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Vente de broderies réalisées par les mamans Palestiniennes à l’UNESCO, du 27 au 30 novembre 2007

dimanche 25 novembre 2007

Le sort du peuple palestinien ne s’arrange pas, au contraire hélas.

Plus les années passent, plus les promesses de liberté et de respect du peuple palestinien sont devenus des espoirs ; d’espoirs, ces derniers temps, ce sont devenus des horizons très lointains. Presque inatteignables.A peine encore des rêves. Poryutant bien vivaces et bien ancrés dans les coeurs, parce qu’on ne peut pas abandonner comme ça ; on ne peut pas baisser les bras, plus maintenant.

On a criminalisé Hamas, Hizbollah... On a dressé des tableaux manichéens de la situation politique là-bas, qui plaisent aux désirs de compréhension immédiate et pas trop difficile des consommateurs occidentaux.

Devant un Occident complice et donc coupable,avec l’appui actif des Etats-Unis et de la Grande Bretagne, les gouvernements israëliens continuent de mépriser les résolutions de l’ONU et les lois internationales, et poursuivent leur politique de colonisation sinon d’extermination du peuple palestinien.

Les conférences de paix régressent, sur la forme et le fond.

Pendant ce temps, les Palestiniens continuent à essyer de vivre, essaient de survivre, essaient de lutter de toutes les manières possibles, contre l’oubli qui avance sur eux comme une nappe sombre et visqueuse, contre l’ignorance des occidentaux, contre le mépris dont ils sont l’objet.

Pendant ce temps, des mamans palestiniennes, qui voient leurs enfants se lancer dans d’illusoires intifadas, qui voient leurs adolescents partir un matin, ne pas revenir,qui font la queue dans les camps pour un bidon d’eau, un médicament, les mamans palestiniennes qui n’ont plus l’heur de se poser les questions que se posent les mamans françaises, qui en sont réduites parfois à des choses tellement simples qui sont devenues, pour elles, si comppliquées, ces mamans-là font des broderies et nous les envoient, par le biais notamment de l’association libanaise Inaash El Moukhayam et France Palestine Solidarité, (avec Francis Virlouvet et Zeina ShaHid, notamment).

Les acheter, ce n’est pas seulement leur permettre de récolter des fonds (dont les palestiniens ont dramatiquement besoin, Israël gardant sous le coude et bloquant de nombreux subsides destinés au peuple palestinien) mais aussi faire une geste en retour pour leur dire "Nous ne vous oublions pas, nous pensons à vous, au moins".

En suivant les broderies de ces petits sacs, de ces napperons, avec le bout du doigt, on peut imaginer que la maman qui a brodé cela a brodé un peu de sa vie d’occupée, de colonisée. On peut imaginer que dans le dessin de ces tissus, il y a des larmes, des coeurs gonflés de rage, de colère, de tristesse et d’espoir, des gouttes de sang du père, de la fille, les branches des oliviers autour desquels autrefois, la famille se réunissait, et qui ont été arrachés à la pelleteuse.

Entre les fils, entremêlés, il y a peut être tout cela.

Un peu de la terre de Palestine que ces déportés ont emmenée avec eux dans les camps du Liban ou ailleurs.

Ce n’est pas seulement de l’argent que vous donnerez et ce n’est pas juste un présent à offrir à Noêl que vous achèterez à cette association.

C’est un acte, même tout petit, d’engagement, aux côtés des Palestiniens.

Venez donc à l’UNESCO du 27 au 30 Novembre 2007 (invitation ci-dessous).

vente de broderie