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Non, le supranationalisme n’est pas l’internationalisme, mais le nationalisme no
par Octavio
Publie le samedi 6 octobre 2012 par Octavio - Open-PublishingPréoccupé par la confusion entre supranationalisme et internationalisme, Francis Daspe, secrétaire général de l’association AGAUREPS-Prométhée, a essayé - sur le site internet de Marianne2 - de clarifier les deux termes et dénoncé "l’ultime argutie des européistes en panne d’arguments en vue de justifier une Europe construite à coups de concurrence libre et non faussée". Car, selon lui, "si la France ratifie le Traité budgétaire européen ce serait une « défaite historique de l’idée internationaliste ».
Je veux bien admettre que cette confusion soit propagée par les "européistes" partisans d’un État supranational représentant les intérêts du Capitalisme international. Ces "européistes" qui veulent tromper les peuples, en se présentant "comme des partisans inconditionnels et exclusifs du rapprochement des peuples", pour mieux continuer à les exploiter.
Oui, je crois qu’il faut dénoncer ce faux internationalisme et lutter pour que les peuples puissent récupérer leur droit à décider de quelle Europe ils veulent. Un droit qui leur a été confisqué grâce aux "élections européennes". Cette farce électorale qui sert à faire croire aux peuples qu’ils sont "souverains" et que - comme dans les élections nationales - leur volonté est prise en compte par des partis prétendant exprimer et représenter cette "volonté".
Mais, je ne crois pas que cette "prodigieuse imposture" puisse être combattue en votant NON au Traité budgétaire ; car, même si ce Traité n’était pas approuvé, cela n’empêcherait pas les capitalistes européens et multinationaux de continuer à piller les peuples européens et ceux des autres continents.
Le vrai danger pour les peuples exploités et dominés est de tomber dans le piège que leur ont tendu les bureaucrates de la Communauté Européenne, avec la complicité des partis politiques "nationaux", pour leur faire oublier la dureté des mesures d’austérité et pour pouvoir continuer à les exploiter. Car la question du Traité permet non seulement de les distraire et de les diviser mais aussi d’enterrer la question essentielle de l’escroquerie qui a été et est encore le payement de la dette aux banques privées. Une escroquerie qui a mis beaucoup de peuples européens dans la faillite et installé les classes populaires dans une précarité de plus en plus grande.
Pire encore, avec la supercherie de la "souveraineté", les partisans du NON au Traité veulent nous faire croire que c’est le nationalisme qui nous sauvera d’être dépouillés de cette souveraineté par un État supranational et les "experts" de la CEE. Comme si tel n’était pas déjà le cas avec les États nationaux et nos "experts" nationaux. Tous aux ordres des "marchés" et des corporations capitalistes transnationales.
Donc, ne vous laissez pas berner par cette honteuse et grossière supercherie. Réagissez en dénonçant la confiscation de la volonté populaire, tant à travers les élections supranationales (pour "élire" le parlement européen) comme des élections nationales (pour "élire" les parlements nationaux). Ne vous laissez pas tromper ; car, même sans ce Traité, cette "gouvernance supranationale" existe déjà de facto aujourd’hui à travers les instances mondiales (le G20, la Banque Mondiale et le FMI) de la "gouvernance financière" - cette « gouvernance » supranationale qui n’a pas de frontières et qui est mise en place par les gouvernements « nationaux » et les grands lobbys de la « mondialisation ».
Ne l’oublions pas, le vrai combat des exploités et des dominés, des "insignifiants", c’est contre cette sainte alliance du Pouvoir et du Capital, tant au niveau supranational que national. Donc, ne nous laissons pas détourner de ce combat par des « faux combats ».
Octavio




