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Après le 9 Octobre : Bulletin NPA de l’usine renault de cléon

par vince

Publie le mercredi 10 octobre 2012 par vince - Open-Publishing

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Face à l’entente patrons - gouvernement :
aux travailleurs de se coordonner
pour organiser la riposte d’ensemble !

Mardi matin, près de 2 000 salariés de PSA, deRenault, d’Arcelor, de Sanofi, de Goodyear, de Fralib, d’Air France et bien d’autres, déterminés à montrer leur colère contre les fermetures d’entreprises, les licenciements et la mise en
place d’accords emplois - compétitivité se sont rassemblés devant le Mondial de l’automobile. Malgré plusieurs tentatives, il leur a été impossible d’entrer dans cette « vitrine » de l’industrie automobile et de son patronat car le gouvernement Hollande - Ayrault - Montebourg avait employé des grands moyens... très éloignés du « dialogue social » dont il se vante.
Le quartier était entièrement quadrillé par les CRS et les gardes mobiles qui ont passé leur matinée à arroser les manifestants de gaz lacrymogènes.
Ce gouvernement fait la preuve qu’il sait manier la matraque contre les salariés et les syndicalistes aussi bien que le précédent.

DES CRS POUR LES OUVRIERS,
DES FLEURS POUR LES PATRONS

Par c o n t r e , l a semaine d e r n i è r e , l e gouvernement a reculé devant la fronde de ces prétendus « pigeons », en fait les patrons millionnaires de start-up très prospères, prétendant être plumés par la hausse de la taxation des plus-values sur la revente spéculative d’entreprises. Bien entendu, la présidente du MEDEF, Parisot, s’est félicitée de la déballonnade du
gouvernement. La même semaine, le gouvernement Hollande a mené la charge contre les salariés : il veut “abaisser le coût du travail ” - cette vieille revendication patronale - par une diminution des cotisations patronales de 40 milliards. Elle serait compensée par une hausse de la CSG. Par ailleurs, augmentations des impôts, restrictions budgétaires, coupes claires dans les services publics et les prestations sociales sont annoncées.
C’est ce que Hollande a appelé un “budget de combat”... mais contre le monde du travail.
Dans le même temps, gouvernement et patrons ont lancé des discussions avec les confédérations syndicales pour leur faire avaler des « Accords - compétitivité - emploi », par lesquels les salariés devraient accepter le blocage de leurs salaires, la réduction des jours de congés et des horaires de travail plus flexibles. Comme l’accord signé en juillet dernier à PSA Sevelnord par tous les syndicats, sauf la CGT. Objectif de la direction de cette entreprise : gagner
1 000 € par véhicule produit, et supprimer près de 500 postes selon la presse, 1 000 postes selon les calculs de la CGT.
Mais aucun accord de ce type ne protégera les emplois. Au contraire, ils condamnent les uns au chômage et les autres à la déréglementation et à l’intensification de leur travail.

NOUS AVONS LES MOYENS
DE LES FAIRE RECULER

La journée de manifestations de ce 9 octobre, plutôt réussie, ne doit pas rester une simple protestation contre l’austérité et les licenciements. Elle doit être une étape pour engager « tous ensemble » de vraies batailles. Les luttes ne doivent plus rester isolées, chacun se battant dans son entreprise, dans son
secteur, le dos au mur. Ce que certains salariés ont tenté de faire en se regroupant devant le « Mondial de l’auto » doit être renouvelé à une plus large échelle. Nous avons la force du nombre, et nous pouvons commencer à leur faire peur si nous sommes conscients des obstacles à franchir - y compris face à ce gouvernement qui n’est pas notre ami - et si nous ne nous arrêtons pas à au sacro-saint droit de propriété et au sacro-saint profit.
C’est notre droit à l’existence qui est en cause ! Une manifestation nationale contre les licenciements, qui pourrait viser le ministère du « Redressement productif » de Montebourg pourrait être une première étape pour un « Tous ensemble », pour construire ce rapport de forces nécessaire pour engager la contre-offensive du monde du travail.