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Arras, la BAC sous les feux d’un scandale
par Front Solidaire
Publie le samedi 6 octobre 2012 par Front Solidaire - Open-Publishing2 commentaires
La bac d’Arras aussi dans le collimateur
http://www.lavoixdunord.fr/region/la-police-d-arras-eclaboussee-par-une-affaire-de-jna29b0n737911





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1. Arras, la BAC sous les feux d’un scandale, 6 octobre 2012, 12:00
Ils n’ont ni été placés en garde à vue, ni suspendus le temps de l’enquête par la direction départementale de la sécurité publique du Pas-de-Calais (DDSP). Ils continuent d’ailleurs d’exercer leur métier dans les rues d’Arras, comme si de rien, alors que l’un d’eux est même surnommé « Monsieur coup de boule » jusque dans les arcanes du commissariat.
Cette semaine, le procureur de la République d’Arras, Hughes Weremme, a transmis un dossier très sensible au parquet général de Douai, mettant en cause trois policiers de la brigade anticriminalité (BAC) d’Arras, soupçonnés de violences en réunion commises dans la nuit du 6 au 7 juillet dernier, place des Héros, à proximité d’un bar de nuit.
Le lendemain des faits présumés, une personne placée en garde à vue et faisant l’objet d’une procédure de violences et outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique, avait déposé plainte au commissariat contre les policiers qui l’avaient interpellée la veille.
L’homme interpellé assurait n’avoir rien fait et avoir été victime de violences, avant d’être aspergé de gaz lacrymogène. Et clamait haut et fort qu’il avait été molesté parce qu’il tentait d’intervenir alors qu’un policier passait à tabac un autre individu.
Pour vérifier ces allégations, les enquêteurs arrageois ont saisi les bandes de vidéoprotection disposées place des Héros.
Ces bandes ont été particulièrement utiles et édifiantes puisque les accusations de la victime se révéleraient exactes. On distinguerait clairement les trois policiers, dont l’un se déchaînait sur un étudiant amiénois scolarisé en école d’ingénieur à Arras. Il aurait reçu une quinzaine de coups de poing puis des coups de pieds au sol.
Des témoins ont bien tenté de s’interposer pour stopper le policier, mais ils ont été repoussés à coups de pieds et de gaz lacrymogène.
L’intervention faisait suite à une altercation juste verbale entre deux groupes. Par la suite, les policiers impliqués auraient même tenté de mettre la main sur les bandes vidéos, en vain puisqu’elles avaient déjà été saisies par les enquêteurs.
Par ailleurs, de nombreux témoins ont confirmé les dires des deux victimes, « sans discordance notable sur les faits et leur chronologie », selon le procureur. Toujours selon le procureur de la République d’Arras, une hiérarchie dans l’implication des trois policiers existerait.
Conscient de la sensibilité du dossier, M. Weremme a transmis l’enquête, bouclée il y a quelques jours, au parquet général, en vue d’un dépaysement judiciaire. Le parquet d’une autre juridiction devrait être prochainement saisi de l’affaire, et c’est ce dernier qui décidera des poursuites plus précisément.
« On a travaillé dans le cadre d’une qualification de violences par fonctionnaire titulaire de l’autorité publique, indique le procureur Hughes Weremme. Le parquet général sera amené à transmettre le dossier à une autre juridiction ».
On comprend que la proximité des acteurs a forcément à voir avec ce dépaysement. Quant à la procédure initiée contre le plaignant par les policiers mis en cause, elle a été abandonnée, indique M. Weremme. Classement sans suite, pur et simple.
« Il est évident qu’on s’attend à voir un comportement irréprochable de fonctionnaires qui exercent des métiers relevant de la force publique et détenteurs de pouvoirs judiciaires », conclut M. Weremme.
SAMUEL COGEZ
2. Arras, la BAC sous les feux d’un scandale, 6 octobre 2012, 20:00
Déjà qu’il n’y a pas besoin de trop les encourager voilà où mènent les promesses d’impunité à peine voilées de Sarko.