Archives : IT | EN | ES

Les articles depuis 2022

"Shake and bake"

vendredi 18 novembre 2005 - Contacter l'auteur - 1 com

de Al Faraby

Reuters nous dépêche de Washington que le Pentagone a reconnu mercredi 16 novembre avoir utilisé des munitions au phosphore blanc dans l’offensive de 2004 contre la ville irakienne de Falloudja.

Substance incendiaire qui émet une vive lumière quand elle est exposée à l’air, le phosphore blanc est utilisé par les militaires pour marquer des cibles, éclairer des zones de combat ou, à l’inverse, dissimuler des mouvements de troupes.

Mais l’usage d’armes incendiaires contre des populations civiles est interdit par la Convention de Genève, notamment par un protocole additionnel datant de 1983.

Selon un documentaire diffusé au début du mois par la télévision publique italienne, c’est pourtant ce qu’auraient fait les forces américaines d’occupation lors de l’offensive de novembre 2004 contre Falloudja, bastion des résistants irakiens situé à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad.

L’officier Bryan Whitman, a reconnu que les bombes au phosphore blanc faisaient partie des stocks d’armes conventionnelles des forces américaines. "Nous les utilisons comme nous utilisons tout autre type d’armes conventionnelles", a-t-il ajouté.

Dans le cas précis de Falloudja, le lieutenant-colonel Barry Venable, porte-parole du Pentagone a indiqué que "les forces américaines avaient utilisé du phosphore blanc à la fois dans des opérations classiques de criblage (...) mais aussi lorsqu’elles ont été confrontées à des insurgés retranchés dans des positions à couvert dont elles ne pouvaient les déloger autrement".

Les militaires qualifient cette technique de "shake-and-bake" (secouer et cuire) : des obus au phosphore blanc sont tirés sur des positions ennemies pour faire fuir ses occupants, lesquels s’exposent alors à un intense tir d’artillerie.

Mais pour Daryl Kimball, directeur de l’Arms Control Association, basée à Washington "les armes au phosphore blanc ne devraient pas être employées comme n’importe quelle autre arme conventionnelle", appelant à une étude indépendante des règles d’engagement de tel ou tel type d’armement en vigueur dans les rangs des forces américaines.

Dans le documentaire de la RAI, Jeff Englehart, présenté comme un ancien soldat de la Première division d’infanterie qui aurait pris part à l’offensive contre ce bastion de la Résistance irakienne contre l’occupation, évoque "des corps brûlés, des enfants et des femmes brûlés".

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=2638

Mots clés : Al Faraby / Dazibao / Guerres-Conflits / Proche & Moyen Orient / USA /

Messages

  • Bonjour , donc si je comprend bien il faut que l’ONU verifie si cela est vrai et si il s’avere qu’il y a bien eu act de terrorisme nord-americain à l’aide d’armes chimique non-conventionel , il faudrait prendre de lourdes sanctions contre les USA. Notament une petite guerre preventive comme celle contre l’Irak qui à été declanché justement pour possession d’armes non conventionelles.

    N’oublions pas l’uranium appauvri largement utilisé dans toutes les armes americaines , uranium qui s’integre au code genetique des humains durant des centaines de millier d’années.

    Mais au faite est ce qu’il n’y a qu’en Irak que les terroristes americains terrorise les peuples en bombardant les femmes et les enfants à coup de phosphore , uranium appauvri et autres saloperie ? ou bien finalement n’en a t’il pas toujours été ainsi dans leurs actes de terrorismes légale ?

Derniers articles sur Bellaciao :