Accueil > Les FTP-MOI, ces résistants qui n’avaient pas la nationalité française

Les FTP-MOI, ces résistants qui n’avaient pas la nationalité française

par Maxim Krasny

Publie le jeudi 7 juin 2012 par Maxim Krasny - Open-Publishing
12 commentaires

C’est en 1924 que fut crée la MOE (Main d’œuvre étrangère). Elle était alors une organisation syndicale, regroupant les travailleurs et les travailleuses d’origine étrangère de la CGT-U (Confédération générale du travail-unitaire), placée sous la direction de l’Internationale syndicale rouge. Suite à la vague de xénophobie des années 30, le PCF -qui dirigeait alors ce secteur syndical- décida de changer le nom de l’organisation en MOI (Main d’œuvre immigrée). Dans le cadre de la MOI, des structures culturelles et associatives (yiddish, arméniennes, italiennes etc) furent crées.
Tout en respectant les particularités culturelles et nationales de ses membres, la MOI a pour objectif l’intégration de ces travailleurs immigrés dans la société française.

En 1939, suite au pacte de non-agression signé entre l’URSS et l’Allemagne hitlérienne, le PCF et la CGT sont interdits. Par conséquent, il en est de même pour la MOI.
Très rapidement réorganisée, la MOI mène, dès 1941, des actions de propagande et d’agitation visant les différentes populations d’origine étrangère vivant sur le sol français et cherche à inciter la communauté juive -persécutée par l’occupant allemand et par Vichy- à se défendre et à ne pas rester passive lors des rafles.
Fin 1941, la MOI intègre les FTP (Francs-tireurs et partisans) et est placée sous l’autorité directe du Komintern.

Les hommes et les femmes qui intègrent la FTP-MOI sont toutes et tous des militants ou des sympathisants communistes. On y retrouve d’anciens brigadistes, des républicains espagnols, des résistants juifs et des antifascistes d’Allemagne et d’Italie. Tous sont jeunes et issus de la classe ouvrière.
Les groupes de résistance FTP-MOI ont mené des milliers d’actions, telles que l’assassinats d’allemands ou de collaborateurs ou encore des sabotages en tous genres.
Dans la Résistance, les femmes participent activement. Elles fabriquent et transportent des bombes ou bien des armes, qu’elles savent utiliser, servent d’agents de renseignement et jouent un rôle décisif dans la coordination de l’action résistante.

L’assassinat du général SS Julius Ritter -le superviseur du STO, responsable de la déportation de milliers d’ouvriers français en Allemagne- à Paris fut sans aucun doute l’action la plus retentissante que la FTP-MOI mena au cours de cette guerre.
A la suite de cette action héroïque, Himmler -le chef des SS- donna pour ordre à la Gestapo et à la police française de faire tout leur possible pour arrêter puis éliminer ceux qui étaient nommés "terroristes" par les autorités nazies et vichystes. Cela mènera à l’arrestation du chef de la FTP-MOI parisienne, le fameux Missak Manouchian.
Condamnés à mort lors d’un procès truqué, Manouchian et vingt-et-un de ses camarades seront fusillés au Mont-Valérien, le 21 février 1944, et feront l’objet d’une intense propagande vichyste, ou sera soulignée les origines étrangères et la judéité de la plupart des condamnés.
Symbole de la résistance internationaliste au fascisme, Manouchian, peu avant sa mort, écrira : "Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps."

Portfolio

Messages

  • 68 membres des FTP MOI sont arrétés fin 1943. 23 d’entre eux seront "jugés" et condamnés à mort le 21 février 1944.

    Avant ce "procès" sera placardée dans tout Paris la célèbre affiche rouge

    Les 22 hommes seront fusillés le jour même au Mont Valérien.

    La seule femme du groupe, Olga Bancic, sera transférée en Allemagne et décapitée à Stuttgart le 10 mai 1944. Elle avait 32 ans.

    "Nul ne semblait vous voir Français de préférence
    Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
    Mais à l´heure du couvre-feu des doigts errants
    Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
    Et les mornes matins en étaient différents"

    Le retraité

    • Mais pour JMLP et la Galère Marine cette glorieuse résistance Rouge c’est de" l’Estronc-Détail"

    • "Nul ne semblait vous voir Français de préférence
      Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
      Mais à l´heure du couvre-feu des doigts errants
      Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
      Et les mornes matins en étaient différents"

      Ils ne sont évidemment pas morts pour la France, mais entre autre pour le peuple français.

      Ils se battaient contre le fascisme car ils l’avaient souvent combattu ailleurs avant de se réfugier en France, ils se battaient pour le communisme qui n’a pas de frontière, ni de patrie.

      Ils avaient combattu dans les brigades internationales de Prague à Budapest, de Madrid à Barcelone.

      Réfugiés des pays de l’Est où le fascisme faisait rage, échappés des pogroms, réfugiés de la guerre d’Espagne où ils avaient combattu les armes à la main Franco, réfugiés de l’Italie de Mussolini où ils menaient bataille depuis 20 ans contre le fascisme, réfugiés de l’Allemagne nazie, ...

      Des internationalistes dans la part la plus belle du mot, leur vue embrassait plus large que la France.

      Ses hommes et femmes courageux furent au début une énorme partie de la résistance en France.

      Morts contre la tyrannie, morts contre le fascisme et le nazisme, morts pour les classes ouvrières et peuples d’Europe, morts pour le communisme pour ce groupe, et dans ce cadre, morts aussi pour aider le peuple français, il faut préciser, sauf à fuir tout entendement du temps, que c’est de cette façon qu’ils faut comprendre leur mort pour la France.

      C’est vrai il y eut d’autres groupes qui connurent le martyr comme ce maquis franco-italien de l’Albarea décimé dans d’atroces tourments à Sospel :

      http://www.musee-resistance-azureenne.com/le-maquis-franco-italien-de-lalbarea-et-le-drame-de-sospel.html

  • un bel hommage au FTP/MOI , je me permets d ’ajouter que d ’autres étrangers ont participé à la résistance dans d ’autres organisations selon les circonstances ou parce que la MOI n ’était pas organisée dans la région ou ils se trouvaient , ce fut le cas de mon père , républicain espagnol , engagé volontaire dans l ’armée française qui s’ évada d ’un camp de travail de l’organisation TODT ( sorte de STO en FRANCE ) trouva refuge chez des paysans de le région d ’ORLEANS et participa à la libération de cette ville en tant qu’agent de liaison .

    Ils furent des millliers d ’anonymes étrangers a participer ainsi au péril de leur vie à la libération de notre pays et à la lutte contre le fascisme .
    NE LES OUBLIONS JAMAIS .

  • Il est remarquable qu’ils se soient déjà organisés en résistance durant la "drole de guerre" alors que les communistes ne sont rentrés en résistance seulement lorsque le pacte germano-soviétique, c’est à dire le pacte Hitler -Staline, a capoté .............

    • Le PCF a été dissous en septembre 39 par Daladier mais de façon clandestine il est resté actif et organisé.
      En 40 les communistes militaient contre la guerre, Guy Moquet en est le témoignage, arrété le 13 octobre 1940 à la gare de l’Est alors qu’il distribuait des tracts contre la guerre.
      La rupture du pacte germano soviétique par les nazis le 22 juin 1941 a entrainé le PCF dans la lutte armée contre l’occupant.

    • Il est remarquable qu’ils se soient déjà organisés en résistance durant la "drole de guerre" alors que les communistes ne sont rentrés en résistance seulement lorsque le pacte germano-soviétique, c’est à dire le pacte Hitler -Staline, a capoté .............

      D’abord, seule une partie du PCF fut immobilisée par le pacte germano-soviétique pendant qu’une autre partie n’eut aucune illusion et s’organisait contre le fascisme.

      Et puis, pour les internationalistes étrangers, il n’y avait pas d’option négociatrice ou de temporisation, ils étaient déjà en partie dans la clandestinité, une autre partie venue d’Espagne essayait de se tirer des camps vers où Vichy les poussait, pour eux pas de pacte.

      Une partie de la résistance est arrivée "toute faite" en France et une partie des premières troupes de la résistance fut celle des combattants étrangers continuant le combat contre le fascisme en France.

    • Pourquoid m’a t’on fait un procès d’intention lorsque j’ai dit que Guy Mocqet (tout comme son père) étaient plus impliqués dans les sabotages et l’action contre la guerre que dans la résistance........Tout ce que je viens de lire prouve bien qu’il y avait au parti communiste une minorité dirigeante stalinienne et une majorité probablement de bonne foi.....du moins je le pense.............. sincère, trahie et trompée......par le komintern.....

  • ’espérais que , pour la centième fois, des"posts" comme celui del’ankou ne viendraient pas salir la Résistance tout entière, Communistes compris.

    J’ai toutes les raisons personnelles d’avoir voulu toute ma vie, étudier, comprendre , analyser sans oeillères ni préjugés cette période .Je continue d’ailleurs parce que seule et "toujours la Vérité est révolutionnaire", nous a enseigné Gramsci.

    L’ankou, qui est "antiPC",-c’est un droit respectable- nous répête que le PCf n’es entré en RESISTANCEque le 21 juin 1941

    Il mentt et le pire c’est qu’il ne le fait pas par haine, mais par ignorance et des faits et du sens des mots.

    Je rappelle donc des "faits tétus"

    Le PCF a effectivement approuvé le Pacte de non agression germano-soviétique
    Il n’empeche que , seul en tant que PARTI, il a appelé à ne pas céder face aux Nazis

    Que l’ankou fasse comme moi : il va à St Denis consulter les archives de l’Huma
    Il y apprendra que le dernier numéro saisi, celui du 28 aout, (après lePacte donc) titre sur l’appel àl"UNION pour combattre le Fascisme et barrer la route à Hitler."

    S’il demande à consulter les archives du PCF ou, mieux si comme moi, il obtient de consulter les archives accessibles a à Moscou, de la 3° internationale
    il y prendra connaissance

     Del’appel à résister signé de TILLON -dirigeant région sudOuest du Parti-, le 17 juin40 à Gradignan(Gironde)

    Cette période me passionnnant,j’ai participé à X travaux , débats et conférences y compris avec d’autres dirigeants non communistes de la RESISTANCE -notamment Chaban Delmas- qui tous, confirment ce fait :

    LE PCF , comme tant d’autres-y compris au sein dela4°Internationale- a été traversé par des débats d’autant plus difficiles qu’il était INTERDIT, ses militants et élus pourchassés,arrêtés alors que la bourgeoisie en débandade livrait la France de 36 aux nazis, tant la haine de classe est plus forte que le patriotisme des coffre-forts.

    OUi, la notion de"guerre interimpérialiste" a prévalu le temps d’un flottement ..
    Oui, nous savons que Duclos a tenté ,( blâmé par Thorez ,deMoscou,) de faire re-apparaitre l’Huma..en faisant porter par la suite, la responsabilité de cette bavure au pauvre M.TREAND.

    (Cette même connerie a été aussi le fait de certains trotskystes)

    Oui, dans les Appels à s’organiser, à refuser l’austérité pétainiste, à dénoncer les atteintes aux libertés, le PC vise surtout les "kollabos" et il existe quelques tracts appelant à discuter avec le soldat allemand , travailleur sous l’uniforme, et pas forcèment national-socialiste
    (Précisons que là aussi et en persévérant jusqu’en 44..certains trotskystes resteront sur cette ligne ,"La Vérité" organe du PCI osera écrire le 22 juin 1944

    " Ils se valent ! » : « En réalité, la libération de Roosevelt vaut tout autant que le socialisme de Hitle

    r

    L’ ankou ne doit pas savoir que dès septembre1939, la chasse aux Communistes remplit les prisons,prépare les futurs otages, grâce au décret du socialiste SEROL.

    L’Ankou ignore que le11 NOVEMBRE1940 c’estsousl’impulsion delaJeunesse communiste, del’UEC, des militants cocos que se déroule la premièremanifestation contre les Allemandsen plein Paris..après que l’Université aie connu des manifs internes , voyant des centaines d’étudiants hurler leur solidarités à Langevin

    L’ankou ignore certainement que tous les documents de source policière française ou allemande, appellent sans cesse à faire dues militants communistes la cible principale, avec une insistance obsessionnelle , d’une répression sauvage..

    .

    Dès septembre 1939, la police municipale de Paris (PM), sous la direction du préfet Langeron, avait mis en place dans chaque arrondissement des « brigades spéciales », chargées de la chasse aux communistes. Dans les six subdivisions de banlieue, des organismes identiques avaient été implantés sous le double contrôle à la fois de la Police Municipale et de la police judiciaire (PJ).

    En mars 1940, le directeur des Renseignements généraux (RG) avait, mis sur pied une « brigade spéciale » chargée de la répression anticommuniste.

    Avec l’occupation, ce système est encore étoffé par la création de « brigades d’interpellation » faisant la chasse aux « terroristes » à Paris et en banlieue.

    Je pourrais multiplier les exemples, et avec passion !

    fin 1939, c’est chez moi, -j’avais 6mois-.. que la police française a interpelé pour le torturer, puis le déporter, mon grand Père, espagnol, dirigeant de la MOI,créateur du Secours ROUGE , qui militait agissant surdirectives du du Parti Communiste , organisant dès fin Aout 1939, avec des copains rentrés vaincus d’Espagne , la fabrication d’explosifs, la récolte d’armes d’anciens Brigadistes.afin de préparer le moment ou conditions permettraient la lutte armée..

    Plus en fonction des conditions "nationales" que de la décision de Hitler de lancer l’opération Barbarossa le 21 juin 1941..

    Je viens, dans le cadre d’un hommage que nous préparons..de relire le bouquin émouvant que Pierre Durand a consacré à Danielle CASANOVA, cette héroîne morte à DACHAU.. Ouvrage préfacé par Mme Geneviève Anthonioz de Gaulle.
    Ce livre retrace tout ce que fut , pour une jeune femme dirigeante, en lien avec les clandestins de la direction nationale du PC , la somme d’actes de RESISTANCE rassemblant des jeunes de toutes origines sociales, la plupart membres du PC, de 40 à la fin dela guerre.(1)

    L’ankou fait partie de ceux qu toute une vie -et je lui souhaite de nous insulter encore 50 ans..-..- ont besoin de ré-écrire une histoire , en manichéisme grossier, uniquement en chaussant des lunettes anti pécéiennes.

    Je trouve ça révoltant et pas seulement parce que la stèle des fusillés de SOUGE, en Gironde, porte les noms de proches demafamille.., arrêtés pour RESISTANCE bien avant l’invasion del’URSS..,assassinés parce que Communistes, plus tard..
    Tout révisionnisme , tout négationnisme estune insulte àl’intelligence, au devoir de mémoire
    Nous, communistes français-car Ex du pcf, j’assume cethéritage avec fierté- nous avons longtemps nié des vérités dérangeantes.

    Il y a eu, chez"nous" des erreurs , il y a eu des hésitations, il y a eu le boulet d’un stalinisme aveuglant.

    Il ya eu même de rares salauds,, comme ceux, abjurant leur engagement lors de la signature du Pacte, pour échapper à la répression ou pire, pour se"racheter aux yeux de fafs, changeant de camp et finissant en ordures, GMR , miliciens voire sous l’uniforme SS

    Mais j’affirme, je persiste et je signe.

    Globalement , le PC est le seul parti qui a mérité l’hommage de Mauriac :
    "

    Les martyrs rendent témoignage au peuple. Seule la classe ouvrière dans sa masse aura été fidèle à la France profanée. T ant d’autres Français sont mus par une passion élémentaire : la peur ! Ils ne l’avouent pas, rendent au maréchal un culte d’hyperdulie, invoquent Jeanne d’Arc, mais dans le secret, tout pour eux se ramène à l’unique nécessaire : sauver leurs privilèges

    Nier la RESISTANCE communiste en se basant sur les seuls premiers actes d’attentats, de lutte ARMEE, c’est minable !

    L’article faisant référence à nos "étrangers" je veux citer une anecdote..

    Dans ma boite,la BNP au moment duProcès de BURGOS, , je rédigeais un tract CGT-CFDT -Cellule PCF j.DUCLOs..Nous le distribuâmes à deux au Siège principal ,un pote CFDT et moi.. dans les bureaux, pendant le temps de travail, en discutant avec les collègues..

    Convoqués parla Direction. ;j’eus droit à un échange qui me mit les larmes aux yeux, moi "stalinien" présumé our et dur...

    je cite demémoire mais je suis certain du quasi mot à mot..

    Le Directeur s’adressa au militant CFDT :
     "Comment, vous, M.H.., qui faites partie d’un syndicat modéré, vous distribuez un tract sachant que ’est interdit d’évoquer des affaires politiques..Vous vous faites manipuler par les communistes.."

     Roger, que je ne connaissais pas sous cet angle lui rétorqua :

     "Moi, Monsieur, je boite parce que pendant que des banquiers festoyaient àBordeaux avec les nazis, j’étais jeune Résistant dans un groupe FTP à Toulouse..ou j’ai pris une balla allemande dans le genou..

    Je n’oublie pas que parmi nous, il y avait des républicains espagnols, la quasi totalité d’entre eux communistes.
    Certains ont laissé leur vie pour que je sois ici en train d’attendre un blâme pour compagnonnage avec chancogne et les communistes, dans une action de solidarité internationale visant à ce que Franco n’assassine pas des résistants espagnols..
    Camarades de ces hommes qui sont morts en France, pour nous, pour moi et pour vous, Monsieur le Directeur..
    Si j’ai une lettre de blâme, je l’afficherai sur mon costume de travail..à côté de mes décorations que je n’arbore pas"..

    J’ai su , à ce moment, que nous ne serions pas sanctionnés !!

    Roger , décédé aujourd’hui, est resté pour moi,malgré tout ce que j’ai pu "balancer" sur la CFDT de ma taule..le témoignage de ce qu ’est la solidarité de classe , dans ce qui relève du combat humaniste.

    L’ankou comprendra que je ne laisse jamais passer ce qui, de bonne ou mauvaise foi, est une façon de re-fusiller ceux de Souge , de Chateuabriand, ceux du triangle rouge des camps de toutes origines, ceux qui méritent qu’on ne laisse pas reécrire l’histoire avec un stylo trempé dans le vinaigre de l’anticommunisme.

    Ayant dit ceci, on peut (re) ouvrir un débat sur le Pc, son rapport à l’Internationalisme gangrené selon certains camarades , par un "patriotisme franchouillard" , on peut débattre des dégats d’un stalinisme figeant la réflexion sur "guerre de libération" et"Révolution",(aout44) on peut se mordiller les mollets sur le fait que des nôtres sont morts en mélant Internationale et Marseillaise, etc etc.

    Mais.. des Communistes décidant d’entrer en RESISTANCE au fascisme hitlérien quand ils apprennent que Hitler attaque la RUSSIE, NON, mille fois non.

    Ce serait oublier,aussi, que ceux qui moururent à Teruel ou devant Madrid, communistes ou pas, français ou "étrangers"..étaient objectivement déjà en lutte de RESISTANCE contre HITLER !

    Désolé de la longueur, du ton ;

    Ce genre de débat ne peut pas, on le comprendra, me laisser simplement hausser les épaules.

    Cordialement

    A.C

    .(1) sur Danielle Casanova : ref
    Danielle Csanova, l’INDOMPTABLE deP.DURAND (Messidor)

    sur lenet un blog d’amis corses

    http://www.curagiu.com/casanova.htm

    Annexe :
    peu connu, le pacte DALADIER RIBBENTROP..de 1938 !!
    ref

    http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article2192.html
    Compte-rendu de la réunion du 9 décembre 2008

    L’historienne Annie Lacroix-Riz nous a présenté son dernier livre : « De Munich à Vichy, l’assassinat de la IIIème République » (Armand Colin).

    Daladier invite Von Ribbentrop, ministre des A.E. du Reich, à Paris début décembre 1938 car il est impatient de retirer de cette visite une « déclaration franco-allemande » à l’image de la « déclaration anglo-allemande « obtenue par Chamberlain aussitôt après les accords de Munich. Ribbentrop subordonne sa venue à « l’absence de désordres » (entendons : grèves) : le gouvernement fera le nécessaire.

    A la même époque, s’ouvre la période des « décrets-lois : Daladier reçoit du Parlement, les pleins pouvoirs, à savoir, la possibilité de gouverner par décrets-lois pour des périodes de trois mois renouvelables. Il remet en cause la semaine des 40 h – instaurée en 1936 – et instaure la semaine des 48 h
    (avec la possibilité, si la situation l’exige, d’aller jusqu’à 60 h). Deux décrets visent l’interdiction de toute propagande étrangère et la distribution de tracts d’inspiration étrangère. En fait, ces textes ne visent que les publications communistes, les documents d’inspiration nazie ou fasciste continuent d’être publiés.

    La répression anticommuniste entraîne l’interdiction de journaux, de réunions publiques, la saisie de bibliothèques et s’accompagne de nombreuses arrestations. Elle sera renforcée au lendemain du pacte germano-soviétique et atteindra aussi les réfugiés espagnols ou italiens qui seront parqués dans des camps ; en outre, les députés communistes seront arrêtés. (L’avocat d’extrême-droite Tixier-Vignancourt qualifiera lui-même ces mesures « d’illégales »).
    Le 9 avril 1940, le décret-loi Sérol prévoit la peine de mort pour les communistes.

    La collaboration avec l’Allemagne a donc commencé sous Daladier, à l’époque de la dictature des décrets-lois et a pris diverses formes : collaboration policière (ouverture d’un bureau de la Gestapo à Paris), interventions financières de l’Allemagne dans la presse, les milieux syndicaux et politiques pour accompagner les mesures revenant sur les conquêtes du Front populaire et faire accepter, notamment, la baisse des salaires.

    Enfin, un décret reporte les élections législatives prévues pour mai 1940 au 1er juin 1942. Synarques et cagoulards, présents dans tous les milieux du pouvoir, préparent activement la fin de la IIIème République

    .