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LES USA SE FOUTENT DU MONDE !

Publie le jeudi 23 juin 2005 par Open-Publishing

Guantanamo : Washington a refusé la visite des experts de l’ONU

GENÈVE - Quatre experts de l’ONU ont protesté contre le refus des Etats-Unis d’accepter jusqu’à présent leur visite sur la base américaine de Guantanamo. Quelque 550 détenus accusés d’activités terroristes y sont détenus, certains depuis plus de trois ans.

Les quatre experts ont demandé à plusieurs reprises de pouvoir se rendre sur la base américaine à Cuba, pour la première fois en janvier 2002. Il y a un an exactement, ils avaient lancé un appel commun à Washington.

En l’absence de réponse positive du gouvernement américain, ils ont fixé une première date-limite au 20 mai, a précisé le rapporteur de l’ONU sur la torture Manfred Nowak (Autriche).

A cette date, le gouvernement américain a indiqué qu’il avait besoin de plus de temps pour répondre. Les rapporteurs ont alors fixé un délai au 15 juin, dépassé sans réaction de Washington.

Faute de pouvoir se rendre sur les lieux, les experts ont décidé de faire un rapport sur la situation à Guantanamo sur la base des informations crédibles en leur possession. Le rapport sera transmis à la prochaine session de la Commision des droits de l’homme, en mars-avril 2006.

Le rapporteur de l’ONU sur l’indépendance des juges Leandro Despouy (Argentine) a dénoncé "une grande régression" dans la défense des droits de l’homme. Certaines personnes sont détenues sans jugement à Guantanamo depuis plus de trois ans, a-t-il souligné.

"Il est impératif que des lieux de détention comme Guantanamo et d’autres ailleurs dans le monde, en Irak et en Afghanistan, n’échappent pas au contrôle de la communauté internationale", a affirmé pour sa part Paul Hunt, rapporteur de l’ONU pour la santé.

Il s’est inquiété d’allégations concernant "des dizaines de tentatives de suicide" sur la base américaine. "Que ces détenus soient des bons ou des méchants, ils doivent bénéficier de la protection du droit. L’état de droit ne peut pas s’appliquer de manière sélective", a ajouté Paul Hunt (Etats-Unis).

Les rapporteurs souhaitaient s’entretenir sans témoins avec les détenus, une condition indispensable. Mais, selon Mme Zerrougui, ce préalable n’est sans doute pas la cause du refus américain. Celui-ci tient davantage au statut des "combattants illégaux", expression adoptée par Washington pour qualifier les détenus sur la base américaine.

(ats / 23 juin 2005 18:11)