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Non au "blanchiment" d’Alain Juppé

jeudi 9 septembre 2004 - Contacter l'auteur - 3 coms


Appel à la mobilisation citoyenne
lors du "bivouac géant" du 12 septembre


de Stéphane Lhomme

Publication des "dossiers noirs" d’Alain Juppé à Bordeaux

A l’approche du procès en appel d’Alain Juppé, dans l’affaire du financement
illégal du RPR, une véritable opération de réhabilitation, autant dire de blanchiment, est lancée par ses amis bordelais. Il s’agit de toute évidence de sauver l’essentiel
 : le mandat maire de Bordeaux, a partir duquel Alain Juppé pourra tenter de se
reconstruire peu à peu un destin national.

Lundi 6 septembre 2004, le "pot au roses" a été révélé par Hugues Martin, premier
adjoint au maire de Bordeaux : tout en annonçant sa candidature à la députation
pour succéder à son mentor démissionnaire, il a précisé : "La succession du maire
de Bordeaux n’est pas ouverte, sa majorité municipale souhaite qu’il reste, tout
comme l’immense majorité des Bordelais et des Bordelaises"*.

Ce mensonge suppose la magnification du bilan bordelais d’Alain Juppé, pourtant accablant, et simultanément l’enterrement de quelques affaires scandaleuses :

- chasse aux pauvres avec l’arrêté "anti-bivouac" ;
- encaissement des "loyers de la honte" au Village andalou ;
- attribution de l’église St-Eloi à une secte intégriste, fasicste et raciste ;
- accueil à Bordeaux (qui plus est fastueux) des criminels Poutine et Hu-Jintao ;
- tramway : exploitation des sans papiers puis flop technologique ;
- dévoiement de la "démocratie participative" avec le scandale des conseils de quartier
- importante subvention à Johnny Halliday, sûrement confondu avec un modeste intermittent du spectacle ;
- financement massif du "festival du cinéma au féminin", véritable flop maintenu à flots avec l’argent des bordelais ;
- ouverture à Bordeaux d’un casino - attribué "courageusement" au puissant groupe Accor - afin de récupérer les dernières pièces de monnaie des ménages bordelais modestes ;
- appels d’offre contestables concernant les marchés publics ;
- augmentation substantielle des dépenses pour un "plan lumière" surtout destiné à illuminer l’action du maire ;
- etc., etc., etc.

Le "Bivouac géant" du dimanche 12 septembre, devant la mairie de Bordeaux, est l’occasion pour les citoyens bordelais de se mobiliser pour rappeler qu’ils n’oublient pas les "dossiers noirs" d’Alain Juppé à Bordeaux
Dimanche 12 septembre 2004, midi, place Pey-Berlan

Stéphane Lhomme
Militant associatif

*Opportunément, la municipalité a publié le même jour un sondage selon lequel "84 % des Bordelais jugent que la municipalité a accompli un excellent ou un bon travail". Il est vrai qu’en déboursant pas moins de 83 000 euros, au frais de ses administrés, le maire de Bordeaux s’était assuré un sondage flatteur.


Cf document ci-dessous : les "dossiers noirs" d’Alain Juppé à Bordeaux

Les "dossiers noirs" d’Alain Juppé à Bordeaux

Par Stéphane Lhomme, militant associatif bordelais

Arrêté anti-bivouac : la "chasse aux pauvres". Alain Juppé a pris, en janvier 2002, un arrêté municipal dit "anti-bivouac" : une nouvelle forme d’arrêté anti-mendicité, visant spécialement les SDF et les jeunes qui restent parfois assis dans les zones piétonnières en période estivale. Ayant pris cet arrêté sans même en informer son conseil municipal, le maire de Bordeaux n’a eu de cesse par la suite de le justifier et d’exiger son application brutale par la police nationale - qui n’a pourtant pas d’ordre à recevoir de lui. Les manifestations incessantes, pétitions, perturbations du Conseil municipal n’y ont rien changé. Le maire de Bordeaux a finalement baissé pavillon devant l’obstination de citoyens bordelais : l’arrêté "anti-bivouac" a été définitivement cassé par le Tribunal administratif, le 27 avril dernier. La mairie de Bordeaux a été condamnée à verser une somme de 1300 euros aux militants qui l’ont utilisée pour organiser le 12 septembre 2004 un grand pique-nique - un "bivouac" ! - devant l’entrée de la mairie de Bordeaux.

Village andalou. Aujourd’hui rasé, ce "ghetto bidonville" gitan était situé à Bordeaux, mais hors de l’agglomération, sur une zone déserte au nord de la ville. Construit du temps de Chaban-Delmas, ce village misérable était habité par une cinquantaine de familles gitanes, sédentaires depuis au moins quarante ans. Il ne s’agissait donc pas de "gens du voyage", mais bel et bien de citoyens bordelais qui payaient d’ailleurs de lourds loyers mensuels... à la mairie de Bordeaux. En juillet 2000, des tests sanguins pratiqués par l’association Médecins du monde démontrent que les enfants Gitans sont touchés par un mal gravissime, le saturnisme, c’est-à-dire du plomb dans le sang. Le Village andalou ayant été construit sur l’ancienne décharge de l’agglomération bordelaise, il n’est pas possible de réhabiliter le site. Une seule solution s’impose : l’évacuation immédiate et le relogement des familles gitanes. Et c’est le maire de Bordeaux, propriétaire du bidonville, qui doit prendre ses responsabilités. Or, il faudra deux ans de manifestations, pétitions, et même le dépôt à son encontre d’une plainte pénale pour empoisonnement, pour qu’Alain Juppé agisse enfin, après avoir manifesté le plus grand mépris pour la santé et de l’avenir des enfants gitans... et avoir encaissé jusqu’au dernier moment les loyers de la honte.

Eglise St-Eloi. Cette affaire, a mis à jour une face peu connue d’Alain Juppé : une faiblesse, voire un véritable penchant, pour les milieux catholiques intégristes. Ce n’est pourtant pas un scoop... pour qui veut bien étudier la composition du gouvernement Juppé de 1995 : on y trouvait la très réactionnaire Colette Codaccioni, ministre de la "solidarité entre les générations", et dans les cabinets de deux personnes proches sinon membres de l’Opus Dei : M. Hervé Gaymard, secrétaire d’État aux finances, et son épouse, Mme Clara Lejeune-Gaymard, fille du professeur Jérôme Lejeune, animateur de mouvements anti-IVG. En janvier 2002, peu après avoir signé l’arrêté "anti-bivouac", le maire de Bordeaux flatte à nouveau l’électorat réactionnaire en attribuant à une secte intégriste catholique une église de Bordeaux, l’église Saint-Eloi. Aux opiniâtres manifestations et pétitions, s’ajoutent cette fois-ci des actions en justice de la part de l’Eglise catholique officielle qui n’apprécie pas de se voir ainsi dépossédée. A l’occasion des différentes fêtes religieuses célébrées par les intégristes, des regroupements de nazillons ont lieu. C’est ainsi que seront reconnus des membres d’Unité radicale, l’organisation de Maxime Brunerie, l’individu qui a tiré le 14 juillet 2003 sur... Jacques Chirac. Alain Juppé a décidément de drôles de fréquentations. Hélas, l’affaire n’a rien d’amusant : diverses agressions fascistes ont depuis eu lieu à Bordeaux, par exemple le passage à tabac du propriétaire d’un bar associatif et antiraciste, le P’tit Rouge, en juillet 2004.

Le flop du tramway "sans fil". Certainement hypnotisé par son "destin", le maire de Bordeaux, par ailleurs président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), a choisi de s’offrir une première mondiale : l’alimentation du tramway par le sol. Or, le système ne semble pas au point : les pannes se multiplient, usant la patience des usagers. De plus, le gouvernement - composé des "amis" du maire de Bordeaux, a annoncé fin 2003 qu’il ne financerait plus les projets de transports en site propre, privant la CUB de 106 millions d’euros.

Les sans papiers exploités sur le chantier du tramway. Le scandale du tramway bordelais est loin d’être seulement technique. C’est ainsi que Bordeaux a connu fin 2002 une invraisemblable affaire : des dizaines de "sans-papiers" roms bulgares squattant les anciens hangars du port, au coeur de Bordeaux, dans des conditions inouïes de précarité. De notoriété publique, beaucoup de ces malheureux étaient exploités "au noir" sur les chantiers du tram, condition sine qua non pour tenir les délais : en effet, le maire de Bordeaux exigeait que l’inauguration de la première ligne se fasse impérativement avant la fin de l’année 2003. Dans Candide, Voltaire fait dire à un personnage : "Quand Sa Hautesse envoie un vaisseau en Égypte, s’embarrasse-t-elle si les souris qui sont dans le vaisseau sont à leur aise ou non ?". De même, quand Alain Juppé fait un caprice, il se moque bien d’aggraver les souffrances humaines. Ainsi, le 21 décembre 2003, le maire de Bordeaux s’offrait une belle inauguration en présence du Président de la République. Les malheureux "squatteurs des hangars" avaient été expulsés par avion depuis longtemps.

Inauguration du tramway : raffle anti-militants. Pour une centaine de militants, mais aussi de simples citoyens présents au mauvais moment et au mauvais endroit, l’après midi inaugural du tramway n’a pas été rose : ils ont été séquestrés par les forces de police dans une véritable souricière rapidement complétée de barrières métalliques installées par... les agents municipaux de la Ville de Bordeaux. Le maire peut toujours prétendre qu’il n’était pas au courant de la collaboration de ses employés à ce scandaleux traquenard. A Bordeaux aujourd’hui comme auparavant à la mairie de Paris, tout semble se décider dans son dos...

La mascarade des "Conseils de quartier". Afin d’étouffer dans l’oeuf toute vélléité de démocratie participative, Alain Juppé en a organisé une triste parodie à travers de pseudo "conseils de quartier" : des "grand-messes" au cours desquelles les représentants de la municipalité, Alain Juppé en tête, paradent, vantent leur politique, et "fusillent" tout questionneur critique. Ce dernier ne dispose que de quelques secondes ("Posez votre question !") alors que les élus disposent de tout leur temps, micro en main, pour humilier l’’effronté citoyen. Aucun rapport avec la démocratie participative née à Porto Alegre (Brésil) où les citoyens votent et décident de l’affectation de l’argent municipal.

Accueil (qui plus est fastueux) des criminels Hu Jintao et Vladimir Poutine. C’est toujours avec l’argent de ses administrés qu’Alain Juppé, pour construire son "destin national", invite à Bordeaux les grands de ce monde... tortionnaires de préférence : c’est ainsi qu’il a reçu, respectivement en 2001 et 2003, Hu Jintao et Vladimir Poutine. Le premier, à l’époque vice-Président de la Chine, est depuis devenu numéro un dans son pays et bafoue allègrement les Droits de l’homme. Le second, impitoyable bourreau du peuple tchétchène, a pourtant été reçu avec le plus grand faste les 12 et 13 février 2003.

Autres affaires peu glorieuses pour le maire de Bordeaux : l’importante subvention attribuée à Johnny Halliday - sûrement confondu avec un modeste intermittent du spectacle - pour faire un concert au stade municipal de Bordeaux le 13 juillet 2003 ; le financement massif du très artificiel "Festival du cinéma au féminin", véritable flop maintenu à flots d’année en année avec l’argent des bordelais ; l’ouverture à Bordeaux d’un casino, attribué "courageusement" au puissant groupe Accor, afin de récupérer les dernières pièces de monnaie des ménages bordelais modestes ; de troubles appels d’offre concernant les parkings souterrains bordelais ; l’augmentation substantielle des dépenses municipales pour un "plan lumière" visant à éblouïr les bordelais et, surtout, illuminer le destin d’Alain Juppé ; etc., etc., etc...

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L’opération actuelle de réhabilitation d’Alain Juppé, lancée par ses amis politiques, est basée sur la magnification mensongère de son action bordelaise, couplée à une véritable entreprise de révisionnisme pour faire oublier les dossiers noirs du maire de Bordeaux.

Nous ne les oublions pas.

Mots clés : Dazibao / Elections-EluEs / Justice-Droit / Stéphane Lhomme /

Messages

  • juppé, tout comme l’ex maire de paris le truand corse et sa femme qui retombent toujours sur leurs pieds victime de la famille chirac, les plus grands truands de la république bananière qu’est la france,
    il y a bien trop de mafieux dans notre vie politique, il faut diviser ceux—ci par 5 !
    la démocratie et en jeux.
    il faut incarcérer ces truands pour lkes éliminer de la société et confisquer leurs biens.

  • Je veux juste dire que ce jugement de toutes façon fondé à être inscrit, pourrait, en période révolutinnaire faire partie de l’ordinaire des règlements de compte par le peuple nécessaires. Là pardonne-moi camarade, mais vous donnez par de tels propos, en période contre-révolutionnaire et n’en seriez-vous pas vous-même, dans le populisme.

    Or les opérations "faire propre" réclamées dans l’agora en période contre-révolutionnaire n’ont jamais été annonciatrices de lendemains libérateurs, bien au contraire. N’as-tu pas remarqué, camarade, comme le reserrement de notre président sur les industriels de l’armement et de l’Afrique relookés par l’entertainment et ré-armés virtuellement de l’édition, auxquels il a fait toutes les concessions depuis un an (dont la question des réfugiés politiques italiens liée entre autre à des marchandages financiers en Italie) remonte étrangement aux commencements de l’affaire Jupé, qui le menace sans doute au point qu’il put imaginer structurer autour de lui une assemblée de juristes experts pour en juger face aux tribunaux ?

    As-tu remarqué, camarade, comme la peur de perdre le pouvoir pourrait autant que les arguments financiers expliquer nombre de lois françaises parmi les plus dures pour exécuter le plan Schengen et même l’outrepassant dans tous les domaines, et du coup renforçant la cohérence des domaines voisins : sécurité, Internet, droits d’auteurs, concentration des medias, numerus clausus des agences de Presse, intermittents, propriété industrielle, etc... depuis un an ? tant de zèle pour la réinterprétation de l’OMC loin de la loi sur la libre concurrence ne te semble t’elle pas étrange pour des libéraux ?

    Il est des cheminements de traverse ou obscurs, ou encore des privilèges parfois, selon Machiavel, (qui en réalité pensait la république pour le peuple stratégique face au tyran), devant hélas faire l’objet de pesée du pour et du contre au regard de l’action et de l’environnement en voie de dégradation, et peut-être... Crois-tu réellement à la transparence du politique et de la justice comme on croit en Dieu, et quelque soit le système politique en place ? La justice qui se révulse sur son propre pacte républicain à propos de Battisti : est-elle digne qu’un peuple libre (libre en droit et libre dans sa faculté de juger) en appelle à elle pour faire valoir ses droits civiques, ou ne la renforcerons-nous pas alors, dans la légitimité de ses abus au lieu de les combattre dans ses faiblesses ?

    Elias Canetti observant la montée d’Hitler et le comportement des masses en Allemagne, a défini dans son ouvrage "Masses et puissance" le dictateur non comme l’empereur mais comme le survivant. En matière de stratégie politique nous ne devrions jamais oublier de savoir que le dictateur est le survivant. Autrement dit ici : faut-il par assauts successifs situer le dirigeant politique dans le territoire du survivant alors que de toutes façons sauf émeute vers l’Elysée et tête en pic, il ne peut être destitué par la protection de son statut - et donc ne viser qu’a faire reculer l’échéance ? Mais il est petu-être déjà trop tard, me diras-tu ? Nous aurions du penser à tout cela avant le plébiscite - ou juste après - et n’y aurions-nous pas concourru.

    L’affaire Jupé est l’affaire Chirac pourrait-on dire. Mais je m’affole autant à entendre J. Lang préconiser un régime présidentiel à l’américaine sans dualisme critique infra-gouvernemental, car à voir le désastre de la convivialité unitaire de messieurs Raffarin et Chirac, (à comprendre plutôt du côté de la soumission du Premier ministre moyennant quelques espaces lui restant pour ses propres galops), on peut entendre le son de la future catastrophe annoncée par une telle réforme, si elle devqait avoir lieu, empêchant à jamais de nouvelles cohabitations possibles : ressort découvert par Mitterand constituant un des dispositifs de secours de la 5è république présidentielle.

    Les gouvernements sans conteste ne sont pas prédictifs des avenirs sereins. S’il n’y avait eu, car les rôles s’inversent en matière duelle, veto du roi sur la question des pouvoirs spéciaux opposé au gouvernement de Aznar, après les attentats de Madrid, où en serait la démocratie Espagnole aujourd’hui ? Mais de là même façon, un premier ministre opposant peut aussi sauver une République.

    Je ne pense pas particulièrement intéressant, si noir et épouvantable soit la grande barbouze et marchand d’armes Marchiani, qui ne tient certainement pas que la responsabilité des crimes d’argent et qui commença autrement que dans l’international, se retrouve emprisonné au nom du recel de l’argent avec lequel il permit autrefois la libération des otages du Liban. Franchement... Ne pouvait-on lui réserver un autre sort, une autre forme de surveillance liée à une criminalité duelle que l’emprisonnement - à voir comment les services secrets tiennent les intérêts internationaux en chantage par le biais des otages en Irak... (n’oublie pas que Negroponte surement n’a pas été nommé pour rien), alors tu commenceras peut-être à te dire, comme moi, que rien n’est clair (au cas où tu ne l’aurais pas encore admis depuis l’Afghanistan des années 90 puis le 11 septembre 2001)...

    Personnellement je trouve également l’évolution du parti socialiste inquiétante : "faire propre" partout chez soi en montant par les compromis vers l’Europe, par ex en récusant le devoir d’insoumission en France, à propos de la cavale de Battisti instrumenté par un harcèlement depuis le gouvernement européen de Bruxelles il y a un an, qu’ils désavouent après avoir dit aider le bonhomme hier, n’est guère rassurant.

    En effet, le devoir d’insoumission demeure attaché en texte à la charte des fonctionnaires, des serviteurs et des contractuels de l’Etat français - devoir qui ne serait donc même plus l’objet des députés et des sénateurs socialistes alors qu’ils devraient, en tant que représentants du peuple, le défendre au premier plan d’une "saine" vitrine de la république ?

    Compromis avec le gouvernement actuel sur les réformes de la santé publique de l’assurance maladie au nom du clin d’oeil euthanasien - qui devrait être un droit sur soi-même (un droit sur soi-même seulement et pas prescrit par les familles ni les proches ni par le personnel hospitalier, rédigé dans une déclaration au moment de sa "bonne" vie comme les testaments ou les successions (!) -un droit pour tous les malades et non seulement pour les personnes en fin de vie, s’il était un choix éthique mais loin de là... En arrière plan : moins il y aura de malades mieux s’en portera l’assurance maladie et ce n’est pas pour déplaire à certains syndicats qui leur fournissent des cadres, ni à certains partis soucieux de bonne économie, comme la vie des vieux est improductive : optons pour les éliminer ! Mais qui récupèrera leurs fonds de retraite résiduels ?.... Eugénisme économique - en réalité.

    Compromis au niveau de la constitution européenne de toutes les trahisons du pouvoir du peuple et de sa représentation, et mouillée de religion discriminatoire, etc...

    Souviens-toi de monsieur Charasse, le seul homme, ancien ministre du budget, celui de tous les scandales financiers au temps de Beregovoy ministre des finances qui n’était que son subalterne et qui rendit l’âme pour permettre au parti d’en sortir indemne, sans doute, lui qui, sauf l’exception d’une seule fois, ne s’est jamais présenté devant les juges à leur appel, et tandis qu’il porte sur lui la gestion du trésor Mitterand. Ceux du PS qui font propre aujourd’hui lui attribuent-ils une seule flèche ?

    Ce qui se passe en France est grave. Personnellement je trouve regrettable qu’on ne soit pas capable d’organiser de kermesse nationale sur la question de l’explosion des sanctuaires symboliques attachés au droit républicain révolutionnaire à propos de la cavale de Battisti, avant le jugement de la cour de cassation le 29 septembre... pendant que les dignitaires malgaches roulent en rolls (enfin façon de parler et je ne le déplorerais même pas s’il n’y avait pas deux lois et deux mesures).

    Ce devoir est le dernier droit révolutionnaire allié à indivisibilité de l’égalité de la liberté et de la fraternité qui reste en France, en république modérée par l’amnistie, c’est justement l’insoumission. Avec la même énergie, alors que l’autre a fui et pour cause, n’étant pas "le dictateur", et quand il en existe une centraine derrière lui, plongés dans l’incertitude, ne pourrions-nous au lieu de dilapider notre énergie festive sur l’affaire Jupé, nous préparer à une manifestation nationale délocalisée spectaculaire ?

    Maintenant, on va même trouver dans sa fuite un argument contre ou un marchandage pour les autres réfugiés ? tous ces marchandages et ces évaluations officielles et alternatives ne te semblent-ils pas odieux ?

    Pardon et ne le prends pas mal : je ne fais pas partie du parti de monsieur Jupé, je ne fais partie d’aucun parti, mais je réfléchis comme d’autres, à la question de l’autonomie dont celle du libre jugement, penses-le bien, et je ne propose pas une capitualtion liquidatrice mais de se retourner plutôt vers les droits fondamentaux et les réformes gravissimes visant à les faire disparaître, tels qu’ils nous accablent, parce qu’on se réjouit de se tromper de cible serait-elle énorme (peut-être torp énorme pour ne pas être un leurre distrayant de la piste, d’ailleurs).

    Je ne connais pas la solution pour résoudre la question des abus ou crimes des Jupés s’appelleraient-ils Chirac ou Charasse, Mitterrand, ou même Marchiani, franchement oui, on ne peut laisser passer cela. Mais n’est-ce pas précisément ailleurs que nous devrions battre le pavé ces jours-ci, sachant que cette affaire étant de pouvoir se règlera de toutes façons comme une affaire de pouvoir et entre les pouvoirs, tandis que les citoyens deviennent les otages du populisme aidant une justice qui en fait la monnaie du pouvoir européen à l’image des medias italiens à propos des années de plomb : mais cette fois, cela se passe ici même, à Paris, où monsieur Perben il y a un peu plus de trois mois a fini par changer l’autorité du parquet nommée, pour y parvenir sans entrave... ça, c’est un vrai problème pour les citoyens qui s’intéressent à leur sort, l’ingérence de l’exécutif dans la séparation des pouvoirs, pour briser l’indivisibilité politique qui est attachée à chacun.

    Cordialement,

    Orphée

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