Accueil > L’europe et le monde juge Sarko 1er : un art. de tageblatt !!!! Excellent !!!

L’europe et le monde juge Sarko 1er : un art. de tageblatt !!!! Excellent !!!

Publie le vendredi 14 décembre 2007 par Open-Publishing
2 commentaires

Mise à jour : 14/12/2007 8:59:14
Un intermède piteux

Passée par profits et pertes pour cause de rupture, la politique étrangère de la France change au pas de charge.
Danièle Fonck, dfonck@tageblatt.lu

Les nouveaux critères qui régissent la diplomatie hexagonale sont un brin confus pour l’observateur externe qui a du mal à discerner le vrai du faux dans une France qui se veut „aux côtés des opprimés“, qui doit accueillir „les pays qui prennent le chemin de la respectabilité“, celle qui a mis en cause „la capacité de l’homme africain à appréhender l’avenir“ et celle qui estime que „l’Afrique n’appartient qu’à elle-même“.
En attendant que la lecture du texte élyséen devienne plus limpide, force est de constater que la semaine en cours fut marquée par une extraordinaire farce et que ce ne fut pas Paris qui aura marqué des points.
La visite d’Etat de cinq jours du „guide de la révolution libyenne“, son installation en grandes pompes dans une tente dans la cour de l’Hôtel Marigny et les quiproquos qui s’en sont suivis resteront longtemps dans les esprits.
Tout commence avec la spectaculaire et coûteuse libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien emprisonnés et torturés en Libye. L’Union européenne, notamment la commissaire Ferrero-Waldner, était sur le point de conclure l’odieux dossier après des années de négociations. Oui, mais c’était sans compter sur le bouillonnant nouveau président français, en quête de succès et de reconnaissance internationale et, surtout, désireux de mettre en avant sa dame de coeur. Cécilia s’en fut donc à Tripoli et ramena les prisonniers.
L’histoire fut belle et la diplomatie ridiculisée. Peu importe quand on considère qu’il n’y a que le résultat qui compte ...

C’est cher payé

Malheureusement, la bonne action était onéreuse pour l’Europe et pour la France.
Après un aller-retour comme il les aime tant, chez le président-dictateur d’un pays qui est le troisième producteur de pétrole, le locataire de l’Elysée – convaincu d’être dans le droit fil de Blair et de Berlusconi, autres visiteurs du désert libyen – fort du soutien implicite de l’administration bushienne, a poliment invité Kadhafi à Paris. Le voici donc et voilà les dégâts.
Afin de pouvoir afficher des accords économiques, l’Elysée fait l’impasse sur la nature réelle du régime libyen et la personnalité du „guide“. Mais Nicolas Sarkozy a probablement sous-estimé trois éléments : 1) les réactions en France, y compris dans son propre camp et en particulier chez sa secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme ; 2) les réactions internationales et notamment européennes partagées entre sidération et franche rigolade ; 3) l’intelligence de celui qui est et reste un dictateur, forcément brillant sans quoi il n’aurait pas duré.
Des couleuvres, Sarkozy a dû en avaler. Il dit avoir parlé droits de l’Homme ? Kadhafi dément. Kadhafi reçoit des femmes africaines ? Il évoque ces Africains que l’on fait venir en France pour construire routes et maisons, pour balayer et faire les basses oeuvres avant d’être compartimentés dans des banlieues ghettos sans droits et sans respect quelconque ...
A la France „macdonald“, le colonel oppose les ponts de Paris, Versailles et la grandeur défunte et ce au moment même où Time Magazine titre à sa une que „la culture française est morte“.
Qui sème le vent récolte la tempête, dit un proverbe français. Les conseillers du président, Guéan et Guaino, ont dû avoir un trou d’air. Parions que Chirac (en tournée africaine) et Villepin rigolent en douce. On ne saurait nier, si on garde un zeste de bonne foi, que l’intermède est piteux. On peut également parier que le président Sarkozy n’en a pas fini avec le terrible colonel qui, certes, a pris une option sur les rafales Dassault qui ne se vendent guère, tout en prenant soin de prendre le temps de réfléchir.
Au fait : pourquoi vendrait-on des avions de guerre à un pays censé évoluer paisiblement dans sa région ?
De contradiction en contradiction, on ne sait plus que penser. Dire que malgré tous les efforts consentis, Cécilia est néanmoins partie ...

Messages

  • tjrs tageblatt, ms plus banal ...

    Mise à jour : 14/12/2007 8:45:31
    La Joconde et la Vénus de Milo pour le colonel Kadhafi à Paris

    Le colonel Kadhafi a poursuivi jeudi sa visite en France, qu’il a lui-même jugée "historique", en se rendant au musée du Louvre pour une échappée touristique, après sa salve de déclarations qui ont suscité controverse et embarras des autorités.

    Après des informations contradictoires sur son programme, libre d’engagements officiels, le leader libyen est arrivé en fin d’après-midi au Louvre, dans sa longue limousine blanche, accompagné d’un cortège d’une vingtaine de voitures. Au programme de sa visite, menée au pas de charge en 30 minutes environ, La Joconde (Leonard de Vinci) et Le Radeau de la Méduse (Géricault), des "fresques libyennes", selon des sources proches de sa délégation, ainsi que la Vénus de Milo, la statue sans bras de la déesse de l’amour. Dans la journée, sa délégation, forte de plusieurs centaines de personnes, avait fait du shopping. Alors que l’opposition de gauche a renouvelé ses critiques et que la gêne est explicite au sein de la majorité de droite, le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, a assuré que la visite était "tout à fait identique" à celles d’autres chefs d’Etat. Le séjour en France du colonel Kadhafi, le premier depuis 34 ans, est néanmoins exceptionnellement long (cinq jours). Attendu vendredi au château de Versailles, il devrait partir samedi matin pour une visite en Espagne. M. Kadhafi a eu deux entretiens en tête-à-tête avec M. Sarkozy, lundi et mercredi, et a multiplié les prises de parole, devant des députés, des patrons, la communauté africaine de France ou encore une assemblée de femmes. Le député socialiste Manuel Valls a dénoncé "une espèce de circus Kadhafi", dans lequel "la France est humiliée". Il a parlé d’une "farce un peu tragique et comique" suscitant un peu "d’écoeurement". La présidence a de nouveau justifié cette visite : "La Libye s’intègre de plus en plus dans la communauté des nations", a répété M. Guéant. En outre, selon lui, les contrats attendus avec la Libye, évalués par M. Sarkozy à 10 milliards d’euros, représentent "l’équivalent de 30.000 emplois garantis sur 5 ans pour les Français". La secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, Rama Yade, qui avait vigoureusement critiqué la venue de M. Kadhafi, qualifiée de "baiser de la mort", est rentrée dans le rang, déclarant devant le Sénat que la visite recevait "le soutien de l’ensemble du gouvernement". Le chef de la diplomatie Bernard Kouchner avait plaidé la veille pour une "diplomatie de la réconciliation". Hasard du calendrier, la commission d’enquête parlementaire ad-hoc a entendu jeudi M. Guéant sur les conditions de la libération en juillet des infirmières et du médecin bulgares emprisonnés pendant huit ans en Libye, et libérés en juillet, dossier dans lequel M. Sarkozy et son ex-femme, Cécilia, ont joué un rôle majeur.
    M. Guéant a réaffirmé la position officielle : "Il n’y a pas eu de contreparties" et la "France n’a pas déboursé un centime". Paris "n’a pas échangé" la libération des soignants contre la perspective ultérieure de contrats avec Tripoli, a-t-il dit. M. Sarkozy a reçu jeudi les associations de familles des victimes de l’attentat contre le DC10 d’UTA, en 1989, qui avait fait 170 morts dont 54 Français. Six Libyens, dont un beau-frère du colonel Kadhafi, avaient été condamnés à perpétuité par contumace en 1999 à Paris. Le président s’est engagé à obtenir de la Libye le versement du reliquat des indemnisations prévues par les procédures judiciaires civiles. La visite de Kadhafi n’est "pas une offense" mais plutôt "une difficulté", a dit le président du collectif des victimes Guillaume Denoix de Saint-Marc. "J’aimerais qu’il s’en aille, on aimerait pouvoir retrouver un peu plus de calme, un peu de paix".

  • ne trouvez vous pas étrange que les familles des victimes du DC10 soit invitées a l’Elysée

    tout de suite après la claque cinglante du bouillant colonel Kadhafi au gouvernement

    SARKOSY 1er ?? L’ATTENTAT DU DC10 est ce bien la LYBIE et KADAFI ????

    voir le document sur www.stcom.net on peut se poser des questions ,et LE COLONEL

    KADHAFI très a l’aise , sûr de lui comme qq un qui ??

    NOTRE SARKO 1er PAR CONTRE AU FOND DES TALONNETTES étrange n’est ce pas ?

    ALLONS NOUS SUBIR PENDANT 5 ANS LES FEUILLETONS MELI-MELO DRAMATICO-UBUESQUE

    a L’ELYSEE ??

    OEIL DE BISON