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VÉNÉZUÉLA : QUE LA BÊTE MEURE

par Sébastien Fontenelle

Publie le mardi 9 octobre 2012 par Sébastien Fontenelle - Open-Publishing
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La réélection d’Hugo Chavez à la tête du Vénézuela ne charme pas la presse française.

 

Ils sont sûrement très sympas, hein, les Vénézuéliens. Mais vient le moment où on est quand même obligés de se demander s’ils ne seraient pas aussi – et surtout - un peu cons. (À l’inverse de leurs voisins du Honduras , qui ont véritablement le sens de la démocratie.)

Parce que bon : ça fait quand même dix ans qu’on leur explique ce qu’ils doivent faire quand ils vont aux urnes, aux Vénézuéliens.

Hugo Chavez, on leur a dit : faut pas voter pour lui. C’est un « gorille » (Alexandre Adler ), c’est un nazi (Bernard-Henri Lévy) - et en plus : il n’est pas gentil (Franz-Olivier Giesbert, Philippe Val, etc.).

 

La honte soit sur Chavez

 

Pas plus tard qu’il y a deux jours : Le Nouvel Observateur, où l’on a le sens des convenances, a redit qu’« au nom de son anti-impérialisme, le président vénézuélien entretient des amitiés gênantes, voire impardonnables ».

Par exemple : « En plein confit libyen, début 2011, il clame son admiration pour Kadhafi, et dénonce la "guerre civile" subie par son "ami fidèle" ». Après quoi, non content – et manifestement décidé à se mettre à dos l’humanité : « Quelques mois plus tard, Hugo Chávez récidive avec Bachar al-Assad, qu’il assure de son soutien indéfectible, quoique beaucoup plus discrètement... »

 

N’importe quoi, Hugo Chavez.

 

 

 

Le gars est véritablement délirant (1).

 

 

Mais pour sidérant que ça puisse paraître (vu de chez nous, qu’on est quand même un peu moins compromis dans la fréquentation de méprisables tyrans) : les Vénézuéliens n’ont tenu aucun compte de nos éclairées mises en garde - et ils ont encore voté, hier, pour Hugo le « caudillo » (Alexandre Adler) - qui avait naturellement (et par un surcroît de précaution), selon Michel Onfray (2), « truqué » l’élection.

 

Guerre au « gorille »

 

Mais heureusement – c’est du moins ce que pressent l’élégant prédicateur mondique Paulo A. Paranagua, qui a de la difficulté à complètement dissimuler son impatience démocratique : Chavez va bientôt mourir - sans avoir convenablement organisé sa succession. Car en effet : il est « malade d’un cancer ». Et du coup : « Ses forces sont diminuées ». Si ses métastases veulent bien se bouger un peu le cul : le simiesque mec ne sera donc bientôt plus qu’un mauvais souvenir (anti-impérialiste).

 

Et là, ces pauvres cons de Vénézuéliens seront bien obligés de voter où on leur aura dit de le faire.

 

(1) Il voudrait pas non plus faire des papouilles au roi du Bahreïn , tant qu’il y est ?

 

(2) Philosophe émérite (on lui doit notamment une éblouissante exégèse de la pensée de Maryse Joissains) et spécialiste mondialement reconnu de l’émancipation des plèbes latino-américaines, Michel Onfray dispose là, semble-t-il, de bien plus d’informations que l’adversaire de droite de  d’Hugo Chavez, qui a, de son côté, reconnu sa défaite.

http://www.bakchich.info/international/2012/10/08/venezuela-que-la-bete-meure-61775

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