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Sarkozy ou la dictature du capital

vendredi 31 août 2007

De Copas

Notre bon Sarkozy a fait une déclaration surprenante et au MEDEF qui est passée relativement inaperçue tellement elle est dans l’air du temps et qu’on est resté concentré sur le catalogue d’attaques contre les travailleurs que celui-ci a déroulé devant des oreilles avides et ravies.

Il a appelé à une "nation rassemblée derrière ses entreprises", alors que, bêtes de nous, nous aurions pu penser que la nation devait être rassemblée derrière le peuple et ceux qu’elle s’est donnée comme élus.

Donc, Mr Sarkozy, vous nous informez officiellement que vous vous considérez comme au service et derrière les entreprises, moi qui avait la naïveté de penser, comme le proclame notre histoire constitutionnelle, qu’il n’existe pas d’autre autorité suprême en France que le peuple souverain , au maximum la délégation provisoire de ce pouvoir à des élus...

Et ne nous prenez pas pour plus bêtes que nous sommes, il ne s’agit pas là des habituelles douceurs et sucreries que vous réservez à la bourgeoisie , aux plus aisés. Vous avez franchi une étape singulière sans vous en rendre compte tellement elle vous sembalit naturelle.

Monsieur Sarkozy, vous abdiquez donc, et essayez d’entrainer dans un même élan la nation dans votre crédo anti-démocratique.

Déjà ? En si peu de temps ?

Ca va vous surprendre , mais la démocratie c’est : des entreprises au service de la nation et du peuple, pas l’inverse.

C’est le peuple qui est souverain et au dessus de tout, et vos paroles ne sont pas seulement une mise de moyens en faveur des actionnaires mais soumettre la nation à ces derniers. Le glissement est d’une terrible gravité.

Les entreprises étant les seuls endroits de non-droit dans la société (avec l’armée et les prisons), où les citoyens n’ont plus droit d’être citoyens , n’ont plus les libertés habituelles accordées aux citoyens, des entreprises structurées suivant le principe du despotisme et de l’anti-démocratisme , la demande de soumission de la nation à celles-ci, clamée par le président français est un des plus graves coups de canifs porté à l’idéal démocratique en France de ces dernières décennies.

Elle est le pendant de feu le TCE qui voulait pareillement soumettre les peuples à leurs entreprises privées anti-démocratiques.

On peut rajouter également dans les malfaisances et le hors-droit que :

* Non seulement il fait un discours où il veut soumettre la nation aux entreprises, donc soumettre le pays à ceux qui dirigent celles-ci. La dictature du capital donc.

* Mais également il dit : " La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur, je veux y mettre un terme " , désirant par là mettre hors des rambardes de la loi les patrons des entreprises après avoir indiquer que la nation devait se soumettre à celles-ci.

Donc il nous met sous le pouvoir des entreprises mais également demande qu’il n’y ait aucun contre-pouvoir juridique à leurs fatales turpitudes.

On franchit donc une étape suplémentaire dans le non-droit, une étape suplémentaire en voulant empêcher toute répression de la délinquance patronale et, dans de nombreux cas, la délinquance financière. La délinquance patronale et financière est énorme en France, et est très peu réprimée à la différence de la plupart des états de droits, y compris les USA. Elle représente infiniment + d’argent que tout les autres délinquances réunies.

Mais pour notre bon Nicolas, ce laxisme doit être amplifié en mettant au delà de la loi, au dessus de la loi en fait, la délinquance patronale.

Tout ceci est une formidable leçon de choses sur le bourgeois de Neuilly et ses complices : Ils sont pour la dictature du Capital et pour que les patrons soient au dessus des lois....

La lâcheté, la soumission face aux forces concentrant déjà le plus de puissance dans notre société, l’appel à la soumission de la nation, donc la soumission de la démocratie aux entreprises ; l’appel à l’avance à une logique d’amnistie généralisée des crimes et délits commis dans le cadre des entreprises, est la première proclamation claire d’un chef d’état d’un pays démocratique en faveur de la dictature du capital et l’abandon de la démocratie.

Le titre IX de la Constitution est remplacé par les dispositions suivantes : « TITRE IX « LA HAUTE COUR

« Art. 68. – Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour.

« .../....La Haute Cour est présidée par le Président de l’Assemblée nationale. Elle statue dans un délai d’un mois, à bulletins secrets, sur la destitution. Sa décision est d’effet immédiat.

« Les décisions prises en application du présent article le sont à la majorité des deux tiers des membres composant l’assemblée concernée ou la Haute Cour. Toute délégation de vote est interdite. Seuls sont recensés les votes favorables à la proposition de réunion de la Haute Cour ou à la destitution..../....

Monsieur Sarkozy, prenez garde de vous rendre illégitime par vos propres dérives.

Copas

(Monsieur Sarkozy, je voulais mettre une photo de vous lors de votre déclaration anti-democratique au MEDEF en utilisant les photos du site de l’Elysée, mais il semblerait que celles-ci soient également privatisées et que l’image de la république en action soit maintenant "tous droits réservés" , montrant en cela une fois de plus votre peu de respect de la chose publique. La photo trouvée vous plaira certainement mieux)

Messages

  • Très bien et bravo pour votre vigilance et votre sagacité ;-)
    Il y a tellement de trucs terribles qu’effectivement les "gros machins" passent pratiquement "naturellement" !
    Attentif, vigilance, partageur et fratenelle voilà nos manettes à nous.
    Merci Copas d’avoir l’esprit si frais et de le partager
    SAd

  • bravo et merci copas !

    Salut fraternel LE REBOURSIER

    • J’aurai souhaité que des députés réellement de gauche tiennent ce discours de dénonciation du Sarkozysme et ne se taisent pas ou ne restent pas que sur le terrain des dénonciations du catalogue d’attaques contre les focntionnaires, contre le contrat de travail, etc.

      Un député communiste, par exemple, qui se respecte , aurait dû mettre en accusation Sarko pour ses propos anti-démocratiques. Il faut mettre le feu aux débats policés qui délayent les véritables enjeux...

      A tous niveaux, leçon de choses doit être popularisée, en termes clairs, sur la réalité des choses.

      Sarko milite pour la dictature du capitalisme. Clairement.

      Il reprend là le credo du créateur de la comission trilaterale, du club de Bilderberg, (structures qui ont compté comme animateurs Kouchner, Barroso, DSK, Clinton, Trichet, etc, des centaines de hauts bourgeois, banquiers, propriétaires de médias) , Mr Rockfeller , qui professait en 1999 :

      « Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire »

      et à une des réunions de la Trilaterale :
      "la souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est préférable au principe d’autodétermination des peuples”

      Voir la liste des noms de la dernière réunion d’un de ces derniers raouts anti-démocratiques là :

      http://www.local.attac.org/attac14/spip.php?article853

      Cette idéologie n’a jamais cessé de prospérer et de gagner du terrain dans les couches les plus élevées de la bourgeoisie dans le monde. Elle rentre en conflit avec la démocratie, elle rentre en conflit avec l’espérance démocratique puissante qui s’exprime partout dans le monde, mais elle s’oppose également au rôle de l’état comme organisateur et planificateur de la volonté des bourgeois.

      Nous avons là un exemple cru de cette idéologie , avec la forme grossière qu’on lui connait, dans les propos de Sarkozy.

      Il n’est pas possible que ce genre de discours ne suscite pas plus de réactions. Sommes nous déjà tant habitués à la propagande en faveur du non-droit ?

      Copas

    • Bravo Copas, bravo les uns et les autres, mais "un député communiste qui se respecte" , voilà "en passant" une forte médiocrité lâchée, et qui non seulement inverse le sens de votre "procés", mais encore, procède dans le style sarkosien le plus pur, par accélération des mensonges : car tout votre bon texte , c’est vous même qui en inversez la fonction !

      c’est mentir que de laisser croire que les députés communistes "ne se respectent pas : ils militent à leur niveau et dans la durée contre la logique antidémocratique que vous prétendez être "le premier " à dénoncer !

    • Ce n’est pas une médiocrité lâchée ! Cela suffit ! Nos députés ne sont pas là pour saloner ! Ils sont là pour prendre les travailleurs à témoin sur la politique de la droite.

      J’attends de les entendre sur cette question, clairement et de façon audible. C’est une très grave attaque. Il ne faut pas retourner les choses.

      J’ai prononcé ces mots pour qu’il y ait des réactions. Pas pour que des gens disent : "ah mais ne les bousculez pas trop nos pauvres petits lapins...." Cessez de n’avoir aucune exigence sur nos représentants !

      J’attends également des réactions audibles et claires du PCF, de la LCR et de LO pour les forces de gauche qui nous restent sur les déclarations d’amour de Sarko en faveur de la dictature du capitalisme. Ils ont pouvoir de relayer ces dénonciations.

      Il faut un langage clair sur ces choses là. Démonter les discours du petit.

      Si j’ai choqué en parlant de "député communiste qui se respecte" qu’on me pardonne. je retire alors et j’attends benoitement qu’ils y aillent en profitant de la tribune de l’assemblée, pour dénoncer avec vigueur le crédo anti-démocratique de Sarkozy.

      Il nous faut également secouer sur ces questions le reste de la gauche et tous ceux qui ne se satisfont pas d’un monde où les capitalistes dirigeraient légalement sans aucun contre-pouvoir.

      Copas

    • Je suis très satisfait que ça commence à bouger. Je note quand même que l’article cité sur le Nouvel Obs reste seulement sur le terrain de l’impunité juridique patronale revendiquée par Sarko .

      C’est bien mais le plus grave c’est la revendication de mettre la nation derrière les entreprises. C’est à dire appeler à la dictature du capital, clairement. C’est cela la ligne rouge et non seulement l’appel à l’impunité pour la délinquance patronale.

      le cadre de son discours est là : On se soumet au capitalisme légalement , les détails et moyens sont notamment l’impunité patronale et autres gracieusetés .

      Sarko est sorti du périmètre démocratique .

      Sur le fond (ça on s’en doutait) mais dans les formes également.

      Et je souhaiterai que cette affaire n’en reste pas là.

      Copas

    • Cette référence à la Trilatérale et au groupe Bilderberg est typique de votre méthode :

      1. L’amalgame. Beaucoup de gens ont été invités et ont participé à ces réunions, notamment Rocard, Fabius, Beregovoy... aujourd’hui Kouchner, tout simplement parce que ce sont des hommes qui ont occupé ou qui occupent des responsabilités. Cela ne signifie pas pour autant qu’ils soient d’accord avec d’autres invités (Thatcher, Wolfowitz et les néo-cons etc) et encore moins qu’ils approuvent les opinions de Rockefeller cité plus haut.

      2. La théorie complotiste et paranoïaque du monde. Au lieu d’analyser le développement de l’hyper-capitalisme, qui est très complexe, diversifié et multi-polaire, on préfère imaginer que toutes les décisions sont prises par un petit groupe de gens à l’occasion de réunions secrètes. L’analyse rationnelle et matérialiste est remplacée par une théorie délirante.

    • Qui a dit que le capitalisme se résumait à Bidlerberg et la Trilaterale ? Pas moi en tout cas.

      Je note que le gouvernement des bourgeois et des banquiers est dans l’air du temps du prêt à porter de la bourgeoisie dominante dans le monde. Relis ce que je dis plutôt que d’essayer de faire un mauvais procès.

      Je n’indique non plus nulle part que c’est Bilderberg et la Trilatérale qui commandent le monde.

      Par contre je note que ces deux clubs bénéficient d’énormes protections policières et militaires à chaque fois qu’ils se réunissent, qu’un de leurs fondateurs, et non un participant simple, a professé ouvertement à plusieurs reprises en faveur d’une direction du monde non régie par la démocratie.

      Je n’irai pas moi à un club de rencontres fondé et toujours sous haute bienveillance d’un individu professant une telle idéologie. Je sais que ça ne dérange pas certains , tout est bon n’est-ce pas ?
      Ces deux clubs sont une honte. Libres à eux d’exister avec les moyens d’anti-démocrates et sous la protection de forces policières et militaires, mais libre à nous d’indiquer qui ils sont et ce qu’ils font, ceci vaut bien j’imagine bien des aspects superficiels sur les bourrelets de Sarko ou sur les fringues de Cecilia.

      Je parlais là d’apparentements idéologiques sur le sujet de Sarko.

      Je note simplement que l’attaque ici est biaise. Plutôt que de protester contre une attaque basique , les mots sont les mots, contre la démocratie, on cherche à allumer un contre-feu sur une interprétation imaginaire.

      Sarko participe à la même idéologie de l’ultra-libéralisme qu’on a vu à l’oeuvre sur la planète, avec ses militants actifs et ses gros moyens. Que Bilderberg et la Trilateralen assemblées de bourgeois et de directeurs (c’est bien d’avoir trouvé Bérégovoy, si tu cherches aussi tu trouveras les femmes de ménage de ces rencontres qui ne sont pas non plus des partisans d’un gouvernement mondial de gens éclairés, banquiers et intellectuels ;.....).

      Allez oui la présence à ces clubs de Kouchner était scandaleuse !

      Et oui ce qui est grave c’est la mise en pratique et l’expression crue de ce crédo anti-démocratique par un chef d’état élu.

      Copas

    • Avant de parler de ce genre de société, il est recommandé de s’intéresser à la structure "circulaire" d’une secte : Son noyau est inaccessible !

      Le principe de base d’une société secrète est de rester...secrète.
      C’est peut-être le moment d’oublier de l’ignorer.
      Plus on la considère comme un mythe, plus elle prospère, pèpère...

      Elle sait attirer les CCM (Candidats Candides et Médiatiques) pour mieux tromper les foules.
      Mais, il s’agit ici d’une toute autre histoire. une secte économique et politique responsable du développement de l’histoire

      Le groupe de Bilderberg est-il une société aux agissements similaires à ceux d’une secte ?

      Oui, si l’on considère les mystères qui entourent leurs réunions uniquement médiatisées d’ un point de vue extérieur :

      1- Aucune information sur la teneur des débats de l’organisation alors que ceux-ci sont sensés se rapporter à l’avenir des peuples et des nations.

      2- Affluence médiatique autour des débordements populaires et manifestations.

      OUVRONS LES YEUX

  • Merci et bravo. Je n’avais rien vu passer. Heureusement qu’il y a encore des mecs comme toi. patte30

    • Il n’y a pas de mecs providentiels...ou alors, rien ne tient debout dans notre revendication "républicaine"... car ici Copas ne peut prétendre être le premier à dénoncer la dérive constitutionnelle : depuis 1962, où le PCF fut bien seul pour appeller à ce combat, le front s’est élargi , puisq’enfin une VI è République vient à l’ordre du jour dans les revendications "populaires" !

    • Dis, c’est depuis 1958 que le PCF a dénoncé l’aspect particulier de la constitution de 1958, son aspect anti-démocratique.

      Il ne fut pas le seul, contrairement à ce que tu dis, as-tu déjà entendu parler
      "du coup d’état permanent ?", alors ? Entre autres.

      L’histoire de Sarko , plutôt que d’essayer à tout prix d’éviter de secouer nos dirigeants politiques sur leur torpeur, c’est autre chose que la question de la Veme république.

      De Gaulle, tout grand commis bourgeois qu’il fut, n’aurait jamais professé qu’il devait se soumettre aux entreprises.

      Lis ! plutôt que de te précipiter à essayer de défendre ce que tu crois être ton parti . ce n’est pas de la constitution de 1958 dont on parle !

      Copas

    • Exact, De Gaule à même dit que la politique de la France ne se faisait pas à la corbeille (le CAC40 en l’occurence). Mais c’était un autre temps...

      Mister H

    • Patte30

      Tu n’avais rien vu passer ? Mais lis la presse susceptible d’en parler en commençant par l’Humanité !

      Comme Copas et d’autres, je souhaiterais que des réactions très précises et offensives, points par points et évènements par évènements soient opposées vigoureusement en interpellant et utilisant les médias, pour contrecarrer "l’effet d’envoutement béat et servile qui existe autour du Président" notamment dans les médias. Trouver le moyen de traverser ce rideau de fumée pour réveiller les esprits et les consciences sans relâche.

      Il faut dire néanmoins que l’ Humanité du 31 Août, donc d’hier, titrait en gros titre 1ère page : "Nicolas Sarkozy à l’université d’été du MEDEF : Une violente charge anticociale !!", avec 3 pages de compte rendu et commentaires.

      et en page 5 Marie-George Buffet affirme : "Nous ne seront pas des opposants de salon" - Face à toutes les tentatives qui ont échoués depuis des décennies, pour se rénover, se remettre en cause, engager une mutation, elle propose de "tout réinventer" et d’"oser le débat sans tabou, sans à priori sur la visée communiste en ce XXIè siècle". Pour réussir là où tant de tentatives ont échoué, MGB propose de travailler "différemment", "sans guide de lecture préétabli". En s’attachant d’abord à un projet, "une autre façon de voir le monde". Opposer un modèle alternatif de réussite sociale à tous ces jeunes qui sont convaincus que la réussite passe par l’argent et ne peut être qu’individuelle".

      Elle appelle tous les communistes à travailler à "rendre crédible un projet politique d’émancipation humaine". Sans négliger l’ensemble des autres questions qui sont posées au Parti. Elle invite à tout revisiter : "L’image du parti" qui "renvoi aujourd’hui au passé", le rapport à la gauche et les alliances, "les moyens d’être à l’initiative de majorités politiques". Et à le faire en proposant aux "hommes et aux femmes intéressés par l’avenir de nos idées" de s’y associer. Elle propose à tous les communistes "d’être à l’initiative, à l’automne, d’une semaine d’actions, partout en France, convergeant vers un grand rassemblement populaire, ouvert à toutes celles et ceux qui se battent et construisent du neuf à gauche".

      Gageons que les communistes seront présents pour réaffirmer le contenu révolutionnaire de la "Visée communiste" qui donne sens à cette bataille cruciale et urgente que chacun de nous appelle et qui nous est proposée à l’étape actuelle de notre combat pour la VIE et la VERITABLE DEMOCRATIE qui donne le pouvoir et les reines au Peuple.

      Maguy

    • Ouais bon c’est vrai, Sarkozy ose le dire ’’ decomplexé’’, Mais le ’’capital ’’ a t ’il jamais quitter le Pouvoir ?

      Sarkozy ose le dire, plus aucune opposition crédible n’existe face a lui. İl s’occupe de tout, tu s’occupes de rien mon frére, c’est a dire tu es dans la merde.

      Lui au moins a le mérite de la dire, de clarifier.

      Autrefois les seigneurs régnaient dans leurs chateaux, aujourd’oui ils régnent discretos cachées en sociétés anonymes. La Révolution Française était bien une révolution Bourgeoise, la démocratie sera pour aprés la révolution populaire,
      quand les bourgeois nous vendront des cordes pour les pendres.

      Jef

    • j’ai trouvé très bien la charge de l’Huma sur le raout du MEDEF et les attaques anti-sociales de sarko. Mais il a manqué une hiérarchisation des propos et on a laissé passer dans quel emballage s’enchassait les attaques anti-sociales de Sarko.

      C’est cet emballage, le cadre, le crédo en faveur de la soumission de la démocratie en faveur des patrons, bref le cri en faveur de la dictature du capital qu’il fallait plomber. D’abord parce que ces propos indignes sont ce qu’ils sont, et ensuite parceque ça permet de les affaiblir en montrant du doigt à ceux qui partent d’un autre point de vue que la nécessité d’un pouvoir des travailleurs la gravité du crédo sarkozien.

      "La nation derrière ses entreprises", les mots sont les mots, point de poésie, ce n’est pas non plus une question bête de crédulité légaliste, c’est la ligne rouge franchie.

      Le Pen a été enfoncé là sur sa droite.

      Il convient de remuer le couteau dans la plaie provoquée par cet aveu. A chaque fois possible.

      Tout le monde est bienvenu dans cette bataille. L’exigence que je porte au PCF, la LCR et à LO, pour les morceaux les plus gros dans cette bataille est à la hauteur de l’affection que je porte à ces partis et surtout aux militants qui les font vivre.

      L’arc de forces de défense des travailleurs se complète ainsi d’une bataille démocratique, pour la démocratie. La gauche réelle doit également être dans cette bataille complémentaire et en prendre la tête.

      Copas

    • Vous avez tous raison, il faut se préparer à rendre coup pour coup à ce putchiste en puissance qui en effet a le mérite de réveiller ceux de mes Camarades de la "Gauche de la Gauche" très fortement médiatisés par le défunt Pouvoir PS, qui a travaillé avec eux sans relâche à réduire le PCF, en servant la "Fin de l’Histoire"comme idéologie de chevet aux classes moyennes qui se croyaient arrivées au Nirvana de la "réussite sociale". Le PCF depuis longtemps privé de "médias", vilipendé de toutes parts par ses "amis qui veulent du bien à sa force militante même "vieillissante", incapables de faire plus grand malgré leurs idées justes, réussit mais pour combien de temps (?) à rester debout. Copas, ce n’est pas parce qu’on ne nous voit pas dans les médias qu’on ne fait rien , qu’on ne dit rien. Il est vrai qu’il est difficile pour des militant(e)s de prendre des gamelles électorales après avoir prédit sans répit ce qui se passe aujourd’hui, de n’avoir pas été écouté(e)s, d’avoir essayé de faire remuer en vain contre l’incrédulité : " Vous exagérez, ils n’oseront pas"...Ils osent ! Sarko, il faudra le virer, mais comment, si ses électeurs "populaires" restent sous son "charme" ? JdesP

    • Jef,

      Ok, mais la démonstration necessite d’être faite aux gens et à la population, aux travailleurs et à tous ceux qui ont un idéal démocratique même si ils ne se rendent pas compte que tant que le capitalisme est si puissant, tant que les travailleurs ne gèreront pas démocratiquement et directement les entreprises, toute démocratie sera toujours en danger, illusoire.

      La démonstration du règne de la dictature du capital et de ceux qui estiment cette dictature logique est normale doit être faite au delà des cercles d’initiés.

      Copas

    • Copas la vraie question est tout simplement:comment secouer la torpeur et surtout la résignation,qui domine en ce moment.

      Car si le capital n’a pas convaincu qu’il était le meilleur il a réussi à semer la résignation et à faire accepter sa domination.

      Jean Claude des Landes

    • De gaulle a dit...etc, c’est bien fini : de gaulle n’aurait rien été qu’un homme intègre parmi des millions si un peuple résistant n’avait existé : l’existance précéda l’essence, et il y eut beaucoup trop de "grands hommes "pour récupérer la gloire !

      De gaulle a dit ...mais ce qu’il fit au cours de sa vie politique fut un retour dans le giron de la vieille bourgeoisie d’origine !

      De gaulle a dit, mais il a lavé le patronat de son déshonneur, et ce coup de karcher , il l’a donné gratuitement pour sa classe sociale : c’est beau, mais le peuple a été trompé par un "ancien résistant" issu des mêmes familles qu’un certain pétain, lequel fut aussi un "héros" indéniablement dans lapremière partie de sa vie...

      Il n’y a pas d’homme providentiel, tout homme est libre d’être un héros et ensuite de devenir un salaud.

      Il faut cultiver la confiance populaire du peuple en lui-même !

  • De Gaulle, tout grand commis bourgeois qu’il fut, n’aurait jamais professé qu’il devait se soumettre aux entreprises.

    j’en tombe ! c’est sous son "règne" que les premières lois de fusion au service du grand Capital ont été votés par la Droite...quand à sa "non" soumission aux entreprises, c’est faire fi de celles de France-Afrique !...des tripotages avec les "colonies" ? la mémoire me trompe ??

    aujourd’hui c’est pire qu’hier, d’accord...pendant les 4 ans que dure la guerre d’Algérie, qu’elles sont les entreprises d’armement qui font fortune ???

    Arlequin

    • Copas,

      Tout à fait d’accord pour mitrailler sarko...Mais il faut viser juste : et avec justesse, et avec justice :

      La force du patronat c’est d’avoir toujours raison face à un salariat toujours à côté de la plaque pour diriger ses "conquêtes" (actuellement, le salariat n’en est plus qu’à la défensive)

      Tout miser sur la montée en épingle de la phrase "La France derrière ses entreprises", c’est exactement tomber dans le piège "stratégique" tendu par Parisot-et son lieutenant de quart (sarko) :

      Le peuple de France revendique l’emploi, mais où donc, si ce n’est "dans les entreprises de france"...Et dans un sens tout "autre, en effet, il faut "être derrière nos entreprises" !

      C’est l’art Sarkosien : "tous derrière Guy Moquet" et hop là " !

    • De Gaulle,était lié à la famille DE WENDEL, célèbres Maîtres des Forges, par son épouse, dont les descendants se retrouvent aujourd’hui par exemple non plus dans l’acier mais dans les Conseils d’Administration de la nébuleuse Finance Européenne PAI PARTNER fonds d’investissement lié à SUEZ, CARREFOUR... Je l’ai vu sur Internet en cherchant les ramifications des multinationales de lEau et de la "Propreté" qui s’emparent des Services Publics Communaux et intercommunaux avec la complicité de nombreux élus de "gauche" (parfois PCF malheureusement comme dans la région de Rennes) sous couvert de "compétences professionnelles" ou par la corruption passive ou active. Je suis ulcéré par l’aveuglement général face aux "normes européennes" taillées à la mesure exclusive de ces machines à fric...Nous sommes gouvernés par de véritables mafieux, c’est pourquoi je suis anti-européen , et ne crois pas que cette Europe, comme une autre d’ailleurs soit amendable pour un quelconque profit des Peuples... Mais je suis hors sujet JdesP

  • ok ok

    La question n’est pas de savoir si la dictature du capital existe ou pas .

    Elle existe.

    La question n’est pas de tout mettre sur une phrase de Sarko . Qui peut prétendre cela ? Ni de faire croire que ce qui importe aux travailleurs c’est seulement le beefsteak . Ca c’est de l’ouvriérisme caricatural de gens qui fantasment les travailleurs.

    La question est de rencontrer l’aveu, le cri du coeur, d’un président de la république clamant son credo en faveur de la dictature du capital. Il nous économise des litres et des fleuves de salive dans les démonstrations. Il nous aide à indiquer que pour la droite et le parti capitaliste, la démocratie n’est pour eux qu’un commodité. Que la démocratie est soumise à leurs objectifs (ce qui en sous entend long quand celle-ci s’oppose à leurs interets).

    La phrase sarkozyste nous aide à faire une démonstration sur la domination d’une classe sur une autre (voir les questionnements de quelqu’un pourtant se disant communiste dans un autre débat qui ne comprenait pas le sens de la dictature du prolétariat, il fallait d’abord passer par la case dictature du capital pour cela) . Ca ça vaut également beaucoup de batailles et ça libère des énergies contre Sarko (en redimensionant le petit à sa juste place : c’est un employé de la bourgeoisie) et ça permet de se ressaisir de la légitimité démocratique contre lui et la classe qui le commissionne .

    Dernière objection : "La nation derrière les entreprises" peut vouloir dire que c’est l’objet économique qui est visé là. celui-ci étant perçu comme un objet neutre....

    Je ne pense pas que celà soit cela. Une entreprise, pis encore un grand groupe financier, est tenu par ses actionnaires (en france plus de la moitié du capital de la plupart des groupes du CAC 40 est tenu par des actionnaires étrangers), c’est d’abord ceux qui dirigent. Les caissières de telle enseigne de la distribution française comment bénéficient-elles de l’installation et des dividendes ramassés par leur entreprise quand elle s’installe en Pologne par exemple (installation financée par l’exploitation des caissières ici entre autres).

    Derrière les entreprises c’est être derrière ceux qui les dirigent, la classe qui les dirige... le reste c’est de la connerie. En fait Sarko reprends l’adresse de Tatcher à ses débuts, qui partout faisait un tour en disant que la Grande-Bretagne devait être derrière ses entreprises, etc... Il a de la mémoire le petit. ..... Mais on a vu ce qu’il en a été ....

    merci sarko d’avoir contribué à l’éducation des travailleurs.

    Copas

  • Cet article est le bienvenu, car il avait échappé à l’ensemble du peuple ainsu bien sûr qu’aux journalistes de tfi et france télévisions.
    Raison de plus pour créer des réseaux de résistances pour tenter de nous opposer chaque fois que possible aux dérives liberticides qui en une centaine de jours commencent à se mettre en place

    • Enfin d’accord sur le fond et sur la forme avec Copas, mais les réserves étaient je crois utiles, car il nous faut à la fois "foncer" et "viser juste", hiérarchiser ou plutôt "dialectiser" nos révoltes : en effet, copas, la question fondamentale est bien je crois, celle de notre "souveraineté citoyenne", inséparable de notre dignité humaine et de nos revendications "ouvrières" :

      nous ne nous rangerons pas comme des petits soldats "derrière nos chefs d’entreprises"...C’est bien le contraire qui est à l’ordre du jour, et l’^pisode historique (avec un petit h) de Sarkosy n’arrêtera pas l’immense conflit qui oppose le "devenir humain" (celui de la planète...) et la caste dominante ultra conservatrice malgré son auto-proclamation "d’avant-garde" !

      L’ordre du jour est bien l’intervention citoyenne , non pas "derrière les entreprises", mais en leur coeur même, avec la montée de revendications convergentes quant au "droit de regard sur les gestions" et pour la mise en oeuvre d’autres "critères de gestion" que les vieux dogmes de la financiarisation ( Picsou ça suffit !) ...

    • Je tiens à revenir sur le lien "crucial" à faire entre revendications "alimentaires" et revendications "constituantes" :

      Copas a raison d’attirer l’attention sur le "nouvel esprit des lois" qui se profile derrière la volonté du "Medef" d’aligner le peuple derrière "ses" entreprises.

      C’est "l’esprit des lumières "qu’on veut éteindre, car il est évident qu’aujourd’hui il ne sert plus la caste dominante, et que le prolétariat au contraire s’en trouverait "légitimé dans ses revendications modernes" :

      Il me semble urgent donc, d’utiliser comme pole de convergence du "mouvement social" cette revendication politique "constituante" , car elle donne aux luttes multiples une même légitimité, tout en leur ouvrant un débouché politique rassembleur : celui que les "collectifs" avaient ébauché (cohérence des "125 points" programmatiques), celui qui reste à sauver des pièges politiciens ( étant tombé dans celui des "présidentielles"...).

      Al1 d’Nant’

    • "luttes multiples" signifie "luttes de classe", mais il saute aux yeux que dans un camp "dominant", il n’y en a qu’une (de classe), et dans le camp "dominé" , il y a la grande majorité du peuple, et tout "l’art sarkosien" consiste à semer la division en faisant "fermenter" les "contradictions secondaires de ce camp là"...

      Or, ce qui empêchera ce "pourrissement des luttes", c’est la promotion dans les consciences , de la revendication polaire démocratique (constituante) mettant en cohérence les revendications "légitimes".

    • Akh ché deux !

      ..../....La phrase sarkozyste nous aide à faire une démonstration sur la domination d’une classe sur une autre (voir les questionnements de quelqu’un pourtant se disant communiste dans un autre débat qui ne comprenait pas le sens de la dictature du prolétariat, il fallait d’abord passer par la case dictature du capital pour cela) . Ca ça vaut également beaucoup de batailles et ça libère des énergies contre Sarko (en redimensionant le petit à sa juste place : c’est un employé de la bourgeoisie) et ça permet de se ressaisir de la légitimité démocratique contre lui et la classe qui le commissionne.../.... .

      Il ne s’agit nullement pour moi de bailler aux corneilles devant le système démocratique tel qu’il est. Mais d’aider à l’édification des travailleurs sur ce qu’il est , les véritables pouvoirs, l’idéologie réelle, même si parfois nébuleuse (non pure) , des bourgeois démocratiquement élus.

      Avec l’objectif d’une véritable démocratie.

      Se saisir et se ressaisir (le "re" étant que beaucoup de travailleurs ont voté de droite à gauche pour des gens d’une seule classe, celle qui représente 3 à 4% de la population) signifie d’opposer d’autres légitimités, dans les entreprises, des légitimités démocratiques, qui tentent d’assécher le pouvoir corruptif des entreprises, des patrons, des actionnaires, bref de la bourgeoisie, sur la démocratie.

      Autrement dit, à la dictature du capital opposer la nécessité d’une dictature de l’immense majorité pour les interets de l’immense majorité , bref il faudra bien briser l’échine de ceux qui ont les yeux qui luisent de plaisir et de contentement à entendre Sarko parlé de soumettre non seulement dans les actes mais également dans le discours le monde à eux. Et en + sans contraintes pénales, là ils ont dû se faire dessus !

      La légitimité démocratique des travailleurs, au sens moderne du terme, 80% au moins de la population, ce n’est pas fliquer ou détruire des libertés, c’est les étendre (et donc imposer les libertés et pouvoirs des citoyens dans les entreprises, on appellera cela comme ça faute de mieux ) , mais surtout de disputer le contrôle de l’économie et des règles à appliquer de telle façon que les bourgeois avec la puissance des moyens accumulés par les entreprises ne puissent sans cesse corrompre et plier à leurs interets une démocratie laissée à la porte des entreprises, ces espaces de non-droits, caporalisés, despotiques et anti-démocratiques.

      Bref aucun succès électoral (par ailleurs forts rare) ne sert à quelque chose si on ne casse pas le système anti-démocratique bourgeois en le remplaçant par une démocratie, appelons cela auto-gestion, dans les entreprises, d’état ou privées.

      A noter d’ailleurs que toute nationalisation, ou étatisation en fait rien avancer là dessus si l’organisation des entreprises concernées ne change pas, si le despotisme de direction est calqué sur le fonctionnement des autres entreprises privées.

      La bataille est donc recentrée sur les entreprises, et les combats autres, très importants, très utiles , indispensables, ne sont pas égaux avec cette bataille.

      Copas

    • D’accord, encore, Copas.

      Que la bataille soit centrée sur l’entreprise, cela n’empêche pas, je pense que tu es bien d’accord la_dessus, qu’elle concerne toute l’organisation de la société, car le fait de revendiquer des "pouvoirs citoyens " ici relève d’une nouvelle Constitution :

      Ce qui fait que tout "consommateur" devrait rejoindre tout "producteur", c’est bien l’impérieux devoir d’un peuple entier : ne jamais se démettre de sa souveraineté !

      On devrait donc "in fine" retrouver dans ce rassemblement populaire , aussi, les petits sous-traitant baffoués par leurs gros "donneurs d’ordre", le monde paysan, etc...

      Il ne s’agit pas d’utiliser l’épouvantail "dictature du prolétariat" : on a déjà donné !

      Il s’agit au contraire d’un grand mouvement de libération à "entreprendre" contre ce qui se resserre et se ferme : le carcan des dogmes du capital financiarisé (ceux du "Capital" !).

      Le maître mot est "ouverture", mais c’est justement lui que les "néo-conservateurs" utilisent frauduleusement !

      C’est la Parisot qui veut étouffer la démocratie du peuple , tout en s’écriant "de l’air !"

      Cette névrose des "dominants" irrigue tout l’univers de la "culture pub" où règne l’annonce mensongère

    • En un mot comme en mille, le coeur de la bataille est dans les entreprises, tourne autour du pouvoir des entreprises, du pouvoir dans les entreprises. Les batailles gagnées ou perdues là orientent la société entière.

      Sarko nous le rappelle opportunément.

      Copas

    • Siouplait, éclairez la lanterne d’un ignorant

      moi j’ai pas envie...

      ...enfin, "c’est vous qui voyez"...

      Big Oudin

    • Ce n’est pas dans le sens utilisé ici un habitant des Bourgs.

      Ce n’est pas non plus parce que touche 20 ou 30% des revenus en +. Ni parce que on a succombé à son banquier en se faisant refiler 20 ou 30 EDF ou Eurotunnels .... hi hi...

      Devines....

    • Salu-t-à-toy l’e-niorant !

      Ok, tu es ignorant, et pourtant tu nous apprends une chose que tu sais : tu es " ignorant"...

      Je suis bourgeois mais je veux l’ignorer quand, patron d’une série de plus de 3 magasins (à partir de quel nombre les caillous forment un "tas" ?), je rencontre des problèmes avec mes "petites vendeuses" à qui "je donne du boulot" (je suis un bourgeois "protecteur", en plus !), dés lors que je veux leur imposer de travailler 3 dimanches sur 4 (à partir de 3 WE , voilà un "tas" de problèmes, car l’horrible CGT "me cherche"...).

      Je ne suis encore qu’un "petit patron", mais je cotise au MEDEF qui va lui briser les reins à cette vieille CGT !

      Moi, "bourgeois" ?

      Je recrute ! oui, une bonne petite dame qui en a bavé, qu’a plus d’famille, et qui veut travailler :
      -"même le dimanche car j’ai pu d’famille, M’sieur !"...

      Moi, "bourgeois" ? j’lui donne un CDI, et j’lui dis :
      - "vous devrez montrer l’exemple et vous faire respecter par les jeunes, qui n’veul’ pu travailler l’dimanche : je compte sur vous, vous serez leur chef !"

      Le bourgeois a plusieurs figures, l’homme "cultivé" a lu Balzac, mais ma p’tit’ dam’ qui vient d’ décrocher un CDI, elle, elle a pas lu, mais elle sait ce qu’il faut faire face à un bourgeois : elle le fera ( quoi ? ...la section syndicale cgt, pardis !)... car elle est moins "vieille que la CGT, mais elle va pas entrer dans une bizarre de combine :( se faire recruter comme bonne à tout, et "devoir" faire "le chef" !) elle en a vu d’autres , des "bourgeois !

      le bourgeois est un citoyen lamda qui se met à fonctionner selon un certain rapport de domination , abusant d’une façon plus ou moins "élégante" d’un rapport de force "offert tout cuit " à des gens de son accabit par la "civilisation bourgeoise"...

      Mais faut-il jouer les "ignorants" ? ça dépend, comme dirait ma ptit’ vieille !