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Culture : un appel a s’engager dans les presidentielles avec la candidature de Marie-George Buffet (diaporama, videos)

lundi 12 mars 2007

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Pour nous, la culture, la création appellent une politique conséquente, une politique soucieuse de garantir les conditions de son existence et d’impulser les innovations. Elle suppose une audace permanente de la part des pouvoirs publics. Elle se doit de contester et contrarier une logique marchande qui restreint, limite et contrôle les libertés, en laissant jouer les prétendues "lois" de la rentabilité financière.

En matière d’art et de culture, le syndrome du tiroir-caisse est un argument de boutiquier borné. Il ne vient à l’esprit de personne de chiffrer la rentabilité d’un vers de Rimbaud ou de Mallarmé, d’évaluer l’émotion provoquée par la vue d’un tableau, de l’intelligence sensible apportée par l’observation d’une séquence, de calculer la stupéfaction ou l’excitation suscitées par l’écoute de Mozart ou de Schoenberg, ou, pour parler encore d’hier à titre d’exemple, de coter les plaisirs résultant d’une scène de Shakespeare ou de Molière, voire d’estimer en "devises fortes" l’attraction et les bouleversements occasionnés par la lecture de grands romans. Nous le savons, la culture et l’art sont toujours des objets plus quelque chose, un quelque chose qui nous déborde et nous grandit. Avec l’art et la culture, la vie, en quelque sorte, augmente.

C’est pourquoi, le plus banalement du monde, nous aspirons à étendre leurs effets et à conforter leur audience, à assurer la défense de leurs acteurs et à favoriser leurs destinataires, avant que les uns et les autres ne se confondent, obéissant ainsi au souhait résolu de Lautréamont, La poésie sera faite pour tous et par tous. Rien n’est trop beau pour une humanité menacée, plus que jamais, par les marchands du temple. L’art et la culture, faut-il le souligner, forment un bien public, ce qui suppose les soutiens concrets et actifs d’une collectivité raisonnable et convaincue de leur exception. Pour nous, l’art et la culture ne jouent pas les utilités d’une société en vacance. Ils s’avèrent indispensables. Les résumer à une industrie consiste à les réprimer. S’ils ne peuvent ignorer l’industrie ce sont toujours les fonds publics qui conditionnent leur liberté. Abandonner l’art et la culture aux spéculateurs et aux affairistes, aux boursicoteurs de l’absolu, c’est encourir le risque d’une dépossession et, au mieux, d’une privatisation des imaginaires, c’est les livrer, sous couvert de « licence », à l’arbitraire de la médiocrité, c’est entériner, sans mot dire, leur transfert vers les zones, intéressées, des passe-temps rudimentaires qui affadissent le goût et paralysent le sens.

C’est vrai, nos conceptions de l’art et la culture réfutent un air du temps. En l’occurrence, elles réclament des mesures politiques, économiques et sociales et avec elles un mouvement d’ensemble.

Le programme de la gauche populaire et antilibérale, avancé par Marie-George Buffet, y répond mieux que les plans ou l’absence de plans agités par les autres candidats à la présidence de la République, qui se caractérisent par la carence ou le mutisme en la matière, soit l’outrance marchande et la régulation illusoire du marché. Nous nous prononçons en sa faveur, non seulement parce qu’elle répond à des attentes particulières, sans céder aux égoïsmes, mais surtout parce qu’elle adosse l’art et la culture à des questions plus générales.

En votant pour Marie-George Buffet, nous sommes persuadés d’appuyer un projet transformateur qui vise, entre autres, à émanciper une société où l’art et la culture tiendront une place d’autant plus prépondérante qu’ils deviendront l’affaire de tous. Après tout, il ne s’agit que d’inventer un monde.

Intervention de Marie-George Buffet au Cabaret sauvage

Lire l’intervention de Nicolas Klotz au cabaret sauvage

Lire l’intervention de Jack Ralite au cabaret sauvage

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