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Qui a tué Pier Paolo Pasolini ?

de : Enrico Campofreda
vendredi 17 février 2006 - 05h11 - Signaler aux modérateurs
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Un groupe d’intellectuels et d’amis du poète recueille des signatures pour rouvrir le procès Pasolini. Nous qui sommes amateurs et orphelins du personnage, nous adhérons à l’initiative et la divulguons. Les personnes intéressées peuvent souscrire à : appellopasolini@yahoo.it

de Enrico Campofreda traduit de l’italien par karl&rosa

"Le courage intellectuel de la vérité et la pratique politique sont deux choses inconciliables en Italie"

Le fantasme de Pasolini sur les Palais de la politique

"Je sais, moi", aurait-il dit, comme dans l’incipit de "Il romanzo delle stragi" écrit le 14 novembre 1974 et rassemblé dans ses célèbres "Scritti Corsari". Avec lui, nous aussi nous savons, certes nous n’avons pas de preuves. Mais des indices oui, beaucoup.

Nous les respirions justement pendant les mois des bombes fascistes de Piazza della Loggia et de l’Italicus, œuvre du membre d’Ordine Nuovo Mario Tuti et de ses camarades toscans et de Brescia, cajolés par le parti de Almirante et de son dauphin Fini. Cajolés par le néo-fascisme institutionnel du Msi, accepté au Parlement de la République née de la Résistance, entraînés par la Cia et les Services experts en coups d’état des Miceli et des Giannettini, protégés par la crème de la politique démocrate-chrétienne des Andreotti et des Rumor et par un certain cléricalisme obscur et obscurantiste.

Caressés par la P2 de Gelli qui comptait, à côté de vieux et nouveaux fascistes, des démocrates-chrétiens et des socialistes, des cogneurs et des malfaiteurs, des opportunistes et des personnages de la télé que les partis qui s’étaient partagé la Rai toléraient et soutenaient. Ils ont continué à le faire des années durant. Un visage pour tous ? Celui faux débonnaire de Maurizio Costanzo, prince du gossip onctueux, servile, complice et trafiqueur, qui renforçait cette mutation anthropologique des Italiens à travers le tube cathodique dont le poète écrivait : "la propagande télé représente le moment je-m’en-foutiste du nouvel hédonisme de la consommation".

Nous pouvions saisir quelques indices pendant les rondes antifascistes dans un des endroits où se rencontraient les cogneurs du MSI : le Champignon de l’Eur. Que le ministre Alemanno, arborant un petit sourire bon enfant rappelant tellement celui des fascistes du quartier Parioli, les meurtriers du Circeo, nous le dise, s’il bivouaquait dans ce lieu avec son compère - ministre lui aussi - Storace. Ils étaient accompagnés par les cogneurs militants du Fronte della Gioventù, n’est-ce pas vrai ? Ceux qui se baladaient dans viale Europa en hurlant menaçants contre le "réalisateur lubrique" comme s’en souvient Marco Tullio Giordana dans son magnifique film dénonciation sur le déchirement du poète.

Qu’ils nous le disent, Alemanno et Storace s’ils traçaient eux aussi des inscriptions géantes au pied de la maison de Pasolini à Rome, proche du "colosseo quadrato" [palais de la civilisation italienne dans le quartier de l’Eur, ndt], des slogans contre le communiste, le différent, le pédé. Combien de fois avons-nous dû nettoyer ces murs et les rues avoisinantes des ordures qui allaient devenir des ordures de gouvernement.

Des fascistes, voilà qui pourrait avoir assassiné Pasolini parce qu’ils haïssaient son esprit libre et lumineux. La haine pour la vie qu’exprime cette idéologie - dont le cinéaste donne une métaphore dans "Salo’ ou les 120 journées de Sodome" - a fait de ces tristes personnages, dès le début de leur tragique histoire, des assassins sanguinaires, utilisés aussi dans de nombreux cas par d’autres pouvoirs. Dans cette stratégie du massacre italique que dénonçait le poète, il y avait tout cela. Et cela suffisait déjà pour le faire disparaître.

Il y avait les responsabilités internationales jouées par l’Amérique, gendarme du monde, qui, à travers les organismes de l’OSS et de la CIA, intervenait pour imposer son œuvre et interférait dans la vie publique. Et quand on parle d’intrigues internationales, l’utilisation de main d’œuvre en tout genre, pègre en tête, est à l’ordre du jour. L’Italie de l’après-guerre, à partir de Portella della Ginestra [où eut lieu, le 1er mai 1947, le premier massacre de l’Italie républicaine, ndt], a été un laboratoire spécial de massacres, de mystères, d’affaires étouffées comme à l’époque des massacres de civils opérés par les nazi fascistes et cachés pendant des décennies dans les placards honteux des Tribunaux Militaires.

Parmi les hontes italiques, il y a l’oubli dans lequel beaucoup ont voulu faire tomber cet horrible délit. La mort de Pasolini a débarrassé le plancher d’un fervent opposant des enchevêtrements de la Realpolitik pratiquée par son propre parti, le parti communiste à qui il ne pardonnait ni sa méthode ni ses contenus. Il écrivait dans le fameux passage : " Les hommes politiques d’une telle opposition ne peuvent pas ne pas se comporter eux aussi comme des hommes de pouvoir". Ou encore : "Je ne suis prêt à retirer ma motion de méfiance que lorsque un homme politique décidera de livrer les noms des responsables des coups d’état et des massacres, qu’il connaît évidemment comme moi, mais sur lesquels, contrairement à moi, il ne peut pas ne pas avoir de preuves, ou au moins des indices". Inutile de dire qu’aucun homme politique, de la majorité ou de l’opposition, ne livrera jamais ni noms, ni suppositions et Pasolini était déjà en train de commenter sa fin.

Comme pour le mystère de Ustica, d’autres massacres dont le but, la couleur et les conséquences ont été éclaircis dans les plus petits détails - le cas limite est Piazza Fontana - ont été, avec le temps, transformés en "mystères". Après des sentences linéaires de condamnation avec noms et prénoms d’exécutants et de commanditaires, des nuages de poussière et des doutes se sont à nouveau élevés. Dans le cas d’un des massacres les plus odieux et les plus meurtriers, celui de la gare de Bologne, Mambro et Fioravanti, des Nar [Noyaux Armés Révolutionnaires, groupe terroriste fasciste, Ndt], auteurs de plusieurs assassinats, de plusieurs massacres et plusieurs fois condamnés, se sont même retrouvés commodément en semi-liberté tandis que volent de ci et de là des idées révisionnistes fantaisistes sur de fantomatiques pistes de terrorisme international.

C’est ce monde économico-politique décrit dans l’inachevé "Petrolio" ainsi que d’autres puissants du Palais, transversalement appelés à répondre de leur omerta, les rendant complices, qui ont tué l’intellectuel. Malheureusement, l’épitaphe de sa dénonciation est ce qu’il écrit, toujours dans le même article "Le courage intellectuel de la vérité et la pratique politique sont deux choses inconciliables en Italie".

Nous aussi, partie lésée : rouvrir le procès Pasolini

Trente ans après sa mort, nous ne savons pas encore par qui a été tué Pasolini, ni pourquoi. Son assassinat vient s’ajouter à la liste impressionnante de meurtres, d’attentats, de disparitions, de faux suicides et de faux accidents qui constellent l’histoire de l’Italie, de l’après-guerre à aujourd’hui et qui, à des décennies de distance, n’ont pas encore été éclaircis. Des responsables et des commanditaires non punis, des vérités soustraites pendant des dizaines d’années, non seulement aux tribunaux mais aussi au discours public.

Nous, nous ne savons pas si c’est une décision politique qui a fait taire l’un des artistes les plus fervents, l’une des voix les plus incommodes et tragiques de ce pays. Mais ce que nous savons - comme le sait quiconque a prêté attention à l’évènement - c’est que la version blindée de la bagarre homosexuelle entre deux personnes ne tient pas debout. Nous savons que cela ne fut qu’une couverture ayant servi à dévier les enquêtes et à couvrir un autre type de délit. Cette version, du reste, n’a jamais tenu, même pas pour le tribunal de première instance qui, en effet, condamna le jeune Pino Pelosi, âgé de 17 ans, en même temps que des inconnus. Mais aujourd’hui, après que le coupable avoué a publiquement déclaré n’être pas l’assassin de Pasolini et s’être accusé du meurtre sous la menace, et après la diffusion du témoignage du cinéaste Sergio Citti, les négligences et les couvertures qui ont, depuis le début, accompagné cet atroce évènement sont encore plus évidentes.

Comme l’écrivait Pasolini, il y a des choses dont il est impossible de parler sans indignation, c’est-à-dire sans faire comprendre l’énormité de ce qui s’est passé. Le plus atroce assassinat d’un poète de l’époque actuelle, plus abject que l’assassinat de Garcia Lorca, un véritable massacre de groupe, a eu lieu à Rome, en Italie, perpétré par des Italiens. Et, en revanche, pendant trente ans, les preuves ont été effacées, les indices, les témoignages et les contre-enquêtes documentées de juristes et d’intellectuels italiens ont été ignorés. Dans une telle situation, il incombe en premier chef aux écrivains, aux poètes, aux artistes, aux intellectuels, aux journalistes et à toutes les personnes libres qui ont à cœur la vérité de demander (comme l’a déjà fait la ville de Rome qui s’est constituée partie civile) la réouverture du procès et l’établissement de la vérité.

Cela nous semble la meilleure façon de nous souvenir de Pasolini, trente après sa mort tragique.

Ont déjà adhéré : Andrea Bajani Marco Baliani Sergio Baratto Laura Barile Carla Benedetti Mauro Bersani Giuseppe Bertolucci Mariella Bettineschi Luca Briasco Franco Buffoni Romolo Bugaro Andrea Camilleri Anna Cascella Luciani Maria Giulia Castagnone Benedetta Centovalli Roberto Cerati Mauro Covacich Ninetto Davoli Sandrone Dazieri Gianni D’Elia Alba Donati Tecla Dozio Marco Drago Sergio Fanucci Angelo Ferrante Ivano Ferrari Gian Carlo Ferretti Gabriella Fuschini Marco Tullio Giordana Giovanni Giovannetti Giorgio Gosetti Bernard Henri-Lévy Dario Lanzardo Liliana Lanzardo Attilio Lolini Rosetta Loy Carlo Lucarelli Giovanni Maderna Angela Madesani Dacia Maraini Teresa Marchesi Mario Martone Eliseo Mattiacci Silvana Mauri Ottieri Guido Mazzon Lea Melandri Raul Montanari Antonio Moresco Sergio Nelli Aldo Nove Maria Pace Ottieri Vincenzo Pardini Massimiliano Parente Fabrizio Parenti Laura Pariani Andrea Pinketts Michele Placido Oliviero Ponte di Pino Paolo Repetti Mario Richter Luca Ronconi Anna Ruchat Gabriele Salvatores Evelina Santangelo Tiziano Scarpa Marco Senaldi Enzo Siciliano Maurizio Totti Simona Vinci Dario Voltolini

Pour adhérer écrire à appellopasolini@yahoo.it

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