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SE DÉBARRASSER VRAIMENT DE LA PAUVRETÉ

vendredi 1er avril 2005 - Contacter l'auteur - 2 coms

ANOFLATE FELDEFLEISH
Attaché spécial de l’OMC
1er avril 2005

Des hommes politiques, des rock stars et même Nelson Mandela sont montés dans le train "Eradiquons la pauvreté".
Mais leur programme pour sauver l’Afrique repose sur une annulation de la dette et une aide financière qui ne porteront pas leurs fruits sans la mise en place de réformes substantielles à visée libérale. Voici un exemple.

L’Afrique dispose d’un immense potentiel économique inexploité dans la mesure où les terres ne sont utilisées que pour une consommation locale. Etant donné que la plupart des monnaies africaines ne valent quasiment rien, ces terres bloquées ne produiront jamais de liquidités, et les Africains continueront à s’échanger leurs monnaies sans valeur et à se vendre leur production locale sans intérêt. A la fin de la journée, ils n’auront fait que travailler, produire et manger : ils n’auront pas fait d’argent.

Annuler la dette ne brisera pas le cercle vicieux de la pauvreté.
Une aide financière non plus. Par contre, l’innovation et une libéralisation du marché sont les clés d’une croissance économique continue et durable. Si les pays africains assouplissaient leurs lois pour faciliter les investissements directs à l’étranger, ils pourraient, grâce au savoir-faire de multinationales de l’agroalimentaire, transformer leur modeste production locale en liquidités en cultivant des plants uniquement destinés à l’export. Cela permettrait à ces pauvres gens de rentrer beaucoup plus de dollars, d’euros, de livres, et de yens, et de sortir enfin de la pauvreté.

Certains, qui se présentent comme "Verts", reprochent à notre proposition de décourager l’agriculture locale et d’encourager la famine. Ils ont tout faux. Même s’ils manquent de nourriture, les gens ne mourront plus de faim, grâce à leur nouveau pouvoir d’achat combiné à une innovation technologique appelée le "Garde-Manger". Il s’agit d’un filtre qui permet d’utiliser une seule dose d’alimentation ordinaire jusqu’à dix fois, sur un principe de recyclage bon marché et hygiénique. A chaque fois que le consommateur produit des déchets, le filtre en extrait suffisamment de nutriments pour fournir un nouveau repas.

Les filtres sont faciles à fabriquer, pour un prix modeste (il s’agit à la base de filtres à café légèrement améliorés), et ils pourront donc être disponibles à grande échelle. Le principe a été testé par McDonald’s, qui a incorporé 50% de déchets traités dans certains modèles de hamburgers. De fins palais vivant dans des pays riches ont qualifié les échantillons de "très goûteux". Monsieur Mandela et ses amis peuvent continuer à discuter autant qu’ils veulent sur une aide et une annulation de la dette : tant que leur commerce extérieur ne sera pas bénéficiaire, les pays pauvres sont condamnés à perdre de l’argent.

Les aides financières devraient dorénavant servir à acheter des filtres "Garde-Manger" pour les nécessiteux du tiersmonde, qui pourront ainsi se libérer de leur dépendance aux produits locaux et enfin participer de façon active au marché mondial.

TRADUCTION : RAPHAËLLE DEDOURGE

Métro

Mots clés : Alimentation / Commerce-Indus.-Bourse / International / Pauvreté-Précarité /

Messages

  • Bonjour,

    Cet article me paraît tellement "gros" que je l’ai pris pour un canular du 1er avril.

    Ce type existe-til vraiment ?! Comment peut on déclarer sans sourciller que les multinationales et leur métodes de production extensives et nocives pour l’environnement peuvent sauver l’Afrique de la pauvreté ?! Surtout en rendant les africains dépendant de produits consommés en Occident (il n’y a qu’à voir ce que sont devenus les pays pratiquant la monoculture : cacao, ananas...quand les cours s’effondrent ce sont les pays producteurs qui trinquent !).

    Et cette histoire de "garde-manger" c’est pas une blague !!?

    Merci de me répondre...cet articla m’a vraiment interloquée !

    Caroline

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