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14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?
par Paco NPA
Publie le vendredi 19 octobre 2012 par Paco NPA - Open-Publishing20 commentaires
Sur le site de anticapitalistas :
14-N : Huelga General
Jueves 18 de octubre de 2012, por elecciones
Los sindicatos y las organizaciones sociales de la llamada Cumbre Social -con CCOO, UGT, CSIF y USO a la cabeza- convocarán una huelga general para el próximo 14 de noviembre, coincidiendo con el paro general en Portugal y Grecia. De este modo, 2012 será la primera vez que en España se convoquen dos huelgas generales el mismo año, después de la del pasado 29 de marzo.
De confirmarse, esta huelga general contra los recortes del Gobierno será la séptima de 24 horas de la historia de España y la tercera que se convoca a un Gobierno del PP (dos de ellas, con Rajoy)
Appel à la gréve générale unitaire dans l’Etat espagnol. Confirmé sur les sites de CCOO et UGT.
Et nous, on y va ?
On pourrait au moins mener la bataille pour...
Au boulot !





Messages
1. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 19 octobre 2012, 16:32
il y a un appel sur le site de la cgt mais sans plus de précision (au nom de la confédération européenne des syndicats) mais ça m’étonnerait grandement que ce syndicat fasse un travail de mobilisation pour cette date !
1. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 19 octobre 2012, 16:33
l’appel n’est officiel que depuis hier !!
http://www.etuc.org/a/10440
et donc aujourd’hui
http://www.cgt.fr/Euromobilisation-...
voila le lien
2. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 19 octobre 2012, 21:21
" et nous on y va ?
Les cheminots y vont le 25 !....ET TOI ?
LR
1. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 20 octobre 2012, 08:32
Il parlait du 14, dans l’idée d’un mouvement international. Beaucoup sentent que c’est l’échelon auquel il faut se battre face à des adversaires organisés à cette échelle, si on veut avoir une chance de les faire reculer.
Si chacun mène sa lutte dans son coin, on a perdu d’avance... C’est de luttes coordonnées dont on a besoin.
Chico
2. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 20 octobre 2012, 11:12
Pour coordonner un mouvement international il faut déjà MOBILISER et COORDONNER les luttes dans son propre pays.Ce qui n’est pas le cas en France.
De plus,au niveau européen,ce n’est pas en "attendant" les ballades épisodiques organisées par la CES que ça avancera.
Pour mémoire,cette orga réformiste s’interdit d’appeler à la grève.
Site de la CES : " questions les plus souvent posées : la CES peut-elle lancer des ordres de grève ?
NON...etc.."
Alors qu’il faille un mouvement de masse au niveau international,c’est une évidence.Encore faut-il s’en donner les moyens pour aller bien au-delà de 90000 manifestants dans tout le pays le 9 octobre.
LR
3. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 20 octobre 2012, 13:48, par Copas
Euhhhh, je ne l’exprimerai pas exactement comme cela, mais d’intensification des luttes de terrain et de résistance, avec des gènes de centralisation et de coordination dés le départ dedans.
La bataille pour la coordination et la centralisation ne se conçoit pas comme une diversité de plats auxquels il manquerait juste une surcouche coordinatrice.
C’est plus compliqué que cela et en même temps une rupture plus profonde à opérer pour réussir à étendre et intensifier.
Il y a déjà nécessité que chacun lutte dans son coin et ça ce n’est pas déjà ça, il manque quand même encore une révolution dans la révolution là dedans, pour faire périphrase, reprendre le chemin du travail de masse concret qui porte les revendications ouvrières concrètes sans en faire un mausolée de l’abstraction.
Reconstruire les expressions organisées les plus larges de notre classe nécessite coordination oui bien sur, mais également de travailler ce qui donne chair à l’organisation sociale sur le terrain, car c’est aussi cela qui est en crise.
J’ai développé cela plus bas.
4. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 20 octobre 2012, 16:26
Des dizaines de milliers de Britaniques sont en train de manifester contre l’austérité et envisagent une grêve générale (date non précisée - je ne peux pas non plus préciser ma source parce qu’elle est interdite sur BC).
5. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 20 octobre 2012, 16:49, par Paco NPA
Oulala, quels tirs...
Je m’étais contenté d’informer qu’il y aura gréve générale dans l’Etat espagnol, au Portugal et probablement en Grèce (acquis ce jour pour le privé) le 14-N et de poser la question : "et nous ?"...
Les camarades AC et LR élargissent le débat. Allons-y.
1 Cet appel s’inscrit bien dans le cadre de la CES dans un appel ultra-droitier, cautionnant le TCE et le TSCG et avec "actions" à la carte (gréveS, actions...)
Les directions des CCOO et UGT après avoir mené "campagne" pour le "référendum" sont contraintes d’appeler à la gréve générale de 24h.(soyons précis).
Maintenant, que vont y voir les travailleurs et la majorité de la population ?
L’appel de la CES ? Le texte "officiel" des CCOO et UGT (qui sera aussi droitier que celui de la CES) ? Ou un relais pour la mobilisation contre les coupes, l’austérité et le chômage ?
Frein ou levier pour le développement d’une conscience et organisation "anticapitalistes" ? Poser la question c’est y répondre... "Ce n’est pas la crise, c’est le capitalisme" se diffuse dans les manifestations...
2 C’est une 24h. Soit. Il aura quand même fallu l’obtenir... Et le rôle de la gauche révolutionnaire et des secteurs les plus combattifs me semble être de déborder ce cadre.
Sans faire de politique fiction, si le 14-N plusieurs dizaines de milliers de manifestants refusent de se dissoudre devant los Cortes et ailleurs, il se passe quoi ? La question de la reconduction n’est elle pas posée ?
Cela aurait pu arriver ici lors d’une manifestation aux Invalides sur les retraites...
3 "Moi à la SNCF, c’est le 25, tu fais quoi ?"
Camarade LR, ce n’est pas sérieux...
Mettre sur le même plan une gréve dans un secteur professionnel (parfaitement légitime) et une gréve générale (donc concernant tous les travailleurs et la majorité de la population) contre l’austérité et le chômage et en "creux" pour un changement radical de politique (dans les mots) et de société (dans les faits) est ce sérieux ?
Reste que pour coordonner il faut avoir matière à coordonner.
Certes, mais il y a une dialectique entre les mobilisations "en bas" et les initiatives de centralisation (de coordination, qu’importe la formule).
Lors du mouvement sur les retraites, des centaines de milliers de personnes ont manifesté alors qu’il n’y avait pas de mobilisation "en bas" sur le lieu de travail.
Pour prendre un autre exemple d’une branche professionnelle, une centralisation des luttes à PSA et dans l’automobile est aujourd’hui indispensable pour gagner mais aussi pour renforcer la mobilisation "en bas". Faute de quoi, les salariés iront dans le mur. Et pour éviter toutes fausses polémiques, ceci n’est en aucun cas une "critique" des équipes syndicales qui se démènent sans compter et avec une détermination exemplaire pour amplifier la mobilisation "en bas".
4 Je posais la question "et nous ?"
Je me la pose toujours. Plans de licenciements, chômage (vers les 11% de chômeurs "officiels"), salaires, services publics... Le 14-N peut-il, doit-il être un objectif de lutte ?
A ceux qui ne cessent de se gargariser sur l’"Europe sociale", n’est ce pas l’occasion de réaliser l’Europe des travailleurs dans les faits et dans la gréve ?
Peut-être prématuré ici mais en tout cas la question mérite d’être posée.
A titre subjectif, je préférerai être le 14-N au soir sur la place des Invalides face à l’Assemblée qu’à regarder Madrid, Lisbonne et Athènes au 20H...
Mais ça c’est purement subjectif, la seule question qui vaille c’est " possible ou pas" ?
6. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 20 octobre 2012, 17:36, par A.C
Tu poses à juste titres quelques éléments de la contradiction..etje ne crois pas quece que j’ai répondu àl’article était du "tir".
C’était une appréciation car tu titrais ".
De là à imaginer que tu aurais souhaité (contrairement àmoi !)un appel à une grêve générale le 14 en France, il n’y avait qu’un pas que j’ai franchi..
Pour mieux préciser sans détour et forcément ce sera en "tordant le baton" :
Moi , plutôt que d’apprendre que 25 à 75000 salariés ont défilé à Paris et qu’un millier reste en sit-in rageur autour du Palais Bourbon,., je préfèrerais et de loin, mille AG qui, avant, pendant et après le 14 débattent de la nécessiter d’encercler le K là ou il mitraille le travail, débattent des actions multiformes à engager et pas forcèment par de l’appel à la"grêve générale" because nous savons que , de façon générale c’est au dessus des"moyens" de celui qui a encore un boulot aujourd’hui..Mais aussi une famille, un loyer et des emprunts , de façon infiniment plus paralysante qu’en mai 68..
Donc je ne tiens pas à ce que Hollande-Parisot analysent une proportion de grévistes qui serait de 4 à 8 pour cent de notre camp.
Ma réflexion n’enlève rien à la justesse de ce que tu dis concernant la façon dont les masses peuvent s’emparer de mots d’ordre pour s’inviter avec leurs aspirations et exigences.
C’était le cas quand nous défilions par millions contre la réforme des retraites...qui a eu lieu..
Je persiste donc à m’interroger -mais sans plus-sur l’efficacité qui va hélas consister(dans le meilleur des cas) à préparer cette action EN BAS..
Je dis -et je peux être démenti certes pour quelques cas- que malheureusement c’est le tract unitaire de Monks version française qui va servir de support
.Rien de plus.
C’est en ce sens que j’y vois plus d’inconvénients que de possibilités de faire"monter" la mayonnaise..
Mais le débat reste entier..
Parenthèse :
Cette soi disante"Europe sociale des travailleurs" , moi ça me gonfle..
C’est à la fois cache sexe honteux d’une CES en mission de fellation au "capital continental" ..et slogan creux de quelques orgas , qui sont, pour moi, et j’assume, tout autant à côté des questions de fond( Lutte de classes) que ceux qui, comme au FDG ou certains secteurs de la CGT qqui ont biberonnés des potions le DUIGOU, me parlent de"réorienter la construction européenne)"..
Cordialement
A.C
7. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 20 octobre 2012, 19:12
fdesouche ? :)
8. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 20 octobre 2012, 19:32
Grande-Bretagne : ras-le-bol de milliers de manifestants contre l’austérité
http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/grande-bretagne-ras-le-bol-de-milliers-de-manifestants-contre-l-austerite_1177147.html
9. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 20 octobre 2012, 19:43
Disons que comme AC j’ai mal compris le " et nous ?".
Quant à la conclusion de l’appel à la grève de la CGT cheminots que tu trouveras plus bas,il précise que cet appel s’appuie sur une préparation qui a duré des semaines.(dépôt de DCI,AG,tournées de chantiers...etc). EN BAS !
Mon propos était de mettre en exergue qu’une action se prépare pour être coordonnée y compris dans une entreprise comme la SNCF, et que les salaires,les conditions de travail,l’emploi,les services publics n’ont rien de corporatifs.
Autre question qui concerne le mouvement sur les retraites et la réforme qui est passée,et pour cause : Qui était en grève reconductible ?
Les raffineries et les cheminots ! par corporatisme ?
Les cheminots préfèreraient s’inscrire dans un mouvement interpro,sans être ni une locomotive,ni un wagon de queue.
A chacun de prendre ses responsabilités et de se bouger le cul.Les incantations ou les prières à "St Marx" nous savons tous que ça ne marche pas.
LR
10. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 21 octobre 2012, 11:50
""Autre question qui concerne le mouvement sur les retraites et la réforme qui est passée,et pour cause : Qui était en grève reconductible ?
Les raffineries et les cheminots ! par corporatisme ?
""
oui les salaires ,les retraites n’ont rien de corporatisme,cependant c’est bien en refusant l’extension,la coordination qu’on reste sur une démarche corporatisme,et c’est là l’entourloupe,car la CGT a beau jeu de se justifier alors qu’elle détruit dans l’oeuf toute tentative d’extension.
Exemple ,en 2010 la cgt était devant la porte de pétroplus à 6h du mat avec des potes de sud ,et le discours de la cgt était super combatif ,MAIS deux heures plus tard la même cgt dans ma boite (FT)justifiait les gréves toutes les 3 semaines,refusait d’aller manifester devant leMEDEF et bien entendu refusait un quelconque appel à la gréve générale.
Un discours bien marqué lutte de classe d’un coté ,mais une action totalement réformiste en réalité avec le découragement des travailleurs qui attendaient plus.
Certes les travailleurs peuvent passer outre et ne pas attendrent l’appel de lagréve générale,mais avouez que d’entendre jour apres jour,que c’est pas à l’ordre du jour,ça porte etc’est d’ailleurs pour ça que c’est fait.
oui AC a raison mille AG avant pendant et apres ,mais sans objectif d’action (et là je suis en désaccord sur le fait que ce soit plus dur en 2012 qu’en 1968) et d’action prolongée ,on aura pas de perspective donc pas de lutte éfficace.
Les équipes de bases CGT sont trop impliquées FDG pour être d’une quelconque aide dans la lutte,c’est même une fatigue perpétuelle de lutter CONTRE elle lorsque les prolos se mettent en mouvement et de voir le gros pied CGT se poser sur le frein tout en disanr : En avant !
Heureusement en fait que l’unité syndicale n’existe pas ,car en ce moment elle se ferait sur la ligne CES et pas une autre voix ne s’entendrait,là au moins d’autres voix se font entendre.
11. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 21 octobre 2012, 20:28, par A.C
pardon de mettre en "gras ce qui est contradictoire selon moi..
cher Camarade
seules ces AG peuvent discuter de leurs objectifs d’action que tu appelles "PROLONGEE."
C’est la Lutte de classe en soi qui est reconductible, permanente, de chaque instant.
Ce qui permet de faire bouger le curseur K/travail n’est pas un type d’action uniforme, national etc..genre appel à je ne sais quelle "Grève générale reconductible par exemple"
En 68 (passons sur ton appréciation que c’est pas plus"dur" en 2012 qu’alors) , jamais la CGt n’a appelé à la GREVE générale !
elle fut générale parce que la conscience de classe , à un moment donné, a conduit des AG de travailleurs à décider , souvent jour après jour, de ce type d’action correspondant à ce qui était considéré comme nécessaire et possible de faire pour GAGNER.
Soyons lucides : en ce moment, en très grosses majorité, la classe ouvrière n’en est pas à l’idée -je parled e GREVES- de ce que nous pensons qu’il devrait être nécessaire pour efficacement faire reculer le K.
Certes, nous "avons raison", je le pense.
Mais il ne suffit pas d’avoir raison, je rappelle même qu’il ne sert àRIEN d’avoir raison,
Je suis persuadé que MARX est d’une actualité brulante.
rappelons nous sans cesse ce qu’il écrivait en 1848, dans" Pour une critique de la philosophie du droit de Hegel,"
Tout le reste conduira à enrager parce que "ça ne va pas assez vite ni assez loin"..
Cordialement
A.C
12. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 22 octobre 2012, 04:39
Le sabotage par les bureaucrates syndicaux avec les journées saute-mouton était d’autant plus efficace que leurs camarades dirigeants les partis de l’ordre à gôche (PC, PG, PS) tiraient à boulet rouge contre l’extension des actions vers la grève générale. Ils ont même balancé la peau de banane d’un référendum pour savoir si on était pour ou contre le saccage de nos retraites !
Depuis, les bureaucrates continuent, et les politiciens FdG affirment qu’ils les suivent, car eux ils font de la politique, pas du social.
Tous les collabos du capital.
13. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 22 octobre 2012, 06:56
AC je fais rapide mais juste.
Comprends moi bien ,entre ne pas appeler à la greve génerale en 68 et appeler à NE PAS se mettre en greve générale,il y a un monde !
Ouic’est bien par une pratique d’investissement dans la lutte,dans les échanges de propositions de luttes que se fera jour un mouvement authentique contre le K ;
chaque jour et en toute démocratie prolo,que les équipes "dirigeantes syndicales" écoutent et aident sans se substituer aux masses.
J’ai dit écoute et pas amener le bonne parole ni d’appel à la gréve générale à tout bout de champ sans analyser le réel de lalutte ,mais aussi sans saboter celle ci dés qu’elle est déja dans la^tête de mullions de travailleurs.
Et ça c’est ce que fait la cfdt et ce que fit le cgt en 2003 et 2010.
Alors il n’y a pas de contradiction chez moi,et pas de sentimentalisme que peuvent avoir certain apres 40 ans passés à la cgt qui empeche de bien voir que c’est un poids mort dans nosl luttes quand bien même des équipes locales cgt sont magnifiques.
Mais la ligne,la puissance de nuisance c’est bien la direction et la majorité de la cgt,on le verra encore au prochain congres apres l’épisode pitoyable de désignation du successeur de thibault
14. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 22 octobre 2012, 10:22, par A.C
Je pense qu’on n’avancera pas en remettant une couche de polémique sur "greve générale ou pas" comme seul horizon de résistance.
Je crois être assez bavard ici pour qu’on aie pu vérifier que je ne fais pas dans la dentelle quand je juge les directions d’orgas de la CES ou de la mouvance politique des coéquipiers FDG de la Social démocratie.
Mais une chose est de ne pas perdre de vue cette situation , unee autre -et là je n’entends pas poursuivre-... continuer à se"raconter" que’en 2003, 2010 (on aurait pu aussi citer 95 et le"Juppéthon" ) les masses étaient en attente de grève générale !
Pour cela, L.R vous l’a rappelé, il aurait fallu d’abord un peu plus de reconductions de débrayages accompagnant les manifs...(voire de débrayages ..car l’heure des manifs en province permettait de faire défiler pas mal de travailleurs s’intégrant aux défilés durant les pauses -bouffe ou en RTT.., oui, oui, faut pas se voiler la face !)
Que je sache , la réelle opposition des Thibault- Chérèque à un conflit plusmusclé n’empêchait aucun délégué de réunir ses syndiqués, de proposer une AG etc etc.
Question : ou, à part à la SNCF, quelques raffineries , quatre ou cinq boites d’importance (un ou deux centre de tri ? ), ou avez vous vu ce qui permet d’affirmer aussi tranquilement, comme lefaitle copain, parlant de cette grève générale que l’idée a été" sabotée "alors qu’elle était
C’est plus facile de mettre Thibault en accusation que de regarder sa propre "responsabilité"(??)....
Trop facile dans les cortèges, de me dire"Putain , THIBAULT déconne, Alain ." mais de rester coi quand je réplique à ce copain de toujours ;"Dis moi, vous , la Cégèt couillue de ta boite, vous avez une A.G qui remonte à quand stp ?"
J’ai déjà raconté ici que chaque fois que quelqu’un me dit, "ça peut plus durer, ça va péter !" je lui demande si son trouduc sera du concert ou si la personne excédée fort justement,...
..........ne compte que sur le concert pétaradant de mes copains cheminots ,traminots, ou salariés des raffineries de pétrole !
Lesquels, paralysant le pays.....leur permettraient d’’avoir un motif pour entrer en "lutte"..faute d’essence , de transports pour aller bosser , et donc en continuant à recevoir un bulletin de paie de façon ..reconductible !
je sais, c’est con , mon commentaire,...mais pas plus que certains rêves éveillés de classe ouvrière en rut, sur le point de charger le SO des traitres de la classe ouvrière...
"Allumez le feu"..chante Halliday
C’est pas uniquement pour bruler Montreuil..ya le mEDEF , en face !
Cordialité communiste
A.C
15. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 22 octobre 2012, 12:44
tout à fait . C’est bien pour cela que certain-e-s s’en sont fait une spécialité :-D
A +
LL
16. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 22 octobre 2012, 19:36
En conclusion : les politiciens et leurs associés bureaucrates syndicaux ne veulent surtout pas d’affrontement généralisé, grève géné ou autre d’ailleurs.
C’est ce qui oblige à se remuer à la base, comme insiste avec raison AC, et à se coordoner et disposer de parti(s) au service de la lutte des classes, pas de la lutte des places, autrement dit révolutionnaire(s).
Et cela marche des fois, comme en 36,ou en 68 pour la grève géné, et dans bien d’autres mouvement d’ensemble, des travailleurs comme de la jeunesse, dont les réformistes n’étaient pas à l’initiative.
3. 14 novembre, Espagne, Portugal, Gréce, Gréve générale ! Et nous ?, 20 octobre 2012, 13:03, par Copas
Ca veut dire que les directions syndicales actuelles sont des obstacles et qu’il faut assumer et poser la question de l’espace de centralisation qu’elles occupent et détournent en se soumettant à l’ordre capitaliste .
L’essentiel des directions syndicales sont des obstacles.
Nos camarades de tous syndicats ne le sont pas par nature sociale mais une belle partie des appareils le sont.
Le constater appelle à un défi organisationnel et d’initiative considérable.
Il ne suffit pas d’aboyer dans le désert, mais bien de construire.
Il y a plusieurs pistes, j’en relèverai deux qui doivent être les deux mâchoires de la tenaille de la riposte de notre classe, avec un bonus de la place des courants politiques en fin de course :
1)
– D’abord, ne pas lâcher nos syndicats d’entreprise qui sont les briques indispensables à la lutte des classes entre la bourgeoisie et les travailleurs.
– Mais dés que possible passer à des structures plus puissantes agglomérant et donnant des responsabilités dans la bataille de résistance à des travailleurs qui n’étaient pas syndiqués avec les droits démocratiques afférents bien sur.
– Et engager le fer, tout de suite et maintenant, sur la coordination des résistances, des comités géographiques, de secteurs , afin que les travailleurs des PME puissent mener bataille dans des creusets qui ne les isolent pas. C’est déjà une nécessité (compliquée) pour les grosses boites, ça l’est encore plus pour les nombreuses petites.
C’est pas facile, mais c’est un travail indispensable.
Il faut savoir qu’en ce moment un très grand nombre de petites boites sautent et / ou licencient . C’est une terrible hémorragie.
Il n’y a aucune solution sur les moyens termes là, parler d’interdire des licenciements boursiers relève de sornettes et d’absence de perspectives pour les 90% des licenciements.
Et je ne parle pas des 360 000 destructions d’emplois directs programmés par le patron des patrons, c’est à dire le gouvernement (ils ne sont pas en bourse et sont en déficit : Ca le fait alors ?).
Pas un seul licenciement ! c’est fini on ne recule plus !
Les plans, quand ils existent laissent 90% des travailleurs sur le carreau 1 an ou 2 ans après, et ce ne sont pas les quelques milliers d’euros récupérés par les travailleurs qui les sauvent de ces machines à broyer.
Des entreprises et une société dirigée par les travailleurs marcheraient bien mieux.
2)
– Les indignés, les prolétaires d’Afrique du Nord et les prolétaires migrants chinois.
Ca va surprendre mais il y a des points communs.
– Celles de couches sociales du prolétariat urbain moderne, vivant d’expédients, précaires, et avec l’avenir barré complétement sans autre espérance que d’être une masse errante mais également bien éduquées, au courant de la façon dont marche le monde, au combat et utilisant aisémentles outils numériques de communication.
Ca ne fait pas une conscience de classe en soi.
– Mais il faut bien constater que en Chine, en Afrique du Nord, en Espagne et au Portugal, ce sont ces couches sociales du prolétariat, au travers de situations distinctes, se trouvent à se mobiliser le plus massivement possible et entrainent derrière elles d’autres couches du prolétariat moins précaires.
Et ailleurs... Entendre de nouveau chanterl’internationale en Indonésienest un plaisir profond pour reprendre le cours de l’histoire là où on croyait qu’il s’était arrêté. Ce pays connait une extension brutale du prolétariat urbain devenu eldorado des grandes entreprises internationales délocalisantes comme foxconn et d’autres.
Reprendre le cours de l’histoire sauf que là le prolétariat urbain est infiniment plus gros qu’en 1965 quand 500 000 à 1 million de personnes furent assassinés par le putch de Suharto.
Pour les sinophones, cette enquête d’une université chinoise :
http://www.jttp.cn/plus/view.php?aid=3124
Le monde change et le prolétariat est bien plus puissant numériquement, c’est la capacité d’organisation qui tarde, la conscience de la nécessité de mettre à la décharge le système capitaliste et sa classe parasite.
Ce qui tarde également, c’est la libération de l’enfermement des courants historiques de l’émancipation qui se réfugie dans la bible en latin, la paranoïa, sans ouvrir la fenêtre pour aérer enfin les salmigondis rhétoriques dans lequel ils se débattent, sans pour autant freiner d’ailleurs des collaborations de classe et désertions en rase campagne devant l’ordre bourgeois (on voit des courants trotskystes passés au réformisme dans le FdG essayer de justifier leur aplatissement sur la question de l’appareil d’état au nom d’un verbiage trostko-marxisant).
Pour le monde dit arabo-musulman, malgré ce qu’en disent une poignée de gauchistes européens xénophobes suralimentés à la propagande bourgeoise des grands médias, les victoires du prolétariat urbain moderne qui a fourni l’essentiel des troupes des révoltés (sans que pour autant une conscience suffisante n’en émerge) ce sont des libertés bien plus vastes que du temps des dictatures fascistes bourgeoises et corrompues, le développement d’organisations révolutionnaires et de "gauche", le développement d’un syndicalisme de masse indépendant.
Les grèves continuent de secouer l’Egypte et la Tunisie, elles sont l’expression des frottements et les poussées des travailleurs.
Affrontements toujours en cours.
Donc retour à ce prolétariat urbain remuant . Ce n’est pas un modèle et ça prend diverses formes, mais il faut voir cela en face, et TOUTES ces mobilisations se font sans mises en avant d’une nature communiste des mouvements. Et toutes se font contre la tyrannie des régimes en place et toutes, par leur nature même, les déplacent plus ou moins vite vers des affrontements de classe.
J’allais dire que ce qui importe c’est la mise en mouvement des masses contre les patrons et le patron des patrons (le gouvernement).
Au Portugal ce sont bien les indignés locaux qui, par une mobilisation historique, n’ayant jamais été vue depuis Avril 1974, ont infligé un recul (provisoire) au gouvernement. Ils ont là frappé deux fois, la deuxième fois en appuyant la grève générale de la CGTP (dont une partie peu de temps avant injuriait les indignés) et mettant leur énergie à assurer son succès ;
Tout cela a fait énormément progresser l’unité du prolétariat portugais moderne, permis de dépasser une partie des sectarismes diviseurs.
– Nous avons dont là des progrès rapides en termes de conscience sociale. En Espagne, c’est plus compliqué car les organisations syndicales, leurs directions du moins, sont passées ouvertement et explicitement du côté des agressions de la bourgeoisie en signant des accords en ce sens.
Il y a donc encore un fossé séparant le vieux mouvement ouvrier organisé et les indignés qui ont été sur-vitaminés par le coup d’arrêt portugais (provisoire car c’est reparti pour le gouvernement des traitres qui a relancé un nouveau plan d’agression contre le peuple).
– Ces mêmes couches du prolétariat qui sont touchées par les phénomènes des indignés en Espagne et au Portugal, se retrouvent en France, avec les mêmes problèmes de futur barré, de niveau d’éducation souvent élevé (disons en moyenne plus que les générations précédentes), très communicants (portables et internet probablement plus utilisés que d’autres couches de travailleurs, à l’image du prolétariat "migrant" chinois, le + internaute de la population).
La situation en France pour le prolétariat moderne (80% de la population) a dans les grandes lignes, les mêmes traits et caractères qu’au Portugal et en Espagne. On pourrait rajouter qu’en Italie, en Grande Bretagne, en Allemagne, dans les ex-pays de l’est, etc.
Ce qui s’est appelé les "indignés" français a été écrasé physiquement dans l’œuf par Sarkozy (qui en a perçu le danger) et par le caractère un peut trop petit-bourgeois de départ de ce mouvement.
– Mais la situation n’a pas changé, avec ou sans ce nom d’indignés, il est prouvé qu’une partie du prolétariat, celle qui est jeune, éduquée, très précaire, etc, est mobilisable massivement, et qu’elle peut entrainer derrière elle une partie conséquente des autres couches populaires.
Et surtout la place de la jeunesse encore scolarisée y est beaucoup plus facile à trouver.
C’est possible, mais la logorrhée argumentaire des milieux historiques du parti de l’émancipation ne marche pas , il n’y a là rien de bien surprenant.
Il s’agit là aussi d’autres principes organisationnels (géographiques là, au départ du moins). Complémentaires aux batailles surgis des lieux de production de richesses, qu’elles soient matérielles, intellectuelles, de services, de transport, d’échanges ou de soins.
Construire les deux mâchoires de la la tenaille, les coordonner, prendre en main globalement et concrètement la société, les faire broyer le capital et les bourgeois, voilà la feuille de route.
Bonus
Le rôle des mouvements politiques là dedans c’est d’aider les deux mâchoires de la tenaille à se développer en préparant leur coordination. On ne sait laquelle des deux sera la plus déclencheuse on doit donc être les plus ouverts possibles.
Éventuellement en prenant l’initiative de les créer quand la situation l’impose, non pour en faire des réplétifs de partis, ni comme des satellites de masse, mais en y mettant des moyens méthodiques et ouvrant la voie à une démocratie réelle et étendue dans le mouvement de masse. Mais l’impulsion peut être donnée par des courants, même petits.
Le rôle des mouvements politiques révolutionnaires n’est pas de se distinguer là dessus sur l’artificiel mais bien de bosser à coordonner, organiser, etc.
– Éventuellement et obligatoirement sans attendre que des divas réformistes veuillent bien faire la zunité.... L’unité, c’est celle des travailleurs et de la jeunesse, les formes d’organisation qu’elles se donnent, toutes les autres unités lui sont subordonnées.
– Les révolutionnaires doivent donc assumer leurs responsabilités, sans attendre et croire qu’une gauche de gauche se transforme en opposition de gauche et sans croire que ce genre de tractations, de recherches de batailles c’est cela l’important et ce qui nous sauvera du mauvais pas pour les travailleurs et la jeunesse.
Aux masses ! Et quand je dis cela, c’est également dans le quotidien des batailles pied à pied dans les entreprises, avec des cahiers de revendications étoffés expressions intimes des travailleurs que cela se joue aussi.
Les grandes batailles se distinguent par le fait qu’elles se sont appuyées sur cette épaisseur de la résistance.
Le LKP, en Guadeloupe, gagna avec plus de 120 revendications portées, dans une situation où gagner était incroyablement difficile et où il était improbable de pouvoir aller plus loin.
– Aider c’est dont effectivement mener des batailles contre les licenciements collectifs mais également construire, pour unifier, une plate-forme globale de revendications sur laquelle on ne lâche pas un millimètre, sur laquelle on ne lâche pas sur des points au détriment d’autres. C’est bien concrètement contre les licenciements, mais également contre les 360 000 destructions d’emplois directs menées par le gouvernement Hollande et sa majorité. C’est également résister à l’ensemble des agressions visant à précariser et baisser le salaire (pour restaurer le profit des pigeons à taille de dindes bourgeoises grasses).
J’ai là sous les yeuxla lutte des myriades de boites touchées par l’agression des patrons qui veulent casser la convention CCN51 dans le secteur santé-social (prime d’ancienneté, jours fériés, heures supplémentaires, départ à la retraite,...).
La résistance a marqué là des points en termes de mobilisation et souvent dans de toutes petites entreprises, aux côtés de gros hôpitaux privées et cliniques, preuve éclatante, si il en est, que la petite taille d’entreprises n’empêche pas de se mobiliser.
Les capacités existent, à nous de trouver les chemins pour qu’elles s’expriment au moins à hauteur de ce qui se produit dans d’autres pays.
..... et c’est bien la capacité à aider notre classe à s’organiser et à résister, à se coordonner et passer à la contre-offensive qui importe.
Réussir cela et on se rendra compte que même des bourgeois finiront par branler du manche.
Marquer des points dans cette direction c’est également changer de fond en comble le débat avec les réformistes, qu’ils soient organisés ou pas.
C’est la capacité de mettre en mouvement la classe populaire, à développer son auto-controle et son auto-organisation qui permet d’avancer dans les discussions entre courants, le reste c’est pipeau.