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Sarkozy menacé d’un vote sanction
Publie le vendredi 1er février 2008 par Open-Publishing1 commentaire
Sarkozy menacé d’un vote sanction
BERNARD DELATTRE
Mis en ligne le 01/02/2008
Les élections municipales de mars se rapprochent. Vu la dégringolade de la cote du chef de l’Etat et l’impopularité de sa politique, la droite peut craindre le pire. Heureusement pour elle, ce scrutin est par nature assez local.
Cela commence à sentir le roussi à l’Elysée. Selon un sondage à paraître samedi, le chef de l’Etat n’a plus la confiance que de 41 pc des Français. La dégringolade de sa popularité ces deux derniers mois est d’autant plus retentissante que, pendant ses six premiers mois de mandat, sa cote caracolait à des niveaux historiques, jamais vus précédemment. Or, désormais, à l’exception du tandem Chirac-Juppé au début de 1996 (soit après les grandes grèves de la fin 1995), le couple exécutif formé par Nicolas Sarkozy et son Premier ministre François Fillon est le plus impopulaire de la Ve République après neuf mois de mandat.
Selon tous les analystes, l’opinion est lasse du style Sarkozy : l’affichage de sa vie privée, les "moeurs de cour" dénoncées par la presse, le "zapping" présidentiel permanent d’un sujet à un autre, qui passe pour de l’instabilité, etc. Et elle est déçue sur le fond. Alors que le candidat Sarkozy avait promis d’aller "chercher la croissance avec les dents", la plupart des indicateurs économiques sont dans le rouge. Alors qu’il s’était engagé à être "le président du pouvoir d’achat", il a dû, début janvier, confesser son impuissance. Certains volets de sa diplomatie (Kadhafi, Poutine, etc.) et les coups qu’il a portés au pilier républicain qu’est la laïcité ont achevé de décontenancer l’opinion et de faire plonger sa cote.
Qu’importe : le Président n’a pas été élu pour être populaire mais pour réformer le pays, a commenté en substance jeudi son porte-parole. Il n’empêche, cette mauvaise passe tombe au plus mal pour la droite : à un gros mois du premier test électoral d’ampleur que constitueront, pour Nicolas Sarkozy et son camp, les élections municipales des 9 et 16 mars prochains - dont la campagne officielle s’ouvre ce vendredi.
Après la vague, le ressac ?
La droite avait d’autant moins besoin de cette méforme sondagière que ces municipales, comme tout scrutin intermédiaire affronté par un pouvoir en place, s’annonçaient déjà, par nature, assez délicates. Elles le seront d’autant plus que, cette fois, la droite a beaucoup plus à perdre que la gauche.
En effet, les dernières élections municipales, au printemps 2001, avaient été marquées par une "vague bleue" d’une ampleur historique, même si la gauche avait fait forte impression en enlevant les deux bastions de droite que sont Paris et Lyon. Au total, la droite est actuellement au pouvoir dans 20 des 37 villes de plus de 100000 habitants que compte le pays.
Et demain ? Si l’on en croit tous les sondages - mais, d’ici au scrutin, ils peuvent encore se nuancer -, la droite devrait échouer à reprendre Paris et Lyon. Elle pourrait perdre des villes importantes de province (Toulouse, Strasbourg, Caen, Rouen, Saint-Etienne, etc.). Dans d’autres grandes cités régionales (Marseille, Bordeaux, etc.), ses scores pourraient se tasser. Des vedettes de la Sarkozie (Rachida Dati à Paris, le porte-parole de l’Elysée David Martinon à Neuilly, etc.), pourraient être contraintes à d’humiliants ballottages. Et des néoralliés emblématiques (tel l’ex-bayrouïste Jean-Marie Cavada à Paris) pourraient être ridiculisés.
Certes, il n’est pas sûr que la méforme nationale de la droite aura un impact sur les résultats d’un scrutin pour lequel six Français sur dix disent se déterminer en fonction d’enjeux locaux. Mais, comme le notait un dirigeant de l’institut Sofres jeudi, "on commence à entrer dans une phase où l’impopularité de l’exécutif peut produire une nationalisation du vote". Ce qui n’arrange rien pour l’Elysée, le moral des ménages est en ce moment à son plus bas niveau depuis très longtemps. Preuve s’il en est que ce marasme et sa traduction électorale éventuelle sont pris au sérieux en haut lieu, d’ici au scrutin, plusieurs mesures sociales très populaires (augmentation des petites pensions, etc.) vont être annoncées





Messages
1. Sarkozy menacé d’un vote sanction , 1er février 2008, 16:03
Sarko aide le PS à gagner les élections. Après un délai raisonnable, il dissout l’Assemblée, et la " gauche " gagne les législatives. Puis, pendans quatre longues, très longues années, elle ( la " gauche " ) fait la politique du capitalisme. Et en 2012, Sarko ( et si ce n’est lui, ce sera donc son frère ) repasse aux présidentielles. Mais rassurez-vous, citoyens, ça a déjà marché une fois, avec le Chi dissolvant l’Assemblée en 97. Un indice : à l’annonce de la dissolution en 97, le matraquage du Chirac accumulant les erreurs a été trop bien organisé. Il fallait a tout prix que le cochon de votant ( ainsi qu’une pseudo-gauche débile ) ne voie pas ou on voulait le mener. Vieux stal borné.