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« QU’IMPORTE le résultat », Sarko avant les municipales

Publie le vendredi 7 mars 2008 par Open-Publishing
2 commentaires

t’inquiète !!!! tu ne sera pas déçu !!!! ndlr

FRANCE / A deux jours des municipales, Nicolas Sarkozy fixe le cap
Sarkozy : cap 2012JOELLE MESKENS

jeudi 06 mars 2008, 22:20

« QU’IMPORTE le résultat », prévient le chef de l’Etat français avant les municipales de dimanche. Son horizon reste fixé à 2012.
AP
PARIS

DE NOTRE ENVOYÉE PERMANENTE

Il ne changera rien. Il ne marquera pas de pause dans les réformes. Il poursuivra sa route en fixant la fin de son mandat, en 2012, comme seul rendez-vous pour tirer le bilan de son action avec les Français.

À deux jours du premier tour des élections municipales, dimanche, Nicolas Sarkozy fixe le cap dans une longue interview au Figaro, jeudi. Le choix du quotidien n’est pas anodin : c’est au cœur de son électorat qu’il a voulu s’adresser alors que les sondages continuent de traduire un sévère décrochage dans l’opinion et que la gauche tente de transformer ce scrutin en vote sanction.

Le président, qui n’ignore pas que c’est son style personnel qui a nourri le désamour des Français, n’entend pas changer de cap politique. Au contraire. Revendiquant les réformes déjà entreprises (assouplissement de la loi sur les 35 heures, alignement des régimes spéciaux de retraites sur le régime général, réduction des effectifs de la fonction publique, peines planchers pour les multirécidivistes, etc.), il prévient que c’est avec la même philosophie qu’il continuera de diriger le pays : « Je travaille à la modernisation de la France sans me laisser distraire par les péripéties, même si je me dois d’être attentif à tout, y compris à l’humeur du moment », dit-il.

Alors que le monde politique bruissait depuis des semaines de rumeurs sur les départs et les remplacements de ministres, Nicolas Sarkozy annonce qu’il conservera à peu de choses près la même équipe. Pas de remaniement d’ampleur après les municipales, donc. « Je voudrais mettre un terme à cette maladie française qui consiste à changer de ministres tous les six mois », dit-il. Il n’y a pas si longtemps, en conseil des ministres, il semblait pourtant clairement avertir : « J’entends tout, je vois tout et je saurai en ternir compte », disait-il comme pour fixer aux ministres une obligation de loyauté et de performance. L’argument avancé aujourd’hui est que l’équipe en place doit avoir la pleine maîtrise de ses dossiers pour aborder la présidence de l’Union européenne, en juillet prochain.

Et François Fillon ? C’est un secret de polichinelle que la popularité du premier ministre agace le Président. Mais pas question d’en changer pour autant, ce serait précisément incompréhensible aux yeux de l’opinion. « Le président de la République doit choisir le meilleur pour mettre en œuvre sa politique. C’est le choix que j’ai fait avec François Fillon. » Ses plus proches collaborateurs aussi resteront au poste. À commencer par l’omniprésent Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée, qui agace pourtant plus d’un ministre à force d’intervenir dans tous les dossiers et de se réserver les annonces.

Deux mois après la fameuse conférence de presse où il avouait lui-même que les caisses de l’État étaient vides, Nicolas Sarkozy dément tout plan de rigueur après les municipales. Où ira-t-il alors chercher l’argent pour réduire les dettes et financer sa politique ? En dopant la croissance, veut-il croire. Une gageure pourtant si l’on en croit les prévisions des économistes. Mais le chef de l’État dispose depuis hier d’un joker : de très bons chiffres sur le chômage. Pour la première fois depuis 25 ans, le nombre de demandeurs d’emplois passe sous la barre des 7,5 %.

Celui qui se promettait l’an dernier d’être le président du pouvoir d’achat assure qu’il n’a pas abdiqué. « L’élévation du niveau de vie des Français est un objectif central de ma politique », martèle-t-il. Il se félicite ainsi du succès du recours aux heures supplémentaires : un dispositif qui monte encore en puissance, veut-il croire. Et Nicolas Sarkozy de miser aussi sur l’intéressement des salariés aux résultats des entreprises. En revanche, pas question d’augmenter les salaires.

Ce recadrage suffira-t-il à rassurer les électeurs ? Dans la majorité, on cherche à se rassurer : la vague rose annoncée pourrait démobiliser les électeurs de gauche et limiter ainsi la casse annoncée…

http://www.lesoir.be/actualite/fran...

Messages

  • le temps explore le sarko nouveau :
    INTERNATIONAL
    Le Temps I International I Article

    Sarkozy-Fillon : unis et pourtant si distants

    FRANCE. Le président exclut tout remaniement rapide de son gouvernement. Mais les relations avec son premier ministre restent fraîches.

    Sylvain Besson, Paris
    Vendredi 7 mars 2008

    « On ne change pas un premier ministre en fonction des sondages » : d’une phrase, Nicolas Sarkozy a coupé court aux rumeurs de brouille entre lui et son chef de gouvernement, le très populaire François Fillon. Selon une enquête CSA publiée jeudi, la cote de ce dernier s’envole (55%,+8 points) alors que celle du président français reste très dégradée (38%, -4 points).

    Cette divergence croissante ne semble pas déranger Nicolas Sarkozy. Dans un entretien au Figaro, il annonce qu’il ne chamboulera pas son équipe gouvernementale après les élections municipales des 9 et 16 mars, qui s’annoncent difficiles pour son camp. D’abord parce que François Fillon reste « le meilleur pour mettre en œuvre » les futures réformes (lire ci-contre). Ensuite parce qu’il faut « mettre un terme à cette maladie française qui consiste à changer de ministres tous les six mois ».

    L’analyse de Nicolas Sarkozy devrait conforter Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, dont le libéralisme instinctif a été plusieurs fois contredit par le président. « Alors que les Britanniques ont gardé Gordon Brown dix ans au Ministère des finances, nous avons connu huit ministres à Bercy pendant la même période », explique ainsi le chef de l’Etat.

    Est-ce à dire que tout va pour le mieux au sommet du pouvoir français ? Pas vraiment. Car les relations du président avec son premier ministre restent empreintes d’une évidente froideur. Certes, François Fillon mène une campagne active pour les municipales et saisit chaque occasion de défendre Nicolas Sarkozy contre les attaques de la gauche. Mais les deux hommes apparaissent peu ensemble, et le contraste entre leurs styles respectifs - sobriété discrète pour l’un, activisme voyant pour l’autre - demeure frappant. En septembre dernier, François Fillon avait eu une expression qui trahissait la distance entre les deux hommes : « Les relations entre le président de la République et le premier ministre sont bonnes par construction », déclarait-il alors.

    Dans l’entourage de François Fillon, on ne cherche pas à démentir ce manque de cordialité : « C’est un président et son premier ministre, explique une source proche du second. Je ne pense pas que les Français demandent autre chose. Mais leur proximité politique est totale, puisqu’ils ont le même programme. » François Fillon rappelle sans cesse qu’il est le coauteur du projet présidentiel de Nicolas Sarkozy - et le garant de son application.

    Il n’en a pas toujours été ainsi. Entre 2002 et 2004, alors qu’ils étaient ministres dans le même gouvernement, leurs entourages avaient échangé des propos peu amènes : Nicolas Sarkozy était qualifié de « facho », François Fillon de « fayot ». Leur opposition à Jacques Chirac a ensuite rapproché les deux hommes, jusqu’à conclure un mariage de raison qui dure encore. « François Fillon respecte toujours ceux avec qui il fait alliance, affirme Christine Kelly, auteur d’une biographie* du premier ministre. C’est pour cela que, aujourd’hui, Sarkozy est relativement tranquille. »

    Pourtant, à l’automne dernier, le tandem Sarkozy-Fillon a failli rompre. Selon Christine Kelly, le premier ministre a menacé de démissionner après avoir été traité de simple « collaborateur » par le président de la République. Et de nouvelles tensions semblent inévitables : « François Fillon pense déjà à la présidentielle, estime le politologue Dominique Reynié. Il ne peut pas s’empêcher d’y penser. On dit que tous ceux qui sont à Matignon y pensent, y compris ceux qui ne sont pas populaires. Alors lui... »

    Pour l’instant, toutefois, l’entourage du premier ministre dément vigoureusement : « Personne ne prépare la prochaine présidentielle. Il faut se calmer. L’idée d’une rivalité [avec Nicolas Sarkozy] est absolument absurde. » Page16

    * François Fillon, le secret et l’ambition,Paris, Editions du Moment, 2007.

    Le président tente un retour vers la sobriété
    Nicolas Sarkozy évite les annonces spectaculaires et les images chocs.
    Sylvain Besson
    Pas de remaniement, pas d’annonce spectaculaire et un engagement convenu à poursuivre les réformes : l’interview accordée par Nicolas Sarkozy au Figaro est d’une « remarquable platitude », juge Jean-Marc Lech, coprésident de l’institut de sondages Ipsos. Et, selon lui, cette platitude est délibérée.

    « Depuis quelques jours, Nicolas Sarkozy est beaucoup plus maîtrisé, note le sondeur. Le reportage paru dans Paris-Match de son voyage au Tchad et en Afrique du Sud avec Carla Bruni est très institutionnel. Aucun photographe ne les a accompagnés au parc Kruger, où ils sont quand même restés un week-end. » Autant de signes, selon Jean-Marc Lech, que Nicolas Sarkozy a compris que son style « bling-bling » ne passait plus dans l’opinion.

    A défaut de grandes révélations, l’interview du président au Figaro contient quelques informations sur la suite de son mandat. Une réforme institutionnelle donnant plus de pouvoirs au parlement sera présentée après les élections municipales. Quelque 36000 postes de fonctionnaires devraient être supprimés cette année. Le mode d’élection des syndicats sera rénové pour les rendre plus représentatifs. La concurrence dans la grande distribution sera renforcée.

    Nicolas Sarkozy veut poursuivre la « stratégie volontariste » qui permet à l’Etat d’intervenir pour sauver une grande entreprise de la faillite ou du rachat par un concurrent étranger. En revanche, bien qu’il juge les prélèvements obligatoires en France « trop élevés », il n’a annoncé aucune mesure significative dans ce domaine.

    • Il ne changera rien. Il ne marquera pas de pause dans les réformes. Il poursuivra sa route en fixant la fin de son mandat, en 2012, comme seul rendez-vous pour tirer le bilan de son action avec les Français.

      Sauf à acheter quelques voix, 200 euros promis pour fin mars (uniquement ce mois-là), pour les retraités qui ne touchent que la "pension vieillesse" !

      Allez savoir la "batterie" de cadeaux qu’il offrira aux français, enfin certains, pour pouvoir repasser !

      De la corruption !