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13 Oct - Banquet des Riches à Bruxelles / Préparez les Casseroles Jeudi 11
par El Stacheux
Publie le mercredi 10 octobre 2012 par El Stacheux - Open-Publishing2 commentaires
Kézako ?
Ce repas prestigieux est organisé par « Les Amis de l’Europe » un des plus gros think tank à Bruxelles, au Palais d’Egmont, sous les auspices du groupe GDF Suez rassemblera l’élite européenne de la politique et de la finance (Soros, Davignon, Baroso, Van Rompuy...). Après 1 journée passée dans le palais d’Egmont à réfléchir à "Comment sortir du Marasame", et alors que la Grèce et l’Espagne se meurent et qu’en Belgique on se prépare à jeter des milliers de personnes dans la pauvreté, ceux qui décident de l’austérité pour le peuple continuent à s’en mettre plein les poches... et le ventre ! Avec en "Featuring" des personnes comme Karel De Gucht, Mario Monti...Nous n’acceptons pas qu’une élite économico-politique impose des mesures inhumaines aux populations pour sauver leurs privilèges.
Soyez nombreux à nous rejoindre !
Soulevons-nous contre l’austérité ! Des alternatives existent !
N’oubliez pas vos casseroles et ustensiles de cuisine ainsi que tout ce qui fait du bruit !
RASSEMBLEMENT
Jeudi 11 octobre à 18 heures au Petit Sablon, http://fr.wikipedia.org/wiki/Sablon_à_Bruxelles
rue de la Régence
(arrêt de tram 92).
Si vous êtes riches, C’est le 13 Octobre, au palais d’Egmont.
VIDEO D’INVITATION : http://www.youtube.com/watch?v=P8vw...
Cette protestation est une initiative des Comités Action contre l’Austérité en Europe, un collectif qui rassemble des militants syndicaux, des altermondialistes, des indignés ou des citoyens révoltés.
Website : http://www.comitesactioneurope.net
Twitter : https://twitter.com/ComitesActionEU
– ComitesActionEU
Facebook : https://twitter.com/ComitesActionEU
Extrait de l’article sur Comité Action europe :
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Les Amis de l’Europe (Friends Of Europe – FOE) sont un lobby déguisé en « Think Tank » basé à Bruxelles, dont l’objectif officiel est de réfléchir sur l’avenir de l’Union Européenne. L’organisation, créée en 1999, s’affirme indépendante tant des institutions européennes que du monde économique et politique. Elle dit vouloir porter des analyses novatrices, indépendantes et impertinentes dans un large réseau de Think Tanks et de médias et se félicite de son influence grandissante sur de jeunes eurocrates1.
Son indépendance n’est pourtant pas évidente. En effet, d’une part les membres de son directoire (présidium) sont au centre d’un large réseau de groupes d’influence, de lobbies et en lien avec le monde des affaires. D’autre part, Friends of Europe est financé à 57,1%2 par le secteur privé. dont 40 des plus grandes et plus puissantes multinationales.
_ Après une présentation globale, nous analyserons son présidium et son financement. Cette analyse explique notre démarche de protestation autour du dîner qu’ils organisent ce 11 octobre 2012.
Les Friends of Europe.
Les « Amis de l’Europe » ont 34 « événements » à leur actif en 2011 et déjà une vingtaine en 2012. Leurs événements très « select » réunissent l’élite politique, financière et administrative européenne. S’y retrouvent aussi des journalistes ou représentants de médias favorables aux orientations de Friends of Europe. Leurs activités vont du débat détendu aux colloques et dîners plus formels3. Par exemple, les « cafés crossfires » sont des cafés débats avec 3 ou 4 intervenants, visant à faire se rencontrer la future élite européenne, et des sommités européennes actuelles tout en leur « communiquant » leur vision… Ils organisent aussi des débats de très haut niveau tel le « State of Europe » (ou « European Policy Summit »), qui se clôt par le President’s Dinner. Ce sommet réunit une fois par an le gratin économico-politique européen (voir occidental) autour des grandes questions et défis européens du moment. En 2008, l’événement, sponsorisé par Microsoft et Veolia traitait de « L’Etat de l’Europe : créer un sentiment de société ». Dans presque chaque atelier, on retrouve aux cotés des membres de la Commission Européenne, des représentants des deux sponsors de l’événement. En 2009, le thème « transformer les crises globales en créativité » est toujours sponsorisé par Microsoft et Veolia, ainsi que par Weber Shandwick, une société de relations publiques, des “lobbyistes à louer” . Dans les panels, les modérateurs sont des journalistes du Financial Times et de CNN. En 2009, on retrouve le président de Vodafone et le vice-président de NYSE Euronext,(groupe mondial d’entreprises de marchés financiers) aux cotés de Herman Van Rompuy (entre autres), pour une discussion sur le thème « des questions difficiles pour l’UE ».Le « policy summit » est suivi d’un dîner réservé à un public trié sur le volet . L’année dernière, il était sponsorisé par NYSE Euronext, GDF Suez, et la Polish Oil and Gas Company et Toyota.
Les membres :
Son présidium compte 15 membres : politiciens de haut niveau, fonctionnaires européens et agents des institutions économiques internationales4. Tous ou presque ont des liens avec le monde économique, industriel et/ou financier. A titre d’exemples :
Son Président est le Vicomte Étienne Davignon5. Il a commencé sa carrière aux Affaires Étrangères belges, où il a été au centre des manœuvres belges entourant l’indépendance du Congo et la “mise à l’écart” du leader indépendantiste Patrice Lumumba (assassiné par les services secrets belges et américains). Il a notamment soutenu la sécession du Katanga, riche province minière de l’Est du Congo. Il a d’ailleurs joué un rôle important au sein de l’Union Minière du Haut Katanga, rebaptisée Umicore (où on retrouve aussi Jean-Luc Dehaene, également membre des FOE), une des plus grandes multinationales minières du monde. Étienne Davignon s’est trouvé au centre de la construction européenne à partir de 1969. Il a été commissaire au marché intérieur et des affaires industrielles ainsi que vice-président de la commission européenne (1981-1985). C’est lui qui pilotera le plan Davignon, qui organise la liquidation de la sidérurgie européenne (arrêt des aides publiques, réduction des capacités de production, disparition de 250’000 emplois,…). Grand défenseur d’une Europe “favorable aux affaires”, il fera tout pour mettre celle-ci à la disposition des grandes fortunes et entreprises. Il considère que les industriels et les financiers doivent façonner la construction européenne. Il participe ainsi à la création de la Table Ronde Européenne des industriels (ERT), un groupe rassemblant les 40 plus grands chefs d’entreprises européens, qui influence encore aujourd’hui fortement la Commission. Il en recrutera les premiers membres et assistera aux premières réunions du groupe au sein même des bâtiments de la commission. Ce groupe sera notamment à l’origine de l’Acte Unique européen qui prépare la création du marché unique et du traité de Maastricht. Après deux mandats à la Commission, il quitte le monde administratif pour rejoindre le monde des affaires. Il entre à la Société Générale en 1985. Il en devient président en 1988. Il restera très actif au niveau de la Commission. En 2001, la Société générale est rachetée par la société Suez. Davignon devient alors vice-président du groupe Français jusqu’à ce que celle-ci rachète l’entreprise sidérurgique Tractebel en 2003. Il poursuit ainsi sa contribution au démantèlement de la sidérurgie belge. Il pilote la faillite de la Sabena et est aujourd’hui président du conseil d’administration de la SN-holding, qui possède SN-Brussels Airlines. Longtemps vice-président du conseil d’administration de Fortis Banque, il sera au centre de la quasi faillite de la banque et de son « sauvetage » par l’argent public. Il siège aussi dans les conseils d’administration de multiples multinationales (Fiat, Suez, Solvay, Petrofina, BASF, …) Très proche de Louis Michel et de Van Rompuy, Etienne Davignon présentera d’ailleurs ce dernier au groupe Bildeberg, qu’il préside depuis 1999. Ce groupe rassemble une fois par an les riches et les puissants qui veulent influencer l’alliance transatlantique entre les Etats-Unis et l’Europe ainsi que les évolutions politiques dans ces deux entités. Selon Davignon lui-même : “ce sont des gens qui ont de l’influence qui parlent à des gens qui ont de l’influence”. Dans la même interview à la BBC (http://news.bbc.co.uk/2/hi/4290944.stm), le Vicomte affirme que le groupe ne conteste pas le droit des leaders démocratiques de diriger mais que le monde des affaires influence lui aussi la société. L’argent donne donc au moins autant de droits que la voix du peuple… Il porte cette vision dans de nombreux lobbies, tels que la Commission Trilatérale, le Centre for European Policy Studies, ou le très libéral Itinera Institute… et bien sûr les Friends of Europe.
Le Secrétaire-Général des FOE est Giles Merritt. C’est lui qui dirige au quotidien le Think Tank. Il commence sa carrière comme journaliste au Financial Times pour passer en suite au International Herald tribune. Spécialisé dans les affaires européennes depuis la fin des années 70, il a été nommé parmi les 30 personnes les plus influentes dans les affaires européennes par le Financial Times6 .Dans les années 90, il dirigeait « l’institut de recherche Philip Morris sur les politiques publiques ». Récemment, il a mis sur pied le « New Defense Agenda » (aujourd’hui Security & Defense Agenda) un lobby de l’industrie des armements . Ainsi, il propose aux industriels de l’armement des conférences « sur un sujet de leur choix » pour 25.000€ et pour 30.000€ « des réflexions taillées sur mesure »…7 Il édite par ailleurs la revue des Friends of Europe, « Europe World », qui « offre une plate-forme à plus de 50 Think Tanks européens » avec un lectorat de plus de 180.000 leaders politiques, économiques et de faiseurs d’opinions. En 2008, il a pu résister aux pressions du Commissaire européen chargé des Affaires administratives, de l’Audit et de la Lutte antifraude, Siim Kallas , qui voulait qu’il inscrive Friends of Europe au registre de lobbyistes et déclare les revenus et dépenses. Giles Merritt semble être intouchable. On retrouve d’ailleurs Monsieur Merritt à des conférences à l’OTAN ou à des événements avec Lockheed Martin (constructeur aéronautique civil et militaire). Ce professionnel de la vente d’influence pour le monde des affaires est un des membres fondateurs des Amis de l’Europe.
Un autre membre du présidium est le premier ministre italien (non élu), Mario Monti. Il s’agit d’un ancien conseiller international de la toute puissante banque Goldman Sachs et de Coca-Cola. Il est aujourd’hui l’artisan d’un plan d’austérité brutal en Italie. Il met en œuvre une réforme du marché du travail qui vise à rendre « plus facile pour les entreprises italiennes de licencier des travailleurs dans l’espoir qu’elles engagent plus facilement ». Monti a une longue carrière européenne derrière lui. En effet, après une carrière académique, il est nommé par Silvio Berlusconi à la Commission Santer (qui prépare le traité de Nice et l’introduction de l’Euro). Il deviendra ensuite Commissaire européen au marché intérieur jusqu’en 2004. Monti est souvent mis en avant comme un exemple de « la politique de la porte tournante » de Goldman Sachs, qui consiste à placer des anciens cadres de la firme à des postes administratifs ou politiques importants. Mario Monti est aussi membre de la Commission Trilatérale (Lobby fondé par le groupe Bildeberg pour construire une alliance mondialiste sur trois continents, l’Europe, les Etats-Unis et l’Asie-Pacifique), il a été membre du conseil supérieur européen de l’agence de Notations Moody’s et est encore un membre important du Bildeberg Group.
On retrouve aussi l’actuel Commissaire Européen au marché intérieur et aux services, Michel Barnier, un autre habitué des lobbies et Think Tanks. En 2003, il fonde le club politique Nouvelle République, un Think Tank lié à l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) qui vise à “ouvrir le débat français aux idées européennes”. Michel Barnier est un ancien membre de la section française de l’Aspen Institute, réseau international de décideurs politiques et économiques ainsi que d’académiciens largement subventionné par l’industrie et présidé par Michel Preberau, le président du conseil d’administration de BNP Paribas. Il a participé à la fondation du Think Tank politique “Dialogue et Initiative”, un Think Tank toujours proche de l’UMP, très actif dans la campagne autour du traité constitutionnel européen en France. Après le referendum défavorable au traité, il rejoint l’ACED (Advanced Comittee for European Democracy) dont il est membre depuis 2006. Ce comité est financé par Robert Bosch, actionnaire principal d’un des leaders mondiaux de l’équipement automobile. Il a aussi participé au conseil d’administration de l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS). Cet autre Think Tank rassemble notamment des membres dirigeants de LVHM ou AREVA. On le retrouve aussi à une conférence du groupe Bildeberg en 2006. En février de la même année, il devient vice-président du groupe Institut Mérieux (à l’époque Mérieux Alliance), un holding qui regroupe des sociétés du secteur des biotechnologies. Il quittera ce poste à son entrée dans le gouvernement français en 2007. Elu au parlement européen en 2009, il devient Commissaire européen au marché intérieur et aux services.
Citons encore Pascal Lamy, le directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce (depuis 2005). Promoteur du cycle de Doha, un cycle de négociations qui cherche à imposer encore un peu plus de libre échange notamment dans l’agriculture (et un accord sur les droits de propriété intellectuelle),mais qui bute sur la résistance des pays en voie de développement qui refusent de se soumettre. Pourtant, M. Lamy ne désarme pas. Il est aussi un grand habitué des lobbies et Think Tanks. Faire la liste des groupes d’influence dont il fait partie serait long et fastidieux. En voici quelques uns « Le Siècle » dont Pascal Lamy a été trésorier. Ce groupe cherche à réunir dans un cercle toute “l’élite” politique, administrative et économique française. Son exclusivité en fait un groupe quasi-sectaire où journalistes, politiciens, chefs d’entreprises et tout qui possède du pouvoir dans la société française se réunissent à l’abri des regards. On le retrouve aussi dans le groupe IRIS (voir Michel Barnier) ou dans le conseil d’orientation “En temps réel”, un Think Tank dans lequel se retrouvent essentiellement des personnalités du monde de l’édition. Il est aussi un adepte régulier du Groupe Bildeberg. Cet ancien “socialiste” a aussi été un des architectes de la privatisation du Crédit Lyonnais dont il a été le directeur général jusqu’en 1999. Il a aussi travaillé pour le MEDEF (FEB française) où il a présidé la commission prospective.
– On pourrait encore ajouter le baron Daniel Janssens qui est président honoraire de l’entreprise Solvay et vice président du géant pharmaceutique UCB ou le français Jean-Pierre Jouvet, président de l’autorité des marchés financiers. Mais arrêtons ici les présentations : le profil des membres du présidium semble clair. En effet, chacun des membres du présidium analysé est en même temps un décideur européen important, un membre de plusieurs lobbies ou Think Tanks et est en général lié au monde des affaires. Ce n’est donc pas pour rien que l’on dit des Friends of Europe qu’il s’agit d’un Think Tank d’élite, on est bien au centre d’un « réseau de réseaux » d’influence très important, à l’intersection des mondes politique et économique. Un rapide coup d’œil sur le financement du lobby devrait finir de convaincre les plus sceptiques.
L’origine de l’argent.
………. La suite : http://www.comitesactioneurope.net/rassemblement-contre-le-banquet-des-riches/








Messages
1. 13 Oct - Banquet des Riches à Bruxelles / Préparez les Casseroles Jeudi 11, 11 octobre 2012, 15:15
http://www.youtube.com/watch?v=P8vw..
cette vidéo est signalée comme inexistante sur you tube.../moa
2. RTBF : La moitié des manifestants arrêtés., 12 octobre 2012, 06:46, par Suite
Extrait de l’article de la RTBF :
Un dîner prestigieux était organisé ce jeudi soir, au Palais d’Egmont à Bruxelles. Il suit une journée d’étude organisée par les Amis de l’Europe à laquelle est invitée l’élite politique et financière, l’idée étant de réfléchir à l’avenir de l’Europe. Une rencontre que dénoncent les Comités Action contre l’Austérité en Europe (CAE). Ils étaient 200 à manifester. Cent arrestations ont eu lieu.
Plus de 200 personnes se sont réunies ce soir au Petit Sablon à Bruxelles pour protester contre le repas des Amis de l’Europe. Ils se sont ensuite rendus au Cercle de Lorraine après avoir appris que le dîner se tenait en fait à cet endroit.
Pendant une demi-heure, ils ont manifesté devant les grilles du Cercle de Lorraine puis ont marché jusqu’à la Porte de Namur.
C’est là que la police fédérale leur a bloqué la route. Dans une ambiance tendue, une centaine de manifestants ont ensuite été encerclés puis arrêtés administrativement avant d’être emmenés aux casernes de la police fédérale à Etterbeek.
"Ils nous demandent de nous serrer la ceinture pendant qu’eux s’en foutent plein la panse !",
L’article complet : http://www.rtbf.be/info/societe/detail_un-banquet-des-riches-denonce-par-ceux-qui-militent-contre-l-austerite?id=7854175
La vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=P8vw9jOL6Yc&feature=youtu.be