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Nicolas Sarkozy : de la difficulté à utiliser les médias sur le terrain de la vie privée...
News publiée le lundi 04 février à 15h00
Nicolas Sarkozy et son épouse sont très heureux... Un bonheur parfait à un détail près : les Français se sont lassés. Trop souvent en représentation, pas assez en action, le président traverse une période difficile. Ses vacances, ses amours et son mariage l’ont brouillé avec le pays...
Le mariage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, célébré samedi 2 février à 11h, n’arrange pas les affaires du président de la République. Le quotidien Libération titre ce matin : « Les Français et Sarkozy : le divorce ». S’il est encore un peu tôt pour être aussi catégorique, il faut constater que la côte de popularité du locataire de l’Elysée est au plus bas. Selon le sondage de l’institut LH2, seuls 41% des sondés ont une opinion positive du président (contre 55% de négative), 84% des français sont insatisfaits des résultats de la politique sur le pouvoir d’achat et 76% contestent l’affichage de sa vie privée.
Et les citoyens lambda ne sont pas les seuls à se montrer sévères. La classe politique s’y met aussi. Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel depuis mars 2007, fidèle de Jacques Chirac, a rappelé, sur Radio-J, que la fonction présidentielle exigeait "une certaine tenue". François Bayrou, candidat à la dernière présidentielle, s’est indigné contre « l’étalage » et a analysé l’attitude du président, la commentant en ces termes : « Cela a une fonction absolument précise, qui est de détourner l’attention des citoyens, l’attention de l’opinion, de l’essentiel pour la porter vers l’accessoire ».
Une attitude considérée comme "gênante", par les candidats aux municipales. Claude Goasguen, député UMP de Paris, reconnaît clairement des « remontées difficiles, surtout dans les grandes villes ». Comble de l’impopularité du président : pour plomber les représentants de l’UMP, leurs adversaires soulignent désormais leur proximité avec Sarkozy. C’est le cas à Reims, avec Renaud Dutreil, étiqueté « candidat bling-bling », et à Angers, avec Christophe Béchu « qui avait ouvert le premier meeting de la présidentielle ».
Mais au grand dam de ses conseillers, Nicolas Sarkozy peut donner l’impression de ne guère se soucier de ce soudain - et puissant - retour de manivelle. Hier encore, il s’affichait en compagnie de la Première dame de France en terrasse de la brasserie la Flottille, à Versailles. Des images dignes d’un couple people : lui au téléphone, le nez chaussé de Ray Ban ; Carla Bruni, la tête posée sur son épaule, les yeux clos. Mais le président avait-il le choix ? Le mariage célébré à l’Elysée, ne s’est pas fait sous les flashes des photographes. Pas plus que les festivités, samedi soir, à la Lanterne, n’ont été diffusées dans la presse. Le mariage n’a fait l’objet que d’un communiqué qui tient en deux lignes (lire ici). Un peu juste pour un président qui a largement utilisé les médias.
Ne pas se prêter à un strict minimum, aurait été également commenté — et pas forcément en sa faveur.





Messages
1. retour de manivelle à droite !, 4 février 2008, 16:17
Sarkozy paie cher ses extravagances, son comportement indigne d’un chef d’Etat :
– les candidats UMP retirent les uns après les autres ce sigle dévastateur dans nos vies quotidiennes, quitte à le remettre après les élections municipales, en cas de victoire, j’espère peu probable !
Dans des élections partielles en France, c’est la gauche qui passe à tous les coups, avec un énorme score, et les candidats umpistes d’être très en colère, en déclarant ce matin, quelque part dans les Vosges, qu’ils veulent déchirer leur carte ump ! Please messieurs, mais faites-le donc ce geste !
1. retour de manivelle à droite !, 4 février 2008, 17:02
Personnellement, je préférerais qu’ils la gardent, leur carte UMP ! Parce que sans les frasques qui les ridiculisent eux aussi, ils n’auraient rien à lui reprocher...
2. retour de manivelle à droite !, 4 février 2008, 18:50
le blog de la redac du temps :
Nicolas
Cela fait longtemps que ce blog n’avait plus évoqué les aventures du petit Nicolas, sujet aussi prolfique que la Martine de notre enfance. "Nicolas en bateau", "Nicolas chez Mickey", "Nicolas divorce", on a l’embarras du choix. A quoi bon lui consacrer un post, à partir du moment où la presse du monde entier, de la plus people à la plus austère, le mettait quotidiennement en avant-scène ?
On fera une exception avec le tout chaud épisode "Nicolas se (re)marie". Promis, on n’y reviendra plus avant un prochain "Nicolas (re)divorce", ou alors quand même lorsque sortira rapidement "Nicolas (re)fait un bébé".
Ceux qui le connaissent bien avouent qu’il n’a pas vraiment compris les récriminations croissantes de ses amis(!) politiques, attribuant déjà à ses frasques privées la claque qu’ils redoutent de prendre aux prochaines élections municipales. Ben quoi, si les Français se plaignent de payer plus cher leur gas oil, ils devraient être heureux de savoir que le président qu’il ont triomphalement élu se voit souvent offrir le sien par les grandes fortunes de l’Hexagone. Et puis, comme ces même Français avaient souffert de voir leur héros abandonné par une traîtresse épouse, ils devaient être soulagés de constater qu’une égérie post-moderne comme Carla l’ait choisi, lui, pour son premier mariage. Cet hommage à la séduction française, tous ses compatriotes doivent en être personnellement fiers, non ?
Et dire qu’il se trouve encore de mauvaises langues pour rapporter des propos haineux, et manifestement jaloux. Comment imaginer en effet que Jacques Chirac (dont la propre épouse a félicité publiquement les jeunes tourtereaux) ait lâché à propos de Carla Bruni un élogieux " je ne connais pas cette dame. On me dit qu’elle aurait des frelons dans la culotte" ? Si c’est vrai, c’est d’un goût douteux. Nicolas, lui, a définitivement opté pour la classe. Ainsi, lors d’un déjeuner avec Tony Blair, on l’a entendu déclarer à propos de sa future épouse qui s’éloignait pour fumer une cigarette, "tu as vu comme elle est belle ?". Mignon, non ? Et pas macho pour un sou, puisqu’il a ajouté cet hommage : " Et en plus, elle en a dans le cerveau, cela me change !".