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Ces deux week-end où Sarkozy n’a rien dit...

Publie le lundi 24 mars 2008 par Open-Publishing
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C’était pas habituel chez lui de ne rien déclarer sur le rythme de ses réformes ou sur ses voyages de commercial de l’État dans le but d’occuper le plus possible l’espace des médias les plus puissants au point qu’on finissait par croire qu’il était partout le Président de la république. Hé, non ! Il aura fallu ce premier tour des élections municipales pour lui clouer le bec le temps d’un week-end, le rendre silencieux au fond de son confessionnal de professionnel de la politique et lui rappeler enfin qu’il n’était pas seul sur les bancs de la République et de la démocratie bien qu’à l’Assemblée il en va tout autrement et on finissait par croire qu’il n’y avait qu’un cavalier seul, enfourchant fougueusement sa monture pour finalement sombrer dans le précipice pour cause de n’avoir pas sût écouter ses éclaireurs…

Sarkozy sans mots, ce doit être une date historique sur son calepin de carriériste en tous cas pour ce qui concerne sa vie médiatique c’est bien la première fois qu’aux infos, le temps d’un week-end, aucune trace de sa vie - publique ou privée - ne transparaissait sur les ondes. Caché le Sarko pendant le premier tour des municipales (et cantonales, c’est tellement mieux deux fois, ça fait deux baffes). Planqué derrière l’incapacité à devoir commenter la forme de désaveux qu’a prise la tournure des résultats… peut-être au fond de son lit victime d’une profonde dépression… prêt à reformuler l’équipe gouvernementale au pire au mieux prévoit-il dors et déjà certains « aménagements » mettant ainsi à l’écart les moins appréciés tout en flattant son ego de souverain absolu au grand dam des hommes et des femmes de bonne volonté s’étant mis à son service.

C’est surprenant de passer le temps de deux « week-end parenthèse » du stade de l’homme médiatique et donc forcément public qu’il était parvenu à se forger au fil de sa présidence à une situation inattendue d’im-présence qui plonge désormais le président de la République Nicolas Sarkozy dans un mutisme passager vraiment étonnant depuis l’entame d’une carrière élyséenne qu’il se taille sur mesure au fil d’un piédestal qui maintenant s’effrite. On en aurait presque oublié ses réformes ou tout juste furent-elles annoncées comme à poursuivre (mais pas forcément dignes d’êtres poursuivies) et maintenues (mais pas forcément maintenables) avec à la douleur des spéculateurs intellectuels en supplément tout un champ d’ajustements à leur apporter… Et c’est peut-être ceci qui a fait pencher la balance de l’électorat qui s’est prononcé de l’autre côté du gouvernement…

Y aurait-il donc majoritairement plus d’électeurs convaincus qu’ils sont loin d’être disposés à poursuivre le régime inconsistant auquel mènerait la poursuite d’une politique de droite qui génère l’hostilité ? Ses deux week-end silencieux traduisent un masque sur la communication et l’honnêteté que le personnage voue au peuple français eut égard à son image de premier président Paris Match, des couvertures à n’en plus finir su sa vie privée, internationale et légiférant - ouille, c’est là qu’on prend réellement peur pour l’avenir - ; politiquement il est envisageable qu’elle ne vaille plus rien depuis le premier week-end où il n’était pas là. Deux fois absent le réformateur ! En voyage clandestin probablement ou sans doute plongé dans un profond sommeil d’une durée de deux fois 48 heures avec un jour supplémentaire le temps d’emmagasiner tout cela avant de se rendre chez des amis toulousains ou commémorer la Résistance aux Glières !

On en redemanderait presque de ces week-end électoraux qui muselèrent Sarkozy, on y retournerait toutes les semaines pour faire taire son tapage médiatique. On en viendrait même à finir par le vénérer, sans un mot, comme lui ! La bouche cousue du samedi au dimanche avant de reprendre la logorrhée du changement qui perturbera de par son renforcement - car il s’agit en fait uniquement de renforcement et non pas d’ajustements - l’accroissement des déséquilibres sociaux et ira peut-être même jusqu’à perturber l’équilibre des zones commerciales par des décisions prises par la France qui risquent d’augmenter le taux de pauvreté dans des régions dont elle tire ses richesses.

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