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Paris 1er juin procès Basques et Bretons

vendredi 27 mai 2005

Paris juin 2005 — 10 Bretons en procès : POURQUOI ?

Ils sont accusés d’avoir été mêlés, de près ou de loin, à un vol d’explosifs commis en Bretagne à l’automne 1999. Ces faits ont eu lieu dans le contexte d’une oppression multiforme.

· Contrairement aux vœux de la population, l’Etat français se refuse à reconnaître les langues bretonnes (breton et gallo) et à accepter la réunification de la Bretagne.

· Par contre, il favorise en Bretagne :

­ l’agriculture et l’élevage intensifs qui causent des ravages à l’environnement ;

­ des industries concentrées et polluantes ;

­ le développement d’un tourisme totalement incontrôlé (site de Carnac, etc.) : bétonnage des côtes, spéculation immobilière, ...

· L’émigration des jeunes Breton-ne-s continue par manque d’emplois

Face à un tel constat, les révoltes sont légitimes et ont pris des formes diverses :

· en 1972, grève des ouvriers du Joint Français (Saint-Brieuc) et des producteurs de lait,

· protestations contre les catastrophiques marées noires à répétition (Amoco Cadiz, Erika, etc.),

· refus des projets de centrales nucléaires, de Plogoff à la Loire-Atlantique en passant par Erdeven.

· etc.

Certains ont choisi la voie des attentats symboliques contre des biens de l’Etat et certaines grosses entreprises qui exploitent les travailleurs bretons (abattoirs Doux, groupes pétroliers).

Quelle que soit la forme de lutte utilisée, c’est la répression qui y répond : nuées de C.R.S. et de gendarmes mobiles contre des manifestations pacifiques, rafles périodiques avec la complicité de certains media recherchant le spectaculaire plus que la présentation objective des faits ...

L’Etat français n’hésite pas en effet à utiliser des procédures d’exception prétextant la lutte antiterroriste :

· gardes à vue pouvant durer 96 heures ;

· mobilisation d’une véritable police politique ( D.N.A.T., RG) ;

· abus de la détention « provisoire » (record : quatre ans et demi !... et deux ans et demi pour un inculpé reconnu innocent par la suite) ;

· centralisation des poursuites à Paris avec emprisonnement en région parisienne, causant de grandes difficultés aux familles et aux avocats ;

· jugement par des tribunaux spéciaux (Cour d’Assises composée uniquement de magistrats professionnels) alors que le statut de prisonnier politique n’est pas reconnu ;

· intervention permanente du pouvoir politique (Chevènement , Lebranchu...) qui n’hésite pas à présenter comme coupables des personnes qui n’ont pas encore été jugées.

· Par ailleurs, certains des accusés à ce procès vont être jugés pour la deuxième fois pour les mêmes faits.

Pour que cesse l’oppression de la Bretagne, dénonçons la répression !

CARB (Coordination Anti-Répressive de Bretagne)

http://prizonidi.free.fr/

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