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"Introduction à l’économie politique" / (1907) - Rosa LUXEMBURG - extraits II


de : via LL
samedi 21 janvier 2012 - 21h28 - Signaler aux modérateurs
3 commentaires

"V. LE TRAVAIL SALARIE

(...) Maintenant, le travailleur est personnellement libre, il n’est pas la propriété de quelqu’un, il n’est pas non plus enchaîné au moyen de production.

Les moyens de production sont entre certaines mains, la force de travail en d’autres mains, et les deux propriétaires se font face en acheteurs et en vendeurs libres et autonomes, le capitaliste en acheteur, le travailleur en vendeur de la force de travail.

La liberté personnelle et la séparation entre la force de travail et les moyens de production ne conduisent pas toujours au travail salarié, à la vente de la force de travail, même quand la productivité du travail est élevée. Nous en avons vu un exemple dans la Rome antique, après que la masse des petits paysans libres ait été chassée de ses terres par la formation de grands domaines nobles exploitant des esclaves. Ils restèrent personnellement des hommes libres, mais, ne possédant plus de terres, donc de moyens de production, ils affluèrent à Rome en prolétaires libres. Cependant, ils ne pouvaient y vendre leur force de travail, car ils n’auraient pas trouvé d’acheteurs ; les riches propriétaires et les capitalistes n’avaient pas besoin d’acheter de la force de travail libre, parce qu’ils se faisaient entretenir par leurs esclaves. Le travail des esclaves suffisait alors pleinement à satisfaire les besoins des grands propriétaires qui se faisaient fabriquer toutes les choses possibles par eux. Or ils ne pouvaient utiliser plus de force de travail que ce qu’il fallait pour leur propre vie et pour leur luxe, car le but de la production par les esclaves était la consommation et non la vente de marchandises. Il était interdit aux prolétaires romains de vivre de leur travail, il ne leur restait qu’à vivre de la mendicité, de la mendicité d’État, de la distribution périodique de vivres. Au lieu du travail salarié, on eut dans la Rome antique l’entretien des hommes libres et sans biens aux frais de l’État. Ce qui fait dire à l’économiste français Sismondi :

“ Dans la Rome antique. la société entretenait ses prolétaires, aujourd’hui les prolétaires entretiennent la société. ”

Si aujourd’hui le travail des prolétaires pour leur propre entretien et pour celui d’autres personnes, si la vente de leur force de travail est possible, c’est parce que le travail libre est la seule et unique forme de la production et parce qu’en tant que production marchande, elle n’a pas pour but la consommation directe, mais la vente. Le propriétaire d’esclaves achetait des esclaves pour sa commodité et pour son luxe, le seigneur féodal extorquait des corvées et des redevances aux serfs dans le même but : pour vivre largement avec sa parenté.

L’entrepreneur moderne ne fait pas produire aux travailleurs des vivres, des vêtements, des objets de luxe pour sa consommation, il leur fait produire des marchandises pour les vendre et en retirer de l’argent. Ce qui fait de lui un capitaliste et du travailleur un salarié.

La vente de la force de travail comme marchandise implique toute une série de relations historiques et sociales déterminées. L’apparition de la marchandise “ force de travail ” sur le marché indique :

-que le travailleur est personnellement libre ;

- qu’il est séparé des moyens de production et que ceux-ci sont rassemblés entre les mains de ceux qui ne travaillent pas ;

-que la productivité du travail a un niveau élevé, c’est-à-dire qu’il est possible de fournir un surtravail ;

-que l’économie marchande est dominante, c’est-à-dire que la création de surtravail sous la forme de marchandises à vendre est le but de l’achat de la force de travail.

Du point de vue du marché, l’achat et la vente de la marchandise force de travail est une affaire tout à fait ordinaire, comme il s’en fait des milliers à chaque instant, comme l’achat de bottes ou d’oignons. La valeur de la marchandise et ses variations, son prix et ses oscillations, l’égalité et l’indépendance de l’acheteur et du vendeur sur le marché, le caractère libre de l’affaire - tout cela est exactement identique à toute autre opération d’achat. Cependant, la valeur d’usage particulière de cette marchandise, les rapports particuliers que cette valeur d’usage crée, font de cette opération quotidienne de l’univers marchand un rapport social particulier. Voyons ce qui va en sortir.

L’entrepreneur achète la force de travail et, comme tout acheteur, il paie sa valeur, c’est-à-dire les frais de production, en payant à l’ouvrier un prix en salaire qui couvre l’entretien de l’ouvrier. La force de travail achetée est en mesure, avec les moyens de production utilisés en moyenne dans la société, de produire plus que les simples faits d’entretien. C’est déjà une condition de toute l’opération qui, sinon, n’aurait pas de sens ; en cela réside la valeur d’usage de la marchandise “ force de travail ”.

Étant donné que la valeur de l’entretien de la force de travail est déterminée, comme pour toute autre marchandise, par la quantité de travail nécessaire à sa production, nous pouvons admettre que la nourriture, les vêtements, etc., permettant de maintenir quotidiennement en état de travailler le travailleur, demandent, disons par exemple : six heures de travail. Le prix de la marchandise “ force de travail ”, c’est-à-dire le salaire, doit représenter en argent six heures de travail. L’ouvrier ne travaille pas six heures pour son patron, il travaille plus longtemps, disons par exemple onze heures. Dans ces onze heures, il a en six heures restitué au patron le salaire reçu, puis il y rajouté encore cinq heures de travail gratuit, il en a fait cadeau au patron. La journée de travail de tout ouvrier se compose de deux parties : une partie payée, où l’ouvrier ne fait que restituer la valeur de son entretien, où il travaille pour ainsi dire pour lui-même, et une partie non payée, où il fait du travail gratuit ou du surtravail pour le capitaliste.(...)

(...)Dans le travail salarié moderne, la situation est tout autre.

L’ouvrier ne produit pas pendant la première partie de sa journée de travail les objets dont il a besoin : nourriture, vêtements, etc., et ensuite d’autres choses pour le patron. L’ouvrier d’usine produit toute la journée le même objet, un objet dont il n’a besoin lui-même que pour une très petite part ou même pas du tout : des ressorts d’acier ou des courroies de caoutchouc ou du tissu de soie ou des tuyaux de fonte. Dans leur masse indistincte, les ressorts d’acier ou les courroies ou le tissu qu’il produit au cours de la journée se ressemblent tous, on n’y remarque pas la moindre différence, qu’une partie d’entre eux représente du travail payé et une autre du travail non payé, qu’une partie soit pour l’ouvrier et une autre pour le patron. Au contraire, le produit auquel travaille l’ouvrier n’a pour lui aucune utilité et pas la moindre parcelle ne lui appartient ; tout ce que l’ouvrier produit appartient à l’entrepreneur.

Voilà une grande différence extérieure entre le travail salarié et le servage. Le serf avait peu de temps pour travailler sur son propre champ et le travail qu’il faisait pour lui lui appartenait. Dans le cas du travailleur salarié moderne, tout le produit appartient au patron et son travail à l’usine a l’air de ne rien avoir de commun avec son entretien. Il a reçu son salaire et peut en faire ce qu’il veut. En échange, il doit faire le travail que lui indique le patron et tout ce qu’il produit appartient au patron.

La différence, invisible au travailleur, apparaît dans les comptes du patron, quand il calcule ce que lui rapporte la production de ses ouvriers. Pour le capitaliste, c’est la différence entre la somme d’argent qu’il encaisse après la vente du produit et ses dépenses, tant pour les moyens de production que pour les salaires de ses ouvriers. Ce qui lui reste comme profit, c’est justement la valeur créée par le travail non payé, c’est-à-dire la plus-value créée par les ouvriers. Tout travailleur produit d’abord son propre salaire, puis la plus-value dont il fait cadeau au capitaliste, même s’il ne produit que des courroies de caoutchouc, des étoffes de soie ou des tuyaux de plomb. S’il a tissé 11 mètres de soie en 11 heures, 6 mètres de cette étoffe contiennent la valeur de son salaire et 5 sont la plus-value pour le patron.

La différence entre le salariat et le servage ou l’esclavage a d’autres conséquences importantes. L’esclave ou le serf fournissaient leur travail pour les besoins privés, la consommation du seigneur. Ils produisaient pour lui des vivres, des vêtements, des meubles, des objets de luxe, etc. C’était la norme avant que l’esclavage et le servage dégénèrent et déclinent sous l’influence du commerce. Les capacités de consommation de l’homme, même le luxe de la vie privée, ont leurs limites à chaque époque. Le propriétaire d’esclaves antique ou le noble du Moyen Âge ne pouvaient avoir plus que des greniers pleins, des étables pleines, de riches vêtements, une vie opulente pour eux-mêmes et leur entourage, des demeures richement meublées. On ne peut pas conserver en trop grandes réserves les objets d’usage quotidien, sinon ils se détériorent : le grain risque de moisir ou les souris et les rats risquent de le manger, les réserves de foin et de paille brûlent facilement, les vêtements s’abîment, etc., les produits laitiers, les fruits et les légumes se conservent difficilement. La consommation avait, même en cas de vie très opulente, ses limites naturelles dans l’économie de servage ou d’esclavage, et par là même, l’exploitation de l’esclave ou du serf avait ses limites.

Il en est autrement pour l’entrepreneur qui achète la force de travail pour produire des marchandises. La plupart du temps, ce que le travailleur fabrique à l’usine n’est utile, ni à lui ni au patron. Ce dernier ne fait pas produire des vêtements ou de la nourriture pour lui, mais une marchandise dont il n’a pas besoin du tout lui-même. Il fait produire les étoffes de soie ou des tuyaux ou des cercueils pour s’en débarrasser le plus vite possible, pour les vendre. Il les fait produire pour en tirer de l’argent. Ses dépenses lui sont restituées, le surtravail lui est donné sous la forme monétaire.

C’est dans ce but, pour faire de l’argent avec le travail impayé des travailleurs, qu’il fait toute l’affaire et achète la force de travail. Or nous savons que l’argent est le moyen de l’accumulation de richesses sans limites. Sous la forme monétaire, la richesse ne perd rien de sa valeur, même si elle est entreposée très longtemps. Au contraire, nous le verrons, la richesse entreposée sous forme monétaire semble même augmenter. Sous la forme monétaire, la richesse ne connaît aucune limite, elle peut augmenter à l’infini. Par suite, la soif de surtravail chez le capitaliste moderne n’a pas non plus de limites. Plus il tirera de travail non payé de ses travailleurs, mieux ce sera. Extorquer de la plus-value, et l’extorquer sans limites, tel est le but et le rôle de l’achat de force de travail.

La tendance naturelle du capitaliste à accroître la plus-value qu’il extorque aux travailleurs trouve avant tout deux voies simples qui s’offrent d’elles-mêmes, si l’on considère la façon dont est composée la journée de travail. La journée de travail de tout ouvrier salarié se compose normalement de deux parties : une partie où l’ouvrier restitue son propre salaire et une partie où il fournit du travail non payé, de la plus-value. Pour augmenter au maximum la seconde partie, l’entrepreneur peut procéder de deux façons : soit qu’il prolonge la journée de travail, soit qu’il réduise la première partie, la partie payée de la journée de travail, c’est-à-dire abaisse le salaire de l’ouvrier. Effectivement, le capitaliste a recours aux deux méthodes, d’où résulte une double tendance dans le système du salariat : une tendance à la prolongation de la journée de travail et une tendance à la réduction des salaires.

(...) La deuxième méthode du capitaliste pour augmenter la plus-value consiste à abaisser les salaires. Le salaire, pas plus que la journée de travail, n’a de limites déterminées. Quand nous parlons de salaire, il nous faut avant tout distinguer l’argent que le travailleur reçoit de l’entrepreneur et la quantité de moyens de subsistance qu’il a pour cet argent. Si nous savons que le travailleur reçoit un salaire de 2 marks par jour, c’est comme si nous ne savions rien. Car avec ces 2 marks, on peut acheter beaucoup moins en période de vie chère qu’en période de vie bon marché ; dans un pays, la pièce de 2 marks implique un autre niveau de vie que dans un autre, cela varie même d’une contrée à l’autre dans un même pays. Le travailleur peut aussi recevoir plus d’argent qu’avant en salaire et ne pas vivre mieux, sinon vivre plus mal. Le salaire réel est la somme des moyens de subsistance que le travailleur obtient, tandis que le salaire en argent n’est que le salaire nominal. Si le salaire n’est que l’expression monétaire de la valeur de la force de travail, cette valeur est représentée par la quantité de travail employée à produire les moyens de subsistance nécessaires au travailleur.

Que sont les “ moyens de subsistance nécessaires ” ? Indépendamment des différences individuelles d’un travailleur à l’autre, qui ne jouent pas de rôle, les différences de niveau de vie de la classe ouvrière dans les différents pays et aux différentes époques montrent que c’est là une notion très variable et extensible.

L’ouvrier anglais le mieux placé considère la consommation quotidienne de bifteck comme nécessaire à la vie, le coolie chinois vit d’une poignée de riz. Vu le caractère extensible de la notion de “ moyens de subsistance nécessaires ”, une lutte semblable à celle concernant la longueur de la journée de travail se déroule entre capitaliste et travailleurs au sujet de l’importance du salaire. Le capitaliste se place à son point de vue d’acheteur de marchandises en déclarant : il est certes tout à fait juste que je doive, comme tout acheteur honnête, payer la marchandise “ force de travail ” à sa valeur, mais quelle est la valeur de la force de travail ? Eh bien ! je donne à mon ouvrier autant qu’il lui faut pour vivre ; ce qui est absolument nécessaire à l’entretien de la vie humaine est indiqué d’abord par la science, la physiologie, et ensuite par l’expérience universelle. Il va de soi que je donne exactement ce minimum ; car si je donnais un sou de plus, je ne serais plus un acheteur honnête, mais un imbécile, un philanthrope qui fait de sa poche des cadeaux à celui dont il a acheté une marchandise ; je ne fais pas non plus cadeau d’un sou à mon cordonnier ou à mon marchand de cigares et j’essaie d’acheter leur marchandise aussi bon marché que possible. De même, je cherche à acheter la force de travail aussi bon marché que possible et nous sommes parfaitement quittes si je donne à mon ouvrier le strict minimum pour vivre.

La formation de l’armée de réserve

Quand elle augmente la charge du travail et diminue le niveau de vie des travailleurs jusqu’à la limite physiologiquement possible et même en deçà, l’exploitation capitaliste ressemble à l’exploitation de l’esclavage et du servage au moment de la pire dégénérescence de ces deux formes d’économie, donc quand elles étaient près de s’écrouler.

Mais ce que seule la production marchande capitaliste a engendré et qui était complètement inconnu de toutes les époques antérieures, c’est le non-emploi et par suite la non-consommation des travailleurs, en tant que phénomène permanent, ce qu’on appelle l’armée de réserve des travailleurs.

La production capitaliste dépend du marché et doit suivre la demande. Cette dernière change constamment, engendrant alternativement ce qu’on appelle les années, les saisons, les mois de bonnes et de mauvaises affaires. Le capital doit constamment s’adapter à ce changement de la conjoncture et occuper en conséquence tantôt davantage, tantôt moins de travailleurs.

Il doit, pour avoir continuellement à sa disposition la quantité nécessaire de force de travail répondant aux exigences même les plus élevées du marché, maintenir en réserve un nombre important de travailleurs inemployés, à côté de ceux qui sont employés. Les travailleurs inemployés n’ont pas de salaire, puisque leur force de travail ne se vend pas, elle est seulement en réserve ; la non-consommation d’une partie de la force de travail est partie intégrante de la loi des salaires dans la production capitaliste.

Comment des chômeurs réussissent à vivre, cela ne regarde pas le capital, il repousse toute tentative de supprimer l’armée de réserve comme une menace contre ses propres intérêts vitaux.(...)

L’armée de réserve a une double fonction pour le capital d’une part, elle fournit la force de travail en cas d’essor soudain des affaires, d’autre part la concurrence des chômeurs exerce une pression continuelle sur les travailleurs employés et abaisse leurs salaires au minimum.

Marx distingue dans l’armée de réserve quatre couches dont la fonction est différente pour le capital et dont les conditions de vie diffèrent.

 La couche supérieure, ce sont, les ouvriers d’industrie périodiquement inemployés qui existent même dans les professions les mieux situées. Leur personnel change parce que chaque travailleur est chômeur un certain temps, puis employé pendant d’autres périodes leur nombre varie beaucoup selon la marche des affaires il est très important en période de crise et faible quand la conjoncture est bonne ; ils ne disparaissent jamais complètement et augmentent avec le progrès de l’industrie.

 La deuxième couche, c’est la masse des prolétaires sans qualification affluant de la campagne vers les villes ; ils se présentent sur le marché avec les exigences les plus modestes et ne sont liés à aucune branche industrielle particulière ; ils sont à l’affût d’une occupation, formant un réservoir de main-d’œuvre pour toutes les industries.

 La troisième catégorie, ce sont les prolétaires de bas niveau qui n’ont pas d’occupation régulière et sont sans cesse à la recherche d’un travail occasionnel. C’est là qu’on trouve les journées de travail les plus longues et les plus bas salaires et c’est pourquoi cette couche est tout aussi utile, et tout aussi directement indispensable au capital que celle du plus haut niveau. Cette couche se recrute constamment parmi les travailleurs excédentaires de l’industrie et de l’agriculture, en particulier dans l’artisanat en voie de dépérissement et les professions subalternes en voie d’extinction. Cette couche constitue le fondement de l’industrie à domicile et agit dans les coulisses, derrière la scène officielle de l’industrie. Elle n’a pas tendance à disparaître, elle croît au contraire parce que les effets de l’industrie à la ville et à la campagne vont dans ce sens et parce qu’elle a une forte natalité.

 La quatrième couche de l’armée de réserve prolétarienne, ce sont les véritables “ pauvres ”, qui sont en partie aptes au travail et que l’industrie ou le commerce emploient partiellement en périodes de bonnes affaires ; en partie inaptes au travail : vieux travailleurs que l’industrie ne peut plus employer, veuves de prolétaires, orphelins de prolétaires, victimes estropiées et invalides de la grande industrie, de la mine, etc., enfin ceux qui ont perdu l’habitude de travailler, les vagabonds, etc.

Cette couche débouche directement sur le sous-prolétariat : criminels, prostituées.

Le paupérisme, dit Marx, constitue l’hôtel des invalides de la classe ouvrière et le poids mort de son armée de réserve. Son existence découle aussi inévitablement de l’armée de réserve que l’armée de réserve découle du développement de l’industrie. La pauvreté et le sous-prolétariat font partie des conditions d’existence du capitalisme et augmentent avec lui : plus la richesse sociale, le capital en fonction et la masse d’ouvriers employés par lui sont grands, et plus est grande la couche de chômeurs en réserve, l’armée de réserve.

Plus l’armée de réserve est grande par rapport à la masse des ouvriers occupés, plus est grande la couche inférieure de pauvreté, de paupérisme, de crime. La masse des travailleurs inemployés et donc non rémunérés, et avec elle la couche des Lazare de la classe ouvrière - la pauvreté officielle - augmentent en même temps que le capital et la richesse. “ Voilà, dit Marx, la loi générale, absolue, de l’accumulation capitaliste. ” [1]

(...) Nous avons étudié jusqu’à maintenant le niveau de vie que l’économie marchande capitaliste assure à la classe ouvrière et à ses différentes couches. Nous ne savons encore rien de précis sur les rapports entre ce niveau de vie ouvrier et la richesse sociale dans son ensemble.

Les travailleurs peuvent avoir parfois plus de moyens, une nourriture plus abondante, de meilleurs vêtements qu’auparavant, si la richesse des autres classes a augmenté encore plus rapidement, la part du produit social qui revient aux travailleurs a diminué.

Le niveau de vie des ouvriers peut monter dans l’absolu et baisser relativement aux autres classes. Le niveau de vie de tout homme et de toute classe ne peut être jugé correctement que si on l’apprécie par rapport à la situation de l’époque donnée et des autres couches de la même société. Le prince d’une tribu nègre primitive et à demi-sauvage ou barbare, en Afrique, peut avoir un niveau de vie plus bas, c’est-à-dire une demeure plus simple, des vêtements moins bons, une nourriture plus grossière que l’ouvrier d’usine moyen en Allemagne.(...)

Nous avons vu que le capitalisme cherche par tous les moyens à abaisser le niveau de vie de l’ouvrier pour accroître le plus possible le travail non payé, la plus-value.

Supposons que le niveau de vie du travailleur ne change pas, qu’il est en mesure de se procurer toujours la même quantité de nourriture, de vêtements, de linge, de meubles, etc. Supposons que le salaire, pris absolument, ne diminue pas.

Si pourtant la production de ces moyens d’existence est devenue meilleur marché grâce aux progrès de la technique et demande moins de temps, l’ouvrier aura besoin de moins de temps pour récupérer son salaire.

Supposons que la quantité de nourriture, de vêtements, de meubles, etc., dont l’ouvrier a besoin par jour, n’exige plus que cinq heures de travail au lieu de six. Dans une journée de travail de onze heures, le travailleur ne travaillera plus six heures, mais seulement cinq pour remplacer son salaire et il reste six heures pour le travail non payé, pour créer de la plus-value pour le capitaliste. La part du produit qui revient au travailleur a diminué d’un sixième, celle du capitaliste a augmenté d’un cinquième. Or le salaire absolu n’a nullement baissé. Il peut même arriver que le niveau de vie de l’ouvrier s’élève, c’est-à-dire que le salaire absolu augmente, par exemple de 10 %, non seulement le salaire en argent, mais les moyens de subsistance réels de l’ouvrier.

Si la productivité du travail augmente, dans le même temps ou peu après, de 15 %, la part du produit qui revient au travailleur, c’est-à-dire son salaire relatif, a baissé, bien que le salaire réel ait monté. La part du produit qui revient au travailleur dépend donc de la productivité du travail. Moins il faut de travail pour produire ses moyens de subsistance, plus son salaire relatif diminue. Si les chemises, les bottes, les casquettes qu’il porte se fabriquent avec moins de travail grâce aux progrès de la fabrication, il peut se procurer la même quantité de chemises, de bottes et de casquettes qu’auparavant avec son salaire, il reçoit quand même une plus petite fraction de la richesse sociale, du travail social global. Tous les produits et matières premières possibles entrent en certaines quantités dans la consommation quotidienne du travailleur. Il n’y a pas que la fabrication des chemises qui rende l’entretien de l’ouvrier meilleur marché, mais aussi la fabrication du coton qui fournit l’étoffe des chemises et l’industrie des machines qui fournit les machines à coudre, et l’industrie du fil qui fournit le fil. Il n’y a pas non plus que les progrès dans la boulangerie qui rendent l’entretien de l’ouvrier meilleur marché, mais aussi l’agriculture américaine qui fournit les céréales et les progrès des chemins de fer et de la navigation à vapeur qui transportent les céréales en Europe, etc.

Tout progrès de l’industrie, toute augmentation de la productivité du travail humain aboutit à ce que l’entretien des ouvriers coûte de moins en moins de travail. L’ouvrier doit consacrer une fraction toujours moindre de sa journée de travail à remplacer son salaire, et une fraction toujours plus importante au travail non payé, à la création de plus-value pour le capitaliste.

Or, le progrès continuel et ininterrompu de la technique est une nécessité vitale pour les capitalistes. La concurrence entre les entrepreneurs individuels force chacun d’entre eux à vendre ses produits aussi bon marché que possible, c’est. à-dire en économisant au maximum le travail humain. Si un capitaliste a introduit dans son usine une nouvelle amélioration, la concurrence force les autres entrepreneurs de la même branche à améliorer la technique, pour ne pas se faire éliminer du marché. Cela s’exprime à l’extérieur par l’introduction du machinisme à la place du travail à la main et par l’introduction de plus en plus rapide de nouvelles machines plus perfectionnées à la place des anciennes. Les inventions techniques sont devenues le pain quotidien dans tous les domaines de la production. Le bouleversement technique, tant dans la production proprement dite que dans les moyens de transport, est un phénomène incessant, une loi vitale de la production marchande capitaliste.

Tout progrès dans la productivité du travail se manifeste dans la diminution de la quantité de travail nécessaire à l’entretien de l’ouvrier. La production capitaliste ne peut pas faire un pas en avant sans diminuer la part qui revient aux travailleurs dans le produit social. A chaque nouvelle invention de la technique, à chaque perfectionnement des machines, à chaque nouvelle application de la vapeur et de l’électricité dans l’industrie et dans les transports, la part du travailleur dans le produit devient plus petite et celle du capitaliste plus grande. Le salaire relatif tombe de plus en plus bas, de façon irrésistible et ininterrompue, la plus-value, c’est-à-dire la richesse non payée extorquée au travailleur par les capitalistes, augmente irrésistiblement et constamment.

Nous voyons de nouveau ici une différence frappante entre la production marchande capitaliste et toutes les formes antérieures d’économies. Dans la société communiste primitive, on partage le produit directement après la production, de façon égale, entre tous les travailleurs, c’est-à-dire entre tous les membres, car il n’y a pratiquement pas d’oisifs. Dans le servage, ce n’est pas l’égalité, mais l’exploitation de ceux qui travaillent par ceux qui ne travaillent pas qui est déterminante.(...)

Dans le système salarial, il n’y a pas de prescriptions légales ou coutumières, ou même arbitraires fixant la part du travailleur dans son produit. Cette part est fixée par le degré de productivité du travail, par le niveau de la technique ; ce n’est pas l’arbitraire des exploiteurs, mais le progrès de la technique qui abaisse impitoyablement et sans arrêt la part du travailleur. C’est une puissance invisible, un simple effet mécanique de la concurrence et de la production marchande qui arrache au travailleur une portion toujours plus grande de son produit et lui en laisse une toujours plus petite, une puissance qui agit sans bruit, derrière le dos des travailleurs et contre laquelle la lutte est impossible.

Le rôle personnel de l’exploiteur est visible quand il s’agit du salaire absolu, c’est-à-dire du niveau de vie réel. Une réduction de salaire qui entraîne un abaissement du niveau de vie réel des ouvriers est un attentat visible des capitalistes contre les travailleurs et ceux-ci y répondent aussitôt par la lutte, là où existe un syndicat et, dans les cas favorables, ils l’empêchent.

La baisse du salaire relatif s’opère sans la moindre intervention personnelle du capitaliste, et contre elle, les travailleurs n’ont pas de possibilité de lutte et de défense à l’intérieur du système salarial, c’est-à-dire sur le terrain de la production marchande.

Contre le progrès technique de la production, contre les inventions, contre l’introduction des machines, contre la vapeur et l’électricité, contre les perfectionnements des transports, les ouvriers ne peuvent pas lutter. Or, l’action de ces progrès sur le salaire relatif des ouvriers résulte automatiquement de la production marchande et du caractère de marchandise de la force de travail. C’est pourquoi les syndicats les plus puissants sont impuissants contre cette tendance à la baisse rapide du salaire relatif. La lutte contre la baisse du salaire relatif est la lutte contre le caractère de marchandise de la force de travail, contre la production capitaliste tout entière. La lutte contre la chute du salaire relatif n’est plus une lutte sur le terrain de l’économie marchande, mais un assaut révolutionnaire contre cette économie, c’est le mouvement socialiste du prolétariat.

D’où les sympathies de la classe capitaliste pour les syndicats qu’elle avait d’abord combattus furieusement, une fois que la lutte socialiste eut commencé et dans la mesure où les syndicats se laissent opposer au socialisme. En France, les luttes ouvrières pour l’obtention du droit de coalition ont été vaines jusque dans les années 1870 et les syndicats étaient poursuivis et frappés de sanctions draconiennes. Cependant, peu après que la Commune eut inspiré à la bourgeoisie une peur panique du spectre rouge, un brusque changement s’opéra dans l’opinion publique. L’organe du président Gambetta, La République Française, et tout le parti régnant des “ républicains rassasiés ” commencent à encourager le mouvement syndical, à faire pour lui une active propagande. Aux ouvriers anglais, on citait en exemple au début du XIX° siècle la sobriété des ouvriers allemands ; c’est au contraire l’ouvrier anglais, non pas sobre, mais “ avide ”, le trade-unioniste mangeur de bifteck, que l’on recommande comme modèle à l’ouvrier allemand. Tant il est vrai que pour la bourgeoisie la lutte la plus acharnée pour l’augmentation du salaire absolu est une vétille inoffensive par rapport à l’attentat contre le saint des saints, contre la loi du capitalisme qui tend à une baisse continuelle du salaire relatif.(...)"

(extraits choisis par moi, source marxists.org)



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Commentaires de l'article
"Introduction à l’économie politique" / (1907) - Rosa LUXEMBURG - extraits II
21 janvier 2012 - 22h20

Très bon sujet et une vue de l’esprit qui caractérise la réalité. Cordialement Alain 04



"Introduction à l’économie politique" / (1907) - Rosa LUXEMBURG - extraits II
22 janvier 2012 - 17h19 - Posté par RICHARD PALAO

D’ habitude je me lasse assez vite et je ne vais pas jusqu au bout de la lecture de textes aussi longs , mais là j ai trouvé le sujet passionnant et plus que jamais d actualité .

MERCI LL pour cette publication



"Introduction à l’économie politique" / (1907) - Rosa LUXEMBURG - extraits II
23 janvier 2012 - 19h47 - Posté par jaja

il s’agit du bouquin de rosa tiré des cours qu’elle donnait à l’ecole du parti social-démocrate allemand ?

mais les cours politiques ne sont plus de mises ........

peut être parce qu’il n’y a plus de militants de l’envergure de rosa ?






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de : VIA CAMPESINA
Crise et robotisation : De l’actualité des Grundrisse de Marx !
vendredi 3 - 02h32
de : Lepotier
MON COMMUNISME
jeudi 2 - 21h55
de : Nemo3637
1 commentaire
Soignants : une « grande famille ». Vraiment ?
jeudi 2 - 15h30
Info’Com : "Tu as du taff tu es bien payé alors fermes là"...
jeudi 2 - 11h38
de : Mickael Wamen
Le creux de la vague - C’est l’heure de l’mettre
mercredi 1er - 20h54
de : Hdm
QG présente : "« Le capital se radicalise » Mickaël Wamen, Monique Pinçon-Charlot" (video)
mercredi 1er - 17h28
de : Aude Lancelin
4 commentaires
CARNAGE ORGANISÉ CONTRE RÉACTION DÉSORGANISÉE ...
mercredi 1er - 17h06
de : Mickael Wamen
Convention Citoyenne pour le climat soumis au bon vouloir de notre monarque !
mercredi 1er - 12h27
de : joclaude
Courrier à l’adresse de Philippe Martinez SG CGT.
mardi 30 - 22h38
de : Mickael Wamen
IRAK : M.Macron ne nous l’expliquera pas : NOUS SOMMES EN GUERRE !
mardi 30 - 17h51
de : joclaude
« Ségur de la santé » : les soignants maintiennent la pression
mardi 30 - 17h43
André Bouny : « Agent orange, le déni reste total »
mardi 30 - 14h23
de : jean1
Municipales 2020:ABSTENTION – Une « insurrection froide contre toutes les institutions du pays »
lundi 29 - 17h57
de : joclaude
2 commentaires
Elections municipales 2020 : un vote nul ...
lundi 29 - 16h40
de : Mickael Wamen
1 commentaire
Election Municipale à LYON : l’Humanitaire forcément HUMANISTE ?
lundi 29 - 11h02
de : joclaude
[Vidéo] Covid-19 : la Guyane souffre de sous-équipement et d’un manque de préparation de l’État
dimanche 28 - 18h50
Libérez Roland Veuillet !
dimanche 28 - 17h21
de : CNT 30
Pour un grand bol d’air pur, le point avec Manon Aubry , LFI au Parlement Européen.
samedi 27 - 17h14
de : joclaude
BFM-TV EN GRÈVE POUR LA PREMIÈRE FOIS (video)
samedi 27 - 16h41
Coronavirus : 15 médecins Cubains à La Martinique !
samedi 27 - 16h02
de : joclaude

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DAZIBAO
C’est l’anniversaire de Frida Kahlo
lundi 6 juillet
de Roberto Ferrario
1 commentaire
Je trouve épouvantable de voir les riches passer leurs jours et leurs nuits dans des parties, pendant que des milliers et des milliers de gens meurent de faim. Magdalena Frida Carmen Kahlo Calderón ou Frida Kahlo, née le 6 juillet 1907 dans une démarcation territoriale de l’actuelle entité fédérative de Mexico, la délégation de Coyoacán, et morte le 13 juillet 1954 au même endroit, est une artiste peintre mexicaine. Son réalisme n’est pas seulement artistique : en 1928, elle (...)
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Le monde d’après : Jean Castex nouveau premier ministre droitard, sarkozyste et énarque
vendredi 3 juillet
de Roberto Ferrario
4 commentaires
"Politiquement, je suis de droite et je l’assume parfaitement", affirmait ce haut fonctionnaire. Membre du parti Les Républicains, il est notamment proche de Nicolas Sarkozy, dont il a été le secrétaire général adjoint à l’Élysée. Ce qui ne l’empêche pas de soutenir la candidature de François Fillon pour la présidence de l’UMP lors du congrès de l’automne 2012. Cette nomination donne le ton de ce qui s’annonce dans les prochains (...)
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Info’Com : "Tu as du taff tu es bien payé alors fermes là"...
jeudi 2 juillet
de Mickael Wamen
Normal de sortir une telle affiche quand on vois comment sont traités les salarié/es précaires du bureau de placement de Info’Com ! « Tu as du taff tu es bien payé alors fermes là, tu n’est pas ici pour militer mais prendre du fric, et puis si il y a des injustices c’est pas ton problème ... » Voilà ce que j’ai entendu non stop durant quasi 2 ans ... Être précaire n’est pas être une sous merde et cela est vrai partout et notamment à la CGT ! Avoir un bureau (...)
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Nouvelle affiche scandaleuse de Info’ Com...
mercredi 24 juin
de Mickael Wamen
13 commentaires
De pire en pire le bad buzz continue... Se réjouir des licenciements à BFM c’est scandaleux !! Cette restructuration est totalement injustifiée comme toutes les autres et qu’elle touche des salarié/es de BFM ne donne pas droit de s’en réjouir ... Les salariés de BFM ne sont pas des chiens comme indiqué par Info’ Com ... En plus ce sont les « petits » qui vont morfler ! Comment Info’ Com peut il être à ce point une fois de plus totalement à la rue sur un (...)
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La chasse continue ... tu gênes donc on te dégage !!!! Bravo info’com ....
mercredi 17 juin
de Mickael Wamen
Ce n’est plus du syndicalisme mais utilisation de méthodes patronales les plus dégueulasses.... Bien content d’avoir démissionné car c’est impossible de continuer d’adhérer à un syndicat qui vire celles et ceux qui ne pensent pas comme la direction !!!! Info’com critique la conf’ mais fait pire ...ilsfont’com leur va très bien ! Ils sont plus fort avec leur « camarade agency » qu’avec la camaraderie la vraie, la gratuite.... Ils sont (...)
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Info’Com Cgt, nous n’avons pas adhéré avec obligation de nous taire !!!
jeudi 11 juin
de Mickael Wamen, Sidi Boussetta
WE LOVE NOTRE SYNDICAT Et OUI, nous aimons notre syndicat qui nous a accueilli en 2016, cette super équipe de l’époque, fraternelle, humaine et profondément militante... Ce même syndicat qui a toujours su différencier la CGT des hommes et des femmes qui la composent, qui a toujours osé dire les choses, par exemple, souvent relever les manquements du secrétaire général confédéral, de la confédération, de sa fédération, sans jamais remettre en cause la CGT... On est en droit de (...)
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Aux dirigeants d’Info’Com-CGT
vendredi 5 juin
de Mickael Wamen
2 commentaires
Après avoir repoussé plusieurs fois cette décision, je vous informe que je ne souhaite plus être adhérent au syndicat info’com CGT et je quitte le bureau de placement de la SACIJO. Je tiens de suite à indiquer que cette décision n’a strictement rien à voir avec cette connerie d’affiches. Ce serait trop facile pour vous de prendre cet argument pour expliquer ma décision.t Depuis les démissions d’Olivier et Stéphane, la ligne du syndicat ressemble bien trop à celle (...)
Lire la suite