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Participation au débat énergie renouvelable ou nucléaire

vendredi 21 mai 2004 - Contacter l'auteur - 2 coms

Pascal Desjours appellent la population à participer au tour de France contre le nucléaire et ainsi ouvre un débat sur les pour où contre cette forme d’énergie.

Dans un débat il faut que tous les avis s’expriment pour que chacun puissent juger des argumentations des uns et des autres.

Pour ce qui nous concernent nous savons que avant 2050, la terre comptera environ 3 milliards d’habitants en plus qui naîtront essentiellement dans les pays en voie de développement. Ils auront besoin d’énergie. Par ailleurs, l’Américain moyen consomme environ 13 fois plus d’énergie qu’un habitant de l’Afrique sub-Saharienne. Pour sortir du sous-développement, le sud aura besoin d’énergie.

La demande énergétique mondiale a donc toutes les chances d’exploser au 21èm siècle.

Comment répondre à cette demande dans le cadre d’un développement durable qui économise les ressources, préserve les équilibres écologiques, limite le réchauffement climatique, réduit les déchets et les inégalités et instaure un droit réel à l’énergie pour tous les habitants de la planète.

La réponse actuelle à cette demande croissante d’énergie est assurée à 80 % par les ressources fossiles de la planète ( charbon, plus de 60 % pour le pétrole et le gaz). or l’utilisation comme combustible de celles-ci est une principale causes d’émission de gaz à effet de serre qui entraîne le réchauffement climatique. Les réserves prouvées de pétrole et de gaz et l’accroissement de leur utilisation, nous placent devant des limites d’épuisement proches, quelques décennies. Leur localisation inégalement réparties sur la surface du globe, essentiellement au Moyen-Orient et en russie, nous impose de maîtriser des risques géopolitiques graves dont la guerre d’Irak, n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Dans ces conditions, l’utilisation de toute la déversité s’impose. trois potentialités s’offrent aux pays développés pour se dégager des contraintes imposés par les énergies fossiles : les énergies dites renouvelables, les progrés de l’éfficacité énergétique et les énergies de l’atome.

Si séduisantes qu’elles soient les énergies renouvelables, dans l’état actuel de leur développement, sont incapables à elles seules, de répondre de manière stable et continue aux besoins nationaux et mondiaux. Pour elles comme pour l’amélioration de l’éfficacité énergétique, l’effort de recherche est essentiel et doit croître dans des proportions significatives. Cet effort doit s’appuyer sur une recherche fondamentale vigoureuse tous azimut, clé de voûte du développement technologique.

Pour répondre aux enjeux énergétique nationaux, européens et mondiaux l’énergie de l’atome est à notre disposition dans ces deux potentialités : aujourd’hui la fission de certains noyaux lourds ( uranium, thorium,...) et demain peut-être la fusion de certain noyaux léger ( des isotopes de l’hydrogène,...). Les éfforts de recherche consentis pour réduire et mieux gérer les déchets nucléaires nous amènent à considérer que l’utilisation de cette énergie diminuera l’empreinte que les activités humaines laisseront sur la terre......

Claude AUFORT
Pour le collectif " Politique Energétique" du Secteur Publics du PCF

Mots clés : Energie / Nucléaire / Rencontres-débats /

Messages

  • Pour écouter l’émission d’Hubert Reeves contre les politique du tout-nucléaire et pour développer LES ECONOMIES D’ENERGIE :

    Énergie, « négawatts » d’après Hubert Reeves astrophysicien de renommée mondiale :

    Au cours des dernières causeries, j’ai abordé le problème des énergies pour l’avenir de l’humanité, prenant comme base la consommation actuelle, soit l’équivalent de la puissance énergétique que produiraient douze mille réacteurs. On prévoit un doublement de cette demande d’ici le milieu du 21ème siècle.

    La population humaine est d’un peu plus de six milliards d’individus. Les démographes estiment que ce nombre devrait atteindre, et plafonner, entre huit et dix milliards vers le milieu du siècle. La consommation moyenne individuelle serait alors d’un peu plus de deux kilowatts par personne. Soit l’équivalent de deux radiateurs électriques de nos maisons. Il s’agit ici, rappelons-le, de valeurs moyennes à l’échelle de la planète.

    Ajoutons maintenant un autre élément important : la disparité de l’utilisation des énergies dans le monde. En Amérique du Nord la consommation par personne est de onze à douze kilowatts. En Europe de l’Ouest, de cinq à six. Dans la majorité des pays en développement, elle est nettement inférieure à un kilowatt par personne. On estime généralement que le minimum vital est de un kilowatt par personne (variable bien sur selon les conditions climatologiques).

    Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. SI TOUS LES HABITANTS DE LA TERRE DEPENSAIENT AUTANT D’ENERGIE QUE LES NORD-AMERICAINS, C’EST L’EQUIVALENT DE PLUS DE CENT MILLE REACTEURS QU’IL FAUDRAIT CONSTRUIRE AVANT CINQUANTE ANS. TOUTES LES RESERVES TERRESTRES SERAIENT RAPIDEMENT EPUISEES, et même l’énergie solaire interceptée par la Terre serait vraisemblablement largement insuffisante.

    Pour remédier à ce manque, une seule solution : ce qu’on appelle aujourd’hui les « négawatts ». C’EST A DIRE LES ECONOMIES D’ENERGIE. De gré ou de force, les humains y seront amenés. Nous avons d’ailleurs déjà eu des épisodes réussis. Après la crise du pétrole, en 1972, on a assisté à une importante réduction des gaspillages d’énergie dans nos pays riches. La demande énergétique a continué à croître mais plus lentement. On est passé d’un doublement tous les dix ans à un doublement tous les quarante ans. Et ce ralentissement se poursuit encore aujourd’hui.

    Pourtant, il est évident qu’il faudra encore beaucoup plus de rigueur et de sévérité. LE TERRAIN LE PLUS INQUIETANT AUJOURD’HUI EST CELUI DU TRANSPORT ROUTIER (il y a plus de cinq cent millions de véhicules dans le monde). En croissance rapide dans les pays en développement, l’industrie de transport, pose des problèmes, non seulement par l’énergie qu’elle accapare, mais aussi par l’émission de gaz carbonique — qui réchauffe la planète — ainsi que des oxydes d’azote — qui provoquent les pics d’ozone toxiques —. Pourtant, chaque année, les voitures deviennent en moyenne de plus en plus voraces (multiplication des 4 × 4, publicités encourageant l’achat de voitures puissantes). Un effort vigoureux s’impose vers un développement des transports en commun et du ferroutage des camions … accompagné de la décision prise par chaque acheteur d’une voiture de favoriser l’économie d’énergie sur la puissance, et de diminuer les vitesses et les climatisations.

    Ce n’est que par des gestes comme ceux-là, et bien d’autres, que nous arriverons à contrôler nos dépenses énergétiques et à rencontrer notre objectif à long terme : avoir de l’énergie pour tout le monde, tout en ne bousillant pas notre belle planète bleue.

    Source : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/reeves/index.php?emission_id=35060158

    • Claude AUFORT nous démontre daans son article qu’il n’a rien d’altermondialiste et qu’il est (avec son parti le PCF) avant tout un défenseur du nucléaire, un adepte de la surconsommation énergétique, et un des pilliers du productivisme et du développement des forces productives vision urss et du capitalisme mondial qu’il est censé de dénoncer....

      Cette analyse de Claude Aufort ...et du pcf, confirme la position, en date du 19.05.2004, proposée par le Collectif Bellaciao :

      "NOUS L’AVIONS BIEN DIT, IL N’EST PAS POSSIBLE D’ETRE A LA FOIS ALTERMONDIALISTE ET PRO-NUCLEAIRE… ".

      Un cégétiste la base des IEG et, EX-membre du PC.

      A+ pour dénoncer les dangers du nucléaire et... pour lutter pour d’autres Mondes solidaires et écolo.

      Bruno d’EDF

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