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Le charme ébréché du sarkozysme !!!!

Publie le jeudi 21 février 2008 par Open-Publishing
20 commentaires

Le charme ébréché du sarkozysme
LE MONDE POUR DIRECTMATINPLUS | 21.02.08 |

Pour les futurs historiens du sarkozysme, ce sera l’énigme à résoudre. Il y aura de quoi en faire des thèses pour les étudiants en sciences politiques ! Comment l’un des présidents les mieux élus de la Ve République a vu sa popularité fondre en quelques semaines, comme un joueur flambe sa fortune, en un soir, au casino de Deauville ? Autour de 60 % de bonnes opinions au sortir de l’été 2007, moins de 40 % à l’approche du printemps 2008, selon un sondage BVA pour L’Express.

Le Président lui-même ne sait à quelle explication se fier : "Il n’y pas de crise politique, pas de crise sociale, pas de juges aux portes de l’Elysée, disait-il, le 13 décembre à ses proches. Pourtant, on n’a jamais vu un lynchage de cette puissance." Sarkozy, victime sans mobile ? Pour les sondeurs, les premiers décrochages se sont produits en novembre, lors de la visite du président libyen à Paris. Trop longue aux yeux de l’opinion pour qui la libération, en juillet 2007, des infirmières bulgares et du médecin palestinien retenus depuis six ans à Tripoli, ne valait pas tant d’honneurs à Kadhafi. Pour les Français, auxquels Nicolas Sarkozy avait promis, pendant sa campagne, de mener "une diplomatie des droits de l’homme", cette concession passe alors pour un reniement.

Vient ensuite l’apparition de Carla Bruni, la nouvelle future épouse du chef de l’Etat. Révélée début décembre, cette séquence, amorcée quelques semaines après le divorce du chef de l’Etat d’avec Cécilia, apparaît comme une manière, pour l’Elysée, de détourner l’attention de l’opinion de la question du pouvoir d’achat. "Trop de Carla, pas assez de pouvoir d’achat", se plaignent, en privé, les élus lorsqu’ils reviennent de leurs tournées sur les marchés. "Au fond d’eux-mêmes, les Français ne se sont pas reconnus dans la façon dont il a renoué avec l’amour, explique un député. Eux, quand ils souffrent, ça dure plus longtemps." Mais le Président n’entend pas ces reproches. Provocateur, il appuie là où cela fait mal. Il emmène sa nouvelle conquête en Egypte, puis en Jordanie pour un week-end à Pétra. Enfin, il l’épouse, début février. Autour de lui, les conseils abondent : "Sois plus discret", "Intéresse-toi davantage aux Français." Mais le Président n’écoute pas : "Il a déserté psychologiquement l’Elysée", tempête un conseiller en souvenir de cette période. Pour les sondeurs, la cause est entendue : l’exposition de sa vie privée a provoqué chez les Français un sentiment d’abandon.

Il y a plus ennuyeux. Habitué depuis cinq ans à faire de la politique avec des vents porteurs, il peine face aux vents contraires des sondages. Ses initiatives, ses changements de pied, lui avaient permis, pendant la campagne, de dérouter ses adversaires et d’imposer son tempo. La même tactique, neuf mois plus tard, déboussole. A l’approche de municipales à risques pour l’UMP, l’expert es stratégie semble avoir perdu la main.

Les propositions de la commission Attali, notamment celles qui concernent la libéralisation des professions protégées, provoquent la grogne des artisans taxis, considérés par l’UMP comme des électeurs fidèles. Elles prennent les parlementaires à rebrousse-poil : ils s’interrogent sur leur rôle dans la République sarkozienne. Déjà, ils n’avaient pas aimé l’ouverture… Maintenant, ils ne supportent plus l’intervention des conseillers du Président. "L’Assemblée est une Cocotte-Minute, analyse un député. Pour l’instant, Sarko est assis sur le couvercle, mais si les municipales sont échec, ça pétera." Kadhafi, Bruni, Attali… Il faut encore ajouter Neuilly et son psychodrame. Après avoir imposé, dans son ancien fief, son porte-parole, David Martinon, le Président, instruit des sondages médiocres, le contraint au retrait. La gauche croit tenir une martingale électorale à défaut de propositions et de leader. L’anti-sarkozysme se régénère dans un appel à la vigilance républicaine publié par l’hebdomadaire Marianne et signé par des éliminés de la course présidentielle de 2007.

Le chef de l’Etat veut croire qu’il en a vu d’autres. Sa carrière n’est-elle pas une suite de descentes aux enfers vertigineuses, suivies de remontées spectaculaires ? Il vient donc de sonner la charge et a ordonné à ses ministres de le défendre face aux attaques sur sa vie privée, dont il se dit l’objet, et sur ses propositions comme celle de "confier la mémoire" d’un enfant français juif, victime de la Shoah, à un élève de CM2. Miracle : aiguillonné par la menace feutrée d’un remaniement d’après-municiaples, tout le gouvernement s’est porté au secours du chef de l’Etat. La reconquête serait-elle en marche ?

Philippe Ridet

-http://www.lemonde.fr/politique/art...

Messages

    • Aucun intérêt.

      si le mien cela me fait toujours plaisir de voir tout ce qui s’ écrit contre sarko

      lolita

    • Pour le "ptit bourge pretentieu" 90.**.120.*** que ce "gargarise" avec acrimed et que dans le fait nous traite comme de la merde et de la "poupoulasse" indigne de pouvoir comprend "la complexité" des "miysteres" de la politique on peux lui annonce que a gagne un bon de sortie pour des vacance au purgatoires...

      on ecrit "nous" pour le simple motif que on considérer insupportable cet attitude de empêche les gens de s’exprime si on pas le "niveau" prétendu par des "expert auto proclame"...

      sur notre site on privilège l’expression des gens et pour les "expert en matiere" bien venu si on respect humblement tous le monde...

      Lolita, Loulou et tous les autres pas des problèmes vous été chez vous ici...

      ciao

      Roberto Ferrario

    • merci beaucoup Roberto.

      Car si ont les écoutes sur le coup il est vrais que l’ ont a plus envie de s’exprimer, en ce disant que l’ ont a pas le niveau, c’est castrateur.

      très amicalement

      lolita

    • Hola, je ne suis pas un bourge, j’échange d’ailleurs volontier ma situation financière contre le "seuil minimum de pauvreté", au cas où quelqu’un serait preneur :))

      Sinon, à aucun moment je n’ai parlé de "vous". Je critique les médias sous influence, de Lagardère à Dassault en passant par Bouygues et consort, car je suis convaincu que là se situe un des nerfs de la guerre (guerres dont ils sont par ailleurs les marchands d’armes !) Vous n’êtes pas d’accord ? Pourquoi ne pas expliquer pourquoi vous ne l’êtes pas ? Je ne pense pas que Bellaciao ait pour référence le "Monde".

      "traite comme de la merde et de la "poupoulasse" indigne de pouvoir comprend "la complexité" des "miysteres" de la politique " Il n’y a aucun mystère quand on dit - et qu’on montre - que les médias sont sous contrôle et modèlent les opinions et donc, formatent les esprits. Voire orientent les élections (ce dont personnellement il ne fait aucun doute) C’est quand même assez simple à comprendre, et à mon avis quand même intéressant. Et pourquoi ne pas avoir de tune, signifierait ne pas être cultivé ? Sachez qu’on peut faire partie pleinement du peuple et réfléchir, lire, chercher à comprendre et connaître. L’un n’empêche pas l’autre, encore heureux ! Enfin, je n’ai de mépris pour personne, sinon pour ceux qui tiennent les rênes, et ceux ceux qui soutiennent ceux qui les tiennent.

    • Moi aussi je soutiens tous ceux qui taclent Sarkozy, exceptés ceux qui le font après avec voté pour lui.

      On ne peut pas dire non plus que c’est la teneur de ce texte. On dirait même que (sur la fin) l’auteur espère que Sarko va remonter sur le ring.

      Je dois dire que je trouve aussi cet article de Philippe Ridet complètement sans intérêt et comme j’ai eu aussi l’occasion de l’entendre s’exprimer à propos de "sa relation" avec Sarkozy, j’aurais tendance à le trouver même plutôt débile.
      A commencer par le titre, parce que associer le mot charme à Sarkozy ... il fallait le faire. C’est carrément nauséabond.
      On peut le dire non ?
      Et ce n’est pas Lolita qui a écrit ce texte c’est Philippe Ridet, il ne faut pas mélanger.
      VPB.

    • ouf !!! ça fait du bien !!! et AVENTI POPOLO !!!on y arriveras !!!
      fraternellement loulou 34

    • ".../...Aucun intérêt.../..."

      Effectivement la participation 90 120 n’a aucun intérèt !

      Sarko a voulu jouer mélo-méli avec Bruni et Cilia ! S’il y avait du gras il y a 9 mois, il l’a grillé aussi vite son quota d’aura qu’un ado bluffé de sa toute nouvelle immaculée conception présidentielle !

      Les municipales passées, il risque suivant les résultats de durcir ses positions. Une bète médiatique blessée dans son égo surdévelloppée sera plus encore dangereuse et imprévisible !

      La seule bonne idée qu’il lui reste a mettre en chantier, et si bien sur l’électorat précise et confirme ces sondages, un raz de marée de gauche aux municipales devrait lui guider de réorganiser des élections législatives.

      Ces élections ne doivent plus coincider avec l’élection présidentielle. On voit aujourd’hui les dégats accossionnés par cette connerie d’élire d’abord un président puis une assemblée ! Une idée du lunettard Jospin faut il le rappeler. Lui qui s’y croyait arrivé en 2002 ! Sacré théoricien , ce Jospin .

      Allez salut à toi Lolita, ce 90 120 ne mérite pas que lui fasse de réponse à sa bétise. Laisse tes poteaux ce charger de lui les tirer ses oreilles qui lui servent à maintenir son éponge humide de plus en sèche ici sur ce coup. Continue à nous renseigner sur ce qui te semble etre d’importance. Car les théoriciens savent rédiger des théories mais pour les appliquer pas la peine de récidiver et de me répèter de ce Jospin théoricien.

  • Contre Sarkozy ? Vous vous moquez de qui, là ? Ou bien est-ce involontaire ? En ce cas, faites vous une conscience (lisez, lisez ! réfléchissez !) et revenez dans quelques temps, avec un peu plus de pertinence ce serait quand même bien.

    http://www.acrimed.org/article2560.html

    A « Arrêt sur images », sur France 5 (le 11.02.2007), une édifiante interview de Philippe Ridet et Jean-François Achilli qui « suivent » Nicolas Sarkozy pour Le Monde et France Inter.

    Extrait tendre :

     Philippe Ridet : « Je vais pas vous révéler un secret, mais il lui arrive à Sarkozy de vous prendre par les épaules et de dire : "Ah, c’que c’est que la complicité des journalistes avec les politiques", par exemple. De façon à ce que les autres le voient. Mais... Voilà, ça l’amuse. C’est une sorte de joke comme ça, qu’il a en permanence avec certains d’entre nous... »
     Daniel Schneidermann : « C’est gênant pour un journaliste ? »
     Philippe Ridet : « Non. Non non... »
     Daniel Schneidermann : « D’être pris par les épaules, comme ça ? »
     Philippe Ridet : « Non... »
     Daniel Schneidermann : « Non ? Ca vous est arrivé ? »
     Philippe Ridet : « Oui oui, mais... ça me gêne pas. »

    Extrait poli :

     Daniel Schneidermann : « Et, vous, vous le tutoyez ? »
     Philippe Ridet : « Oui, parce que j’ai pas considéré que... Enfin... C’est-à-dire que je me disais que répondre "vous" à quelqu’un qui me disait "tu", je trouvais qu’il y avait quelque chose d’un peu impoli ou d’agressif, et comme j’étais pas particulièrement gêné par ça... Alors, il est arrivé que je trouve que ce soit gênant, puis d’autres fois où je me dis que c’est pas gênant. Enfin... En fait, c’est un travail d’ajustement permanent, quoi. C’est ça qu’est agréable, en fait. »

    Extrait très sympathique :

     Jean-François Achilli : « Je crois que, globalement... Parce que, oui, c’est vrai, effectivement il est très sympathique, hein. Il est très avenant, il a un côté réactif, malin... Mais, je crois que cette relation qui ressemblerait à une fausse camaraderie n’empêche pas le traitement journalistique. »

    Croyance aveugle mais sincère ? Aveux cyniques de vieux routiers ? Difficile à dire. Mais ces confidences consacrent le succès (auprès des journalistes) de « l’homme qui murmurait à l’oreille des médias » selon l’expression de Philippe Cohen [1].

    Question d’hygiène ?

    Le 20 février 2007, dans Le Monde, le même Philippe Ridet a consacré un long article (« Ma vie avec Sarko ») visant à préciser la nature de ses liens avec le candidat de l’UMP. Un récit contourné qui évoque plus les rapports de Sarkozy aux médias que l’inverse mais dans lequel il décrit son sujet comme celui qui « a fait naître, comme personne avant lui, un nouveau type d’articles politiques où le descriptif du dispositif médiatique équilibre le message. Là se trouve notre distance : l’hygiène du journaliste. » La mise en perspective par la mise au jour de la mécanique serait une condition suffisante de « l’hygiène du journaliste » ? Peut-être. Mais rappelons quand même que M. Ridet est capable d’écrire de Claude Guéant, directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, que « respecté à droite comme à gauche, l’homme passe pour un modèle », qu’il est « modeste et affable » ou « policé et secret », qu’il sait faire preuve d’ « une autorité sans faille et sans outrance » [2]. Trouver la bonne distance n’est, semble-t-il, pas toujours évident...

    Et, surtout, un bon appétit !

    • Pour l’instant, Sarko est assis sur le couvercle, mais si les municipales sont échec, ça pétera." Kadhafi, Bruni, Attali… Il faut encore ajouter Neuilly et son psychodrame. Après avoir imposé, dans son ancien fief, son porte-parole, David Martinon, le Président, instruit des sondages médiocres, le contraint au retrait.

      Pourvu que les municipales soient un échec cuisant et propulse Sarko dans la stratosphère, en ce moment les américains canardent...

      Lolita, tu agaces étrangement 90 120, mais qu’est-ce que tu me fais rire, par ton style si direct et simple ! De l’air pur à vrai dire et ça me plaît ! (mais tout le monde peut pas être initié, dommage pour eux) !

    • salut 90 120 ! ton discours est débile et tes lectures affligeantes !
      ta pertinence n’a d’égal que la bétise que tu transmet, et je vais te révéler un secret !!! ON FOUT LA PAIX A LOLITA , je pense qu’elle n’a pas besoin d’acrimed, elle est assez grande et nettement plus consciente que toi !!!

      loulou 34

    • MAIS il n’y a pas une once d’argument là loulou. Comment prétends tu faire de la politique sans argumenter ? Allons, dis nous voir...

    • pour 90 120 QUI NE SIGNE PAS !!!
      A) je n’ai jamais prétendu FAIRE !!! DE LA POLITIQUE !!!

      B) je n’ai pas a me justifier auprès de petits mesquins qui défendent de petites chapelles minables et qui attaquent une personne qui se fait un devoir et un plaisir de nous informer de toutes choses qui peuvent nous interesser !!! ON FAIT PAS CHIER LOLITA !!!!!!

      c) étant sur le terrain, BENEVOLE depuis plus de 4 ans, chomeur, vieu etc...
      J’INTERDIT A QUI QUE CE SOIT DE ME FAIRE AUQUNE REMARQUE DU TYPE
      " DIS NOUS VOIR" tu te prend pour quoi !!!!!
      loulou 34 et la prochaine fois TU SIGNES !!!

    • Pas envie de me disputer, moi. J’ai fait un lapsus, je m’en excuse : je voulais dire, comment parler de politique sans argumenter ? Moi je ne vois pas, désolé. J’ai déjà dit - je le redis : rien contre "lolita", du tout. Elle poste même parfois des trucs pas trop mal. Mais aussi de tout, et de rien ! Et là, cet article du Monde (quotidien vespéral des marchés), sans mettre de commentaire, qui plus est écrit par un journaliste pas du tout engagé (plutôt vendu comme la plupart) ça m’irrite, me prend l’envie irrépressible de gratter l’émail c comme de l’hurticaire . L’article ne dit strictement rien "contre" sarkozy, il en parle c’est tout. Personnellement, je suis pour une presse indépendante. Normal, non ? Même si ce n’est pas la norme actuelle. Et sinon, pas envie de signer, aucune raison vu qu’"on" me saque environ un commentaire sur quatre. Et je ne fais partie d’aucune chapelle. Désolé d’avoir l’esprit critique, mais je pense que c’est une qualité.

  • qué bé !! belles parlotes ,avec ça on va sortir du guêpier

    2000ans de mensonges eeeet .... envoyer la dernière pelletée

    (la pelle est signé PRADA )

    pauvres journalistes ,pauvres médias ,pauvre Presse pauvres

    pauvre ,pauvre France qu’a tu fais de tes enfants ?

    • Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?

      Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

      Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?

      Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent…Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.

      Que penser de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?

      Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte… Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte…une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.

      Et la liberté de la presse dans tout çà ?

      (pouffant de rire) : Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?

      VICTOR HUGO / NAPOLEON LE PETIT

  • J’aime bien les contributions de Lolita, elle les choisit bien. Oui, la côte de Sarkozy dans les sondage s’effondre, ça peut donc être un excellent présage à la gauche aux municipales. Mais le vicieux n’a pas dit son dernier mot : ainsi, nous le voyons arpenter les zones en difficultés, faire rayonner son aura de Président aux ouvriers de Noyelles-Godault, occasion pour lui de promettre une "agence de réindustrialisation nationale", ou acompagner le sieur Darcos pour promouvoir "la grande réforme" de l’école, réforme accueillie chaleureusement tant il est vrai que les deux comparses surfent sur la vague de l’inquiètude de l’"école en faillite" (en gros, cela consiste à instaurer des leçons de morale et à faire lever les bambin quand l’instit rentre dans la salle, c’est bien joli, mais les moyens ? oups, un cadeau fiscal ficelé à expédié 15 milliards hors des caisses de l’Etat, DOMMAGE !). Ainsi, ces excès spontanés de volontarisme, qui ont envahis notre Sarkozozo une fois la passion des premiers instants d’amour avec Carla retombée, risquent de faire dire aux électeurs : finalement, des listes UMP aux municipales c’est pas si mal, il lui faut des appuis locaux à notre Président si volontariste.