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Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !


de : La Louve
mercredi 18 juin 2008 - 13h49 - Signaler aux modérateurs
61 commentaires
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de La Louve

Faut-il jeter aux orties le concept que traduit la "dictature du prolétariat" ?

Beaucoup de gens, y compris des communistes ou des marxistes chevronnés, ont tendance à dire "oui". D’ailleurs, c’est ce que l’appareil dirigeant du PCF a acté, dans sa grande majorité (qui n’est pas nécessairement celle des militants), lors de son XXIIè congrès ( mais aussi, beaucoup plus discrètement, la LCR lors de son XVè congrès en 2002 ou 2003, où la notion est passée "gentiment" à la trappe sans tambour ni trompette...).

Faute d’un travail théorique suffisant, faute d’une volonté politique également, il faut le dire, qui permette un "Autrement", on a préféré jeter le bébé avec l’eau du bain (et cela annonçait une ligne idéologique dramatique dans le Parti, qui consisterait à reprendre purement et simplement à notre compte la critique BOURGEOISE du stalinisme en la faisant passer pour une critique du communisme, voire pour certains du marxisme même - nous y reviendrons...).

Dommage, car ce débat n’est pas clos, il n’a jamais été autant d’actualité et il demande un travail sérieux et approfondi de notre part.

Mais ce n’est pas parce que "les appareils ont décidé" qu’il ne fallait plus y penser, que nous devons, servilement, cesser d’y penser (le voudrions-nous, nous qui sommes engagés, souvent, dans les luttes quotidiennes du terrain, nous ne le pourrions pas en fait, tant ce questionnement nous heurte de plein fouet plusieurs fois par jour...)

"Dictature" : le mot a un sens horrible dans son acception moderne (mais qui évidemment n’était pas le même pour Marx et Engels au milieu du XIXème siècle, où ces gens encore pétris de leurs "humanités", parlaient de dictature pour parler de tyrannie ou de despotisme au sens antique.) Il évoque, et c’est légitime, car nous pensons avec notre temps, plus Mussolini ou Franco, que notre idéal communiste !

Oublions le mot un instant et concentrons-nous sur ce qu’il désigne, et sur son histoire : un pouvoir absolu ou presque, une toute puissance d’un corps sur un autre (plus tard, on y adjoindra l’idée de domination par la force, la violence , la contrainte mais à l’origine ce n’est pas forcément le cas....) - il est amusant de constater qu’un des fondateurs de la pensée libérale moderne (et donc, un parent lointain de nos chers "démocrates") , Voltaire, vénérait quasiment Frédéric II de Prusse qui fut un modèle de "despote éclairé", ou Catherine II de Russie. (Bref, tout cela pour rappeler qu’il y a une bonne part de contextuel dans les mots , et qu’il ne faut pas oublier l’époque à laquelle tel ou tel concept a été forgé).

Revenons en donc au sens "primaire" ou "premier" du mot "dictature" : le pouvoir de l’un sur les autres, sans limitation extérieure type "loi", "cour suprême" etc (ce qui ne signifie pas qu’il n’y ait pas de limites mais il faut savoir lesquelles elles sont).

"Dictature du prolétariat", dans la bouche ou sous la plume d’un communiste, donc, cela ne peut assurément pas se comprendre sans avoir une vision d’ensemble du "paysage global".

C’est en opposition d’abord, et évidemment, avec la "fausse démocratie de la bourgeoisie", qu’il faut prendre cette expression en compte.

Peut être que nous avons eu la chance d’oublier ce siècle dernier, progressivement, le pouvoir que cette dictature de la bourgeoisie imprime à nos existences, pourquoi et comment elle elle fait - c’est à dire ce contrôle quasi absolu que les représentants de cette classe, de cette minorité, exercent sur nos vies sinon sur nos corps mêmes - (que l’on passe de Marx à Bourdieu à Foucault à Debord en revenant à Engels, à Lénine...qu’on ouvre, tout simplement, les yeux, et alors on le voit bien, ce pouvoir !).

Enfin si nous l’avions oublié , nous visons depuis plusieurs années ,de quoi nous le rappeler, chaque jour plus fermement...

Mais aujourd’hui, - "à quelque chose malheur doit être bon"- , il est manifeste que le comportement politique et social des représentants des intérêts de la classe bourgeoise à l’échelle européenne sinon mondiale, ne peut que nous rappeler brutalement à la réalité de la lutte des classes.

C’est une occasion pour nous communistes de dénoncer sans relâche, en la démontrant, cette véritable dictature de la bourgeoisie. C’est l’occasion pour nous de faire sauter le masque théâtral de ce pouvoir politique et de dénoncer : "voilà la fausse démocratie libérale, c’est la vraie dictature de la bourgeoisie !"

Ce masque sautera d’autant mieux que nous pourrons mettre en avant un des concepts majeurs du communisme moderne, celui de "démocratie prolétarienne" comme figure exemplaire de la "vraie démocratie".

Il ne peut pas y avoir de démocratie réelle sans que la représentation de la classe dominante socialement corresponde politiquement.

Représentation au Parlement oui, mais aussi représentation dans les corps de l’Etat, dans la formation, dans les lieux de pouvoir...

Mais il ne peut pas y avoir cette correspondance dans la réalité si l’on n’enlève pas les obstacles idéologiques à cette représentativité réaliste (obstacles i.e. censure des expressions et idées communistes et occupation de la gauche socialiste par des fantoches sociaux-libéraux notamment).

En d’autres termes, tant que nous n’avons pas (et tant que nous ne prenons pas, et tant que nous ne nous donnons pas), les moyens d’occuper politiquement notre espace, les moyens de faire (re)naître la conscience de classe, les moyens de "repolitiser" les masses de nos frères, (et sachant que bien sûr, tout cela n’est pas une mince affaire, mais ce n’est pas infaisable !), tant que nous ne faisons pas nous communistes, syndicalistes, "chevronnés", tout ce travail, nous n’aurons pas la représentation politique adéquate.Nous ne l’aurons pas dans les assemblées et nous ne l’aurons pas dans les têtes - bien plus grave ! -

Non pas que cette représentation parlementaire doive être l’alpha et l’oméga de notre action, de notre pensée - non, puisque nous sommes des révolutionnaires !

Mais elle n’est pas négligeable, elle a une importance (pas pour nous, ni pour un parti, mais aussi pour les intérêts de classe que nous représentons dans les institutions bourgeoises), et surtout , cette représentation adéquate, elle est le symptôme de l’efficacité (ou pas) de notre travail, de la valeur de ce que nous faisons.

Concrètement, par exemple : les salariés en général, sont majoritaires dans ce pays , et largement puisque nous représentons plus de 75 % de la population active. Et pourtant, regardez la représentation sociologique des assemblées, vous serez surpris de voir combien nous y sommes peu nombreux, en fin de compte ,et que parmi ceux que nous avons, beaucoup n’ont plus effectivement travaillé depuis 25 ou 35 ans !

Ce concept de "démocratie prolétarienne" ou de "vraie démocratie" (c’est à dire un régime où les mots correspondent à la réalité, et où le peuple - c’est à dire la majorité d’entre nous - est représenté et a les moyens de gouverner à sa juste valeur et en proportion de son nombre - ) est corolaire de la politisation, de la possibilité de laisser chacun-e se saisir à nouveau de la politique, de la vie politique.

Nous sommes aujourd’hui, pour des tas de raison (sur lesquelles nous devrons revenir rapidement), dans une véritable apogée de la dépolitisation des masses , sinon d’une dépolitisation "de masse" .

Bref, ce concept de "démocratie prolétarienne" doit être expliqué, il doit être retravaillé, à commencer, d’abord , au sein des partis dit communistes, il doit servir d’abord à dénoncer la dictature de la bourgeoisie puis à populariser la possibilité de la révolution et à jeter les bases d’une création politique nouvelle.

Il doit être construit théoriquement, mais d’un point de vue communiste, c’est à dire toujours marxiste - ( et en nous fondant notamment sur des analyses de classe de la population, de l’état de la lutte des classes au "moment T", sans prendre nos désirs pour la réalité mais en acceptant de se confronter enfin aux classes, aux masses, aux mouvements populaires, en prenant acte de leur état de conscience, de leurs désirs, en écoutant ce qu’elles disent, ce qu’elles veulent, même si cela "ne nous plaît pas" !).

Nous devons faire revenir la vraie politique (et non pas le succédané à peine réchauffé qu’on nous sert depuis des années) dans notre camp, entre nos MAINS.

Le pouvoir, la révolution qui nous est nécessaire, ne peuvent passer que par là.

Par la prise de conscience et par le désir de ne plus se laisser déposséder de ce bien fondamental qu’est l’action politique au sens large.

Tant que nous n’aurons pas trouvé le moyen de grandir, de sortir de cette minorité sous tutelle, la révolution ne sera qu’un mot ,qu’une utopie et fera potentiellement plus de mal que de bien. Or force est de constater que malheureusement c’est encore ainsi , comme des adolescents un peu "attardés", que se comportent aujourd’hui la plupart d’entre nous. De même, les partis dits "de gauche" et notamment les partis communistes , doivent revoir leurs relations avec "le dehors" .

Quitter cette adolescence ,se diriger vers la possibilité d’une démocratie prolétarienne , ça commence par se lever ,se dresser, y compris sans les partis, au besoin même contre ces partis. Accepter de prendre la part de travail qui nous revient, accepter donc, aussi que nous avons les capacités, les talents, nécessaires pour le faire , en un mot, nous aimer suffisamment pour prendre nos vies en mains - admettre que, si nous sommes assez "raisonnables" pour voter, pour travailler, pour payer nos impôts etc ( et la contrainte n’a qu’une part restreinte ici) nous sommes également assez raisonnables pour dire "Ca suffit, je reprends mon POUVOIR".

On ne peut pas continuer comme ça ,avec ce simulacre , où le Parlement est squatté par des membres aguerris de la caste politique, des hauts fonctionnaires, des professions libérales, des PDg, des cadres supérieurs.

Où est la représentation adéquate de la population française ? Où sont les petits salaires, les travailleurs, les SMICARDs, les chômeurs, les ouvriers, les retraités de la fonction publique, les étudiants, les pauvres ???? Où sont les personnes de couleur, les représentants de l’immigration ? Où sont les (jeunes) femmes (comme dirait l’autre...), les familles, les parents ? Où sont les salariés d’active (et pas ceux qui le furent mais ne le sont plus depuis 25 ans !)

Il faut envisager un autre horizon, un horizon qui ne se satisfasse pas des limites très étroites dans lesquelles la bourgeoisie enferme la possibilité politique du prolétariat. Il y a des idées à creuser, à développer pour ce faire, nous y reviendrons à un autre moment.

Sortir de cet état de marasme où nous coulons actuellement, d’une manière ou d’une autre, ce serait déjà un énorme pas , sinon un début de révolution. Je considère que nous serons en train de toucher du doigt un début intéressant quand les électeurs et électrices se constitueront en comités qui jugeront les politiciens, les élus , quand nous manifesterons sous les fenêtres du PS pour réclamer qu’ils arrêtent de trahir , qu’ils rendent leurs mandats lorsqu’ils "font faillite" .

Nous aurons un début intéressant quand nous, communistes proposerons un projet de démocratie prolétarienne, pas une "6ème" ou une "7ème république", non , je parle d’ un autre régime politique, qui n’oublie ni la lutte des classes ni la révolution.

Un projet d’institutions politiques qui puisse fonder et stabiliser ce régime, et permettre le dépérissement de l’Etat , la transition vers une autre société .

Notre projet de société pour le 21ème siècle il est là , il me semble, et il tient en deux mots : " démocratie prolétarienne".

Le pouvoir aux salariés, tout le pouvoir, pour les salariés, par les salariés, contre la dictature de la bourgeoisie et le capitalisme. Le salarié (actif ou pas) comme premier critère de la citoyenneté. Les salariés comme première force politique du pays, de l’Europe.



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Commentaires de l'article
Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 14h06

"démocratie prolétarienne", la vraie, pas un succédané, c’est mieux que "dictature prolétarienne" ! Je déteste le mot "dictature" qui est un gros-mot !



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 14h29 - Posté par Sarah P Struve

La Sarkozie est également une "dictature du prolétariat" basée sur la presse peepol !!!! Puisque ce sont les gens sans apport culturel propre qui gobent les slogans débilitant de se "fascisme libéral"

Et que fait tu d’Oulianov, de Djjougachvilli et consort.

L’être humain étant ce qu’il est - "l’idéologie" qu’elle soit définie de "gauche ?"où de "droite ?" ne’ peut mener qu’au totalitarisme !

Les outils dites "révolutionnaires ont été appréhendés également par les "néo-cons" ce qui a donné et "le patriote act" et ce que l’on appel les révolutions colorés fondamentalement dictatoriales car imposant a leurs peuples l’OTAN.

N’oublions pas Napoléon,Hitler ... ; Et je pourrai continuer cette litanie indéfiniment...

Et, oui ! D’accord avec le colégue du dessu !
La dictature est un vilain mot.


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 16h07 - Posté par

@Sarah - J’avoue ne pas me sentir trop d’affinités en général avec les gens qui ont peur des mots (et qui finissent toujours par être du côté de "l’interdit" et du tabou), ça relève plus d’un processus de déni que d’autre chose selon moi, mais on doit sans doute faire un effort pour les écouter...

Maintenant, écouter ne veut pas dire capituler.

Par ailleurs j’avoue que je ne comprends pas bien ton message et ce mélange des références "patriot act", "révolutions colorées " etc...

Enfin je pense que tu as très mal lu ou très mal compris ( volontairement ou pas) ce papier - peut être que je me suis mal exprimée. Ce qui fait que, finalement, je me pose des questions sur ton "appartenance idéologique". Si tu ne parviens pas à dépasser les pièges venimeux que les bourgeois ont déposé dans notre champ lexical, si tu ne parviens pas à déjouer les chausses-trappes dont ils ont infesté le paysage politique, tu vas avoir du mal à progresser.

La première marche vers la révolution c’est retrouver ton indépendance d’esprit, faire acte de ré-appropriation langagière, dépasser le "politically correct" et dégager certains concepts de la gangue idéologique , justement, dans laquelle les libéraux nous ont enfermés. Pouvoir dépasser la bien-pensance pour que la Vérité émerge.

Ce que recouvre l’expression désuète de "dictature du prolétariat" n’en est pas moins un concept férocement actuel et tout à fait urgent, et cela se traduit à mon avis par "démocratie prolétarienne" au 21è siècle. Voilà le "coeur" de ce message...

LL


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 14h30 - Posté par

Et bien voilà. Le mot, l’expression est là, le concept peut naître, saisis-t’en, comme nous, et AVANTI POPOLO !

Il faut faire vaciller ce pouvoir sur ses bases et il s’écroulera.

Rêvons ensemble d’un autre demain pour NOUS, les prolétaires. Et construisons le, nous le pouvions et le devons car je te rappelle "qu’il n’y a ni Dieu ni maitre" et en tout cas pas de "Sauveur suprême" !

LL


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 14h47 - Posté par Sarah P Struve

Sur que je ne veux pas de maitre. Mais un peu de profondeur d’âme, de spiritualité cela donne une perspective existantielle pas trop mal. Le mot "Dieux" n’est qu’une convention de langage. Sur il n’y a pas de sauveur supréme vut qu’il n’y a rien à sauver.Même pas notre propre finalité.


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 15h18

Les commentaires ci-dessus sont un peu miévres.

Le texte de LL est une bonne distinction entre la dictature d’une classe (qui fait tout simplement primer ses intérets) et la dictature en tant que procédure juridique qui confie le pouvoir formel à un individus.

"La révolution est une épreuve de force ouverte entre les forces sociales en lutte pour le pouvoir. L’Etat n’est pas une fin en soi. C’est seulement une machine entre les mains des forces sociales dominantes. Comme toute machine, il a ses mécanismes : un mécanisme moteur, un mécanisme de transmission et un mécanisme d’exécution. La force motrice de l’Etat est l’intérêt de classe ; son mécanisme moteur, c’est l’agitation, la presse, la propagande par l’Eglise et par l’École, les partis, les meetings dans la rue, les pétitions et les révoltes. Le mécanisme de transmission, c’est l’organisation législative des intérêts de caste, de dynastie, d’état ou de classe, qui se donnent comme la volonté de Dieu (absolutisme) ou la volonté de la nation (parlementarisme). Enfin, le mécanisme exécutif, c’est l’administration avec sa police, les tribunaux avec leurs prisons, et l’armée.

L’Etat n’est pas une fin en soi, mais un moyen extrêmement puissant d’organiser, de désorganiser et de réorganiser les rapports sociaux. Selon ceux qui le contrôlent, il peut être un puissant levier pour la révolution, ou un outil dont on se sert pour organiser la stagnation.

Tout parti politique digne de ce nom, lutte pour conquérir le pouvoir politique et mettre ainsi l’Etat au service de la classe dont il exprime les intérêts. La social-démocratie, parti du prolétariat, lutte naturellement pour la domination politique de la classe ouvrière."

Trotski, bilan et perspectives, 1905, (à l’époque le terme sociale-démocratie désignait aussi les bolchéviques)



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 15h24

"...Les beaux slogans ne suffisent pas, bien que souvent la masse n’y soit pas indifférente. Cette lutte s’y déroule à partir de situation concrètes et amène à se poser continuellement les questions vitales et pressantes : comment et quels moyens d’actions sociales les masses laborieuses doivent-elles employer pour s’émanciper totalement ?
C’est une nécessité essentielle, non seulement pour pouvoir mener une lutte active contre le monde capitaliste et bourgeois, mais aussi pour notre mouvement anarchiste, car c’est d’elle que dépendra l’influence de nos idée sur le début et l’issue de cette lutte. Cela signifie donc que le prolétariat ne doit pas répéter l’erreur commise par ses frère de Russie, c’est a dire de ne pas s’occuper d’organiser un "pouvoir prolétarien", sous la baguette quelconque d’un parti, même dit "prolétarien", mais uniquement d’organiser la satisfaction des besoins de tous et de défendre la révolution contre toutes sortes de pouvoir d’Etat...."
Nestor Makhno .janvier 1932.

en effet , ni dieux ni maitres

Makhno



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 15h51 - Posté par

Il faut bien des partis qui rassemblent les plus actifs et leur permette d’affiner leur réflexion.

Mais, oui, un parti n’obtient la qualification de prolétarien que par des actes qui prouvent qu’il sert les intérets du prolétariat.

Sinon,Pour éviter de passer de la dictature de classe à la dictature personnelle on n’a pas mieux que la commune de paris : alignement des revenus des politiciens sur celui des ouvriers.


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 16h15 - Posté par

mais uniquement d’organiser la satisfaction des besoins de tous et de défendre la révolution contre toutes sortes de pouvoir d’Etat...

Est-ce que ça rendrait l’homme plus libre de diriger sa vie ?

Est-ce qu’à un moment donné, ce genre de situation ne pourrait pas conduire à une dictature ? Regarde, tu peux manifester, pétionner, chanter, hurler, Sarkozy fait la sourde oreille, il peut même installer une dictature, et tu ferais quoi pour l’en empêcher ? Tu peux même pas le destituer !

A moins qu’on touche où ça fait mal : les banques et les entreprises fabricants de richesses, par une opération généralisée de "villes mortes" tous les salariés restent à la maison, ou encore "retrait de nos espèces sur le compte courant", de quoi fiche par terre la bourse et la banque de France, d’Europe, et côté alimentaire "acheter le moins possible" dans la grande distribution,idem pour les carburants. Certains commencent même à y aller pour mettre seulement 1 € de gazoil !

Sinon "démocratie prolétarienne" suppose qu’il n’y a plus la caste de patrons, ni celle de la bourgeoisie ! Ca serait toujours ça de gagner ! Et pourquoi pas !


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 15h33 - Posté par UNE EVIDENCE A DENOMMER

Depuis 1945, nous ne sommes plus en dictature, mais nous ne connaissons pas la démocratie encore depuis 1789.
Nous sommes en "projet de démocratie". Depuis 1 an, nous entrons dans une phase de dé-démocratie !



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 16h00 - Posté par Copas

Ce que je crains est là (pour le reste c’est plus ou moins OK mais on ne descend pas suffisamment dans l’arene du concret du pouvoir) :

Il ne peut pas y avoir de démocratie réelle sans que la représentation de la classe dominante socialement corresponde politiquement.

Représentation au Parlement oui, mais aussi représentation dans les corps de l’Etat, dans la formation, dans les lieux de pouvoir...

Pour moi le parlement peut rester mais c’est dans le contrôle concret, le pouvoir concret dans chaque entreprise que se joue la Démocratie Prolétarienne , et elle est accomplie quand tout cela se coordonne.

Pour ce qui est de l’état, au sens marxiste du terme, il ne s’investit pas ainsi, et ne peut être remodeler. Par exemple l’état français à une structure bien particulière, un outil despotique qu’on ne peut garder ainsi car arcbouté sur la préservation des intérêts d’une classe (il n’est pas neutre, avec ses corps d’Enarques formatés, ses corps de CRS construits sur la soumission à l’autorité, ses forces armées hors contrôle , ...).

Il y a certainement des morceaux à récupérer et des fonctions à préserver et à réorienter profondément mais sur le fond il n’est pas ce qui va respirer la démocratie prolétarienne.

Si les travailleurs de Renault n’ont pas pouvoir démocratique sur Renault ce n’est pas la peine, fermez le ban , c’est le règne d’une caste aux mœurs bourgeoises et tyranniques (si la bourgeoisie est éradiquée), ou la perpétuation du règne de la bourgeoisie avec des dirigeants d’entreprise aux nouveaux critères de gestion (ressemblant en diable aux anciens).

C’est là dessus que je demande précisions . Pour moi le socialisme n’est pas un changement de majorité, ni une lutte des places dans l’état. Ca c’est toujours le règne du capital et , de temps en temps, le règne d’une nomenclatura prospérant parce que le mouvement révolutionnaire à virer la bourgeoisie mais que les travailleurs n’ont pas pris les rênes, nomenclatura d’ailleurs singeant tous les travers bourgeois.

Le socialisme ce n’est pas un parti qui devient majoritaire, mais des travailleurs qui gèrent leurs entreprises, votent sur qui les dirigent , virent à tout instant les dirigeants si les travailleurs le désirent ainsi, c’est l’institution de droits démocratiques concrets, des libertés collectives et individuelles concrets des travailleurs dans les entreprises (un droit adapté à cela) , etc, pour appuyer la gestion ouvrière et éviter ses dérapages .

La coordination de ces volontés prolétariennes à l’échelle d’une ville, d’un département, d’une région, d’un état, d’un continent et du monde, afin d’aboutir aux réorientations du monde (différences de développement, écologie, grands défis sociaux, sanitaires, culturels, etc) c’est le sens que je donne à la démocratie prolétarienne (ce n’est pas non plus une pyramide, pas plus que le maire, le conseil régional, les députés et le président ne forment forcement une pyramide).

Dans le combat contre la bourgeoisie la voie au socialisme est celle qui va vers ces objectifs. Ces objectifs me semblent les seuls à même de ne pas ré-introduire par une caste la bourgeoisie dans le jeu.

Les attentions portées aux fonctions unificatrices territoriales (afin que Renault par exemple ne maltraite pas ses sous-traitants) et sectorielles des organes de démocratie prolétarienne me semblent essentiels et décisifs pour ne pas faire tourner au fiasco une société socialiste.

Dans le dispositif c’est bien l’état prolétarien qui manque, constitué du pouvoir concret des travailleurs sur la gestion concrète de leurs entreprises concrètes, qui se dote de ses structures de coordination géographiques et sectorielles.

Sans cet aspect, la démocratie prolétarienne n’a pas de chair.

Comment y arriver ?

J’allais dire :en fouillant tout ce qui se fit au Chili d’avant le putsch, en relativisant par rapport au contexte, on trouve une série de formes d’organisations prolétariennes démocratiques intéressantes (comités, JAP, cordons industriels, commandos ruraux, etc) qui ne bénéficièrent pas d’un appui déterminé suffisant de la part de la gauche et l’extrême gauche (pour des raisons différentes) pour se dresser comme sujet rival au pouvoir bourgeois.

Dans le combat de chaque jour, qu’apprends-t-on de la plainte permanente de la base des organisations ouvrières (partis et syndicats) ? On veut controler et plier à notre volonté nos représentants.....

Alors ? Dans le chemin de chaque jour il s’agit bien de recommencer à retisser ce pouvoir prolétarien démocratique réellement rival à l’état (bourgeois) et à la classe bourgeoise.

En France c’est ce qui nous manque , chaque courant a sa boutique syndicale, et des fois plusieurs concurrents entre eux, tous à la démocratie à géométrie très variable, bien sectaires, etc....

Et cette conception vient bien de l’illusion parlementariste et des bonnes vieilles habitudes hierarchistes, ces deux aspect mettent aux orties le socialisme et la nécessité d’avoir au moins les embryons hyper-démocratiques à la base (vers le haut) et ayant vocation à unifier tous les travailleurs, de telle façon de pouvoir enclencher le chemin vers un rival sérieux aux états bourgeois protecteurs des intérêts de la classe bourgeoise.

Même pour faire un mouvement social simple et susceptible de gagner comme le fut récemment le mouvement des cheminots on voit bien ce manque cruel d’organes unifiant tous les travailleurs à la base, ou l’essentiel de ceux-ci, structures stables et démocratiques , coordonnées, sous contrôle étroit de la base.
Ces structures ayant plus ou moins existé (au max des AG) ont plus été conçues comme des commodités passagères mais nullement comme des structures ayant ambition à être stables et à se hisser comme autorités incontestables seule apte à négocier pour tous et toutes.

A partir de ce moment, chaque faction syndicale a continué son petit bonhomme de chemin (avec des arguments qui peuvent être plutôt pas mauvais, mais erronés sur le fond car confinant finalement à l’impuissance née de la division).

Egalement, faire progresser un sujet géographiquement sur les mêmes bases démocratiques pour aider à unifier les travailleurs qui ne sont pas dans des entreprises insuffisamment grosses pour secréter des embryons de démocratie prolétarienne est une question vitale. Se seront également des lieux idéaux pour aglomerer des démarches associatives travaillant dans le champ des oppressions diverses, batailles pour les libertés démocratiques, écologie, luttes pour des revendications unifiantes, etc.

La longue marche de la démocratie prolétarienne commence aussi ainsi, à mon avis.



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 16h08 - Posté par Copas

Roberto,

Je n’avais pas vu le sigle "Democrazia Proletaria", on va galoper comme à nos 20 ans !!!! ah ah ah....

Refondation communiste n’aurait aucune honte à récupérer ce titre (et ça ne diluerai en rien l’absence du mot communiste dans le nom....).

Furiozement ciao !

Copas



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 16h50 - Posté par Michel GROS

Chère camarade,

A vouloir être la classe de la démocratie, nécessairement le prolétariat y perdrait quelques plumes ... qui seraient alors les bienvenues. Car le prolétariat, négativité en acte de la bourgeoisie, a dans le même temps à se défaire comme classe. Société sans classe et démocratie tout court.

A bas le prolétariat peuvent crier les prolétaires !

 ;-))



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 17h43 - Posté par Michel PUJOL

Merci à la Louve,du retour à la réflexion sur le concept de dictature du prolétariat.
j’ai l’impression que tu fait bien le tour de la question autours du terme de dictature et de son évolution. J’y vois un retour à Marx (notament dans le manifeste communiste) qui y voyait le pouvoir d’une grande majorité du peuple, sur une minorité d’exploiteur.
Puisque la classe ouvrière en se libérant, parce que la plus exploitée et la plus nombreuse, libère les autres classes de la domination des exploiteurs.
je partage donc, tout comme toi, le renversement du terme :de dictature, à démocratie.

Je te suis aussi lorsque tu dénonces, la démocratie formelle et délégataire de la démocratie bourgeoise.

Mon questionnement porte par contre sur le deuxième terme de ta proposition. de démocratie Prolétarienne.

Ne faut il pas là aussi replacer le concept de prolétariat dans son contexte actuel. Lorsque nous parlons du prolétariat de qui parlons nous ?
uniquement des producteurs de biens, non propriétaires de leur moyens de production.

De la classe ouvrière, y compris dans sa diversité actuelle, de l’OS à l’ingénieur de production.

De l’ensemble des salariat ou tout du moins, de ses composantes les plus importantes ouvrières et employés.
Sur ce terme de prolétariat, il me semble donc aussi nécessaire d’avoir le courage de le remplacer.

c’est ce qui avait amener le PCF, fut un temps à parler de Démocratie avancée.

Et en guise de conclusion et pour faire rebondir le débat j’avancerai une autre
problématique. Si nous concevons la dictature du prolétariat , comme l’exercice du pouvoir par une très large majorité de notre peuple ( et tu signales pas toujours en accord avec les partis) .
Donc, puisque nous remettons en cause le concept Léninien de dictature du prolétariat, ne faut il pas réfléchir aussi à une autre conception du rôle et de l’organisation révolutionnaire ? Puisque ce n’est plus le Parti qui détient le pouvoir, mais le peuple.
En tout les cas, comme tu le dis en débutant, s’interroger sur le concept de la dictature du prolétariat , c’est bien une interrogation au coeur de la définition d’un communisme du xxi eme siècle.

Michel PUJOL



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 19h38 - Posté par

Lénine ne voyait pas la dictature du prolétariat comme la dictature d’un parti !

Il ne faut pas oublier la situation de l’URSS de 17 à 22, c’est la guerre civile partout, avec des interventions étrangéres, ce genre de situation d’urgence impose forcément un pouvoir plus concentré et autoritaire.

C’est Staline qui a manipulé le concept en imposant de perpétuer cette organisation autoritaire et de l’accentuer à outrance, pour garder sa place alors qu’il n’y avait plus de menace (sauf la menace extérieure nazie qu’il avait lui même contribué à créer).


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 21h31 - Posté par

Sur ce terme de prolétariat, il me semble donc aussi nécessaire d’avoir le courage de le remplacer.

Et on propose quoi pour désigner "l’immense majorité" qui, indépendamment de sa place dans les rapports de production, doit travailler pour vivre ? Et oui c’est là qu’on mesure la surprenante précision du raisonnement de Marx !

CN46400


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 18h05 - Posté par sam 82

pour ce qui est du concept de démocratie prolétarienne le concept ne me choque pas du tout , étant donné que nous sommes toujours et plus que jamais sur le terrain de la lutte des classes . donc on change le mot dictature ;par le mot démocratie tout en conservant le contenu (c’est là l’essentiel ) qui est que les travailleurs aient le pouvoir a tous les niveaux . pourquoi pas même si pour ma part la dictature du prolétariat est une nécessitée ;qui est plus d’actualité que jamais .

en tout cas quelque soit l’appellation ; il faudra qu’il y est domination du prolétariat (au sens large ) sur la bourgeoisie . pour assurer cette transition ; l’état socialiste devra être le passage obligé ; dans le même temps être un point d’appui ; et de ce fait ne pourra plus être de même nature que l’état bourgeois actuel . c’est a dire qu’il devra permettre que la dictature ou démocratie prolétarienne devienne réalité . a savoir le pouvoir aux travailleurs . la question de l’état et du pouvoir devrait a mon avis être abordée d’une manière plus essentielle dans le cadre de la préparation du congrès ; car on entend pas mal de simplifications sur le sujet ;y compris chez les communistes . il est évident que changement de nature de l’état va de pair avec l’affirmation claire de l’abolition du capitalisme ; afin de ne pas reproduire ce qui s’est fait dans les pays socialistes qui ont existé . et puis enfin que certains intellectuels communistes ; en tant qu’intellectuels leur malhonnêteté est d’autant plus grande arrêtent d’amalgamer dictature du prolétariat et stalinisme . en cela ils mènent le même combat que la droite et les sociaux libéraux .



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 19h36 - Posté par

Mais le concept de démocratie prolétarienne n’a pas été abandonné par les partis alors ?
C’est plutôt la dictature du prolétariat dans le sens censure de la presse etc...


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 20h59 - Posté par

et puis enfin que certains intellectuels communistes ; en tant qu’intellectuels leur malhonnêteté est d’autant plus grande arrêtent d’amalgamer dictature du prolétariat et stalinisme . en cela ils mènent le même combat que la droite et les sociaux libéraux .

Attention, les intellectuels ne sont pas plus mal placés que les autres pour parler de çà. En 76 ils ont été nombreux à refuser la manip (Balibar-Althusser...). En fait la ligne de partage passait entre ceux qui, par cette manip, croyaient enrayer le "vote utile" vers le PS et ceux qui refusaient de soumettre la théorie à l’électoralisme. Et en 2008, de quoi est-il question ?....quand MGB, à Tours, divague sur "l’intérêt général" plutôt que sur l’intérêt de "l’immense majorité" (le prolétariat selon Marx).

Comme si la "crédibilité", çà consistait, encore et toujours, à promettre la Lune à tout le monde ! Parcequ’il faut être clairs : quand les prolos seront au pouvoir, les bourgeois n’y seront plus, et même si, pour eux, la vie sera moins facile, elle vaudra quand même la peine d’être vécue !

CN46400


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18 juin 2008 - 21h35 - Posté par

quand MGB, à Tours, divague sur "l’intérêt général" plutôt que sur l’intérêt de "l’immense majorité" (le prolétariat selon Marx).

C’est pile poil ça CN 46400 - nous sommes exactement sur la même longueur d’ondes.

C’est une des raisons pour lesquelles je me suis "pris le bec" avec l’invité des RV sur la question des institutions il y a quelques semaines. Je disais en gros "nous devons nous occuper d’abord de nos intérêts, de l’intérêt des prolétaires" - il m’a été répondu "alors vous n’êtes pas marxiste car Marx disait qu’il fallait prendre en charge tout les intérêts de la société" - ce qui est évidemment faux, une manière de réviser Marx qui justifie l’électoralisme.

Non "le peuple", "l’intérêt général" ne sont pas équivalents à "prolétaires" ni à " immense majorité" ( = prolétariat), je suis d’accord.

LL


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
19 juin 2008 - 07h15 - Posté par

"alors vous n’êtes pas marxiste car Marx disait qu’il fallait prendre en charge tout les intérêts de la société"

Exact, sauf que là nous sommes aprés la victoire du prolétariat sur la bourgeoisie et la disparition des classes. Un détail qui peut, bien sûr, echapper à la sagassité de certains.

CN46400


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
19 juin 2008 - 11h28 - Posté par

Je suis là encore d’accord avec toi, et c’est bien ce qui m’a révoltée, d’entendre ce qui pour moi n’était qu’un mensonge se couvrir du mot de communisme alors que c’est ni plus ni moins que le révisionnisme social-démocrate "de base" qui vise à la continuation de l’Etat bourgeois...

Fraternellement

LL


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 19h12

Prolétaires....il faut pas employer des mots pareils,ma soeur.C’est comme lutte de classe,capitalisme,...ect.

Tout ça c’est pas bien,c’est des gros mots ! il faut etre "moderne"voyons !

Meme salariés "ça fait désordre",collaborateur c’est mieux (pour devenir collabo ).

Prends une femme de ménage mal payée,tu la nommes technicienne de surface et elle retrouve le sourire.

L’instituteur,depuis qu’il est professeur des écoles,c’est parfait.

Regardes les syndicats,maintenant que nous sommes des partenaires sociaux,ça permet de signer des conneries et avec le sourire de l’autosatisfaction siouplait.

Il ne reste plus qu’à rebaptiser le PCF,en"gauche avenir" de GAYSSOT.

He oui,bannir des mots pour éviter un soi-disant replis identitaire,c’est en fait perdre....notre identité.

Bon pour la suite de mes élucubrations,on verra plus tard,car j’ai une bande d’assoiffés qui hurlent dans le jardin.

Il fait soif en "COCOVIE",qu’ils disent. Les salauds !

Aller,je vais boire un pastis à ta santé .

Bises LE REBOURSIER



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 20h59

Oui mais parce qu’il y a toujours un oui mais

pourquoi les citoyens ont lâché se sont dépolitisés, j’avoue que je me pose toujours aujourd’hui la question

je pense peut-être très naïvement que quand on aura compri ces raisons, on pourrait trouver un antidote et repolitiser les citoyens qu’ils soient salariés ou non, précaires ou non

si vous avez des pistes j’avoue que ça m’intéresserait



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
19 juin 2008 - 09h54 - Posté par

Certains disent que la dépolitisation c’est la faute des gens qui sont trop bétes.
On peut se demander si ce ne sont pas les partis qui ont été tellement ridicules que les gens ne prennent plus la politique au sérieux ("bilan globalement positif", "votez Chirac, c’est un démocrate" et autres gags...)


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
19 juin 2008 - 12h07 - Posté par cimourdain

>>Oui mais ,car il y a toujours un oui mais ....pourquoi les citoyens ont làché et se sont dépolitisés >> Effectivement voilà la grande question que je me pose moi aussi ,et ce n’est pas faire preuve de naiveté que de se la poser car tout notre malheur découle de là ,car certes tous les commentaires postés dans ce débat sont fort instructifs mais je cherche toujours des propositions concrètes ,puisque un certain V .HUGO déclarait " Il vient toujours un moment ou protester ne suffit plus : aprés la philosophie il faut l’ACTION ". (réflexion placée en page d’accueil de Bellaciao ) -


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
19 juin 2008 - 13h00 - Posté par

L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes (K. Marx)

Ce phénomène (à mon avis passager) est aisément explicable et correspond à un moment très particulier de la lutte des classes. Voir l’excellent bouquin de St. KOUVELAKIS "La France en révolte..."

La lutte des classes ce n’est pas une "dynamique constante" ; il y a des reculs, des avancées ,des explosions, des tassements etc etc.. C’est le prisme à travers lequel on doit lire tout cela (pour faire péter les baudruches gonflées au vent des "sociologues" libéraux).

On peut jeter en vrac : situation sociale et économique assurant malgré tout une certaine stabilité, donc illusion que l’on a "gagné la lutte des classes, donc, démobilisation, donc délégation à des "castes politiques", idéologie petit-bourgeois qui prône l’abstention politique des travailleurs genre" on s’occupe de tout ne vous inquiétez de rien", trahisons répétées, puis, retour "violent" (en tout cas non prévu et non analysé ex ante par qui aurait du le faire) de conditions de vie difficiles, sinon très difficiles, qui à l’inverse épuisent, ne favorisent pas la participation, et surtout sans soutien de classe dans les masses réel etc etc etc

Le tout dans un système bourgeois qui lorsqu’il n’est pas radicalement combattu épuise son adversaire par tout les moyens, jusqu’à la "fin".

Ajoute le pouvoir des mass media, leur contrôle par le capital, la création "ex nihilo" de fausses terreurs et de fausses solutions ( y compris par le PS - on sait bien à qui ont doit la spectaculaire progression du FN)...

Et bien d’autres choses encore.

Seulement là nous sommes à un nouveau moment dans la lutte des classes - les cartes vont être rebattues, vont être redistribuées, à "l’avant garde éclairée" de faire son travail... :))

LL


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
20 juin 2008 - 02h14 - Posté par

Dictature du Prolètariat ou pas,il faut en finir avec la dictature de la bourgeoisie et de son système capitaliste .Les communistes doivent trouver les moyens stratégiques,matériels et humains,pour y arriver sinon l’idéologie dominante des médias et des institutions de la 5ème bloqueront le peuple dans son aspiration à une autre socièté .Les textes envoyés par les fédérations dans le cadre de la préparation du congrès sont intêressants mais manque de souffle dans la stratégie de prise de pouvoir par les ouvriers.Cela se vérifie dans les luttes sociales actuelles où les dirigeants syndicaux ne posent pas la prise du pouvoir par les salariés de leur entreprise.

Nous continuons à appréhender l’avenir que sur une hypothétique victoire électorale qui débloquera la situation catastrophique que le capitalisme mondialisé installe dans le chaos le plus total .Nous attendons la mobilisation populaire nécessaire en brandissant une alternative incompréhensible parce que nous ne voulons pas rompre avec le PS qui nous entraîne dans une impasse politique depuis le programme commun.Des docteurs "folamour" sont au chevet de notre parti sans le guérir de ses plaies anciennes de délégation de pouvoir (un exemple : les communistes d’Aubagne sont invités à débattre sur les 3 points des textes Vendredi 20 Juin,mais en fin de convocation le secrètaire de section indique que le Maire a proposé à la fédération la candidature de la 1ère adjointe aux sénatoriales de Septembre prochain).Encore une fois nous sommes mis devant le fait accompli,ce qui n’implique pas une opposition à cette candidature, et cela démontre que les habitudes anciennes ont la vie dure.Le congrès futur sera encore dans cet esprit car nous n’avons pas encore détruit le Mur de Berlin dans notre pratique militante.Nous changeons lentement,sans précipitation,même si les évènements nous pousse à accélérer.

Soyons réalistes,si nous restons dans le schéma organisationnel d’aujourd’hui nous serons peu attractifs et performants.La délégation de pouvoir tuera toute créativité du combat révolutionnaire et empêchera tout changement réel,la dictature du prolètariat sera un mot sans contenu comme tout les slogans répètés à longueur de manifestations, et nos ennemis de classe resteront au pouvoir encore longtemps face à notre inutilité d’invention.L’UMP-PS paradent dans les médias constamment parce que nous sommes inexistants,attendant tout des dirigeants permanents qui pensent pour nous.Nous continuons à être "spectateurs" au lieu d’être "acteurs".Alors que faire,comme dirait Lénine,face à ce constat militant ?

Je suis comme beaucoup d’adhérents "en attente" d’autres manières de combattre le système capitaliste sans leader ni tête de liste autoproclamé.Nous devons proposer au peuple l’organisation et la production par nous même des produits alimentaires et de l’énergie et sa commercialisation sans profits et actionnaires.Nous devons créer cette contre-socièté dans les entreprises et les quartiers des villes pour saper le régime bourgeois dans ses fondements économiques prévaricateurs.Au lieu de parler pendant des heures sur l’alternative au capitalisme,nous devons la mettre en oeuvre dés maintenant sans attendre les échéances électorales.Organisons partout des coopératives avec notre propre monnaie d’échange pour produire et consommer mieux et à un prix abordable.Faisons tout pour accélèrer la destruction des institutions de la 5ème république et envoyer au chômage ou en exil les dirigeants UMP-PS,valets serviles du capital .Le système "D" que les Français adorent sera au rendez-vous des masses populaires en mouvement créatif et dynamique.Mais malheureusement ces idées vont à l’encontre des habitudes militantes de la délégation de pouvoir.La majorité des gens rejette "l’Europe du capital" mais en même temps laisse faire les élites et les gouvernements avec le traité de Lisbonne et autres conneries qui corsettent les peuples dans leur soif de vivre autrement .

Alors je crains que le prochain congrès accouche d’une "mini-réforme" qui laissera les militants du PCF sur leur faim et l’UMP-PS au pouvoir pour encore longtemps .Dommage pour la France et les français dont je suis un piètre patriote par manque de hardiesse citoyenne .......Mais nous sommes si faibles face à cette bourgeoisie arrogante,sans foi ni loi....Le Communisme est pourtant une superbe idée,dévoyée par certains au 20ème siècle,mais si d’actualité aujourd’hui pour sortir du tunnel de la pauvreté et de l’exploitation capitaliste .

Bernard SARTON,militant aubagnais


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 21h23 - Posté par Copas

J’ai beaucoup de mal dans ce débat car je ne vois toujours pas dans beaucoup des propos énoncés ce qui différencie la démocratie bourgeoise de la démocratie prolétarienne, je ne vois toujours pas de description de ce qui est entendu par démocratie prolétarienne (même vague) ...

La démocratie prolétarienne me semble d’abord affaire d’organisation de ce pouvoir des prolétaires, alors ?

Bref, soyez sympas d’essayer de descendre dans le concret. J’ai essayé de le faire de façon un peu caricaturale mais j’aimerai qu’on me raconte un peu ce qu’on entends par démocratie prolétarienne.

Ils dirigent comment concrètement les prolétaires là dedans, au moins pour leurs entreprises ?

Dirigent-ils d’abord ? En ce cas c’est quoi ?

Car il y a certaines interprétations qui peuvent faire penser que la démocratie prolétarienne n’accorde même pas la démocratie prolétarienne dans leurs propres entreprises pour les prolétaires........

S’il vous plait, il y a eu trop d’immenses tragédies dans le XXeme siècle sur ces questions pour qu’on reste dans le vaporeux ...

Il ne s’agit pas là de demander un petit manuel qui nous explique le mode d’emploi d’ici bas jusqu’aux vertes prairies, mais au moins ce qu’on entend faire comme société, comment s’organise le pouvoir réel, les pistes qui peuvent partir de ce qu’on sait de nos peuples européens, leurs habitudes organisationnelles et comment celles-ci peuvent se déployer, se transformer pour se hisser en pouvoir démocratique....

Mais d’un autre côté c’est simple, pour certains c’est bien le cheval de la démocratie telle qu’on la connait qu’il s’agit de doper au pot belge.

Alors.... ?

Suivant les précisions que vous apportez à vos objectifs de société il y a bien alors des stratégies completement différentes qui se déploient... Et des attitudes organisationnelles politiques, sociales, syndicales différentes qui se déploient.



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
19 juin 2008 - 09h48 - Posté par

On peut partir de la définition du prolétaire : celui qui n’a que sa force de travail. Donc le travail conditionne tout.ce qui entraine, entre autres, quelques principes simples :

 Droit de vote sytèmatique aux travailleurs (y compris chômeurs en attente d’un emploi, retraités, malades etc) c’est à dire Droit de vote à 16 ans (si c’est lage à partir du quel on peut travailler), droit de vote à toutes les consultations pour les étrangers (suppression du concept même d’étranger en fait)...

 On ne peut pas décider sans être bien informé : accessibilité de tout les documents internes des administrations et des entreprises à n’importe qui.

 suppression des vestiges de l’ancien régime (pas de président : juste un gouvernement, référendums d’initiative populaire y compris pour virer des maires ou autres officiels,)...

 Et SURTOUT, une forme ou une autre d’assemblées dans les entreprises (au moins les grosses et moyennes) qui doivent obligatoirement valider les changements dans le fonctionnement (salaires, embauches, horraires etc) ET QUI PUISSENT S’AUTOSAISIR DE TOUTE QUESTION QUI LEUR SEMBLE IMPORTANTE.


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
19 juin 2008 - 12h29 - Posté par

Ca me semble de bonnes pistes - je souscris, et notamment la liaison citoyenneté/salarié (actif ou pas), une piste à creuser, une réflexion à avoir absolument.


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
19 juin 2008 - 11h26 - Posté par

Copas, je ne crois pas du tout que ce soit vaporeux ce concept de démocratie prolétarienne.

Qu’il soit à travailler à développer cela oui, bien sûr, mais les bases , en ce qui me concerne, je les vois assez clairement.Et d’autres plus éminents bien avant moi les ont vues aussi je pense.

Je dirais qu’il y a deux champs d’intervention :

 le lieu de production (ou le lieu de travail car nous ne pouvons plus négliger le fait que beaucoup de salariés ne sont plus/pas des prolétaires au sens strict du terme. Ils partagent cependant avec les prolétaires un énorme point commun qui est de n’avoir que leur force de travail à vendre pour assurer leur subsistance.)

 les institutions d’Etat (c’est là que les choses se compliquent nécessairement pour les communistes - et il va nous falloir être particulièrement courageux et honnêtes).

— >La démocratie prolétarienne sans démocratie dans les lieux de travail est à peu près un leurre qui ne peut avoir pour but finalement que de renforcer l’Etat.

Mettre en place des mécanismes vraiment démocratiques sur les lieux de travail va impliquer un sérieux débat sur la propriété privée vs la propriété publique et/ou collective.

C’est évidemment réfléchir à autre chose que les "hochets" qui nous ont été maigrement accordés jusqu’à présent dans les réformes sociales-libérales de pseudo consultation des CE dans les mouvements de capitaux et les cessions de contrôles (jamais respectées car pas sanctionnables etc).

— >On ne peut pas, on ne doit pas négliger la question de l’Etat. Ce qu’il faut avoir comme objectif c’est certes, non pas de "transformer" l’Etat bourgeois en Etat socialiste (ce qui est à mon avis chose impossible) mais de parvenir à l’auto destruction de l’Etat, à son "anéantissement naturel".

Et surtout, mettre en place tous les moyens qui permettront de parachever l’anéantissement des classes. Car on est bien d’accord que ce n’est pas le moment révolutionnaire, mais ce moment continué en processus révolutionnaire étiré dans le temps qui va abolir les classes et l’Etat. Le moment révolutionnaire va nous amener à accaparer pour nous l’Etat bourgeois ; De cet Etat bourgeois il faut se servir (non pas l’aménager) mais le détruire, prendre sa place, imposer l’Etat prolétarien avec comme unique but : anéantissement des classes et de l’Etat lui-même.

La question c’est donc : qu’est ce qu’on propose comme Etat prolétarien ? Le parlementarisme bourgeois (ce qui suppose d’avoir pu le définir avec exactitude) - non, évidemment. Notre but ce n’est pas de nosu installer dans l’Etat bourgeois pour "le transformer de l’intérieur" non notre but c’est d’abord de le renverser.

Le pivot autour duquel doit s’arrimer notre construction de l’Etat prolétarien , c’est les ouvriers, les prolétaires, les salariés - il faut théoriser aussi comment on prend en compte les alliés de classe au moment de la révolution. Cette construction doit inscrire en elle même son caractère transitoire et offrir la possibilité de se prémunir contre les tentations réactionnaires.

Je n’ai pas le temps de développer ici et maintenant des choses plus précises mais je suis en train d’y travailler, donc de toute façon je vais y revenir ici et ailleurs. J’avais déjà exprimé certaines pistes dans un texte sur les institutions.

A plus tard - faites assaut de critiques, d’imagination, de propositions, pas de problème ! Emparons nous de tout ce dont nous avons besoin

Fraternellement
LL
Ps : un petit extrait de Lénine pour illustrer (et je ne dis pas à "copier/coller" mais à travailler).

" (...) Ramsay Macdonald se débarrasse de la question de la dictature du prolétariat en deux mots, comme si elle était un sujet de discussion sur la liberté et la démocratie.

Non. Il est temps d’agir. Il est trop tard pour discuter.

Le plus dangereux, de la part de l’Internationale de Berne, c’est la reconnaissance verbale de la dictature du prolétariat. Ces gens sont capables de tout reconnaître, de tout signer, pourvu qu’ils restent à la tête du mouvement ouvrier. Kautsky dit maintenant qu’il n’est pas contre la dictature du prolétariat ! Les social-chauvins et les « centristes » français signent une résolution en faveur de la dictature du prolétariat !

Ils ne méritent pas une once de confiance !

Ce n’est pas une reconnaissance verbale qu’il faut, mais une rupture complète, dans les faits, avec la politique réformiste, avec les préjugés de la liberté bourgeoise et de la démocratie bourgeoise, l’application dans les faits d’une politique de lutte de classe révolutionnaire.

On voudrait admettre verbalement la dictature du prolétariat pour faire passer à la fois, en catimini, « la volonté de la majorité », « le suffrage universel » (comme le fait justement Kautsky), le parlementarisme bourgeois, le refus de détruire, de faire sauter, de briser complètement et jusqu’au bout l’appareil d’État bourgeois. Ces nouveaux subterfuges, ces nouveaux faux-fuyants du réformisme sont à craindre par-dessus tout.

La dictature du prolétariat serait impossible si la majorité de la population n’était pas composée de prolétaires et de semi-prolétaires. Cette vérité, Kautsky et Cie s’emploient à la falsifier, sous prétexte qu’il faudrait un « vote de la majorité » pour reconnaître comme « juste » la dictature du prolétariat.

Quels comiques pédants ! Ils n’ont pas compris que le vote dans le cadre du parlementarisme bourgeois, avec ses institutions et ses coutumes, fait partie de l’appareil de l’État bourgeois, qui doit être vaincu et brisé de haut en bas pour réaliser la dictature du prolétariat, pour passer de la démocratie bourgeoise à la démocratie prolétarienne.

Ils n’ont pas compris que, d’une façon générale, ce n’est pas par des votes mais par la guerre civile que se tranchent toutes les questions politiques sérieuses à l’heure où l’histoire a mis à l’ordre du jour la dictature du prolétariat.

Ils n’ont pas compris que la dictature du prolétariat est le pouvoir d’une classe, qui prend entre ses mains tout l’appareil de l’État nouveau, qui vainc la bourgeoisie et neutralise toute la petite bourgeoisie, la paysannerie, les philistins, les intellectuels.

Les Kautsky et les Macdonald reconnaissent en paroles la lutte des classes, pour l’oublier en fait au moment le plus décisif de l’histoire de la lutte pour la libération du prolétariat : au moment où, après avoir pris le pouvoir d’État et bénéficiant de l’appui du semi-prolétariat, le prolétariat continue la lutte des classes avec l’aide de ce pouvoir et la conduit jusqu’à la suppression des classes.

Comme de véritables philistins, les chefs de l’Internationale de Berne répètent les phrases démocratiques bourgeoises sur la liberté, l’égalité et la démocratie, sans voir qu’ils ressassent les débris des idées sur le propriétaire des marchandises libre et égal, sans comprendre que le prolétariat a besoin de l’État non pour la « liberté », mais pour écraser son ennemi, l’exploiteur, le capitaliste.

La liberté et l’égalité du propriétaire de marchandises sont mortes, comme est mort le capitalisme. Ce ne sont pas les Kautsky et les Macdonald qui le ressusciteront.

Le prolétariat a besoin de l’abolition des classes : voilà le contenu réel de la démocratie prolétarienne, de la liberté prolétarienne (liberté par rapport au capitaliste, à l’échange des marchandises), de l’égalité prolétarienne (non pas égalité des classes, cette platitude où s’embourbent les Kautsky, les Vandervelde et les Macdonald, mais égalité des travailleurs, qui renversent le capital et le capitalisme).

Tant qu’il y a des classes, liberté et égalité des classes sont une duperie bourgeoise. Le prolétariat prend le pouvoir, devient la classe dominante, brise le parlementarisme bourgeois et la démocratie bourgeoise, écrase la bourgeoisie, écrase toutes les tentatives de toutes les autres classes pour revenir au capitalisme, donne la liberté et l’égalité véritables aux travailleurs (ce qui n’est réalisable qu’avec l’abolition de la propriété privée des moyens de production), leur donne non seulement des « droits », mais la jouissance reélle de ce qui a été ôté à la bourgeoisie.

Qui n’a pas compris ce contenu-là de la dictature du prolétariat (ou, ce qui revient au même, du pouvoir des Soviets ou de la démocratie prolétarienne), emploie ces mots vainement.

Je ne puis développer ici plus en détail ces réflexions, que j’ai exposées dans "l’État et la Révolution" et dans la brochure "La révolution prolétarienne et le renégat Kautsky". Je peux terminer en dédiant ces notes aux délégués qui assisteront le 10 août 1919 au Congrès de Lucerne 7, de l’Internationale de Berne."

14 juillet 1919" Lénine, Les tâches de la IIIè Internationale
http://www.geocities.com/komintern_...


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
20 juin 2008 - 00h24 - Posté par Copas

Pour LL,

Ce n’est pas la démocratie prolétarienne que je trouve vaporeuse en soi, ce sont les flous dans la façon dont on en parle.

Une bonne idée c’est une démarche ayant une chair réelle, le reste...

Tu précises un peu et ça me fait plaisir.

Je crains que dans ce débat, concernant la plupart des grands états de la planète où la classe ouvrière est maintenant dominante en poids numérique, on cherche à englober dans une définition des états qui ont commencé une marche vers le socialisme dans des circonstances historiquement très marquées par l’agressivité de l’impérialisme et la faiblesse de la classe ouvrière , impliquant par là dés le départ une série de problèmes qui font que n’y existe pas de démocratie prolétarienne ni de démocratie ouvrière (Cuba, Vénézuela), mais de grandes conquêtes et un chemin complexe vers le socialisme.

Les grandes sociétés prolétariennes mondiales, urbaines, avec leurs gigantesques classes ouvrières et leurs couches lumpen-prolétarisées non négligeables, dans tous les champs continentaux sont la grande tendance planétaire. La grande tendance planétaire c’est également le laminage des autres classes sociales (paysannerie et même laminage dans les vieilles métropoles industrielles d’une partie des petites classes intermédiaires ainsi que prolétarisation de couches sociales favorisées dans la classe ouvrière).

C’est dire que le prolétariat, si souvent contourné par la gauche radicale et servant de masse de manœuvre aux partis de gauche est une question ré-émergente en force dans les questions stratégiques des communistes (ici dit au sens général).

La question de la démocratie prolétarienne, sa qualité, est donc au centre de nos batailles.

Ca c’est mes banalités.

On parle donc de la qualité de celle-ci, et nous sommes toujours en partie dans les flous , sans trop indiquer au travers de quels processus concrets on souhaite avancer vers cet objectif.

Je pense toujours qu’il n’est pas suffisant d’indiquer "ben c’est le prolétariat qui démocratiquement...."....

Je ne mesestime pas le fait qu’il soit vain de proposer un plan et des structures qui tournent bien rond sur le papier, mais il est clair pour moi qu’il est nécessaire d’en préciser quand même une série de points et de lever des hypothèques.

Par exemple que le règne d’un parti ne peut incarner la démocratie prolétarienne.
Que ce n’est pas non plus 51% de députés prolétaires, ce n’est pas mettre non plus 51% de fesses de prolétaires sur les coussins moelleux de dirigeants de la machine d’état.

La démocratie prolétarienne est pour moi un processus qui, accompli, porte nom de socialisme (société de transition vers une société sans classes).

C’est le versant organisationnel, à chaque étape , de la bataille politique, vers un état prolétarien (il faudrait d’ailleurs songer à utiliser un autre mot qu’état pour bien montrer la différence de nature fondamentale avec l’état bourgeois).

Il faut donc en définir à minima les termes. Pour moi cette bataille en cours s’incarne dans des structures qui s’approchent le + de l’auto-organisation (AG démocratiques, comités sous controle étroit des travailleurs, coordinations, intersyndicales acceptant de se mettre sous controle de l’ensemble des travailleurs, etc, on peut imaginer 1000 structures plus ou moins allant dans ce sens de l’apprentissage par l’ensemble des travailleurs de la démocratie prolétarienne, ...)...

Les organes de démocratie prolétarienne qui se montent (ou pas pour l’instant) dans les batailles du mouvement social sont les embryons de l’état rival à l’état bourgeois. L’apprentissage par le syndicalisme est également l’un des principaux vecteurs d’avancée pour un certain nombre de prolétaires, mais des conceptions étroites du syndicalisme bloquent le chemin vers un apprentissage plus large qui implique + de travailleurs, à chaque occasion possible, dans la démocratie ouvrière.

Il n’est pas anodin d’ailleurs que les dernières très grandes mobilisations populaires gagnantes en France aient été fortement marquées par des structures d’auto-organisation (coordinations infirmières, de cheminots et des jeunes contre le CPE). Apparté : de part et d’autres, il n’y a pas lieu d’opposer syndicalisme et auto-organisation comme cela se fit , tant de certains syndicalistes très appareils, comme des anars essayant d’opposer des structures de nature différente par bien des aspects mais nullement contradictoires.

C’est un des chemins qui est complémentaire à d’autres traitant des questions géographiques et des questions d’isolement de travailleurs dans des petites ou très petites entreprises.

On peut parler d’autres chemins, ce que je veux dire par là, c’est qu’il faut s’engager plus précisément dans les batailles du jour vers des objectifs plus lointains .
Autrement dit développer un objectif qui décrit un peu mieux la réalité organisationnelle de la société désirée et la stratégie qu’on met en œuvre pour y arriver.

Sinon on va nous prendre pour des gens qui parlent du sexe des anges.

Les grands débats généraux sur les points d’arrivée déterminent des stratégies organisationnelles actuelles . Ces grands débats ne doivent pas partir d’un rapprochement dévot sur l’interprétation des textes de Marx pour résoudre des problèmes qui sont du ressort de la responsabilité des générations actuelles.

Sans compter que bien des problèmes sur l’exercice du pouvoir par le prolétariat n’étaient pas encore des problèmes d’actualité du temps de Marx (le seul exemple qu’il avait était la commune de Paris, des soulèvements populaires et des révolutions bourgeoises). Il n’y avait pas encore eu de grandes révolutions posant directement le problème du socialisme dans des sociétés où existaient des grandes concentrations ouvrières. Il tire un max de la commune de Paris mais il n’a pas assez à se mettre sous la dent en expériences concrètes de tentatives de révolutions socialistes pour en décomposer les processus à l’œuvre.

Son regard critique nous a bien manqué au 20eme siècle. J’aurai bien aimé qu’il soit là pour décrire au menu le processus d’écartement du processus soviétique en URSS au profit d’une caste volontariste devenant de plus en plus autoritaire et hierarchiste au poin de se retourner violemment contre les objectifs fondamentaux du socialisme.

Nous ne pouvons, nous, contourner le 20eme siècle et devons nous approprier toutes les expériences de ce siècle là pour rechercher ce qui est porteur d’espoir de ce qu’il est valable d’éviter dans les états où le prolétariat fut puissant.


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 21h26

Un petit extrait pour éclairer mon propos. La Louve

" Sur l’action politique de la classe ouvrière"

"Il est absolument impossible de s’abstenir des affaires politiques [1]. Même les journaux qui ne font pas de politique ne manquent pas, à l’occasion, d’attaquer le gouvernement, et se mêlent donc de politique. La seule chose dont il s’agit, c’est de savoir quelle politique on pratique et avec quels moyens ? Au demeurant, pour nous, l’abstention est impossible. Le parti ouvrier existe déjà comme parti politique dans la plupart des pays. Ce n’est certes pas à nous de le ruiner en prêchant l’abstention. La pratique de la vie réelle et l’oppression politique que les gouvernements en glace font subir aux ouvriers à des fins politiques, aussi bien que sociales contraignent les ouvriers à faire de la politique, qu’ils le veuillent ou non. Leur prêcher l’abstention en matière politique reviendrait à les pousser dans les bras de la politique bourgeoise. Plus que jamais après la Commune de Paris, qui a mis à l’ordre du jour l’action politique du prolétariat, l’abstention politique est tout à fait impossible.

Nous voulons abolir les classes. Par quel moyen y parviendrons-nous ? Par la domination politique du prolétariat. Or, maintenant que tout le monde est d’accord sur ce point, on nous demande de ne pas nous mêler de politique ! Tous les abstentionnistes se nomment des révolutionnaires, et même des révolutionnaires par excellence. Mais la révolution n’est-elle pas l’acte suprême en matière politique ? Or, qui veut la fin doit vouloir aussi les moyens l’action politique qui prépare la révolution, éduque l’ouvrier et, sans elle, le prolétariat sera toujours frustré et dupé le lendemain de la bataille par les Favre et Pyat.

Cependant, la politique qu’il faut faire doit être celle du prolétariat : le parti ouvrier ne doit pas être la queue de quelque parti bourgeois que ce soit, mais doit toujours se constituer en parti autonome, ayant sa propre politique et poursuivant son propre but.

Les libertés politiques, le droit de réunion et d’association, la liberté de la presse telles sont nos armes. Et nous devrions accepter de limiter cet armement en faisant de l’abstention, au moment même où on essaie de nous en priver ?

On prétend que toute action politique signifie reconnaître l’ordre existant. Or, si ce qui existe nous donne les moyens pour protester contre l’état existant, dès lors l’utilisation de ces moyens n’est pas une reconnaissance de l’ordre établi."(...)

K. MARX

http://www.marxists.org/francais/ma...



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
18 juin 2008 - 23h51

Le mot dictature fait peur
mais quel est donc le nom de ce qu’ils nous font ?

Dans dictature du prolétariat il y a hélas deux mots ’plombés’ pour la plupart de nos concitoyens drogués de discours libéral.
Mais une dictature ce n’est pas seulement un despote avec ses mercenaires.

Les rentiers ont toujours été bien traités par la classe politique dans ce pays.
Et depuis plus de vingt ans ce sont eux qui dictent à l’ensemble de la société leurs conditions : la baisse de la masse salariale > le chômage de masse > le recul de la sécu et des retraites > la précarisation galopante.
Si ce n’est pas la dictature de la classe possédante, rentière sur la classe qui produit les richesses.
Entre 80 et 90% des travailleurs sont salariés. Dans les 10 à 20% restants il y a aussi des travailleurs « indépendants » qui exploitent une poignée de travailleurs à leurs côtés.
Les rentiers purs, même si on compte les cadres ’supérieurs’ qui « placent leur surplus », ne sont pas si nombreux.

Et pourtant c’est cette classe ultra minoritairese permet sans gêne de dicter ses conditions aux 90% de citoyens productifs et leur diktat détruit les moyens d’existence, le lien social, tous les services publics sur toute la planète.
Et quand les 90% refusent ce déni de démocratie, on fait donner la propagande médiatique ou on leur envoie des ’tontons-macoutes’.

Dans une vraie démocratie, on prendrait en compte l’intérêt général, un système de santé pour tous, un système éducatif pour tous, des moyens d’existence, des logements décents pour tous, des choix économiques au service de tous, à cour et à long terme (préservation de notre planète à tous...).

Et pour parvenir à ce résultat, il faudrait bien que l’immense majorité dicte ses/ces volontés aux rentiers qui aujourd’hui n’accroissent leurs privilèges qu’en imposant l’appauvrissement des autres.

Dicter, édicter l’interdiction de faire des fortunes par appauvrissement... de l’immense majorité du peuple non rentier, décidément, la dictature du prolétariat est aux antipodes des dictateurs.

L’amalgame qui sévit est un colossal mensonge, surtout à un moment où les serviteurs des rentiers détruisent .la démocratie pour rendre impossible toute expression du peuple.

Jean-François



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
19 juin 2008 - 06h58 - Posté par

Paradoxe 2008 :

le regime d’une "infime minorité" qui, en tout temps et en tout lieu, exploite la majorité est une démocratie ; tandis que le régime qui en tout lieu et en tout temps favoriserait les intérêts de ’l’immense majorité" serait une affreuse dictature !

CN46400


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
19 juin 2008 - 12h26 - Posté par D@v !d B.

je trouve ce débat super-rigolo !!!

En effet, où l’on voit que l’Etat n’est qu’un reflet (certes agissant...) de l’état des choses (Wenders), du rapport de forces, de la "culture" (comme Sarkozy, tout agissant qu’il puisse être, n’est que le reflet des relations sociales — notre défaite déjà connue, sans combat —, et des certitudes qui les sous-tendent)...

Cette discussion est aussi un joli reflet. Non que le texte de La Louve n’ouvre des portes, mais l’essentiel commentaires, bon toro, se rue sur le Gros Mot : DICTATURE, oubliant la question essentielle : que signifient prolétariat, travail, argent ?

Il y a soixante ans, maintenant, que l’on nous vend de la "libéralité", du "libéralisme" et même de la Liberté à tous les étages.
8,63 €/heure : voilà le prix de la liberté ?

DICTATURE : ÇA FAIT PEUR, comme disait Denise Fabre, ou PPDA, ou Laurence Ferrari, hier soir "dans Le poste".

Mais juste, sur la question initiale : il est où, le prolétariat ?
Personnellement, je croyais le savoir : la catégorie est supposée représenter Tous ceux qui, n’ayant pas la possession ni la maîtrise des moyens de productions, sont contraints de vendre leur force de travail pour vivre.
Sauf qu’aujourd’hui, PLUS PERSONNE à peu près pour se reconnaître dans cette catégorie, parce qu’un prolétaire c’est un inculte en bleu de travail, obéissant au Parti dictatorial, n’hésitant pas à jouer du poing, d’la tête, et du chausson pour le Service d’ordre de la CGT (contre, évidemment, nos proches, "gauchistes" et libertaires).

Voilà ce qu’on nous assène tous les jours, y compris de la part de nos camarades bourgeois, étudiants en 68, ayant fini, à l’heure où ils "comme mes morts", par reconnaître les vertus de leurs origines, et leur impossibilité à dialoguer réellement avec ces gens décidément abrutis par la défaite mass-médiatique — et Linhardt s’est à peu près suicidé (là, c’est la fille qui commémore, passque pour écrire, elle possède les moyens de prod., et pour filmer ou fourguer ses travaux, elle a hérité de la connaissance du milieu, et qu’IL LUI FAUT BIEN VIVRE, aussi).

Aujourd’hui, les travailleurs/travailleuses, souvent diplômés post-bac, voire universitaires, ne se reconnaissent pas dans cette image (que le Parti a aussi contribué à forger par son ouvriérisme forcené, passqu’y fallait bien soutenir le camarade Lénine dans sa foi industrielle du développement des forces productives de son pays féodal) bien que correspondant parfaitement à la définition.

Tu fais bien, chère Louve, de tenter la réhabilitation de nos catégories de pensée.

Espérons cette tentative fructueuse, et relayons la.
Mais les mecs (ou les meufs, hein, on recommence pas, là !) qui triment tous les jours pour tuner leur caisse, une paire de Reebok, ou lire Télérama, ils croient que c’est au zoo, le prolétariat. Mieux, au musée.
(Et paradoxalement, le mot dictature peut bien faire peur, il faut croire que sa réalité est VIVABLE...)

Parce que, vous allez voir, bientôt, puisqu’il n’y a rien eu d’intéressant, après l’Art Nègre (oh pardon, "Premier") des Sauvages, depuis l’Art Brut des Fous, c’est pour demain l’Art ouvrier.
Et on pourra enfin voir l’Éloge de la Perruque — c’est un film de M. Jean RIANT, cinéaste... tourangeau ;-) — dans les salles où ils vont, les (l/r)ecteurs de Télérama (rien de perso, ça peut être les Inrocks ou Art Press, si vous voulez...).

Et des plombiers pour s’occuper des housewives qui s’ennuient, parce que Monsieur travaille, aussi...

La dictature de l’immense majorité, tu as raison, c’est la démocratie prolétarienne. Moi, j’avoue, je ne bats plus vraiment pour sauver ce mot (Prolétariat) que Tout le XXè (siècle) s’est acharné à corrompre.
Et je préfère parler de Démocratie Réelle. Et de culture, pour le partage du sens critique. Et de disputio , pour nos engueulades à coups de piolets !

Mais pour qu’une Classe EXISTE, il y a deux conditions, souvenez-vous : Qu’elle existe en soi, c’est-à-dire que la catégorie pour la dire soit pertinente ; mais aussi qu’elle existe pour soi : que ceux qui la composent aient conscience de leurs intérêts à se fédérer en Classe...

C’est là que le bât blesse, je crois... Pour longtemps encore ???

D@v !d B.



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
19 juin 2008 - 14h59 - Posté par

""""

Mais pour qu’une Classe EXISTE, il y a deux conditions, souvenez-vous : Qu’elle existe en soi, c’est-à-dire que la catégorie pour la dire soit pertinente ; mais aussi qu’elle existe pour soi : que ceux qui la composent aient conscience de leurs intérêts à se fédérer en Classe...

C’est là que le bât blesse, je crois... Pour longtemps encore ???"""

Donc les conditions objectives créant la conscience de classe ne suffisent pas loin de là.
L’appropriation de cette appartenance,ne passent pas uniquement par la réalité d’interets de classe partagés et communs.

Il faut enfin une bonne fois apres plus d’un siecle et demi d’expérience ,enfin revoir totalement la pensée de Marx sur la conscience qui serait dictée par la réalité des rapports sociaux.

Les approches comportementales,psychologiques,doivent être sollicitées,pour débrouiller cet echec .

Marx a suffisamment apporté pour qu’on puisse dire :
là karl ,ça va pas.

Damien


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
20 juin 2008 - 10h04 - Posté par D@v !d B.

Damien,

Loin de moi cette idée : l’idéologie... Que dis-je : l’Idéologie dominante, hégémonique, pour continuer malgré tout à penser avec Negri, n’est pas du ressort de la psychologie (sinon Lacanienne, dans le rapport au Nom du Père...), et ENCORE MOINS du behaviorisme.

J’utilise l’anglicisme à dessein pour que les antiaméricains primaires, et les secondaires, comprennent immédiatement que cette discipline, cette approche, est importée de la pensée anglo-saxonne, nord-américaine en particulier, reposant sur des fondements théoriques ABSOLUMENT incompatibles avec TOUTE idée d’une approche marxiste, ni même simplement marxienne !!! L’un de ces piliers est cette approche que l’on nommait il y a quelques années encore, en sociologie, l’individualisme méthodologique, dont l’essence est la croyance que c’est par les motivations des individus que l’on approche le global, et dont les effets dans la gouvernementalité consistent en la responsabilisation individuelle.

Dit comme ça, pourquoi pas ? Sauf que penser que l’échec scolaire d’un gamin est SA faute (ce serait LUI qui ne parvient pas à s’adapter !!!) devient plus gênant. Trop tôt et pas assez de temps pour m’y étaler, mais tu saisis l’idée.

C’est aussi, je le répète, la négation de ce qu’est fondamentalement l’Idéologie : en système mass-médiatisé, mass-acculturé, l’Idéologie devient une vraie CULTURE, système plus ou moins cohérent de croyances complémentaires, ritualisé et intériorisé par tous. C’est ainsi que l’approche psycholo—gisante offre en son sein des débats qui laissent croire en une pluralité d’interprétations possibles, sans questionner l’extérieur de la discipline, donc les fondements, eux-mêmes idéologiques et instrumentalisés, de ce type de regard.

En bref, cher Damien, et sans t’en vouloir trop (ta réaction n’est que symptomatique de la prégnance universitaire de l’approche réactionnaire qui a fait le pas aux liquidations des marxisants qui détenaient un immense pouvoir jusqu’aux années 80) je te répondrai que : critiquer Marx est un évident devoir, mais qu’il faut faire attention à l’origine de la critque, ainsi qu’à ce qui la sous-tend (théoriquement, idéologiquement, et matériellement).

Je me permettrai donc, quitte à employer la mauvaise foi nécessaire à tout débat, de te répondre ainsi :

OUI, la conscience est dictée par les rapports sociaux ! Oui, l’idéologie et ses moyens de transmission (sa matérialité, donc, en plus de celle des intérêts qu’elle défend) sont partie extraordinairement importante desdits rapports sociaux (revoir Goebbels sur la question !).

NON ce ne sont pas le "comportementalisme" ni un quelconque individualisme méthodologique qui nous aideront à aller à l’abordage de la question de la conscience de classe, et encore moins à approcher ce "PLUS" qui fait que

TOI et MOI > TOI + MOI.

Que le tout est supérieur à la somme des parties (ce matin sur France Q, même Bruno Latour se mettait à défendre la thèse inverse !!!), et que c’est la connaissance de

TOI & MOI - (TOI+MOI)= Le lien qui entrave (qui est celui qui relie= le RITUEL)

Que l’on peut résumer à la formule Réprésentations et Pratiques, ou bien Croyance et Rituels (version ethno), ou Connaissance et Applications (version "scientiste"), Recherche et Développement (version industrielle), j’en passe et des pas piquées des hanetons (qui n’a jamais pris son marteau).

Bon, m’arrête là, espérant à nouveau avoir été clair...

D@v !d B.


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
20 juin 2008 - 10h55 - Posté par

David,juste un truc,je te répondrai plus long et plus profond demain.
Englober les approches scientifiques en psychologie dans le terme béhaviorisme,est tres réducteur et même une erreur,totale,et jouer sur le "qui est à l’origine de" est ascientifique.

Totalement.

Attention je ne dis pas Marx a tort sur ce point des conditions matérielles concrétes induisant tel ou tel type de conscience,mais que c’est insuffisant à rendre compte des rapports entre vie et action.

Il y a trop de contre exemples pour ne pas poser la question.

Enfin Althusser est à prendre avec des pincettes.
Idolatrer Lacan,faire rentrer cette pseudo science la psychanalyse rue D’ulm le marque à tout jamais d’une certaine faiblesse théorique en epistémologie.

Damien


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
20 juin 2008 - 10h10 - Posté par D@v !d B.

Ah, passque j’oublie toultemps des trucs :

L’Idéologie et ses moyens de transmission FONT PARTIE des " conditions objectives " .

cf. Althusser, encore, encore, et encore (Les AIE : Appareils Idéologiques d’Etat) !!!

D@v !d B.


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
20 juin 2008 - 10h16 - Posté par

Mais pour qu’une Classe EXISTE, il y a deux conditions, souvenez-vous : Qu’elle existe en soi, c’est-à-dire que la catégorie pour la dire soit pertinente ; mais aussi qu’elle existe pour soi : que ceux qui la composent aient conscience de leurs intérêts à se fédérer en Classe..

Faux, pour Marx, les classes sociales ne sont pas une donnée subjective mais objective. L’exploitation concerne tous les exploités, qu’ils en soient conscients ou non. Situation identique pour les exploiteurs. La situation devient révolutionnaire lorsque les exploités prennent conscience, non seulement de leur état d’exploités, mais aussi de leur force qui ne peut résulter que de leur unité. Le rôle d’un parti révolutionnaire est donc de développer la conscience de classe des exploités (importance des mots...) et d’ouvrir la perspective de dépassement de l’exploitation ("prolétaires, unissez-vous.....")

CN46400


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
20 juin 2008 - 14h43 - Posté par D@v !d B.

Très juste. Erreur de ma part : ils n’ont pas à se fédérer en classe, c’est déjà fait.
Ils ont à se fédérer en force révolutionnaire.

Merci de ce redressement (c’est la débandade !)

Damien,
pas le temps non plus,

Mais pour ce qui est de l’épistémologie,
Si je ne crains pas la science (entendement et conception), le scientisme m’inquiète plus.

Kuhn, Koyré et à l’autre extrémité Bachelard auraient déjà dû te faire entendre que les "réponses" que donne la science sont conditionnées par notre culture, au sens le plus anthropologique du terme, Manières de vivre liées à nos Représentations (revoir post en question).

Désolé,super pressé...
Bye,

D@v !d B.


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
20 juin 2008 - 15h44 - Posté par

David ,ta critique des sciences : construction sociale,oui je te suis,
raison de plus pour critiquer encore plus les pseudos sciences

et attention à ne pas taxer de "scientiste" ceux qui justement se forcent à integrer dans leurs theories la neécéssaire falsification qui permet (pas seule) de ne pas dire nimporte quoi

et c’est bien ce que fait l’approche cognitivo comportementale
Absolument pas la psychanalyse .

Damien


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
21 juin 2008 - 14h52 - Posté par D@v !d B.

Damien,

encore une fois, vite fait (mais y a peut-être plus d’intelligibilité, voire d’intelligence, au renvoi des arguments un à un...) :

tout ça signifie donc que, si fondement de la con-naissance (cum-nacere : naître avec) il y a, c’est bien dans la langue qu’il se cache.

Je sais, ça fait un peu judéo-chrétien, l’idée que "Au commencement était le Verbe", mais c’est bien la RAISON pour laquelle je suis parti, dans le premier post, sur la Querelle des Anciens et des Modernes, Réalistes et Nominalistes.

Tout est là. Et on peut s’autoriser à (re-) lire Adorno, Benjamin, Horkheimer et les Frankfurtois pour se persuader que cette idée, qui ne va pas de soi, de la connaissance rationnelle (et je répète que si la ratio fait la part des choses, elle contribue aussi à la "division sans fin" du Réel — Debord —) demeure, malgré sa bonne volonté, partielle et partiale (par définition, donc).

à te lire,

(on peut poursuivre en privé : davidbern2000@yahoo.fr)

D@v !d.


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
21 juin 2008 - 23h22 - Posté par

Salut DAVID,

" mais pour qu’une classe existe ......."

Ce dernier paragraphe de ton message résume tout.

Il y a une classe,bien fédérée,où la conscience n’est plus à démontrer,celle des exploiteurs.

Et il y a celle des exploités,l’immense majorité,mais qui majoritairement se complait dans son asservissement,avec ses chaines,prete à gober le petit "susucre" que tend le "maitre" pour faire cesser les aboiements.

Plus haut,mon intervention du 18 juin (sans prétention)teintée d’un peu d’humour,mais de beaucoup d’amertume,n’est qu’une partie du catalogue des "susucres",qui sont avalés béatement par ceux qui sont à des lustres de la conscience de classe,de leur classe.

Ben oui,peu importe le fond si dans les formes on a "l’impression"de tirer individuellement un semblant d’avantage (susucre) faisant fi de son avenir et de celui de ses enfants.

Alors dans le contexte d’un affrontement de classe aussi acéré,mais si évident,je ne peux accepter que cette majorité qui alimente les profits d’une minorité,continue à couber l’échine comme de vulgaires COLLABOS.

A mon avis,et ça n’engage que moi,la situation que nous vivons,la réalité du quotidien,fait qu’il n’y a pas de place pour les ambiguités.

RESISTANTS OU COLLABOS.

Je suis d’accord avec toi,y compris avec la ponctuation,car c’est tout de meme une interrogation de voir un bât qui blesse sur le dos de bourricots qui ne s’appellent pas tous MARTIN.

Fraternellement MAR...(excuses) LE REBOURSIER


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
19 juin 2008 - 15h34 - Posté par beauche

L’échec des syndicats lors des différents appels aux mouvements, ressemble de beaucoup à l’échec de la gauche plurielle ! Pas de perspectives macro-économiques ou plutôt si : l’acceptation du principe du marché libéral. Ils ont renoncé à défendre les droits des salariés pour se concentrer sur leur propre existence. Ils ne s’intéressent qu’à leur propre légitimité et les salariés, les chômeurs se détournent d’eux. Le tout azimut du gouvernement de droite les laisse sans réactions, sans cohérences, si tant est !!! Grève pour défendre les 35h, la retraite, le service public, le statut des ports, l’enseignement, la recherche, le statut de gars de France,etc… Chaque cas mériterait en effet une défense vigoureuse mais les syndicats et les salariés n’ont pas les moyens de perdre des jours de grève, surtout quand cette dissolution des revendications amène à la stérilité de la forme de la revendication qu’est la grève sans objectifs et moyens !!! Il y a des actions à inventer, adaptées à notre époque : actions sporadiques ciblées, de quelques acteurs très gênant pour le fonctionnement de l’économie avec derrière une solidarité financière des autres salariés. Des actions populaires mais surtout une revendication ou 2 sur des thèmes fédérateurs : demander, non exiger un véritable Grenelle de la répartition des richesses ? Je fais le pari que si c’était là une exigence du peuple, l’objectif étant une meilleure répartition des richesses, nous imposerions ce grenelle et arrêterions de fait la déstructuration de tout notre patrimoine d’acquis au profit des plus nantis. Les syndicats actuels sont obsolètes ou coopèrent au système. Nous ne pourrons l’obtenir que par un mouvement de la base comme ce fut le cas en 68 ou lors des coordinations infirmières !



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
20 juin 2008 - 11h58 - Posté par Paul

En effet le mot "dictature" fait peur notamment de peur de Hilter Staline, sadam hussein qui aurait été assoiffés de pouvoir personel et ont donc adopté ce que les historiens bourgeois nomment la "dictature personelle" qui en réalité est impossible.

Mettre sur le dos d’Hitler le Nazisme, la repression est une donnée fausse, complètement erronée, mais servant aux intérêts de la bourgeoisie, car si on regarde plus en profondeur, on se rend compte que la base économique est la même que sous ce que l’on appelle les "démocraties occidentales". Ce sont donc les mêmes qui dirigent : les Bourgeois propriétaires des moyens de productions, Hitler n’est que leur marionette comme aujourd’hui Sarkozy est un pantin du capital.

Saddam Hussein a tenté au cours de sa "dictature personnelle" de diversifier ses partenaires, ne voulant plus être dépendant des vieilles puissances impérialistes telle les Etats Unis mais souhaitant de part la diversification faire profiter la bourgeoisie irakienne de l’exploitation tout en donnant quelque miettes au peuple, ce qui est différend de la plupart des pays dépendant. Si l’on observe bien , c’est ce que font Morales Chavez, et on voit bien qu’il se font de plus en plus traiter de dictateurs personnels...Tout cela, parce que les intérêts des Etats Unis, de la France n’y sont pas respectés, mais il ne s’agit pas d’une dictature personelle, ou alors la tous les pays au monde sont une dictature personelle. N’est pas le parti socialiste de Sadam Hussein qui affirmait que leur but dans le non alignement était de "transformer radicalement le système économique mondial" et de "réduire les disparités de niveau de vie et de revenu national entre les Etats en voie de développement et les Etats industriels avancées" en "écoulant les produits à des prix équitables et rémunérateurs" (la stratégie du développement national en Irak, ministère de la culture et de l’information)
Comme quoi Hussein a lancé les bases de l’altermondialisme...Malgrés bien entendu un régime autoritaire.

Et cela, il est évident qu’il en est de même pour l’Urss, la dictature de Staline seul est d’une telle absurdité...Comment mener une dictature personelle alors que les moyens de production sont collectivisés ? Staline n’y a pas touché après Lénine, n’a jamais remis en cause cela. N’oublions pas que dans la conception marxiste de l’histoire, celui qui a le pouvoir, c’est celui qui possède la propriété...Il est donc clair qu’il faut étudier l’urss avec non pas un point de vue bourgeois mais en prenant celui du prolétariat, et en regardant le contexte dans lequel évolue l’URSS. Quelqu’un a dit que la guerre civile se termine en 1922. Et alors ? l’encerclement impérialiste est il éliminé ? Non, la lutte des classes se poursuit jusqu’à la destruction totale et mondiale du capitalisme et de ses éléments bourgeois.

Et pour faire disparaitre cette classe, il n’existe qu’une solution,c’est à dire la dictature du prolétariat qui signifie dictature pour le bourgeois, démocratie pour le prolétaire. De même que démocratie bourgeoise signifie démocratie pour le bourgeois, dictature pour le travailleur. Et alors, il n’existe pas de milieu à cela, pour celui qui dit qu’on est dans le "projet démocratique". Rêve idéaliste bien entendu.

Il est temps camarade de se mettre au travail, d’assimiler la conception marxiste en se formant idéologiquement car le niveau des militants communistes est très bas voire inexistant...Et celui qui n’est pas formé en théorie ne peut exercer en pratique et est condamné à rester aux ordres de la Bourgeoisie...

ps : Lire Staline ne peut pas faire de mal non plus...Pour tous ceux qui le haïssent, le mieux c’est de connaitre son ennemi. Seulement là, la critique est sicentifique, avant de répéter tous les ramassis déversés par la Bourgeoisie.



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
20 juin 2008 - 15h19 - Posté par Copas

Staline c’est d’abord la personnalisation d’une pratique de caste hiérarchique, ses écrits là dedans c’est autre chose.

La question de haine ou pas est un autre problème. C’est comme la dégout du capitalisme et la capacité à l’analyser concrètement.....

Ce que nous a appris le 20eme siècle c’est bien qu’il ne suffit pas de chasser le capitalisme, car il revient par la fenêtre si le prolétariat n’a pas le pouvoir.

La question de l’URSS est bien cernée sur ce terrain : éradication de la bourgeoisie et ré-introduction par une caste des méthodes de commandement de l’aristocratie et du capitalisme sur le prolétariat et la paysannerie.

Ensuite ossification et système d’exploitation des travailleurs, centralisation des profits et redistribution à une caste.

Transformation de la caste exploiteuse en classe bourgeoise (montrant en cela que, tant en URSS qu’en Chine la nomenclatura était bien plus proche de la bougeoisie que du prolétariat).

Peut-être que cette pente était fatale, je ne sais (l’angoisse de Lénine et le fatalisme de Trotsky par rapport à l’échec de l’extension de la révolution qui aurait certainement bouleversé la nature même de la cristallisation d’une caste).

Toujours est-il que démonstration est faite que la destruction de la bourgeoisie est insuffisante , du moins on s’arrête en chemin en croyant que la tâche est à l’essentiel accomplie. Il n’en est rien. Sans capacités de contrôler , surveiller et gérer l’économie et la société par le prolétariat l’orientation de la société est toute tracée : Bureaucratie d’état policière et au final transformation en bourgeoisie de cette couche sociale (rapport au miam miam : bourgeois ça rapporte plus et mieux que casteux)....

Alors, sexe des anges ? Non puisque le résultat est à 99% retour au capitalisme. Les phénomènes modérant cette constatation cruelle sont qu’aucun de ces états ayant éradiqué la bourgeoisie n’a été une société préalablement à majorité ouvrière.

Mais les phénomènes nomenclaturistes (tenus en laisse sous le capitalisme par la dictature actionariale entre autres) sont un réel soucis. Les capacités collectives du prolétariat ont énormément évolué pour estimer maintenant qu’à certaines conditions et dans certains processus on puisse penser que le prolétariat peut diriger (collectivement) et endiguer la cristallisation d’une caste dirigeante qui s’autonomise.

Mais ça necessite de travailler loin en amont dans la bataille idéologique et pratique du prolétariat et des prolétaires afin qu’ils se saisissent par eux mêmes des habitudes de direction (l’auto-organisation c’est aussi cela).

Dans le cours de la bataille contre le capital penser que les questions organisationnelles de la lutte se résument en de bons syndicats, de bons mouvements de grève même générale et de bonnes élections c’est fermer la porte de la démocratie prolétarienne.

La préparation individuelle et collective pour que le prolétariat dans ses batailles mêmes construise ses habitudes de direction et de démocratie proletarienne c’est donner un sens réel à la bataille pour le socialisme.


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
21 juin 2008 - 09h51 - Posté par

Méler Hitler, Saddam, Chavez(sic), à la "dictature du prolétariat" est déplacé, et revient à vaporiser de la confusion sur un concept qui gagne toujours à plus de clarté, alors que le flou profite toujours à la bourgeoisie.

Par contre, du fait du rapport K, et de sa référence permanente à ce concept, Staline doit être critiqué, aussi, et surtout, à partir de là. Non, comme Kroutchev, pour déplorer la durée, et la violence, de cette "dictature", mais pour démolir le lien "stalinien" entre l’absence de démocratie et la necessité de cette "dictature". En clair, l’arme principale de la "dictature du prolétariat", n’est pas le KGB, organe de l’Etat, mais la démocratie prolétarienne qui "dicte", à l’Etat, la primauté des intérêts du prolétariat. Tout comme la "démocratie" bourgeoise dicte, chaque matin, à l’Etat sarkosien, la primauté des intérêts de la bourgeoisie.

On voit immédiatement le pb stalinien : Parti unique (Lénine était contre), confusion parti-Etat, dépolitisation de masse, culte du chef ...etc.

Au delà de la personnalité de Staline, qui est encore loin d’avoir été totalement, et objectivement évaluée par les historiens, il est utile d’essayer de comprendre comment un marxiste a pu dérailler à ce point.

En fait, je pense que tout part de ce "socialisme dans un seul pays" voté par une majorité de jeunes bolchevics, énivrés par la victoire de la guerre civile (qui a tué beaucoup d’anciens) et choqués par les inégalités inhérentes à la NEP. Plutôt que de faire mesurer la NEP à l’aune de la globalité de ses résultats, il a choisi la facilité de la démagogie égalitaire, sans doute pour pouvoir asseoir son pouvoir personnel.

Ce faisant, l’isolement économique, et politique, était inévitable. Alors que Lénine avait ralenti la révolution pour attirer des capitaux extérieurs sur l’énorme chantier de l’accumulation primitive du capital (non réalisé en 21 en Russie), Staline choisissait, sans le dire, la voie du travail gratuit, volontaire d’abord, forcé ensuite, et de l’exode rural forcé, et de la dépolitisation de masse, pour construire la puissance industrielle qui, si elle battra les nazis, succombera sous l’hypnose des colifichets du capitalisme.

Jamais, ni Staline, ni ses successeurs (Andropov ?), n’ont évalué le coût politique de ce choix. En 90, en quelques semaines, une poignée de bandits cravatés, pseudos communistes, dévaliseront le travail de huit décennies de 300 millions de soviètiques, impassibles devant ce hold up.

Ce désastre ne doit rien au concept de "la dictature du prolétariat", mais tout au refus du stalinisme dur d’avant 56 ou soft d’après, d’avoir entravé un max le fonctionnement de la "démocratie prolétarienne"

CN46400


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
21 juin 2008 - 14h39 - Posté par

Bravo, 3 idées complémentaires si je peut me perméttre :

On voit immédiatement le pb stalinien : Parti unique (Lénine était contre), confusion parti-Etat, dépolitisation de masse, culte du chef ...etc.

effectivement les partis qui ont été supprimés sous lénine ne sont que ceux qui avaient ouvertement entamés des actions qui risquaient d’amener le retour du capitalisme (d’une manière avoué). La dictature du prolétariat ici, c’est simplement le fait de ne pas être stupide et de ne pas se tirer une balle dans le pied. N’importe quelle "démocratie"(dictature donc en fait) bourgeoise en fait autant si elle est menacée. Sous staline le critére a complétement changé.

Plutôt que de faire mesurer la NEP à l’aune de la globalité de ses résultats, il a choisi la facilité de la démagogie égalitaire, sans doute pour pouvoir asseoir son pouvoir personnel.

En fait staline a réussis son coup en combinant un rhétorique égalitaire contre la NEP avec la fin de l’égalité des salaires des ouvriers qui a ouvert une bréche dans la résistance de la classe face à la bureaucratis (stakanovisme etc).

dévaliseront le travail de huit décennies de 300 millions de soviètiques, impassibles devant ce hold up.

n’éxagéront pas. dans tous les pays de l’est les années 80 ont connues d’intenses luttes sociales, une augmentation des gréves etc. Et les gens qui manifestaient n’écrivaient pas "vive Hayek" ou "je veut que mon chef puisse léguer mon usine à son fils" sur les murs. Ils demandaient de la démocratie, pas du capitalisme.


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
22 juin 2008 - 23h05 - Posté par

Lénine a refusé l’interdiction des "socialistes révolutionnaires" qui avaient attenté à sa vie (Les complications ultérieures de la blessure de la balle de Nelly Kaplan causeront l’isolement et la mort du leader de l’URSS en 24).

CN46400


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
20 juin 2008 - 17h25

Peur du mot « dictature » ?
Peur du mot « prolétaire » ?
Peur de l’expression « dictature du prolétariat » ?
Peur du mot « classe » (sociale) ?
Peur du mot « lutte » ?
Peur de l’expression « lutte des classes » ?

Alors, parce que cela effraie le petit bourgeois (encore un mot qui fait peur ?), il faut changer les mots ?

Çà doit expliquer pourquoi il n’est pas cité une seule fois dans tous ces commentaires « abolition du salariat », « abolition de la propriété privée » des moyens de production, « abolition de l’argent ». C’est que ça fait sacrément peur au petit bourgeois tous ces mots.

Alors on met « démocratie » à la place de « dictature ». Et bien sûr on va ergoter sur la “vraie” et la “fausse” démocratie qui seraient l’inverse de la “vraie” et la “fausse” dictature ? Parce que ce mot aussi il faut lui mettre du sens dedans puisque pour l’instant c’est toujours un contenu bourgeois. Et après, lorsque Big Brother aura décrété que « démocratie » est un gros mot, on mettra « libéral » à la place ? Le mot « communisme », y a longtemps qu’on ne le prononcera plus.

Si on a peur de la peur des mots du petit bourgeois qu’est-ce que ça sera quand il faudra passer aux actes ! Déjà qu’on peut plus faire un pet en croisant un CRSSS sans se retrouver en tôle. Alors prendre la propriété du patron qui nous nourrit. (Oui, il nous la volée mais ...quand même ! Sur cette question il faut absolument lire « Les misères des Lumières » de Louis Sala-Molins).

Déjà qu’on nous interdit de dire le mot « fasciste » pour désigner le régime de terreur instauré là, maintenant, chez nous ! (arrestations et détentions arbitraires pour délit d’opinion et état de misère, violences et provocations policières, impunité des policiers et des magistrats pour leurs “erreurs” et leurs crimes, tortures des prisonniers politiques, contrôle de la pensée libre (y’a-t-il une pensée non libre ?), surveillance totale des faits et gestes, impunités des patrons et de leurs larbins...).

Une citation pour la route. « Cette période (des années trente) fut placée à gauche sous le signe du danger fasciste. Les historiens ont beau jeu de faire valoir la modestie de ce danger en soulignant que les Croix-de-Feu, la seule force qui comptait, devaient être comparés au Stahlhelm bien plus qu’au parti nazi. Mais les contemporains, en particulier les militants des partis ouvriers, n’en jugeaient pas ainsi. Ils avaient sous les yeux les exercices paramilitaires de La Rocque, vivaient dans un climat marqué par des heurts fréquents avec les groupements de l’extrême droite, et surtout, ils avaient présente à l’esprit la destruction toute fraîche du mouvement ouvrier en Allemagne et en Autriche. Si exagérée qu’elle puisse appparaître aujourd’hui, leur perception seule importe historiquement puisqu’elle orienta leur action et constitua le sens qu’ils donnèrent à la période qu’ils vivaient. » - Philippe Burin - « Fascisme, nazisme, autoritarisme » -

Oui, la classe ouvrière (encore un gros mot pour le petit bourgeois) devra instaurer une dictature parce que le bourgeois et ses affidés ne se laisseront pas faire et que la guerre instaurée par la bourgeoisie ne se gagnera pas en dentelles sous les Lumières. Oui, dans le même mouvement, la classe ouvrière devra inventer ses formes politiques de décision et de gestion prolocratiques (non, ce mot n’est pas dans le dictionnaire), et déjà aujourd’hui dans ses formes de mobilisation dans la lutte.

Reculer sur les mots, c’est reculer dans ses idées, donc reculer dans ses principes et dans ses actes.

Merci donc à LL d’avoir su relancer ce vieux débat intemporel (tant que des êtres humains se reconnaissent comme tels, même (et surtout) lorsque les classes seront abolies par la révolution prolétarienne) en provoquant des contributions argumentées, ce qui n’est pas toujours le cas sur tous les fils. Bien que je doute que cela fasse le fond du prochain congrès du PCF.

Vive la lutte de la classe ouvrière ! Vive la dictature du prolétariat ! Vive la prolocratie !

P’tit Nico



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
22 juin 2008 - 16h52 - Posté par

"Reculer sur les mots, c’est reculer dans ses idées, donc reculer dans ses principes et dans ses actes."

Cette phrase résume les arguments de ceux qui en restent (purs et durs mais quelque peu figés et bloqués) au langage d’une époque antérieure à toute une période historique où les déviations de la gestion de l’Etat menée par les communistes soviétiques ont porté atteinte dans les faits, au sens véritable et profond de l’expression "dictature du prolétariat".

A savoir : transformation du sens de "prise en mains par le prolétariat et pouvoir de gestion et de contrôle du prolétariat dans les affaires de l’Etat" en "pouvoir d’un parti unique" (bien sûr sensé représenter les intérêts du prolétariat), mais au sein duquel la contestation et la confrontation d’idées ont fini par être muselées - (par commodité et facilité de gestion sans doute car les difficultés étaient nombreuses, mais aussi par le jeu des égos et de l’ambition égotique) - pour devenir un regrettable "pouvoir personnel dictatorial" avec les ombres et déviations que l’on sait.

Même si, rejetant la critique bourgeoise et manipulatrice du stalinisme nous faisons une critique marxiste, il n’en reste pas moins que : quelles qu’en soient les raisons et les causes, et malgré d’incomparables grandes avancées sociales, culturelles et économiques par rapport au régime tzariste, on ne peut même plus dire avec une belle désinvolture mais toujours dangereuse (vu ce qui couve toujours sous la cendre des égos humains) "la fin justifie les moyens" puisque l’expérience n’a pas abouti et que l’URSS et son socialisme n’existe plus.

Ce n’est pas tant l’idéologie bourgeoise qui a déformé la notion initiale du concept de l’expression "dictature du prolétariat", mais son application progressivement déviée dans les faits (quelles qu’en soient les causes) par les pionniers de la construction du socialisme que furent les communistes russes. Dès lors, la Bourgeoisie avait beau jeu d’utiliser et de manipuler les erreurs et les failles à son profit personnel.

D’autre part, indépendamment du fait que nous vivons sous la dictature de la bourgeoisie capitaliste, tous les dictateurs des sociétés humaines ont laissé une image pour le moins toujours négative dans l’histoire.

Hitler, Franco, Mussolini, Pol Pott, de plus en plus Sarkozy, entre autres et ... Staline sans circonstances atténuantes, car c’est quand même triste - hier comme aujourd’hui - que lorsque l’on s’appuie sur la philosophie marxiste on n’ait pas une conscience aigüe des pièges du pouvoir et des gardes-fous structurels, organisationnels de "démocratie prolétarienne" (bien belle et pertinente expression) à mettre en place et à appliquer.

Or, à plus forte raison si l’on considère les arguments ci-dessus => dans dictature il y a dictateur et vice-versa. Que nous le voulions ou non cela fait sens dans la signification des mots et dans l’imaginaire des gens.

Et la révolution on la fait aussi avec l’imaginaire et la motivation claire et sans ambiguïté des gens, pas à coups d’expressions marxistes totemnisées par un intellect sec et exclusif, aveugle à l’importance du phénomène linguistique qui bouge avec le temps, résolument insensible => (parce que ça fait plus révolutionnaire !!!????) à la charge émotionnelle des mots porteurs d’images et de réminiscences douloureuses pour bien des gens et qui empêchent l’ouverture à nos idées communistes et à nos propositions de rupture avec le système capitaliste.

Pour ma part, c’est bien parce que je suis d’accord avec le concept initial de "pouvoir du prolétariat et démocratie prolétarienne" que je tiens compte des éléments de réflexion ci-dessus.

Et si je trouve l’expression "dictature de la Bourgeoisie" parfaitement appropriée non seulement au sens de la notion initiale mais aussi et surtout pour toute la charge négative que le mot dictature a emmagasiné au cours de l’histoire, je trouve, pour toutes les raisons expliquées plus haut, que l’expression "dictature du prolétariat" est aujourd’hui dommageable et inapproprié pour les mêmes raisons.

La grande Bourgeoisie, elle, en est bien consciente, et avec son intelligence machiavélique coutumière exploite idéologiquement cet aspect émotionnel et psychologique des faits et de l’histoire en agitant des épouvantails pour éloigner ceux qui n’ont que leur force de travail de notre projet de société, pendant que nous continuons à répéter ingénument peut-être mais avec entêtement des mots désormais à double sens en restant résolument aveugles sur le fait que leur signification intellectuelle initiale, ne correspond pas à la signification émotionnelle et tragique portée, imprimée, ressentie dans la tête, le coeur et la conscience des gens.

Faire l’impasse sur cette réalité me semble d’une inconscience regrettable.

Je parle du mot "dictature" et de rien d’autre et je dois dire que l’expression "démocratie prolétarienne" me semble déjouer parfaitement les manipulations perverses de l’idéologie bourgeoise en nous permettant de parler (sans ambiguïté et interprétation erronée possible) du concept initial (largement explicité par les intervenants), tout en nous permettant de gagner du temps au lieu de le perdre dans des justifications d’expression qui n’en finissent pas de se heurter à l’ambiguïté évidente du mot qui réveille bien des suspicions, des résistances et des doutes difficiles à éliminer par les discours intellectuels.

Maguy


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
22 juin 2008 - 23h34 - Posté par

Il ne sagit pas de manifester en réclamant, sur l’air des lampions : "on veut la dictature du prolétariat", il sagit, simplement de savoir de qe quoi on parle quand ce sujet, capital pour toute révolution prolétarienne, arrive sur le tapis. En 1848 ; le mot "dictature" avait un sens, en 2008 il en a un autre. Mais ce qui compte ce n’est pas le mot, c’est le concept énoncé par Marx en 1848 !

CN46400


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
22 juin 2008 - 13h14

La dictature du prolétariat assure les intérêts de la majorité contre l’ancienne minorité dominante. C’est pourquoi l’état prolétarien crée les conditions d’une démocratie nouvelle, de type supérieur. Sa force repose sur l’alliance de la classe ouvrière et de l’ensemble des salariés et de tous ceux qui souhaitent un changement profond. Les droits et les libertés du peuple, autrefois formels, deviennent effectifs. L’état se préoccupe de fournir aux citoyens les garanties matérielles et les moyens pratiques, propres à en assurer l’exercice réel du pouvoir.
La tâche de la dictature du prolétariat est aussi d’assurer la défense du nouveau régime contre toute tentative de restauration de l’ancien régime. L’expérience de la commune de Paris démontre, en effet, que le peuple ne peut triompher sans disposer d’un pouvoir capable de prévenir la résistance des anciens exploiteurs, de défendre la révolution contre les agressions de la région internationale.
Le parti communiste doit dire avec force, préalablement à tout établissement d’un programme d’action qui restera sans cela oeuvre vaine, s’il est pour ou contre le communisme, qui n’est que le marxisme en action, c’est-à-dire s’il est pour ou contre la révolution et la prise du pouvoir par la classe ouvrière et ses alliés, pour ou contre la dictature ouvrière.
Je suis pour.



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
22 juin 2008 - 15h30 - Posté par Christian DELARUE

Démocratie, hypocrisie et dictature.

Le langage de la démocratie est souvent hypocrite, il masque la dictature d’une classe derrière le pouvoir des élus (qui défendent aussi leurs intérêts personnels mais pas seulement). Mais l’hypocrisie ne concerne pas que la "démocratie libérale", elle frappe toutes les couches privilégiées par un système démocratique pas seulement celui ou la bourgeoisie garde son pouvoir. Le terme dictature prolétarienne n’y échappe pas ; Ce qui renvoie à l’explicitation des niveaux de d’abstraction à propos de la dictature ou de la démocratie ou de l’Etat.

Démocratie libérale et hypocrisie : une combinaison nécessaire par Christian DELARUE
(L’éthique, compensation de l’économique)
http://www.france.attac.org/spip.ph...

Le marxisme comme théorie critique allant derrière les apparences des chose distingue la dictature bourgeoise de la dictature prolétarienne. Ces deux types de dictatures ne sont pas nécessairement dictatoriales au sens de la mise en oeuvre de procédés autoritaires.

La DICTATURE DE LA BOURGEOISIE

Elle peut prendre deux grandes formes :

 D’une part l’Etat libéral à démocratie restreinte qui peut pourtant disposer de mécanismes démocratiques étendus et qui peut avoir comme subdivision l’Etat social (dit Etat providence), l’Etat sécuritaire avec éventuellement des des niveaux inférieurs comme l’Etat xénophobe ou plûtôt la xénophobie d’Etat. De l’Etat sécuritaire on peut passer à l’Etat policier mais un cran en moins doit se remarque au plan des garanties juridiques c’est à dire que l’Etat de droit y subit une nouvelle dégénérescence.

 D’autre part la dictature proprement dite : En fait l’Etat policier nous rapproche de l’Etat dictatorial qui rassemble sous le capitalisme dominant les fascismes, le bonapartisme, les dictatures de notables, les dictatures militaires.

La DICTATURE PROLETARIENNE

Elle peut elle aussi prendre deux grandes formes totalement opposées :

 D’une part la DICTATURE DU PARTI et de sa bureaucratie représentant la classe ouvrière que l’on regroupe parfois sous le nom de dictature de type stalinienne bien au-delà de l’URSS d’après Lénine notamment en y intégrant des régimes autoritaires en Afrique qui se sont réclamés du marxisme au moins au moment de leur apparition .

 D’autre part la DEMOCRATIE SOCIALISTE qui est plus que la "démocratie avancée" (soit la démocratie représentative plus la démocratie participative plus de nouveaux mécanisme d’intervention citoyenne ou de contrôle mais le tout avec des rapports sociaux de production capitaliste maintenu ) qui reste une démocratie limitée et restreinte . La démocratie prolétarienne ou socialiste à l’issue de la crise révolutionnaire étend la démocratie là ou le capital l’interdisait tant dans l’entreprise (autogestion) que dans la société civile (planification démocratique).

Christian DELARUE


Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
23 juin 2008 - 00h15

Rendons à César ce qui est à Gorkin :

Situation du mouvement ouvrier et du socialisme

XI. CONCLUSIONS GÉNÉRALES

Nous avons déjà noté plus haut à quelles conditions la crise générale du mouvement ouvrier et du socialisme peut être porteuse de promesses. Nous allons soumettre à présent au critère des militants ouvriers et socialistes
quelques conclusions générales susceptibles d’être corrigées et élargies.

1. Voyons, pour commencer, la question de la désignation. Elle est d’une importance indiscutable si nous voulons nous caractériser et nous distinguer face aux masses. Il faut renoncer à la dénomination de « communistes », même si beaucoup d’entre nous ne renoncent pas à se considérer comme tels, parce qu’une telle dénomination a été, est toujours, déshonorée par les communistes staliniens. Il ne faut pas entretenir la moindre confusion là-dessus. Nous ne pouvons pas, et pour une raison similaire, nous qualifier de « socialistes » tout court. Eu égard à l’histoire, mais aussi à l’avenir, la confusion n’est pas possible avec ceux qui, s’appelant socialistes, ont constamment trahi la classe ouvrière et le socialisme et le referont demain. Par conséquent, je propose la dénomination de socialistes révolutionnaires et socialistes libertaires. En effet, le socialisme ne peut être que révolutionnaire et libertaire : par la révolution il doit réaliser la liberté de l’individu et la liberté humaine. Cette dénomination me semble la plus juste et la plus appropriée.

2. Contre la tentative d’établir une pensée dirigée, susceptible de mener à un totalitarisme « socialiste », il faut proclamer la nécessité d’une pensée libre au sein du mouvement ouvrier. Le socialisme est synonyme de liberté ou il n’est pas. Et ceci n’est pas seulement valable au cours de la période révolutionnaire mais encore, et surtout, au moment de la victoire de la révolution, et après. Par liberté, nous entendons, selon la formule de Rosa Luxemburg, la liberté de ceux qui ne pensent pas comme nous.

3. Nous nous déclarons ennemis absolus de la soumission du mouvement ouvrier et de la révolution socialiste aux intérêts étroits d’un parti, quand bien même celui-ci prétendrait représenter — et pourrait représenter effectivement — la volonté majoritaire du prolétariat. Cela signifie que nous n’admettons pas la conception du parti unique, puisque ce dernier — qui peut être, au début, le meilleur des partis — recèle les germes fatals du totalitarisme. Au parti unique nous opposons la liberté des travailleurs à s’organiser dans les partis qu’ils voudront et le plein droit de ces partis à l’existence, à penser et à agir comme ils le croiront approprié, dans le cadre de la démocratie ouvrière. Aux partis monolithiques nous opposons la démocratie, la pensée libre et créatrice à l’intérieur des partis. En leur sein existeront fatalement des majorités et des minorités:la discipline dans l’action sera sans doute nécessaire, mais sans la suppression, aussi provisoire qu’elle soit, des droits et de la pensée libre des tendances minoritaires ou des individus.

4. Notre socialisme est profondément humaniste, non seulement parce qu’il défend à tout instant les droits humains — avant, pendant et après la révolution — mais aussi parce que lui seul peut « réaliser » l’humanité sans classes ni antagonismes de classes et comme un tout harmonieux et social.

5. Nous proposons fermement l’adoption de la formule démocratie ouvrière et socialiste au lieu du mot d’ordre traditionnel de dictature du prolétariat Cela ne veut pas dire que flous renions la dictature du prolétariat en tant qu’elle suppose la destruction révolutionnaire du pouvoir économique et Politique de la bourgeoisie, les mesures et les moyens de défense du nouveau régime. Même la majorité des anarchistes admet aujourd’hui cette nécessité transitoire Mais la dictature du prolétariat est associée dans l’esprit des masses à l’expérience russe, qui n’a jamais été une authentique dictature du prolétariat mais la dictature d’un parti sur le prolétariat, même si le premier a pu interpréter la volonté majoritaire du second La formule « démocratie ouvrière et socialiste » nous paraît plus complète et plus parfaite. Celle-ci a le droit, et le devoir, de se défendre à tout instant et contre tous ses ennemis. Elle ne sera une véritable démocratie ouvrière et socialiste que du moment où elle aura détruit
politiquement et socialement ses ennemis. Mais tous les partis, toutes les organisations, toutes les tendances et tous les individus révolutionnaires, démocratiques et socialistes ont le droit d’intervenir dans son organisation, dans sa défense, dans son évolution progressive et son perfectionnement. On ne refusera à personne, en son sein, la liberté de penser ni la manifestation de cette pensée, dès l’instant qu’elle ne porte pas atteinte à l’existence même de la révolution démocratique socialiste ou qu’elle ne la met en danger. La seule limite pourrait être la suivante : pas de liberté pour détruire la liberté.

6. Une démocratie ouvrière et socialiste ainsi conçue pose aussitôt le problème des organes de pouvoir. Quels seront ces organes ? Le nom importe peu. Conseils, comités, municipalités, communes, juntes ? En Russie, on eut des soviets. Ils auraient pu être les organes démocratiques du pouvoir ouvrier s’ils n’avaient pas été soumis, presque automatiquement, à la dictature du parti bolchevik Ce qui importe fondamentalement, c’est la forme d’élection de ces organes de pouvoir et les garanties qu’ils auront quant à leur fonction. Leur forme d’élection démocratique ne peut être autre que celle du suffrage libre et direct exercé par les individus qui constituent la masse du peuple producteur, en y englobant tous les individus qui remplissent une fonction sociale utile. Tous les partis intégrant la démocratie ouvrière ont le droit de présenter leurs candidats et de défendre librement leurs programmes Le corps électoral a un droit de contrôle sur les organes et sur les individus élus. Ce système peut s’appliquer, de bas en haut, pour l’élection et le contrôle des organes locaux, régionaux, provinciaux et généraux. Aucune fonction publique ne pourra échapper au contrôle démocratique du peuple. Ce n’est qu’à ce prix qu’on pourra sauvegarder la démocratie socialiste et éviter la bureaucratisation du nouveau régime. On ne prendra jamais trop de mesures, à notre sens, pour enrayer ce mal.

7. En même temps que la nécessité d’organiser les partis socialistes révolutionnaires, il faudra affronter la nécessité d’organiser une Internationale socialiste révolutionnaire. Disons, pour commencer, que l’ère des révolutions nationales est close. Les révolutions modernes, socialistes, ne peuvent triompher que comme des révolutions internationales. La révolution qui a triomphé en Russie en 1917 s’est conclue par un échec non seulement par ses défauts intérieurs mais encore et avant tout à cause de l’absence d’une révolution internationale. Seule une révolution internationale pouvait garantir le développement et le salut de la révolution russe. Enfermée dans ses frontières nationales, malgré les sympathies du prolétariat mondial, elle a fini par se bureaucratiser et, au bout du compte, par perdre la partie. Seule une révolution politique intérieure — une révolution profondément démocratique et libertaire — qui coïnciderait avec une révolution sociale internationale pourra sauver le peuple soviétique du totalitarisme stalinien. La révolution espagnole échoua elle aussi, en dépit de l’héroïsme populaire, à cause de l’absence de solidarité active et révolutionnaire du prolétariat international. Ces deux exemples, parmi beaucoup d’autres de moindre importance, suffisent à justifier notre thèse internationaliste. Nous croyons franchement que la guerre actuelle ouvre une crise révolutionnaire générale, c’est-à-dire un véritable cycle de révolutions internationales. Dans n’importe quel pays du globe où se produira la révolution socialiste — ou une révolution progressiste, qui peut ne pas être socialiste dans sa première phase — elle devra bénéficier immédiatement, par-dessus et contre les intérêts des bourgeoisies nationales, de la ferme solidarité, et par tous les moyens, de la classe travailleuse internationale. Seule l’Internationale socialiste révolutionnaire pourra diriger efficacement une telle action de solidarité. Pour son organisation, celle-ci ne devra tomber ni dans le « nationalisme » démocratique bourgeois de la IIe Internationale — en sacrifiant les intérêts internationaux du prolétariat des autres pays à ceux de chaque parti national — ni dans le monolithisme bureaucratique de la IIIe Internationale, laquelle a prétendu transformer les travailleurs des autres pays en une masse de manœuvre au service de la politique extérieure de l’État russe. C’est pour ces raisons qu’aucune d’entre elles n’a été une véritable et authentique Internationale. L’lnternationale socialiste révolutionnaire devra tenir compte de la situation réelle de chaque pays et des caractéristiques particulières à chaque peuple et à chaque prolétariat, mais sans que la détermination de sa pensée et de son action conformément aux nécessités et aux intérêts du prolétariat ne soit un inconvénient. Elle devra être, en même temps, une somme de partis « nationaux » et un parti mondial du prolétariat. Nous avons déjà défini ailleurs le caractère démocratique qui doit informer les partis. Le même caractère démocratique doit informer aussi la nouvelle Internationale.

Cet essai n’a et ne peut avoir d’autre prétention que celle d’offrir une esquisse générale relativement à la situation du mouvement ouvrier et du socialisme. Les grands problèmes que pose la guerre et ceux que posera l’après-guerre sont encore à étudier. Ainsi que les nouvelles caractéristiques et tendances de l’économie mondiale. Et les nouveaux contours des classes sociales et de leur relation entre elles. Par exemple : l’importance des techniciens et le problème de leur attraction ou conquête par le prolétariat. Et les changements dans la question coloniale. C’est à nous autres, socialistes révolutionnaires, que l’histoire propose ces problèmes-là. Sans leur étude préalable, il serait puéril d’essayer de traiter ici des circonstances révolutionnaires du futur et encore plus de tenter d’établir des normes en prévision de ces circonstances. Ce que nous pouvons faire, tout au plus, c’est d’indiquer, à la lumière des expériences vécues, des idées et des principes généraux. C’est la révolution elle-même qui se chargera de tracer les véritables normes révolutionnaires. Ce sera là un travail de création collective, auquel la plus modeste contribution individuelle pourra constituer un motif d’orgueil légitime.

JULIAN GORKIN

Mexico, DF juillet 1943

Traduit de l’espagnol par Miguel Chueca

« Publié opportunément par AGONE, n° 37, 2007, La joie de servir »



Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
23 juin 2008 - 09h27 - Posté par

Il faut renoncer à la dénomination de « communistes », même si beaucoup d’entre nous ne renoncent pas à se considérer comme tels, parce qu’une telle dénomination a été, est toujours, déshonorée par les communistes staliniens.(...)

Par conséquent, je propose la dénomination de socialistes révolutionnaires et socialistes libertaires.

Gorkin termine mieux son article qu’il ne l’acommencé. Comme si, en juillet 43, il ne savait pas ce qui c’était passé à Stalingrad en février. Tous ceux qui observent, ou militent un peu, savent que la perception du mot "communiste", au moins en France, n’a rien à voir avec ce qu’en dit Gorkin. Deux réflexions courantes, à médter sans modération :

-Dommage qu’il soit communiste celui-là !

-Pour un communiste, c’est pas super ce qu’il a fait là !

Là encore, Marx, en choisissant ce mot, avait tapé juste. Il est remarquable que si la bourgeoisie ne craint jamais d’attaquer le "communisme", elle est bien plus circonspecte devant le "communiste".

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Contre la dictature de la bourgeoisie et du capitalisme : la démocratie prolétarienne !
23 juin 2008 - 16h33 - Posté par

C’est justement pour mettre ça en perspective de certains commentaires que j’ai cité ce passage. Sans oublier que les mots et les notions (la réalité) qu’ils recouvrent ne sont pas seulement perçus différemment selon les époques, mais aussi selon les positions de classe. Qui a peur du grand méchant loup ?

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