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Souffrance au travail : subir ou réagir ?
par Militant SUD Education
Publie le lundi 1er octobre 2012 par Militant SUD Education - Open-Publishing2 commentaires
Voir ici :
http://sudeducation92.ouvaton.org/spip.php?article635
Souffrance au travail : subir ou réagir ?
Les 25 et 26 juin dernier, le stage syndical « Conditions de travail et souffrance au boulot », organisé par les syndicats SUD Éducation d’Île-de- France à la Bourse du travail de Paris a été l’- occasion pour les nombreux-ses participant-e-s, de toutes catégories et de tous statuts (personnels ouvriers, enseignant-e-s des premier et second degrés, de l’Université, administratif-ve-s, agent-e-s de labo^ titulaires ou contractuel-le-s) de faire le point et d’échanger sur les situations de souffrance liées aux conditions de travail, au non-remplacement des personnels, à l’augmentation des charges, à l’allongement du temps de travail, à la multiplication des pressions hiérarchiques de plus en plus fréquentes, voire au harcèlement, avec pour objectif d’apporter des réponses syndicales et collectives et de construire les luttes.
Des outils pour défendre ses droits...
Les camarades de SUD Éducation Calvados intervenant ont rappelé à quel point il était urgent que les personnels s’emparent des outils que le droit met à leur disposition en insistant notamment sur les mesures de prévention contre la souffrance au travail que le décret 82-452 du 28 mai 1982 a instituées, mais qui, dans la fonction publique, – 30 ans après ! – restent encore trop méconnues des personnels et que les employeurs semblent se refuser obstinément à mettre en application.
Ainsi les échanges ont-il été nombreux et fructueux tant sur l’utilisation du registre de santé et de sécurité au travail que sur la notion d’accident de service (l’équivalent dans la fonction publique de l’accident de travail), le document relatif à l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs (« document unique d’évaluation des risques », ou DUER), l’usage du droit de retrait, la visite médicale ou encore l’accompagnement syndical des personnels...
A titre d’exemple, le décret 2011 -774 du 28 juin 2011 , comme le décret 201 2-1 70 du 3 février 201 2 (pour la fonction publique territoriale), rappellent l’organisation des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) dans la fonction publique et notamment l’obligation qu’un registre de santé et sécurité soit mis à disposition des personnels.
Chaque agent, mais aussi chaque usager, a la possibilité d’inscrire objectivement sur ce registre toutes les observations et toutes les suggestions qu’il ou elle juge opportun de formuler dans le domaine de la prévention des risques professionnels (tant physiques que psychologiques) et l’amélioration des conditions de travail. Ce registre a une valeur juridique et il faut en exiger la mise à disposition, partout où il n’existe pas encore : les nombreux témoignages ont montré lors de notre stage que c’était, hélas, trop souvent le cas !
Et construire les luttes collectives...
Cet arsenal légal permet de mettre les employeurs devant les textes et de leur rappeler leurs obligations et nos droits, mais il va de soi que nous serons d’autant plus entendus que nous ne resterons pas isolés : le combat syndical sur le terrain et la mobilisation de l’ensemble des personnels contre toutes les formes de souffrances au travail doivent permettre à chacun-e la défense de ses droits élémentaires.
Une illustration des luttes à construire pour combattre l’augmentation de l’exploitation a été donnée à travers l’intervention d’un camarade de SUD Poste évoquant la lutte des postiers de Nanterre, ainsi que par le rappel du mouvement mené cette année contre le règlement allongeant le temps de travail des agents à la Région. Ce combat, SUD Éducation entend bien le poursuivre, en dépit de l’obstination de l’exécutif régional dans cette régression sociale à laquelle se sont pliées la plupart des organisations syndicales représentées lors du Comité Technique Paritaire (CTP) du 27 juin.
À travers un travail syndical offensif !
Là où SUD Éducation est présent, le travail syndical doit être de construire sur le terrain les solidarités indispensables à la défense de toutes les catégories sur un même lieu de travail et de porter des revendications offensives sur l’organisation du travail.
Les multiples problèmes évoqués lors du stage reposent pour la plupart sur l’exploitation mise en place par la hiérarchie et, qu’il s’agisse des départements, de la Région ou encore de l’État, on a pu constater que, partout le même type de logique et de gestion managériale pathogène s’applique : on n’embauche pas et le manque de personnel est criant, les absent-e-s ne sont pas remplacé-e-s, la charge de travail de toutes et tous augmente, de même que la pression, notamment celle exercée sur les personnels les plus précaires. Ensuite l’employeur a beau jeu de faire faire un quelconque « audit » pour prétendre que le boulot peut être fait à moins... mais quid des multiples souffrances engendrées par ce mode de gestion ?
Se battre contre la souffrance au travail, c’est refuser l’exploitation et se battre ensemble contre la hiérarchie et ses méthodes de management, contre la division des catégories de personnels qu’elle entretient savamment, contre la précarité qu’elle développe à dessein et pour la titularisation de toutes et tous sans conditions.





Messages
1. Souffrance au travail : subir ou réagir ?, 1er octobre 2012, 23:23
la souffrance au travail, dans l’EN, c’est des enseignant(e)s agressé(e)s preque chaque jour.
1. Souffrance au travail : subir ou réagir ?, 2 octobre 2012, 07:23, par Pénélope
Mais non voyons, il y a des stages très efficaces de "gestion des conflits" !