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Rencontre de l’intersyndicale avec Patrick de Carolis du lundi 11 février

mardi 12 février 2008 - Contacter l'auteur - 3 coms

de Jean-François TEALDI

Secrétaire général SNJ-CGT France 3 et Audiovisuel


Communication inter syndicale

Rencontre de l’intersyndicale avec Patrick de Carolis du lundi 11 février

La direction du groupe s’est adressée à la tutelle afin de chiffrer de façon détaillée en matière d’antenne, de trésorerie, d’investissements, etc, l’impact de la décision présidentielle de supprimer la ressource publicitaire.

Elle souhaite obtenir des garanties de compensations dès 2008, avant le conseil d’administration extraordinaire de France Télévisions du 27 février prochain.

L’impact pourrait être de 20% de manque à gagner dès cette année sur les rentrées publicitaires, soit 160 millions d’euros sur un budget total de 850 millions.

Il faut y ajouter les besoins d’investissements à faire dès cette année pour les programmes de remplacement qui seront diffusés à partir du 1er janvier 2009 (1h45 sur France 2, 1h30 sur France 3, et 2h45 sur les différentes régions de France 3 et les antennes ultra-marines de RFO), des programmes chiffrés à 70 millions.

Enfin, l’éventuelle restructuration de France Télévisions Publicité devrait elle aussi être budgétée dès cette année (30 millions)

L’ensemble de ces besoins représenterait au total plus de 260 millions d’euros.

Compte-tenu d’une trésorerie tout juste à l’équilibre, si l’état ne s’engage pas clairement à la fin du mois, France Télévisions devra opérer des arbitrages afin d’assurer l’équilibre budgétaire, sans affecter l’emploi des personnels.

Afin de ne pas mettre en péril le groupe, Patrick de Carolis menace de geler divers investissements, dont les commandes aux producteurs privés, pour ne pas créer de déficit.

Mots clés : Jean-François Téaldi / Radio / Syndicats / Télévision /

Messages

  • Il semblerait que Carolis se soit fait cocufié dans cette affaire. Apparemment il n’aurait appris que lors de l’intervention du guignol que la pub allait disparaitre. Pour l’instant il essaie de se raccrocher aux branches, mais il ne serait pas surprenant que l’iconoclaste veuille mettre l’un de ses sbires à la tête de l’audiovisuel public pour l’emmener vers la privatisation !

  • Bonjour,
    Bravo pour votre job,
    un autre scandale
    Saviez-vous qu’Alain de Pouzhilac est Président d’un groupe de Casino ?

    http://www.moliflor.com/page22808.php
    LE CONSEIL DE SURVEILLANCE

    • Alain de Pouzilhac,
    Président du Conseil de Surveillance

    Avril 2006, Alain de Pouzilhac rejoint Moliflor Loisirs en qualité de Président du Conseil de surveillance.
    Président, jusqu’en 2005, du groupe publicitaire Havas ou il a fait toute sa carrière, Alain de Pouzilhac aime à se présenter comme un autodidacte. Sa mission au sein de Moliflor Loisirs devra permettre au groupe de conforter sa notoriété, renforcer son rayonnement français et international et l’accompagner dans sa réflexion stratégique. Il est aujourd’hui Président du Directoire de la Chaîne d’Informations Internationales, association à parts égales entre France Télévision et TF1, dont l’objectif est de contribuer au rayonnement de la France sur tous les continents.

  • Monsieur Jean-François Téaldi, chers Camarades,

    Voici une suggestion simple et évidente pour financer le service public télévisuel.

    Il s’agit de prélever 20% des revenus d’EDF sur la consommation électrique annuelle directement liée à la vision de programmes TV ce que je nomme les "Kilowatts audiovisuels" (KW AV).

    Cette mesure pourrait rapporter plus d’un milliard d’Euros aux chaîne publiques.

    A elle seule, la création télévisuelle permet en effet à EDF de facturer annuellement aux ménages de France 12,5 Milliards de KW !
    (Il y a 42.480.000 téléviseurs en France qui fonctionnent 3,24 h par jour à 0,25 KW par heure)

    Quand je regarde la télévision je ne regarde pas une lampe allumée mais bien de la création audiovisuelle, des programmes.

    Il me semble donc logique que les sociétés productrices et distributrices européennes de courant électrique participent à cette création qui leur procure un bénéfice énorme.

    Il s’agit en fait du même type d’argument que celui qui a présidé à l’instauration de la contribution des câblodistributeurs européens à la production.

    Rappelons que le bénéfice net d’EDF dépasse 5,6 milliards d’Euros.

    Couplée à un prélèvement substantiel des revenus de la publicité sur les chaînes privées, cette mesure pourrait procurer les moyens nécessaires au maintien des chaînes publiques sans pénaliser les ménages.

    Je tiens à votre disposition une étude chiffrée plus détaillée.
    Avec mes meilleures salutations

    Mauro Soldani
    réalisateur producteur

    mauro.soldani@wallonieproductions.com

    Eygalières, le 27 mars 2008

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