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Président d’Europe et de France : Le lundi de tous les dangers ?

jeudi 17 juillet 2008 - Contacter l'auteur - 5 coms

de Slovar

Lundi 21 juillet sera une journée "chaude" pour notre Président. Se rendant en Irlande comme Président de l’UE, il devra expliquer aux Irlandais (du moins à leurs responsables) comment il entend les faire revoter.

La presse française n’étant pas très éloquente sur le sujet, nous sommes allé voir sur le Web comment la presse anglophone juge ce voyage :

Unian (Irlande)

Les hommes politiques irlandais ont réagi avec colère mercredi après le président français Nicolas Sarkozy ait suggéré que l’Irlande devrait tenir un second référendum sur l’UE du nouveau traité, après le rejet le mois dernier. Les électeurs irlandais ont porté un coup à l’Union européenne le mois dernier en rejetant le traité de Lisbonne (seul vote populaire qui ait eu lieu dans les 27 nations de l’Union)

Selon des députés qui ont assisté à une réunion avec Nicolas Sarkozy mardi, il aurait décalré que les Irlandais « devraient revoter" en dépit de 53 % d’opposition au traité. L’un des principaux conseiller du président français a déclaré plus tard le mercredi que Nicolas Sarkozy pourrait demander à l’Irlande de tenir un deuxième référendum sur le traité de Lisbonne mais avec quelques modifications mineures.

"Une des solutions serait en effet de demander à l’Irlande de voter à nouveau, mais probablement pas sur un texte un peu différent", a déclaré Henri Guaino dans une interview à la télévision française. « Nous verrons », at-il ajouté. Henri Guaino a souligné que les remarques de Nicolas Sarkozy, largement rapportées dans la presse, n’étaient « pas une déclaration officielle du président."

Les déclarations de Nicolas Sarkozy ont été décrites comme « profondément insultantes » par le Sinn Fein d’Aengus O Snodaigh, qui parle au nom du pays sur les affaires internationales. Le Sinn Fein a été le seul grand parti politique en Irlande à s’opposer au traité de Lisbonne.

"Dans les mois qui ont précédé le vote massif pour rejeter le traité de Lisbonne, nous avons écouté à une succession de dirigeants de l’UE venus pour essayer de contraindre, d’intimider et de vouloir nous imposer leurs vues" a déclaré O Snodaigh. "Le fait est que le peuple a parlé et traité de Lisbonne est mort." Il a ajouté que le Sinn Fein avait demandé une réunion avec Nicolas Sarkozy lors de sa visite en Irlande de lundi.

"Il est important que le Président Sarkozy comprenne que le peuple irlandais demande que son vote soit respecté ... / ... "

Même les partisans du traité de Lisbonne ont mal réagi à l’initiative de Nicolas Sarkozy.

Eamon Gilmore, chef de l’opposition du Parti travailliste, qui a soutenu le traité, a déclaré à l’Irish Independent que Nicolas Sarkozy aurait sérieusement "dépassé les bornes." On devrait dire au président français "avec virulence" que les dirigeants irlandais ont besoin de temps et d’espace pour examiner leurs options, at-il ajouté.

Premier ministre irlandais Brian Cowen a évoqué les remarques de Nicolas Sarkozy au cours d’une visite à New York. l’Irish Times a rapporté ses propos : "Nous avons à reconnaître qu’il y avait de nombreux points de vue dans toute l’Europe sur les problèmes auxquels nous sommes confrontés après le rejet de la mesure."

Le ministre des Affaires étrangères a dit Michael Martin radio irlandaise que Nicolas Sarkozy serait en "mode d’écoute" au cours de sa visite en Irlande ... / ... "Nous allons regarder d’un point de vue irlandais et ce qui est dans l’intérêt supérieur de l’Irlande."

En dehors de l’Irlande, les parlements de la République tchèque, la Suède et l’Italie n’ont pas encore ratifié tandis que le Président polonais Lech Kaczynski a déclaré ce mois-il ne pas avoir encore ratifié le traité, il semble cependant avoir ces derniers jours assoupli sa position ... / ...} Version originale du texte : Unian

MaltaMedia (Malte)

Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré lors d’une réunion des députés de son parti UMP que "les Irlandais devront voter à nouveau" sur le traité de Lisbonne, selon un rapport de l’Irish Times. La France, qui détient la présidence de l’UE cette année, est le premier pays à déclarer publiquement et sans équivoque qu’il veut que les irlandais votent une nouvelle fois.

Réagissant aux commentaires, le ministre irlandais des Affaires étrangères Michael Martin a déclaré que l’Irlande va prendre sa propre décision sur la question, mais qu’il était trop tôt pour spéculer sur le résultat. 23 des 27 États membres, y compris Malte, ont ratifié le traité de Lisbonne, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a déclaré au Parlement italien le mardi qu’il ne s’attend pas à un autre « non ».

Demander l’Irlande à voter à nouveau est un point discutable dans l’UE, tandis que certains voient cette solution comme la seule voie à suivre, il est également perçu comme non irrespectueux envers peuple irlandais. L’UE envisage également la possibilité d’un deuxième « non » de l’Irlande.

Dans ce scénario, une Europe à deux vitesses est vanté, cette solution permettrait à l’UE d’aller de l’avant avec le traité de Lisbonne tandis que l’Irlande obtiendrait de nouvelles concessions.

Un article du quotidien français Le Monde suggérait qu’un "paquet" spécifique à l’Irlande pourrait être négocié incluant l’octroi à tous les États membres d’un commissaire permanent et rassurer les Irlandais que les questions de l’avortement, de la fiscalité et de la neutralité ne leurs seraient pas appliqués. Ces amendements devraient rendre plus acceptables le "package" Lisbonne aux irlandais et devraient les rendre moins susceptibles de se prononcer pour un autre "non" - Version originale du texte MaltaMedia (Malte)

Ambiance assez glaciale à venir et surtout, formidable deni de démocratie. Si cette manipulation a lieu, nous n’accepterons plus jamais la moindre remarque de la part d’un politicien en termes de moralité. Nous ne pourrons que constater que la construction européenne est une escroquerie qui ne méritera plus que des votes sanctions.

En ce qui concerne le congrès de Versailles, destiné à la modification de la constitution, les derniers pointages de droite indiquaient un écart de 4 à 6 voix entre le OUI et le NON.

Notre Président (de France cette fois-ci) a acheté, semble t-il les voix des élus PRG contre la possibilité de pouvoir avoir un groupe indépendant à l’Assemblée. Cette décision a été d’autant plus facile à prendre qu’elle permettrait au Nouveau Centre de disposer lui même d’un groupe (ce qui lui est aujourd’hui impossible).

Nous osons espérer que les élus du PRG vont choisir rapidement entre leur camp naturel qui est la gauche et la honte. Enfin, comme disait Coluche : "la honte, je traite en direct" Alors tout est possible ...

En ce qui nous concerne, nous espérons pouvoir avoir le plaisir de faire sauter les bouchons de champagne lundi ou mardi soir. En tout cas, certainement pas pour les mêmes raisons que le Président de l’U.E. et de la France

Slovar les Nouvelles

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