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L’affaire Google et les journalistes de presse, cette lie de la démocratie (zaz)

par Ocsena, contre le système-ENA

Publie le samedi 20 octobre 2012 par Ocsena, contre le système-ENA - Open-Publishing
1 commentaire

L’affaire Google et les journalistes de presse, cette lie de la démocratie (zaz)

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Avertissement préliminaire de l’Ocséna, références et autres liens

http://ocsena.ouvaton.org/article.p...

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1.

Les "crevards" de presse actuelle

Bien entendu, les journalistes sont a priori des gens normaux, formés exactement comme nous tous, dans les mêmes convictions économiques et sociologiques, c’est à dire dans les mêmes lieux communs dominants, dans la même conviction hiérarchique du monde avec les grosse billes en haut et les petites en bas et dans la certitude absolue de l’économie de marché neo-libérale, elle-même of course hiérarchisée. Bien sûr en plus les journalistes savent écrire des articles selon certaines normes correctes de composition et parfois de ton.

Bref les journalistes sont des gens normaux, c’est à dire en gros des gens aussi platement minables que la plupart d’entre nous pris que nous sommes dans la belle routine fallacieuse normale. Jusque là tout irait à peu près, s’il n’y avait eu le traumatisme post 6 mai qui a servi de révélateur douloureux. On va en reparler.

La France est faite en gros de gueulards divisés en deux catégories : les gueulards de rue (sur leurs blogs, nous, vous et les autres déjantés) et les gueulards de presse (sur leurs canards-papier) . Les gueulards de rue ne sont pas toujours bien entendu certes, même s’ils sont totalement légitimes souvent : tu le vois clairement avec la grève aérienne et SNCF qui se prépare pour la Toussaint : tout le monde serait volontiers pour la grève mais personne parmi les péquins n’est pour la Toussaint.

Les gueulards de presse, journalistes et médias, sont, eux, parfaitement entendus des deux oreilles ou des deux yeux, d’ailleurs on n’entend en vérité plus qu’eux ; par rapport aux quasi-improductifs de rue, ils sont redoutables car ils ont à leur disposition des instruments puissants, bruyants, convaincants, organisés, financés.

Pour se résumer sans reprendre la respiration ni la monstration (antérieurement déjà faite, lisez-nous !), la presse au service de la patrice friquée a été ignoble démocratiquement en mettant unanimement à mort François Hollande et les siens, pouces tournés vers le bas. Ce coup d’Etat média semblait selon nous pouvoir justifier en retour désormais des colères radicales peu contrôlables, nous nous attendions à des rétorsions possiblement démesurées contre les désignés plus haut sicaires.

2.

Or voilà qu’arrive l’affaire Google

Vous avez vu le contenu de l’affaire, vous avez lu des articles : la profession journaleuse, les divers clubs ou lobbies de presse souhaiteraient que Google mette maintenant la main à la poche et redistribue équitablement un peu de pognon à ceux des divers nanars auprès de qui il se sert jusqu’à présent completely gratos.

Google n’apprécie pas, le gouvernement peu rancunier soutient héroïquement notre presse. Nous vous laissons faire, nous vous laissons raisonner sur le sujet pour savoir de votre propre chef ce qui est bien et ce qui est mal.

Nous vous donnons cependant ci-après tout de go notre premier sentiment tel qu’il vient assez spontanément et brut de décoffrage.

Les british sont en route pour une domestication de leur presse effarée-effareuse, pipole au max, entertainment en diable, nulle totale et souvent dans l’action inégale. Nous n’excluons pas que sur le modèle outre-manche qui va venir il n’y ait pas des leçons à prendre, toutefois !

Toutefois, à ce stade, après six mois d’ultra massacre Hollande-PS-gouvernement légal-et-légitime, nous ne sommes pas encore au stade de la composition : la vengeance serait autrement sympa ! l’affront antidémocratique doit être lavé. Lavé terrible et exemplaire, la presse française n’est pas aujourd’hui garante de la démocratie mais garante de l’exact contraire.

Si Google, dans sa position de force, décide demain de larguer le référencement de la presse française, nous savons que celle-ci va s’effondrer, il nous semble dans l’immédiat que la nouvelle est souriante. La presse française est une fiction assez fortement ordurière de la démocratie, nous serions assez satisfaits de la voir disparaître de facto, nous qui somme pour le moment fortement tentés de la noyer.

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Ocséna, Organisation contre le système-ENA et pour la démocratie avancée

Les Inoxydables Philosophes de l’Ocséna et Alain Serge Clary vous saluent bien : "Best Regards".

http://ocsena.ouvaton.org

Messages

  • La presse française meurt à petit feu :
    http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF13302
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    Un malade en phase terminale qui ne pourrait vivre sans l’acharnement thérapeutique payé par nos impôts :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Aides_%C3%A0_la_presse_en_France#Total_des_aides_aux_m.C3.A9dias_et_.C3.A0_la_presse_.28chiffres_2010.29
    ===================================================
    Le vrai problème est que la dématérialisation de l’information entraîne de profonds bouleversements des modèles économiques. Or, en France, plutôt que de s’adapter aux évolutions des technologies et des modes de consommation de l’information, les patrons de presse ont préféré se tourner vers les pouvoirs publics.
    .
    La presse est donc devenue progressivement un lobby grassement subventionné.
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    En effet, grâce à différents mécanismes (subventions directes, subvention des tarifs postaux, taux réduit de TVA, allègement des charges sociales, niches fiscales…), les organes de presse, à commencer par les quotidiens, reçoivent plusieurs centaines de millions d’euros de subventions.
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    Sans même compter les niches sociales et fiscales, la presse reçoit 1 milliard d’euros par an, C’est même le double en comptant la niche de TVA réduite.
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    Au bilan, c’est 20 % de son chiffre d’affaires, c’est un record mondial !
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    Las ! Ils en veulent encore plus, et se tournent donc encore une fois vers l’Etat. Et Google fait un bouc émissaire parfait ! Dans le discours politique, ce géant est au monde de l’entreprise ce que le riche est aux Français ! Une oie à plumer !
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    D’où un accueil intéressé du ministre de la Culture Aurélie Filippetti, qui voit d’un bon œil (comme d’autres) la remise au goût du jour d’une taxe Google.
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    http://www.observatoiredessubventions.com/2012/subventions-a-la-presse/