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Communiqué de Presse du CAN84 en réponse à l’interpellation du PCF-Fédération de Vaucluse adressée à la Presse

mardi 24 janvier 2012 , par CAN84 - Contacter l'auteur - 6 coms

Le CAN84 répond à la Fédération de Vaucluse du PCF

7500 vauclusiens et vauclusiennes ont signé une pétition demandant pour des raisons sanitaires et de santé publique l’arrêt des installations nucléaires du Tricastin et l’arrêt du nucléaire ici, partout et maintenant.

Face au mutisme des élu-e-s du Conseil Général de Vaucluse - toutes tendances confondues-, à leur refus de répondre aux courriers et courriels qui leur ont été adressés depuis 2 ans, le Collectif antinucléaire de Vaucluse/CAN84 a tenu à contourner ce mépris envers la population et briser la loi du silence imposé par le lobby nucléaire, en se rendant directement au Conseil Général.

Rappelons qu’à aucun moment les citoyen- ne-s et les élu-e- s n’ont été consulté par vote ou référendum sur la mise en oeuvre de la destruction atomique comme principe de production d’énergie. Cela a été imposé à 60 millions d’habitants par un petit groupe techno-scientiste de moins de 50 personnes qui a fait main-basse sur les institutions républicaines et le pays. Cette idéologie mortifère a gangrené toutes les institutions, administrations, assemblées élues, en imposant l’Omerta tel un groupe criminel.

L’intégrisme et le fanatisme de ce quarteron pro-nucléaire s’est malheureusement répandu dans toute la société depuis 50 ans grâce à une masse financière colossale injectée dans la propagande au détriment d’un débat démocratique et du développement des autres sources de production d’électricité plaçant notre pays à la remorque des autres pays tout en portant gravement atteinte au quotidien, à la santé de la population et à nos territoires.

Dans ce contexte, face à la dictature nucléariste militaro-civile et aux atteintes portées à la santé publique et à la sécurité sanitaire, la résistance des populations et des travailleurs de Vaucluse est légitime. Le conformisme institutionnel qui s’aligne sur le pouvoir dominant ne peut servir de réponse.

Les plus hautes instances officielles en charge du nucléaire, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et l’Institut de Radioprotection et de Sécurité Nucléaire (IRSN) confirment le bien-fondé de notre exigence d’un arrêt immédiat de cette technologie mortifère. Elles viennent de déclarer : "un accident nucléaire majeur ne peut plus être exclu en France". Parallèlement l’INSERM vient de rendre public ses travaux qui montrent que les atteintes à la santé des populations vivant dans une aire d’installation nucléaire sont 2,2 fois plus élevées que la normale, frappant notamment les enfants. Il s’agit de cancers multiples, de leucémies, d’atteintes cardiaques et neuronales, de souffrances, de douleurs, de morts.

La Provence/vallée du Rhône-Durance, est la région la plus nucléarisée de France. A ce titre nous sommes les premier-e-s exposé-e-s. Que les institutions et assemblées élues ne protègent pas la population et s’alignent sur la continuation du crime sanitaire nous apparaît comme irresponsable. Une révolution des mentalités et de la responsabilité individuelle et collective se libérant des approches idéologiques et clientèlistes est nécessaire. Il y a extrême urgence. Tout retard dans la prise de décision est, de fait, une complicité. A danger immédiat, arrêt immédiat.

Aucun argument économique, aucun argument idéologique, aucun argument technique, aucun argument corporatiste n’est recevable face à la terreur nucléaire.

Les catastrophes nucléaires, celle de Tchernobyl qui a fait à ce jour selon l’Académie des Sciences de New-York plus de 1 million de morts, celle de Fukushima toujours en cours depuis 10 mois et qui a expulsé de chez eux plus de 250 000 habitant-e- s (la moitié du Vaucluse) et contaminé plus de 4000 salariés du nucléaire sans oublier toute la chaîne alimentaire et la mer, sont implacables.

L’arrêt immédiat du nucléaire, la mise à l’arrêt des installations, leur démantèlement à terme lorsque la radioactivité aura suffisamment baissé pour ne pas exposer les salariés à une mort certaine, les formations spécialisées de haut niveau en démantèlement à mettre en place, la réouverture des centrales thermiques (injustement fermées par EDF pour la seule gloire du dieu nucléaire) pour une période de transition vers les énergies renouvelables, permettent de maintenir l’emploi et d’en créer des centaines de milliers d’autres.

Arrêter immédiatement le nucléaire n’est ni une question d’alliance et de stratégie politiques, ni une question technique (toutes les autres technologies de production d ’énergie non-mortelles existent à ce jour, 95% des pays de la planète vivent et se développent sans le nucléaire) c’est une nécessité de santé publique et de survie de la planète et du vivant.

Le 23 janvier 2012

CAN84


Fabienne HALOUI /Fédération de Vaucluse du PCF
Sujet : demande d’insertion d’un communiqué
Date : Sat, 21 Jan 2012 16:52:50 +0100

Mesdames et messieurs les chefs d’agences de la presse locale,

Je vous remercie de porter à la connaissance de vos lecteurs et auditeurs le communiqué de la Fédération deVaucluse du PCF

La politique énergétique de notre pays mérite mieux que le coup médiatique perprété par le collectif antinucléaire lors de la séance publique du conseil général de ce vendredi 20 avril 2012.

Il est certes naturel que des français s’interrogent sur les risques que peut engendrer le nucléaire. Mais nous refusons les méthodes qui consistent à jouer sur les peurs "sans débat raisonnable".

Il est aussi légitime que les citoyens s’interrogent aujourd’hui sur l’urgence de sortir des énergies carbonées car si nous ne parvenons pas à diminuer les gaz à effets de serre, le réchauffement climatique, à terme, peut menacer la vie sur terre.

Aujourd’hui, quoi qu’en pensent certains "intégristes de l’écologie" qui demandent l’arrêt immédiat et définitif des centrales nucléaires du tricastin, il est bon de rappeler que seul le nucléaire peut produire de l’électricité de façon permanente sans émission de gaz à effet de serre. C’est un des éléments qui’il faut mettre dans le débat que le PCF appelle de ses vœux avec le Front de Gauche, un grand débat public qui devrait permettre la remise à plat de tous les choix énergétiques, du nucléaire et la préparation de l’alternative aux énérgies fossiles. Nous voulons ce débat comme une véritable confrontation citoyenne et comme un prélable au référendum que nous proposons et lors duquel les français se prononceraient pour la sortie du nucléaire ou pour le maintien d’un nucléaire sécurisé et public.

Le PCF se prononce, par contre, pour la dénucléarisation militaire pour laquelle peu s’expriment ; l’armement atomique, véritable menace pour l’humanité, représente 20 % du budget militaire de la France qui a dépassé, en 2011, les 40 milliards. Agir pour la dénucléarisation et la baisse du budget militaire, ce serait réaffecter des crédits au développement humain, à la protection de notre environnement, à la culture de paix et pourquoi pas à la récherche sur la diversification de nos choix énergétiques.

Fabienne HALOUI
Fédération de Vaucluse du PCF
le 21 janvier 2012

Mots clés : FR - Sud Est (04) / Nucléaire / Partis politiques /

Messages

  • jouer sur les peurs "sans débat raisonnable".

    ou de se taire et de ramper devant l’idéologie stalinienne , ça fait 60 ans que vous nous la faite ...

    nucléaire 2.5 % de l’énergie primaire, 450 réacteurs au monde , c’est pas demain que le nuk fera quoique ce soit contre cet effet serre , commencer par réduire votre consommation de bidoche de 30%

    les idéologies du XIXéme sont à mettre au placard, vous avez échoué, vous avez pactisé avec la pire des industrie ....

    AREVA & URAMIN ....des tractations réalisées avec Rodshil et les margoulins katangais , la franAfric , Bozizé et Balkany et le néocolonialisme .... MEZ


    Quand il arrive à Bangui en ce printemps 2008, Patrick Balkany a une mission spéciale : regarder de près le dossier de Bakouma, un des gisements d’uranium d’UraMin. Celui-là a de véritables ressources minières, plus que prévu même. Areva le connaît bien : il a été découvert par la Cogema et le BRGM en 1959. Mais éloignée de plus de 600 kilomètres de tout, la mine est difficile à exploiter. Il faut construire des routes, des ponts, des moyens pour bâtir une usine de traitement de minerai sur place, afin de l’acheminer par la suite. Tout cela coûte très cher. Alors, pendant des années, les entreprises minières ont préféré oublier ce site difficile pour exploiter les plus rentables.

    ..............mais encore

    Quand il arrive à Bangui en ce printemps 2008, Patrick Balkany a une mission spéciale : regarder de près le dossier de Bakouma, un des gisements d’uranium d’UraMin. Celui-là a de véritables ressources minières, plus que prévu même. Areva le connaît bien : il a été découvert par la Cogema et le BRGM en 1959. Mais éloignée de plus de 600 kilomètres de tout, la mine est difficile à exploiter. Il faut construire des routes, des ponts, des moyens pour bâtir une usine de traitement de minerai sur place, afin de l’acheminer par la suite. Tout cela coûte très cher. Alors, pendant des années, les entreprises minières ont préféré oublier ce site difficile pour exploiter les plus rentables.

    ...................mais encore

    En ce printemps 2008, Patrick Balkany débarque comme représentant officieux de Paris pour s’occuper de Bakouma. A Bangui, il est en terrain connu. Il a déjà fait plusieurs voyages en Centrafrique – après avoir pris contact auprès de son secrétariat, nous avons adressé un long mail de questions (lire sous l’onglet Prolonger) à Patrick Balkany. Il est pour l’instant resté sans réponse. Mais il n’est pas seul pour mener les discussions. Il est accompagné, comme le raconte notamment le site africatime.com, de Georges Forrest. Une vieille connaissance de la Françafrique.

    © RFI
    Dans les allées du pouvoir en France, on évoque souvent « les Katangais » quand on parle des dossiers miniers. Georges Forrest est le chef de ce clan, qui exploite et s’enrichit dans cette région de la République démocratique du Congo, la plus riche en ressources minières du pays. Cet homme d’affaires belge a fait toute sa fortune dans le pays, après l’indépendance. Ami de Mobutu, ami de Laurent-Désiré Kabila, encore plus ami aujourd’hui de Joseph Kabila, il a nagé comme un poisson dans les eaux troubles du post-colonialisme du Congo (ex-Zaïre).

    Grâce à ces appuis politiques, il a prospéré à partir du moment où le pouvoir lui a concédé la gestion de la Gecamines, la société publique minière du Congo héritée de l’ancien empire royal belge. Dans un rapport très critique sur la gestion de Georges Forrest, un ancien dirigeant de Gecamines note : « Les affaires de Georges Forrest se sont développées sous le signe d’une triangulation entre le Zaïre, Jersey, et la Belgique. » Un parcours très bien balisé depuis les empires coloniaux.

    .....................DES IGNORANTS ALORS , ou des corrompus qui pensent comme il y a 200 ans .....................KARL MARX VOUS AURAIENT BANNIS ET MOI AUSSI

    http://www.mediapart.fr/journal/economie/200112/areva-dans-le-scandale-duramin-balkany-et-le-retour-des-katangais

  • Je ne comprend pas pourquoi les antinucs sont contre un référendum pour trancher cette question, au moins pour une durée déterminée, 10,20 ans....

  • Pour le bon entendement des choses il faut rappeler que le nucléaire est aussi un énergie fossile dont les réserves exploitables à coût raisonnable ne sont pas très importantes, quelques dizaines d’années avec les technologies actuelles et sans que le petit parc nucléaire mondial ne croisse.

    Pour la question de la sécurité, il se peut qu’un jour des techniques propres et économiques de fabrication d’énergie naissent en scissionnant ou fusionnant des atomes, mais pour l’instant ce n’est pas le cas et ce sont des technologies extrêmement dangereuses pour les travailleurs et l’humanité quand elles sont évaluées dans la profondeur des temps.

    Si on prend par exemple la zone géographique dont il est question dans cette polémique, il faut par curiosité lui appliquée en surimpressionla taille des zones contaminées de Tchernobyl pendant des centaines d’années pour comprendre l’importance du problème .

    Et encore il faudra bien lui appliquer le régime des vents qui existe dans le couloir rhodanien et saisir qu’Avignon est à 60 km et Marseille 120 km.
    Un accident de type Tchernobyl ou Fukushima dans cette grande vallée aurait des conséquences immenses et sans merci pour plusieurs millions d’habitants en quelques heures, bien pires que les deux grandes catastrophes citées.

    On ne sait pas évacuer plusieurs dizaines de milliers de personnes en quelques heures, qu’en serait-il pour des millions de personnes (vers où ?) , Marseille, Nimes, Avignon, Arles, etc, ...

    La question de sortir du nucléaire, tel qu’il est, et avec ce qu’il nous laisse en héritage pendant des milliers d’années de déchets à surveiller (le cout de cela ?), sa dangerosité en terme de risque d’accident est maintenant une question urgente.

    Ce débat existe maintenant depuis des dizaines d’années. les vrais risques du nucléaire et ses couts de plus en plus astronomiques n’ont eu de cesse d’évoluer à grande vitesse.

    Il faut en sortir le plus rapidement possible .

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