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nous ne sommes pas en plein délire, mais en france en janvier 2008 (opinion européenne)

Publie le vendredi 11 janvier 2008 par Open-Publishing
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A vau-l’eau | Danièle Fonck blog rédaction tageblatt/quot lux.

Dernier gadget du sarkozysme, les bulletins trimestriels des ministres établis sur la base „de critères objectifs“ par une société privée.
Non, nous ne sommes pas en plein délire, mais en France un début janvier de l’année 2008.

Imaginons les critères „objectifs“, par exemple en termes de sécurité : Si la ministre de l’Intérieur ne saura pas se prévaloir d’une baisse de la délinquance, elle aura un zéro pointé. Que lui faut-il faire pour échapper au siège éjectable ? Eh bien donner instruction aux commissariats pour que les plaintes enregistrées diminuent à force de persuasion auprès des plaignants potentiels ...

Imaginons encore le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale jugé sur le nombre des expulsés au bout de trois mois. Cela s’appelle comment ? Du quasi fascisme ?

Imaginons la ministre de la Culture appréciée au résultat des entrées des cinémas. Et, si pour des raisons de calendrier, de projections ou encore en raison de la météo ou, du pouvoir d’achat, le but „objectif“ n’était pas atteint ? Il faudra alors renommer Mme Albanel au château de Versailles.

Ici comme dans les autres pays européens, journalistes et citoyens s’interrogent sur le devenir de la „France en rupture“.

Oui, un ministre est redevable de ses actes. Il l’est donc devant le parlement. Il l’est surtout, dans nos systèmes de démocratie représentative, devant l’électeur qui, tous les cinq ans, le sanctionnera ou le confirmera.

Au rythme où la République avance, la fonction présidentielle devrait être prochainement privatisée et les Français seront sous-loués à un investisseur étranger...

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