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Nicolas Sarkozy a été brièvement hospitalisé le 21 octobre : je ne vous mentirai pas ????

Publie le mercredi 9 janvier 2008 par Open-Publishing
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Nicolas Sarkozy a été brièvement hospitalisé le 21 octobre
AP

Mis en ligne le 09/01/2008

Nicolas Sarkozy aurait effectué un bref séjour à l’hôpital du Val-de-Grâce le 21 octobre dernier dans le plus grand secret, pour y subir une intervention visant à traiter un abcès à la gorge, révèlent deux journalistes dans un livre sur Cécilia Sarkozy, dont "Le Parisien/Aujourd’hui en France" publie mercredi des extraits.

Selon les journalistes Denis Demonpion et Laurent Léger, auteurs de "Cécilia. La face cachée de l’ex-première dame" (Pygmalion), à paraître dans les prochains jours, l’intervention qualifiée de "bénigne" par "Le Parisien/Aujourd’hui en France" aurait consisté à résorber un "phlegmon avec staphylocoques dorés" consécutif à l’infection d’une angine mal soignée.

Un "cathéter pour favoriser l’action des antibiotiques par voie intraveineuse" aurait été posé. Le chef de l’Etat, affaibli par ce souci de santé, s’était envolé quelques heures après sa sortie de l’hôpital pour une visite d’Etat au Maroc. "Pendant le voyage, Bernard Kouchner, l’ex-French doctor passé ministre des Affaires étrangères, s’improvise infirmier. Il veille à la prise des antibiotiques du président", écrivent les auteurs. Les services de Nicolas Sarkozy n’étaient pas en mesure de faire un commentaire mercredi matin.

L’Elysée avait rendu public un premier bulletin de santé du président juste après son élection le 24 mai. L’état de santé de Nicolas Sarkozy "est bon et intégralement compatible avec l’exercice de ses fonctions présidentielles", assurait ce certificat médical daté du 11 mai et signé de son médecin traitant, le Dr Jean-Elie Henry-Mamou, médecin assistant à l’Hôpital du Perpétuel secours, chargé d’enseignement clinique à la Faculté de Paris VII. Pendant la campagne, Nicolas Sarkozy s’était engagé à la plus grande transparence sur le sujet en publiant régulièrement son bulletin de santé, pour rompre avec la pratique de ses prédécesseurs. "Je ferai de mon médecin une vedette", plaisantait-il le 2 mars 2007.

La santé du chef de l’Etat est traditionnellement un sujet tabou en France. Jacques Chirac n’a jamais communiqué sur le sujet, jusqu’à son hospitalisation en septembre 2005 après un accident vasculaire. François Mitterrand, atteint d’un cancer de la prostate dès novembre 1981, avait ordonné pendant onze ans à son médecin personnel de falsifier ces bulletins. Avant lui, Valéry Giscard d’Estaing avait préféré ne pas communiquer sur le sujet. Enfin, les Français n’ont été informés qu’après sa mort le 2 avril 1974 du cancer de la moelle osseuse dont souffrait Georges Pompidou. Aucun texte n’oblige le président à communiquer sur ce thème.

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