à des camarades de La Rochelle qui avaient fait remarquer qu’il n’y avait plus d’AG de section depuis un an).

    Après quelques échanges sur le projet de Ripostes, la discussion a porté essentiellement sur le Parti. Ainsi :

    Un camarade constate que l’Huma, qui n’est plus un journal communiste, ne relate pas les points de vue des diverses sensibilités (dont J.F. Mémain a reconnu l’existence). Il lui a été répondu que Boccara était passé dans l’Huma. ( Après ceux de Cohen-Seat, de Dartigolles, de Gayssot, de Martelli, de … qui œuvrent chacun à sa manière pour la liquidation du parti, un seul point de vue d’un camarade qui est pour le maintien de l’existence du parti, cela suffirait ?).

    Un ancien dirigeant s’affirme pour la nécessité du parti, regrette la suppression des cellules, du travail de terrain, de proximité, pour conclure ….. qu’il n’est pas figé dans sa pensée. Il sera répondu que les cellules existent statutairement ( mais en oubliant de dire que les statuts ont fait disparaître leur financement ).

    Des dirigeants départementaux ont insisté sur le score catastrophique du Parti aux présidentielles et aux législatives ( Jamais ne furent évoqués les bons scores des députés communistes élus, ni pourquoi à la Rochelle, les voix du parti baissent de 9% alors que sur Rochefort-Aytré , elles progressent de 17 % par rapport à 2002). Ce déclin communiste était même mondial. (Ils oublient, par ignorance ?, les partis communistes du Portugal, de Grèce, de Tchéquie, de Chypre, d’Inde, de Chine ….. le mouvement de renouveau révolutionnaire en Amérique Latine). Ceux qui invoquent un retour de fondamentaux ont le réflexe d’un enfant qui a peur et revient vers sa mère, dixit le secrétaire de La Rochelle !

    Visiblement leur but est de démontrer que le PCF c’est fini et qu’il faut donc fonder un autre parti. S’appuyant sur des extraits de livres scolaires où l’image du communisme est mauvaise, un camarade enfonce le clou.

    Cette fuite en avant fait penser à celle des socialistes allant rejoindre Sarko fait remarquer un camarade qui développe (trop longuement vu le nombre de ceux désirant intervenir) des rappels historiques et théoriques, sur Marx, Lénine, le communisme, le 28ème congrès.

    Des camarades rappellent que l’on n’a pas à avoir honte de l’Histoire de notre Parti : Des luttes anticolonialistes à la Résistance en passant par le Congrès de Tours en 1920 qui était aussi une conséquence de la trahison de socialistes qui avaient soutenu la tuerie impérialiste de la 1ère guerre mondiale. Ils ne comprennent pas comment si on dit vouloir se battre pour un projet communiste, on peut se passer du parti communiste et que le changement de nom ne changerait rien à l’affaire de l’anticommunisme. A ce sujet une comparaison est faite par une jeune adhérente, avec l’immigré qui même s’il change de nom pour montrer sa volonté de « s’intégrer », ne peut pas changer sa tête. On ne peut se dire communiste et en avoir honte.

    Il est rappelé combien le racisme est un poison et des camarades ont insisté sur le rôle de Sarkosy et en particulier sa présence médiatisée sur les stades. De même le rôle du pognon qui irrigue toute la société. A ce sujet est rappelé le projet de Sarkosy de dépénaliser la délinquance des patrons qui a été dénoncé par la juge Eva Joly, le parti ayant été bien timoré.

    Un camarade regrette que le parti n’ait pas poursuivi la voie antilibérale aux présidentielles. Il dit ne pas vouloir se représenter aux prochaines municipales doutant de son utilité pour les idées communistes, point de vue qui est fortement contesté par ailleurs.

    Des camarades rappellent la nécessité de la formation des communistes (Est-ce archaïque, puisque ce serait un retour au passé ?). Il faut que les communistes se rencontrent, discutent, échangent pour être à même de mieux agir auprès de la population. Il faut que des AG de section soient organisées.

    La réponse sera apportée par J.F. Mémain : (Ainsi que M. Carmouse, membre du CN), il est pour fonder un autre parti. Il ne voit aucune utilité dans les assemblées générales. Il a aidé à la démocratie dans le parti en envoyant un recueil d’interventions diverses édité à l’initiative de sa « sensibilité ». Il demande à la direction nationale de participer au financement de ce recueil. Il affirme que cette même direction nationale est inexistante quant à la préparation du congrès.

    Voilà au moins un dirigeant qui annonce la couleur…, mais sans en tirer les conséquences : que fait-il au parti ?, puisqu’il veut en fonder un autre.

    Ce final ubuesque d’un dirigeant pourrait porter à rire. Mais vu la situation il a sans doute dû empêcher un certain nombre de camarades de s’endormir.

    Francisco Granados

    • Après avoir lu ton billet j’ai eu du mal à m’endormir. Puis dans la nuit j’ai fait un cauchemar.
      J’ai peur que celui-ci devienne réalité.
      Peut tu nous dire quel était le pourcentage de ceux qui étaient pour le sabordage.
      Merci à toi . Le militant mécontent

    • Je vois qu’il y a le même probléme qu’ailleurs:les communistes ne participent pas !

      Je ne sais pas combien vous êtes dans votre fédé mais 66 ça semble un peu faible.Ne vous affolez pas c’est partout pareil.

      Quant a ce dirigeant qui veux créer un autre parti,il me semble bien seul.A vous de faire attention aux manoeuvres,qui peuvent être façilitées par le petit nombre de participants !Faites vivre la démocratie en rassemblant les copains autour de vous.Quant au financement de sa plaquette il peu attendre longtemps,puisque le CN a déçider de laisser la parole aux militants pas de favoriser les tendances.

      Il me semble que même chez nous la résignation à gagnée et que nous avons à remonter la pente de ce coté la,si nous voulons vraiment mobiliser les travailleurs commençons par mobiliser les communistes.

      Jean Claude Goujat

      Militant PCF Landes

    • Je ne sais pas combien vous êtes dans votre fédé mais 66 ça semble un peu faible.Ne vous affolez pas c’est partout pareil.

      En 83 la cellule de mon village, 2500 habitants à l’époque, était forte d’environ 50 militants.

      Et même il y a 5 ans lorsque j’ai préféré me "mettre en réserve" pour des raisons que je n’évoquerai pas ici, il en restait environ 10.

      Alors 66 militants dans une fédé c’est autre "qu’un peu faible".

      Quant au "pas partout pareil", la cellule actuelle du même bled est actuellement "forte" d’environ 3 membres, (Je n’ose dire "militants" même s’ils ont toute mon estime), et je suis pas sûr que la Section du Canton ait actuellement autant de membres que dans la Fédé du camarade.

      Et encore j’aimerai bien voir l’état des cotisations.

      Mais il est vrai que dans mon entourage je connais de très nombreux anciens militants, dont moi-même, qui ne demanderaient qu’à revenir dans le Parti. A condition qu’on les respecte et qu’on élabore enfin des actions vraiment efficaces et dénuées d’opportunisme.

      Pour un VRAI CHANGEMENT. Et en écoutant enfin la base.

      Mais vu le cheminement des choses on n’y est pas encore.

      Par contre je ne me fais plus de soucis : Ca viendra un jour ou l"autre.

      Simplement le temps que les travailleurs réalisent que le Parti c’est LEUR Parti. Pas celui de quelques "penseurs" réformistes "honteux" et fumeux plus soucieux des intérêts financiers de celui-ci ou des leurs propres, que des intérêts de ceux qu’ils doivent défendre. Comme les travailleurs le testent tous les jours dans les alliances contre-nature improductives.

      Ou que c’est pas non plus le tigre en carton que les médias leur décrivent.

      G.L.

  • Message de Roger Hillel

    Pour qui connait un peu le journal le Progrès de Lyon, devrait prendre avec des pincettes les articles qui y sont publiés, plus particulièrment lorsqu’ils concernent les communistes. Ce à quoi fait référence le journaliste qui ne comprend rien ou fait semblant de ne pas comprendre, c’est ce que MGB a déjà évoqué au Conseil national du PCF du 22 juin
    Ce sont pourtant les questions de contenus et de rapports de forces politiques qui devraient nourrir dans le même temps les rassemblements et alliances. Ne faudrait-il pas alors réfléchir à promouvoir une construction systématique de rassemblements sur des objectifs de transformation sociale, aux contours non fermés, qui iraient à chaque fois le plus loin possible, sans définir quelles forces on va réunir ou plutôt exclure a priori, en fonction des intérêts de notre peuple au plan local comme au plan national
    Son opinion peut se discuter mais à conditionde juger sur pièce.
    Ce qui est désolant, c’est le manque de discernement de certaines réactions qui ont suivi cette mise en ligne d’un article d’un « journal qui nous veut du mal »

    • Olivier Dartigolles : ’La gauche a besoin de se rassembler lors des élections !’
      jeudi 4 octobre-23:50
      de : Olivier Dartigolles

    • L’article n’est qu’un prétexte pour dire ce que l’on ressent face à ce bricolage électoral et à un certain fatalisme vis à vis de la domination PS. Le PS est-il incontournable au point qu’on ne puisse envisager la gauche sans VALLS, DSK, KOUCHNER, ROYAL, Cambadélis, Lamy... ou même HOLLANDE ? Sommes-nous déjà dans le bi-partisme à l’américaine, comme le souhaitait du temps de la "GAUCHE PLURIELLE" FABIUS ? Au fait, je n’arrive plus à me brancher sur les blogs de la gauche populaire : c’est fini ou quoi ? JdesP

    • Pour avoir été présent a la réunion de Lyon en présence de MGB et de Cédric Clérin (secrétaire MJCF)
      J’aimerai mettre quelques points au clair.

      *MGB pense que pour les municipales ils faut une allience la plus large possible à gauche. (de la LCR au PS)
      *MGB pense à titre personnel que la fondation d’un nouveau mouvement a gauche n’est pour l’here pas possible. Il y a de gros blocage. Pour preuve, elle a participer a toute les réunion RIPOSTE et elle put prendre la température qui est plutot négative. En effet il ne ressort rien de ses réunion et dut coup seul le PCF appel a l action du 27. "On a du mal a s’allier ^pour l’action, alors s’allier sur un programme politique on est mal barré " dit t’elle
      * C’est pour cele que pour elle, les futures alliences éléctorales se feront en fon,ction des luttes.

      En ce sui concerne le congres et pour ceux qui pense que MGB veut liquider le parti, elle a été honnete sur ce point, il en est hors de question, quand a changer le nom, ce n’est pas sa qui changera le probleme. Elle plaide, tout comme de nombreux jeunes qui sont intervenus pour une refondation d’un communisme du 21em siecle, refaire tout notre programme, sans mettre de coté notre idéologie....

    • La Jeunesse n’est pas une classe sociale, ni une catégorie à isoler des autres, halte à la démagogie ou à la "diabolisation" (ça revient au même) : la Jeunesse a besoin d’idéaux de justice et de générosité, de solidarité,de repères forts d’exemple par la sincérité de l’engagement et aussi de mouvement. Aujourd’hui on décrète la Résistance, pourtant des milliers de militants résistent depuis des années isolés et le dos au mur... Mais bon Le PCF, parti de lutte des classes a tout cela à proposer : coller aux besoins de la société ne veut pas dire coller au plus près du discours dominant inoculé par les médias afin d’éloigner les jeunes des classes populaires de préoccupations fondamentales pour leur avenir... JdesP

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