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Une salve d’amour pour Gaza

dimanche 28 août 2005 - Contacter l'auteur - 1 com

de Elias Khoury

Je dois avouer que j’ai eu quelque mauvaise conscience en voyant les larmes des colons. Le langage des larmes est habituellement irrésistible, mais face aux larmes des colons sur le point de quitter les colonies de Gaza je n’ai pas eu l’impression d’être devant une tragédie humaine, mais plutôt devant un spectacle mélodramatique. Oui, j’ai ressenti un peu de culpabilité, il ne faut pas que nos sentiments meurent ou se pétrifient et nul n’a le droit de ne pas être touché par une femme qui pleure ou un gosse perdu parmi les soldats. Nous ne devons pas permettre à l’occupation et à sa barbarie de nous rendre barbares ou de tarir nos émotions.

Les larmes versées par les Israéliens en train de quitter une terre qui n’est pas la leur doivent leur rappeler les larmes des Palestiniens qui ont été chassés de leur terre et pourchassés dans les champs de la mort engendrés par la Nakba. Ils pleurent en quittant une colonie bâtie sur des terres confisquées et refusent de voir les larmes des propriétaires légitimes de la terre qui vivent l’humiliation, la misère et l’exil, parce que ce sont justement eux, les Israéliens, qui ont occupé leur terre, détruit leur maison et les ont dispersés sur les chemins de l’exil.

Voici le paradoxe humain fabriqué par un monstre appelé « occupation » et par un cauchemar appelé « Israël ».
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Gaza secoue le monstre des colonies et la nuit des colons. C’était la décision incontournable. Il y a trois ans, Sharon avait dit que Netzarim était Tel-Aviv et les Palestiniens avaient tenté en vain de faire comprendre au bourreau de Sabra et de Chatila que ces mots allaient ouvrir les portes de l’enfer sur la région et que la condition possible de la paix était d’accepter les concessions immenses faites par les Palestiniens.

Mais la puissance excessive israélienne l’a guidé vers des choix fous et irréfléchis. Les Israéliens ont dansé sur la musique de l’invasion américaine de l’Irak, ils ont poursuivi à mort le siège de Yasser Arafat, ils ont détruit des milliers de maisons, ils ont tué des centaines d’enfants, ils ont nivelé les terres autour des colonies de Gaza.

Puis la vérité se fit. La vérité, c’est qu’ils se retirent avant que leur général ne retire ses mots à propos de Netsarim et de Tel-Aviv. Ils se retirent avec arrogance et impudence, transformant les mots en serpillière et l’idéologie colonialiste en mascarade.

Et demain, si nous leur disons que Netzarim est Tel-Aviv, nous serons accusés de racisme et d’antisémitisme ! Mais nous ne le dirons pas, nous tenterons de les convaincre que Maale Adumim, Beit Ayl, Ariel, et toutes les colonies de la Cisjordanie - y compris celles de Jérusalem - ne sont pas Tel-Aviv et qu’ils doivent les quitter également, leur réponse sera encore plus stupide. Sharon, Nétanyahu ou n’importe quel autre bourreau se lèvera pour faire un prêche biblique au monde, justifiant encore plus d’effusions sanglantes, avant de ravaler sa parole, de démanteler les colonies et de se retirer.

Les tragédies des Palestiniens continuent, leurs souffrances sont infinies. La Palestine est encore une fois victime de la démence humaine et de la barbarie de quelques dieux impitoyables. Il est arrivé la même chose dans le passé lointain lorsque les hordes étrangères ont envahi le littoral des Pays de Cham dans son ensemble avant de devoir se retirer, anéantissant l’avancée mongole qui régnait sur Bagdad à l’époque.

Il se pourrait que l’état d’Israël soit venu prouver que rien n’a changé sur la face de la terre et que la bêtise humaine et le désir de puissance ont métamorphosé la communauté - victime du 20e siècle par le fait du nazisme - en un impitoyable bourreau.

Mais avant de pousser plus avant l’analyse, réjouissons-nous un peu. Les sacrifices du peuple palestinien n’ont pas été perdus, les martyrs des deux Intifadas peuvent s’enorgueillir : la souffrance et la résistance ont réussi à faire bouger quelque peu le monstre, le mythe de la colonisation commence à se dissiper. Les voici en train de partir, démolissant leurs maisons comme ils ont démoli les nôtres, portant leurs noms et s’en allant.

Je n’ai pas cru mes yeux en les voyant creuser les tombeaux et emporter les cadavres de leurs morts. J’ai été pris de peur et de tristesse à la fois. Pourquoi emportent-ils leurs morts ? Les Palestiniens n’ont rien emporté lorsqu’ils ont été chassés de leur pays. Ils ont abandonné les maisons, les arbres, les cimetières, les églises et les mosquées, ils ont laissé derrière eux des générations et des générations de morts, parce que, en fin de compte, la terre appartient aux morts qui y sont enterrés.

Je comprends maintenant la peur israélienne face au poème/manifeste de Mahmoud Darwich, écrit pendant la première Intifada. Il leur a dit « Prenez vos noms et partez ». Devant la Knesset israélienne, leur Premier ministre Isaac Shamir avait échangé « vos noms » par « vos morts », ils furent pris de folie furieuse. Les critiques avaient considéré naïvement que le poème était une métaphore, ils n’avaient pas compris que la Palestine était une vérité littéraire tout autant qu’une réalité politique et que la distance entre la métaphore et la réalité n’existait pas dans un pays qui regorgeait de prophètes.

Au lieu d’obtempérer aux résolutions de la légalité internationale, ils obéissent à un vers d’un poème palestinien ! Ils l’ont mal lu ! Que feraient-ils demain face au torrent de poèmes et de romans ? Que feraient-ils devant les hommes et les femmes du soleil en train de marteler les portes.

La minute de joie devant le démantèlement des colonies et le départ de l’armée d’occupation ne doit pas voiler le fait que le combat n’en est encore qu’à ses débuts. Gaza continuera à être assiégé, l’occupation cherchera à le transformer en une prison, pareille aux bantoustans de l’Afrique du Sud ; la Cisjordanie aura à affronter une hystérie de colonisation répressive sans précédent. La Palestine est encore au début d’un long combat, ceci fait partie du paradoxe d’une lutte qui a ouvert toutes les portes de l’enfer. Malheureusement, nous sommes encore au début du chemin et nous devons nous habituer à l’idée de toujours recommencer, une fois tous les dix ans.

Rien ne convaincra les Israéliens de la simple logique que l’occupation est amenée à disparaître, que la Palestine et le Machreq arabe ne seront pas vaincus à tout jamais, car rien ne dure à tout jamais.

La victoire partielle à Gaza signifie que l’impossible est devenu possible et que la folie furieuse de la colonisation peut tomber et n’être plus qu’un souvenir. Elle devrait surtout inciter à forger une nouvelle vision de la résistance. Le combat est encore long, car il est chargé de l’absurdité de l’Histoire et de son hypocrisie. Mais avant d’aborder les souffrances futures et les peines à venir, réjouissons-nous un peu et envoyons une salve d’amour à Gaza !

Mulhaq d’an-Nahar 21 août 2005

Traduit par Rania SAMARA

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=2449

Mots clés : Dazibao / Elias KHOURY / Gouvernements / Proche & Moyen Orient /

Messages

  • Pour faire pendant à l’article d’Elias Khoury, celui d’Uri Avnery :

    http://www.protection-palestine.org/article.php3?id_article=1400

    Cher colons ... “Chers” dans le sens le plus littéral du terme...

    Par Uri Avnery

    publié le dimanche 28 août 2005.

    Il faut bien finir par le dire, sans pitié hypocrite, sans « si » et « mais ». Nous avons payé des millions de shekels agfin de vous pemettre de coloniser la Bande de Gaza. Nous avons payé des millions pour que vous puissiez y rester, et beaucoup d’entre eux vous ont vécu là-bas à nos frais. Nous avons payé des millions pour vous défendre, et des douzaines de soldats, hommes et femmes, y ont perdu leur vie. Maintenant nous payons des millions (huit ? dix ? douze ?) pour vous extirper de là et vous verser de généreuses compensations.
    Mais ce n’est pas encore assez. Toujours vous criez. Encore vous êtes volés. Nous vous devons encore plus, toujours plus. Des pans entiers du pays vous sont réservés, de préférence au bord de la mer, de façon à ce que vous puissiez vous re-installer « comme communautés à part entière ». Ainsi vous pourrez vivre de façon séparée. Ainsi vous aurez vos propres écoles. Ainsi vous pourrez toucher des salaires de l’Etat en tant que fonctionnaires de la municipalité, du ministère de l’éducation et du ministère de la défense.

    Je ne sais pas si le « Guinness Book of Records » attribue le titre de champion de l’impertinence et de l’impudence - en résumé, le bon vieux « chutzpah » [Jewish chutzpah : symbole d’arrogance]. Si c’est le cas, vous le remporteriez haut la main. Dans le passé nous devions seulement à chacun d’entre vous une villa luxueuse pour rien, aussi bien que des subsides, de la terre, de l’eau ; maintenant il semblerait que nous vous devons chaque chose. C’est votre droit de vous entre-aider pour l’argent nécessaire pour les malades, les personnes âgées, les handicapés, les enfants, les sans-emplois. Parce que vous êtes les meilleurs des meilleurs. Puisque vous vous tenez sur la barbe du Messie. Parce que vous avez été personnellement choisis par Dieu.

    Je pourrai éprouver de la symptahie pour votre situation difficile, si vous aviez prononcé un seul mot de compassion pour les habitants des 1500 maisons qui ont été rasées par votre faute, un nombre plus élévé que toutes les maisons des colons qui vont être détruites maintenant. Si vous aviez exprimé la moindre compassion pour les enfants qui ont été chassés de leurs maisons en l’espace d’une demi-heure, sans aucune forme de compensation, sans hôtels et sans psychologues. Pour les milliers d’arbres déracinés dans le but d’assurer votre « sécurité ».

    Comme l’avait dit le bon Rabbi Hillel 2000 ans plus tôt, en voyant un crâne flotter le long du fleuve : « Puisque vous en avez noyé d’autres, vous avez été noyés vous-mêmes ... ».

    Et souvenez-vous d’une chose, s’il vous plait : la facture n’a pas été payé par “l’Etat”, un organisme anonyme, mais par moi-même et par les lecteurs israéliens de ces quelques lignes, avec notre propre poche.

    Au “Yeshida Council”, Salut ...

    Voilà. Fini le bluff. La bulle a éclaté.

    Pendant des mois vous nous avez terrorisés. Vous nous avez bombardé avec des images imaginaires. Cent mille manifestants. Cent cinquante mille. « En tout et pour tout, nous avons mobilisé deux millions de personnes ». Ce qui revient à dire, presque 40% des juifs israéliens.

    Et vous nous avez dit : Vous n’avez encore rien vu. Au moment adéquat, des centaines de milliers vont marcher sur Gush Katif. Des dizaines de milliers de soldats et d’officiers vont refuser d’obéïr aux ordres. Toutes les routes à travers le pays vont être bloquées. L’Etat sera paralysé. Le peuple en entier va se soulever et contrecarrer les projets diaboliques de cet homme - ce seul et unique homme - qui veut évincer les rédempteurs de la terre de la Bande de Gaza.

    Et qu’est-il arrivé ? Le ciel ne nous est pas tombé sur la tête. Pas une route n’a été bloquée. Seule une poignée de soldats ont refusé d’obeïr - beaucoup moins que ceux dénombrés dans le camp des objecteurs de conscience. Et à la différence de ces derniers, pas un d’entre vous n’a risqué de se retrouver en prison pour une année ou plus.

    Et plus important : Vous êtes restés seuls. Complètement seuls. C’était évident depuis le premier moment ; dans vos grandes manifestations, lorsqu’il ne s’y trouvait personne d’autre qui ne portait la colotte tricotée des religieux nationalistes ou les grands chapeaux des Juifs Repentants. Aucun autre secteur de la société ne vous a rejoint : ni la gauche, ni le centre, ni la droite séculière, ni même les Orthodoxes. Toutes les vantardises entendues matin et soir ont éclaté comme des bulles dans une soupe.

    Il ne reste rien si ce n’est la mère de tous les échecs. Et maintenant, au lieu de vous cacher de honte, pour « chercher votre âme » et digérer votre échec, vous persistez à faire le « chutzpah » et continuez comme si de rien n’était.

    A la presse, Salut ...

    Pardonnez-moi de m’adresser à vous comme s’il s’agissait d’une seule personne. En vérité, vous êtes composés de beaucoup de journaux, radios et réseaux de télévision, mais je m’adresse à vous au singulier car durant la semaine passée c’est ce que vous avez paru être. Chacun d’entre vous parle comme une seule et même personne, avec un seul style, une seule terminologie. Et tous autant que vous êtes, à l’exception d’une toute petite minorité, vous avez failli à votre mission.

    Pendant des semaines vous avez servi de plateforme à la propagande des colons. Tous les journaux. Toutes les stations de radio. Tous les réseaux de télévision. 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Chaque rot ou grognement de colon devenait une nouvelle de dernière minute, si ce n’est une nouvelle sensationnelle. Les voix du camp de la paix étaient difficiles à entendre, et les opposants les plus fermes aux colons n’étaient pas du tout audibles.

    Vous nous avez noyés dans une mer d’histoires kitsch, heure après heure dans des cris et des pleurs, des hystéries simulées et de vraies hystéries. Une série sans fin d’évènements soigneusement mis en scène pour la télévision, avec l’intention avouée de « brûler dans les consciences » et de « créer un traumatisme ».. Depuis le toit de la forteresse Sanur, MK Aryeh Eldad pilotait les « cages » afin d’organiser la soumission des héros, et pas un seul journaliste n’a rapporté les propos du vieil Yiddish disant : « Espèce de fou, descend du toit ! ». Plutôt que des reportages réalistes, vous avez déversé un flot de mots tels que « vues déchirantes », « chagrin terrible », « merveilleuse jeunesse ». (De façon seulement occasionnelle, une scène plus réaliste s’imposait, comme cet enfant priant avec sa mère, et, s’apercevant que l’évacuation ne s’arrêtait pas, s’exclamait étonné : « Maman, cela ne sert à rien !).

    Pendant que tout cela se déroulait, où était la presse d’investigation ? Pourquoi ne pas nous avoir dit le vrai nombre de manifestants ? Qui y a-t-il donc dans ce « Yeshida Council », qui les a élus, quel est leur statut légal, d’où viennent ces millions de dollars gaspillés pendant leur campagne ? Pourquoi personne n’enquête-t-il pour savoir comment toutes ces mauvaises herbes ont poussé, qu’arrive-t-il à notre système éducatif indépendant de « l’Etat religieux » qui a produit - à nos frais - tous ces « thugs » fanatiques [criminels violents - vient du mot indien « thag », anciens adorateurs de Kali] ?

    Et pourquoi personne n’a-t-il mis en évidence la farce de ces soit-disant Stalingrad et Massada, dont les « héros » savaient parfaitement que personne n’utiliserait des gazs lacrymogènes ou des matraques contre eux et que tous ceux qui seraient arrêtés seraient relâchés le lendemain ?

    Au Premier Ministre, Salut ...

    Je vous prie de m’excuser pour na’voir pas vraiment cru que vous iriez au bout de cette histoire. Mais vous avez fait ce que vous aviez promis de faire, et il n’est pas important de savoir pourquoi - soit que vous n’aviez pas d’autre alternative, ou que vous étiez porté par votre prore élan, ou étiez poussé par les américains pour agir ainsi.

    Mais votre vrai test ne fait que commencer. Vos actes dans les prochains jours vont décider si vous allez trouver une place honorable dans l’histoire ou rester dans les mémoires comme un fou.

    Un autre premier ministre, l’homme d’état britannique David Lloyd-George, avait tenté de justifier son désengagement d’Ireland, parlant de l’impossibilité de sauter par desssus un abîme en deux pas. Vous êtes maintenant précisément dans cette situation. Vous avez entamé votre saut. L’abîme est en-dessous de vous. Si vous vous arrêté, vous êtes perdu. Si vous n’avancez pas rapidement vers un compromis historique avec les Palestiniens, vous déclencherez vous-mêmes la prophétie faite par Binyamin Netanyahu : une troisième Intifada qui partira de Gaza qui se transformera en plateforme de mortiers et fusées Qassam.

    Ce n’est pas le moment de penser aux prochaines élections, de se soucier des Landaus et Netanyahus, des Likud A and Likud B. C’est le temps d’ouvrir les yeux et de faire des choses historiques.

    C’est votre test, et seulement lui décidera si le retrait de Gaza a juste été un nouvel évènement sans importance ou au contraire un acte historique.

    Cher conciliateurs ...

    Vous voici de retour, comme champignons après la puie. Vous voulez apaiser, réunir les esprits, « combler la crevasse qu’il y a dans le peuple ».

    Il n’y a pas de crevasse. Au contraire, dans cette affaire les gens ont été particulièrement unis, et d’une façon impressionnante et même étonnante.

    Il n’y a pas de « crevasse », mais une confrontation inévitable entre la grande majorité du public et une petite secte isolée. Cela prouve s’il est besoin que voici venir les colons et leurs demandes de localités séparées, avec des écoles séparées du secteur général religieux-sioniste. Le public israélien, presque unaninement, veut un état basé sur la loi, où la majorité décide et où les droits des minorités sont respectés. Un état sain, libre, et rationnel. Un état avec des frontières et une constitution. Un état participant au progrès humain. Un état qui respecte toutes les religions et qui ne soit pas assujeti à une religion en particulier.

    A l’opposé de cela, une secte fanatique a émergé, une secte qui veut un état différent : basé sur la foi, nationaliste et raciste, gouverné par une loi divine telle qu’elle est interprétée par les rabbins. Un état dont la tâche est de conquérir toutre « la terre historique d’Israël », d’en hériter, d’en chasser tous les « étrangers » (par exemple ses habitants Arabes) et de la remplir avec des colonies.

    Entre ces deux conceptions il ne peut y avoir de compromis, et il ne doit pas y avoir. Car le seul compromis proposé va dans une seule direction, la défaite de l’état d’Israël. Ce serait le premier pas vers la liquidation de la démocratie israélienne. L’ambiguité idéologique est un écran de fumée, derrière lequel des forces de destruction sont au travail. Il faut tout le contraire : imposer une lumière crue qui laisse aucune échappatoire et fasse que chaque personne en Israël comprendra quel est l’enjeu du combat.

    Pas d’apaisement, mais la mobilisation pour la défense de la démocratie.

    Cher Professeur Yeshayahu Leibowitz, la paix à votre âme ...

    Vous m’aviez une fois dit que, lorsque les fidèles du prêcheur Muhammad ibn Abd-al-Wahab ont conquis la Mecque, la première chose qu’ils ont faite a été de démolir le tombeau du prophète Muhammad. Ainsi les croyants ne pourraient sanctifier des pierres. Il a été dit que la démolition des synagogues de Gush Katif, qui ont été construites 2 ou 3 ans plus tôt, serait en contradiction avec une quelconquue loi divine.

    Avec votre langue acérée et tranchante, vous, un juif orthodoxe, avez réduit en miettes tous ces charlatanismes - comme vous aviez qualifié le Mur Ouest de « discothèque religieuse ».

    Vous nous manquez...

    Version originale en hébreu : http:... Traduction de l’anglais : Claude Zurbach

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