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Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
de : La Louve
jeudi 2 octobre 2008 - 11h44 - Signaler aux modérateurs
35 commentaires
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de La Louve

Marina Petrella, Cesare Battisti, Jann Marc Rouillan, Gérard Jodar, et tant d’autres, militants, hommes et femmes engagés, à un moment de leur vie ou toujours, dans la lutte contre le capitalisme, anonymes ou célèbres, la vague de répression qui s’abat actuellement sur ces représentants (y compris des "icônes du passé") de ce que l’on peut appeler au sens large le mouvement communiste (y compris libertaire, y compris anarchiste, y compris syndicaliste) ne cesse de prendre de l’ampleur.

Cela a commencé il y a longtemps, la liberté d’expression a toujours été menacée, mais cela a pris un tour particulier pour le collectif Bellaciao, il y a quelques temps, quand Roberto Ferrario avait été poursuivi par les Chantiers Navals de Saint Nazaire pour diffamation (entendez, publication d’un communiqué syndical qui n’avait pas l’heur de plaire aux patrons).

Depuis, les attaques féroces n’ont cessé de se multiplier.

Alors que Marina Petrella est toujours entre la vie et la mort (elle le sera tant que son extradition n’aura pas été purement et simplement révoquée), que Gérard Jodar, le secrétaire du syndicat kanak USTKE a été condamné avec de nombreux autres camarades à de la prison ferme pour leurs activités syndicales, c’est au tour de Jann Marc Rouillan, ancien fondateur d’Action Directe, condamné à perpétuité pour l’assassinat de G. Besse, d’entrer à nouveau dans la tourmente de la répression.

Qu’a donc dit Jann Marc de si extraordinaire qui mériterait que la semi-liberté qui lui a été accordée récemment, soit révoquée ?

Répondant strictement aux questions qui lui étaient posées par un journaliste de l’Express, je vous livre quelques passages de l’interview qui a déclenché les foudres de l’Institution et de l’Etat bourgeois.

"(...) Ces dernières années, la force de pacification des relations politiques était telle en France qu’elle désarmait tous les conflits, récupérait les initiatives révolutionnaires. Je ne sais pas si on va réussir à crever ce miroir aux alouettes. (...)"

"(...) Porter le conflit jusqu’à l’affrontement. Beaucoup de gens, actuellement, ne peuvent pas aller beaucoup plus loin dans la misère. Il va y avoir des problèmes ! D’ailleurs, l’Etat s’y prépare avec des programmes contre-insurrectionnels qui vont jusqu’à l’utilisation de drones... Que fera-t-on, à ce moment-là, en tant que révolutionnaires ? Appeler à voter Besancenot ou amener d’autres pratiques ? (...)"

"(..) Il faut clarifier les choses : le processus de lutte armée tel qu’il est né dans l’après-68, dans ce formidable élan d’émancipation, n’existe plus. Mais en tant que communiste, je reste convaincu que la lutte armée à un moment du processus révolutionnaire est nécessaire." (...)

Évidemment, il est devenu tellement inhabituel de lire ce genre de choses dans la presse, il est devenu tellement bienséant de taper à bras raccourcis sur le mouvement communiste, sur le communisme, et notamment celui qui ne se déconnecte pas ouvertement de ce qu’on peut appeler la "possibilité révolutionnaire", que l’on conçoit parfaitement qu’en ces temps troublés, Rouillan ait dégoupillé ce qui ne pouvait être vu que comme une grenade aux yeux du pouvoir en place.

Soyons clairs aussi.

Rien de ce qu’a dit Rouillan ne saurait rentrer dans le cadre des motifs susceptibles de légitimer la révocation de sa semi-liberté. On comprend parfaitement en quoi les propos qu’il a tenus ont du faire hoqueter de rage et de frousse certaines personnes qui tiennent aujourd’hui le peuple sous leur coupe en France. Loin de faire une apologie de la lutte armée, de l’émeute, n’évoquant même pas lui-même G. Besse, il situe son propos dans un contexte très précis, quasi philosophique, qui est celui de la révolution, de la lutte contre le capitalisme, et du communisme.

Si n’importe qui d’autre que Jann Marc Rouillan avait tenu les mêmes propos dans le cadre d’une conférence à Sciences-Po, ou d’une contribution du NPA ou du PCF sur le thème de "L’idée révolutionnaire aujourd’hui", ou encore "De la violence dans le mouvement communiste", comme on peut en entendre ou en lire tellement ici ou là, parfois avec moins d’intelligence, moins de mesure, il y a fort à parier que rien ne se serait passé.

Juste "pour rire", tiens, qui a dit cela :

« Vous pouvez saper le moral de l’occupant en distribuant des tracts mais, si vous tuez un Allemand ou si vous détruisez un char, l’action est immédiatement visible et concrète. (...) Il y a aussi dans la Résistance d’autres motivations : le goût de l’aventure, de la vengeance, de la revanche par rapport à une armée qui s’était totalement effondrée en 1940. »

C’est Olivier Wieviorka, professeur à l’Ecole Normale Supérieure, cité par France 2 !

Qui contestera aujourd’hui la légitimité et la justesse de la lutte armée, ainsi que pour la propagande en faveur de cette lutte spécifique, pour les Algériens indépendantistes, des résistants contre l’Allemagne nazie, des Républicains espagnols contre le fascisme franquiste, des vietnamiens contre la colonisation et contre l’impérialisme américain... ?

Quand va t’on alors brûler des livres comme ceux de Beuvain et Moulain et a. "Révolution, lutte armée et terrorisme" publié chez l’Harmattan, ou celui de Serbat "Le PCF et la lutte armée" chez le même éditeur ? "L’art de la guerre" de Sun Tzu ? Interdire radicalement la publication du "Manifeste du Parti communiste" de Marx et Engels ? Condamner l’oeuvre de Lénine ? Les écrits de Che Guevarra ? Interdire les relations avec le Sinn Fein ?

Allons plus loin ! Brûlons la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, puisqu’elle s’est écrite, comme la plupart des révolutions (y compris la révolution portugaise, qu’on dit à tort "pacifique") dans les armes, le sang et les larmes ? Déclarons la révolution française scélérate !

Et que dire du "dangereux apologue" de la violence armée qui préside aux destinées de la France, lui qui répète à l’envi admirer les Etats-unis, pays de l’arme en vente libre, pays où le droit de se défendre est inscrit dans le 2ème amendement de la Constitution, je cite : "Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé."

Qui a écrit cela ?Lénine ? Rouillan ? Ménigon ? ! Que nenni...

La question de savoir si on est un terroriste ou un résistant est exclusivement une question axiologique, une question de valeur, de choix moral, une question dont la réponse ne dépend que de l’idéologie et du système dans et contre lesquels on situe son propos.

La lutte armée d’Etat autrement dit, la guerre est légitime si elle se fait dans le cadre de l’armée et pour défendre le régime soutenu par le pouvoir en place. Elle devient révolte, rébellion, révolution dans le cas contraire.

Ici donc, la boucle est bouclée et la liberté d’expression pour TOUS (y compris pour les communistes et les révolutionnaires) apparaît plus que jamais comme la liberté suprême, celle à défendre en premier lieu car sans elle, il peut ne plus rien y avoir que les ténèbres du fascisme.

Elle est celle dont l’étendue témoigne du degré de civilisation dans lequel nous vivons, celle aussi qui indique l’état de faiblesse dans lequel se trouve le système dominant, ici, le capitalisme, décidément bien mal en point pour ne plus pouvoir répliquer autrement que par la répression, la censure, l’enfermement physique.

Si la semi-liberté de Rouillan est révoquée, la juridiction aura fait ni plus ni moins qu’embastiller un homme ; si l’extradition de Marina Petrella n’est pas annulée, le pouvoir aura laissé mourir sciemment une femme pour ce qu’elle représente.

La défense de la liberté d’expression est un élément fondamental, central, de la lutte contre le capitalisme, qui doit être au cœur de l’activité de chaque communiste, chaque socialiste, chaque syndicaliste...

L’engagement personnel des uns et des autres, en faveur de ce combat (ou contre lui) témoigne de quel côté de la barrière on a choisi de se placer.

J’apporte et je renouvelle mon plein et entier soutien à Jann Marc Rouillan, à Marina Petrella, à tous les militants pourchassés, bâillonnés, enfermés, ici ou là, qui paie de leur corps, parfois de leur vie, leur engagement moral et politique pour le combat contre le capitalisme.

Je souhaite que nous soyons des dizaines de milliers à le faire quoi que nous pensions au fond des actes des uns ou des autres, de la méthode employée. Et y compris même si nous les condamnons.

Mais cette liberté fondamentale est bien ce qui trace la frontière entre démocratie possible, et "autre chose".

Je le remercie aussi d’avoir encore, aujourd’hui où tant se taisent, ce courage d’exprimer ce qu’il pense du communisme, de la révolution, de ne pas cracher sur les mots, et de ne pas se cacher derrière son petit doigt. Rouillan, comme d’autres camarades - un homme qui ne craint pas, qui chérit la liberté et qui se bat.



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Commentaires de l'article
Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
2 octobre 2008 - 13h32 - Posté par paul

Il y a une chose qui me parait importante de citer dans les propos de Jean Marc Rouillant dans son interview
http://www.lexpress.fr/outils/impri...

c’est au sujet de la conscience politique des gens en général : il constate qu’il n’y a plus de conscience politique comme il a pu y en avoir dans les années 50 et soixante. et cela me paraît fondamental, car sans conscience citoyenne et politique, les opinions des gens de sont pas fondées sur une réflexion et une analyse des situations locales et globales, mais établies par mimétisme affectif à l’égard de désirs rivalitaires communs.

je copie ici le passage auquel je pense

Après vingt ans de prison, dont plusieurs à l’isolement, comment avez-vous retrouvé la société française au moment de votre passage à la semi-liberté, notamment au niveau de sa dépolitisation ?

J’ai été catastrophé... Dans les années 50-60, le gros de la société était fortement politisé. Un militant socialiste pouvait sortir une analyse politique. Aujourd’hui, j’ai l’impression que le marxisme, toutes les théories qui nous permettaient d’appréhender les situations, ont été oubliées. Certes, les situations ont considérablement évolué, mais, en même temps, elles gardent leurs bases fondamentales : nous sommes dans une société de classes, nous sommes dans une société où le conflit impérialisme/anti-impérialisme est crucial. On se perd dans l’aide aux pauvres, à ceux qui souffrent... Non, les pauvres, ceux qui souffrent, les exploités et les opprimés sont des pro-lé-taires ! Aujourd’hui, il faut bosser énormément pour convaincre les gens de la réalité du système. Si vous allez dans une cité pour parler de religion, vous aurez plus d’attention que si vous venez parler d’oppression, d’exploitation de classes. Cela vient de la dépolitisation qui a été inscrite dans ces couches populaires, cette pression médiatique terrible qui a rendu toute tentative d’analyse des situations has-been. On a tout résumé à des images d’Epinal assez ridicules. C’est angoissant quand on se balade dans les rues de Marseille de voir le nombre de portraits de Che Guevara. Un Che lessivé de toute conscience politique. Un Che transformé en icône marketing.



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
2 octobre 2008 - 14h00 - Posté par Mengneau Michel

Il est certes difficile de faire l’apologie de la lutte armée. Mais il est difficile aussi de ne pas l’invoquer lorsque le mouvement insurrectionnel devient la dernière alternative à l’expression d’un peuple. Oui, n’ayons pas peur des mots, il faut parler tout haut de révolution, et par les temps qui courent à travers le murmure qui monte du peuple et s’amplifie, on commence à en distinguer les paroles : du mot insurrection.



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
2 octobre 2008 - 15h19 - Posté par

tout a fait d accord .

n ayons plus peur des mots !

ne nous auto-censurons plus sous couvert d une bienseance et d un politiquement correct qui en fin de compte nous musèlent !
employons nos mots ,

proletaires nous sommes et alors ?
soyons en fier et ne singeons ,comme ils nous y invitent ,nos gouvernants et nos patrons .
combien de nos elus syndicaux ou politiques se retrouvent dans la position du con invité de choix d un diner ,tout ça parcequ ils veulent "avoir l air" ,parcequ ils veulent paraitre a la hauteur de leurs interlocuteurs de la haute .

stop a tout ça qu ils soient surtout compris de leurs bases car c est a la base qu ils doivent rendre des comptes
.
n ayons plus peur de nos mots reapproprions nous notre vocabulaire de lutte.

Makhno


Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
2 octobre 2008 - 16h08 - Posté par

"en tant que communiste, je reste convaincu que la lutte armée à un moment du processus révolutionnaire est nécessaire".

Tout le problème est résumé dans cette phrase...
Je respecte la cohérence de Rouillan, mais je ne me reconnais pas dans ce constat (question de génération, de sensibilité, de faiblesse, ou que sais-je encore).

Que chacun prenne le courage de se situer par rapport à cette affirmation.

Pour ma part, j’estime que quiconque veuille m’imposer quoi que ce soit par la violence (en brandissant cette sempiternelle liberté dont tout le monde se gargarise) est un flic/facho/fada en puissance.

Je comprends (et partage) l’exaspération des uns et des autres, mais l’Etat bourgeois (fachofadaflicoïde !) nous donne déjà assez de fil à tordre sans que nous n’allions y ajouter conneries sur conneries !

Brunz

ps : Rouillan a "payé", Rouillan a le droit de s’exprimer d’un point de vue historique, sociologique et anthropologique, Rouillan ne doit pas retourner au trou !!!


Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
2 octobre 2008 - 16h34 - Posté par Framboise

Une pétition de soutien est-elle prévue ? Ou d’autres formes d’action de solidarité ?



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
2 octobre 2008 - 17h01 - Posté par

pour plus d infos :

nlpf@samizdat.net – http://nlpf.samizdat.net

Makhno


Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
2 octobre 2008 - 18h52 - Posté par Slovar

Pas mieux ...

Slovar



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
2 octobre 2008 - 19h03 - Posté par

Moi non plus ! _ :)

Brunz


Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
2 octobre 2008 - 18h56 - Posté par kounet

En tout ! cas, il y a une dictature de droite, si tu ne la vois pas, c’est que tu es très vieux ! Je ne suis plus très jeune non plus mais je vois comme en plein jour l’exploitation éhontée du pauvre monde et l’enrichissement de quelques uns qui devraient effectivement etre en taule, puisque Rouillan y est allé , ce ne serait que justice .
Quand aux Jean Moulin, il y en a eu un, un seul et un autre qui a démissionné .
Tu devrais te mettre un peu à l’histoire mais pas à celle que les riches nous font accroire, la véritable histoire, mon grand ! Les archives sont très instructives, tu verras .



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
2 octobre 2008 - 19h10 - Posté par sam 82

( en tant que communiste , je reste convaincu que la lutte armée a un moment du processus révolutionnaire est nécessaire ) .

bien sur je ne vois pas ce qu’il y a de scandaleux dans la phrase de Rouillan . . qu’on soit d’accord ou pas avec ses actes passés , il a payé il devrait être entièrement libre, y compris de dire ce qu’il pense , et je trouve que c’est tout en son honneur de le faire . d’autres avant lui l’on dit et mis en pratique ; le Ché par exemple , mais bien d’autres encore . quand je lis ceux qui sont scandalisé par ces propos ,je trouve cela assez lamentable , a plus forte raison venant de’ sois disant communistes . vu l’état idéologique du parti je ne suis pas surpris . quand en Bolivie , la droite et les sociaux démocrates soutenue par les usa ; prend les armes contre Morales ; élu ; ou étaient-ils ceux qui lapident Rouillan aujourd’hui , le coup d’état contre Chavez même chose. si les peuples de ces deux pays avaient pris les armes , pour défendre le processus révolutionnaire en cours cela aurait été une décision juste . oui que cela plaise ou non les réalités d’hier et d’aujourd’hui font que la lutte armée reste d’actualité dans certains contextes et peut être une nécessité , car on voit bien que les capitalistes qui se font les portes paroles de la panoplie du parfait démocrate au travers du jargon ( liberté, élections , démocratie , respect des institutions , et j’en passe ) tant que leurs intérêts ne sont pas remis en cause . le jour ou ceux si le sont , alors ils n’hésitent pas a adorer ce qu’ils brulaient hier . y compris en France , l’histoire est là pour rendre compte , mais demain il n’est pas impossible que l’histoire se répète . oui a un moment donné du processus révolutionnaire la lutte armée peut être une nécessité . y compris au nom de la défense des droits de l’homme , dans toute leur dimensions y compris les droits sociaux . sam 82



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
2 octobre 2008 - 21h21 - Posté par

Le Capitalisme comme système est criminel , et bien plus dangereux que Rouillan : quand un PDG décide ,au nom de la rentabité et des bénéfices de ces actionnaires ,de licencier 1000 ouvriers , obligatoirement , un gros pourcentage plonge dans la déprime , puis dans la dépression et certains vont jusqu’a l’acte final en se suprimant .

Oui, la recherche du profit tue ,et aucun grand média et encore moins les politicars n’y trouve à redire : y a t-il une échelle des crimes ?

Nous ne crieront jamais assez fort cette vérité , nous vivons dans une voyoucratie en col blanc , et les humbles paient très cher ,car il ya violence sur les travailleurs en touchant à leur intégrité morale et physique .

Le totalitarisme capitaliste tue tous les jours , je ne suis pas pour l’application de la loi du Tallion , mais il faut l’écrire ,le dire ,l’hurler car c’est la moindre des choses pour des communistes:ceux qui se taisent ne sont que des collabos

J C Depoil


Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
2 octobre 2008 - 19h27 - Posté par Rica

OUI, il faut résister et ne pas oublier que les « vrais assassins » ce sont les patrons qui virent les salariés des entreprises, qui mettent délibérament en danger la vie des salariés pour alimenter les caisses des actionnaires (irradiés de Forbach, passerelle du Queen Mary 2 à Saint Nazaire, milliers de morts et handicapés au travail, ...), qui organisent la chasse aux syndicalistes les plus combatifs et les condamnent à vie en dressant des listes noires, qui surexploitent les sans papiers et les intérimaires en leur faisant subir les pires des humiliations.

Voilà le crime organisé. Parce que cette société et les élites au pouvoir ne cessent de protéger et couvrir les pratiques de ces individus qui se servent de la main d’oeuvre comme un citron que l’on presse et l’on jette.

Rouillan et ses camarades ainsi que des révolutionnaires du monde entier avaient choisi une forme de lutte à une période de l’histoire. En Amérique Latine, d’autres continuent ce type de combat et il faut les respecter parce que la démocratie réelle n’existe pas, que les droits de l’homme sont bafoués et qu’ils risquent leur vie et ils sont la cible des paramilitaires d’extrême droite.

Dans l’Europe d’aujourd’hui l’action ne passe plus par les armes et de toute façon l’adversaire a les moyens nécessaires et sophistiqués pour casser physiquement toute tentative de prise de pouvoir par l’action armée. Par contre les idées, la bataille idéologique, la détermination,...font peur. Et c’est bien pour cela qu’ils s’emploient à combattre la liberté d’expression, parce qu’elle représente la puissance de feu efficace si on sait s’en servir.
Voilà nos vraies armes.
Donc, organisons-nous dans des syndicats combatifs et dans les organisations et associations de terrain. Ne laissons pas au patronat un seul centimètre.
Plus nous serons nombreux, plus nous serons efficaces



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
2 octobre 2008 - 20h28

 La mort de Besse n’a servi à rien pour améliorer notre sort, il a été remplacé par des moins connus mais aussi rapaces, ca a fourni un bon prétexte pour donner plus de pouvoirs à la police.

 Le paralléle avec la guerre mondiale ne tiens qu’à moitié, là il pouvait effectivement être intérréssant de flinguer un gros poisson facho (tout simplement parce qu’il y en avait un stock limité) mais flinguer des soldats de base c’était un vacherie du PCF, en 14-18 lénine disait : fraternisations ! défaitisme révolutionnaire ! c’est ca qu’il fallait. (avec le cas bien particulier de l’URSS : comment virer l’autre malade de staline sans faire gagner les nazis, c’estencore une autre question, mais en france ca fait pas un plis).

 le passage à l’action directe c’est (comme en russie après 1905 avec les anarchistes maximalistes) un signe du désespoir de certaines sections des classes moyennes qui ne veulent pas trop réfléchir pour savoir comment la révolution a pu échouer. ils se disent que la majorité des gens sont trop cons et ils vont jouer à superman dans leur coin.



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
2 octobre 2008 - 21h06 - Posté par Copas

Décidément le stalinisme n’est pas mort, le révolutionnarisme qui partout dans le monde, sans aucune exception, absolument aucune, a produit la terreur, semble ne pas être mort non plus !!

Deux choses dans une même phrase qui n’ont pas même contenu.

Le stalinisme est relié a une couche sociale qui a intérêt à sa préservation et sa domination, et qui l’a imposé aux peuples de plusieurs pays en même temps qu’il influençait et tentait de ployer en faveur de ses interets des mouvements communistes dans des états capitalistes.

Sans les interets de cette couche sociale et son pouvoir, pas de terreur contre le peuple, juste de la défense de la population contre ce qui l’agresse, une bourgeoisie , un impérialisme, une bureaucratie.

Ce n’est pas spécialement la violence de la lutte qui a amené un changement de système qui a fait la terreur d’un système, même si celle-ci a aidé à la sécrétion cette couche sociale parasitaire, hiérarchiste et incontrôlée.

On n’a jamais traité la résistance de facho et de stalinienne (du moins pour sa nature), pourtant elle fut violente, et des fois très violente.

On peut penser que telle ou telle action n’était pas forcement la meilleure tactique mais la résistance armée fut bien un mouvement vers la liberté et l’apaisement des relations entre les êtres humains.

C’est tragique mais c’est comme ça. Et si on avait demandé aux militants plastiqueurs des FTP-MOI ce qu’ils désiraient le plus ce n’est certainement pas le choix du pistolet et de la dynamite qu’ils auraient fait.

Mais plus l’amour, de chanter à la fin d’un repas, vivre en solidarité avec d’autres, ne plus avoir de despotisme et d’exploités, encore moins des fachos.

Cette charge de liberté et de résistance à la tyrannie se fit armes à la main montrant qu’il n’est pas vrai que la violence est forcement mère de la tyrannie.

Elle complique quand il existe d’autres solutions. Les désirs de communisme s’accommodent mal d’une violence substitutrice .

Par contre la violence existe dans ce monde et les désirs de liberté s’y frotteront forcement à nouveau. A nouveau des peuples sont et seront confrontés à la violence d’un système social dés qu’ils voudront vivre plus libres ou simplement se défendre.

On peut ne pas regarder ces choses là en face, faire comme si elles ne pouvaient pas se produire mais ça n’y change rien, ou c’est pire parce qu’on n’a pas intégré dans ce qui fait le désir de liberté l’immense violence de ce qui a intérêt à contraindre ce désir.

La Louve en rebondissant sur un propos de Rouillan rappelle cela : Il existe des rapports de force construits sur une immense violence, prête à se déchainer et broyer bien des hommes et des femmes si un système est en cause.

Le sujet évoqué par la Louve ne relève pas de l’apologie d’Action Directe, ni d’un quelconque soutien à ce que fit ce groupe dans le passé (de ce que j’ai compris) mais de la question de la violence dans un processus révolutionnaire ou républicain, de cette violence qui fit que nous vivons repus (plus ou moins) parce que de notres ancêtres en plusieurs états prirent les armes afin d’accomplir un mouvement d’auto-défense basique : la bataille pour la liberté.

Ces situations reviendront, que ça nous plaise ou pas, les situations d’oppression maximale reviendront, les actes délictueux de la classe bourgeoise recommenceront si elle se sent en danger . Ou si elle l’estime necessaire, car elle n’a pas fétichisme comme nous des valeurs démocratiques.

Personne jusqu’à maintenant n’a réussi à dompter le fauve avec des cachoux, des sucrettes et des discours.

La question est qui fait quoi et de la légitimité des actes. Le terrorisme a eu son compte réglé il y a très longtemps par des penseurs politiques. Son problème était la violence substitutiste ( on va faire les choses à la place des gens, les libérer, on va provoquer une situation où ils seront obligés de se battre physiquement) .

Les dérives du terrorisme sont vieilles comme le monde, existence d’une hiérarchie militaire comme en face sans contrôle démocratique , sans contrôle de la base.

La question de Jean Marc Rouillan ne semble pas relever d’une proposition de reconstituer le processus terroriste qui amena au désastre de ce mini mini groupe (en Italie les groupes armés substitutistes attirèrent beaucoup plus de gens).

Ce qu’il indique ne relève pas d’une tentative d’en remettre une couche.

Par contre on a compris finement ce qui était recherché dans cette histoire :

Faire payer à un homme la poussée d’un petit parti, tenter ce dernier de l’amener sur une bataille qui trouble de l’essentiel. Car nous nous précipitons vers des grandes tensions , des risques de grave crise.

Le pouvoir sait que nous ne pouvons pas laisser en pâture d’un règlement de compte politique un homme qui a passé 20 ans derrière des barreaux, pendant que des assassins en France (des guerres coloniales, des guerres impérialistes, des réfugiés dictateurs, des hommes politiques ayant dirigé des invasions meurtrières d’autres états, etc) se promènent tranquillement par dizaines et centaines dans ce beau pays.

Nous ne pouvons pas laisser Rouillan à ce qui parait une vengeance politique, après avoir payé lourdement de solides erreurs politiques.

le meilleur moyen est evidemment de demander à ce qu’on ne le ré-incarcère pas mais également de rappeler avec grande insistance qu’une guerre criminelle est actuellement menée par le gouvernement français contre un peuple (sous prétexte de lutte contre le terrorisme).

Les dizaines de milliers de morts de la guerre franco-américaine en Afghanistan mettent en perspective les 15 morts d’action directe d’il y a plus de 20 ans .

Ne pas parler de cela mais se pourlécher des propos d’un despérados qui participa à des conneries il y a plus de 25 ans , ça c’est !!!! Chercher à faire payer de vieilles peurs à Rouillan, on a compris.

Toute mort est malheureuse mais comment ne pas voir la dissymétrie inouïe qui essaye de mettre au premier plan ce qui se fit il y a si longtemps pour camoufler une attaque indirecte contre un parti (pour l’obliger à aller sur un terrain choisi par la réaction), camoufler une guerre afghane, camoufler une situation de crise politique extrême qui arrive à grands pas dans les fourgons d’une crise économique.

On parle en ce moment d’un gouvernement de crise avec le retour de tous les vieux chevaux de Rocard à Villepin en passant par Juppé.

Il se pourrait que la classe bourgeoise ne laisse pas latitude aux peuples de quelques vieilles démocraties sur les moyens de vivre décemment et de sauver leurs libertés qu’ils ont chèrement acquis au cours de l’histoire.

Si dans cette bataille pour la liberté, et face à un système qui tenterait de barrer la route à la liberté populaire, la démocratie sociale choisit de se défendre, comment et par quel détour pourrait-on reprocher d’en établir éventualité ?



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
2 octobre 2008 - 21h41

Texte puissant de La Louve. Il pose un problème qui reflète bien l’état de décompositin où se trouve la gauche aujourd’hui.
Pour ma part, je crois que, quand toutes les formes de lutte seront épuisées, il ne restera que la résistance la plus radicale.
Les exemples et contre-exemples donnés ne cachent pas le problème central : que faire devant le mur.
Il apparaît de plus en plus que nous nous dirigeons vers un totalitarisme mondial et bientôt nos vie ne seront plus en difficulté devant des réformes iniques, mais empêchées dans leur libertés et leur devenir fondamental. Alors, face à celà peut-on soutenir longtemps que la non-violence est l’unique voie ?
Je ne le crois pas. Mais je peux me tromper.

Soleil Sombrfe



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
2 octobre 2008 - 23h05

Le délit d’opinion est insupportabe,le crime politique aussi.

LE REBOURSIER



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
3 octobre 2008 - 10h40 - Posté par alain Chancogne

Chère Louve,
Je ne te suis pas sur ce "coup"..En ploitique, ( je sais que je rabâche) il ne suffit pas d’avoir raison.
Il fait dépasser la saine colère. ;
Pour moi, les choses sont claires : J’ai milité pour la mise en liberté des prisonniers d’Action Directe , tout en confirmant mon désaccord total avec leurs méthodes. Je vais jusqu’à dire que le capitalisme se régale quand la conscience collective peur être polluée par l’idée que le "communisme c’est la violence atmée" et que le patronat ça se tire comme des lapins !
La seule question pour moi c’est que l’Etat bourgeois doit être mis en échec quant à sa volonté de vouloir à tout prix re-embastiller Rouillan au prétexte ultra con qu’il ne manifeste pas de regrets !

c’est SON problème à Rouillan et je peux à la limite comprendre que LUI refuse ce chantage ignoble ! De là à l’acclamer voire par de drôles d’amalgames, de justifier la lutte armée, la méthode d’A.D, que ce soit en 70 ou aujourd’hui, là je marche pas du tout.
Si on veut rassembler il faut s’attaquer au FOND du déni dejustice..
Pourquoi l’ordure papon a t il pu finir sa vie en famille sans JAMAIS( cecomplice de Crimes contre l’Humanité" ce pourvoyeur de camps par Stylo d’ETAT) avoir manifesté le moindre"regret" et pourquoi un ex détenu qui a flingué un patron et un général devrait il manifester de la repentance ?
La peau des uns aut elle moins cher que celle des autres ?

Si une telle pétition pose ainsi les questions, je signe et je fais signer
Si c’est pour encenser Rouillan , je ne signerai pas.
Car tout ce qui contribue à permettre à l’idéologie dominante de salir le Communisme , c’est pain bénit pour le Capital.
Cordialement
Alain



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
3 octobre 2008 - 12h13 - Posté par

Excuse moi Alain, c’est tout à fait ton droit de ne pas être d’accord avec moi - je suis magnanime c’est fou :-)) - mais je pense vraiment que :

1° tu n’as pas lu ce qu’ a dit Jann MR

2° tu m’as mal lue ou je me suis vraiment très mal exprimée (ai je dit que j’étais Ok avec AD ???Est ce mon but ? Il me semble que non - au contraire ; donc merci de ne pas détourner le sujet ni de me faire dire ce que je n’ai pas dit)

3° sur le fond, tu es un peu dans le monde de "Oui oui" et en plein idéalisme, mais ça, c’est mon point de vue personnel et il est enfermé dans les limites que j’ai précisées ci après.

Je n’ai lu nulle part dans cette interview que Rouillan disait communisme = lutte armée !!!!

Et quand bien même en tordant son propos dans tous les sens on pourrait arriver à lui faire dire ceci (prétexte grossier qu’a saisi la bourgeoisie immédiatement - ) est il certain qu’il a tort à 100 % Je crois que la moindre des choses serait d’ouvrir un débat public et sérieux sur le sujet.

J’ai encore bcp de choses à dire sur ce sujet précis, mais je me contente ici de dénoncer le subterfuge de la bourgeoisie, que nous devons combattre QUOI QU ON PENSE d’AD et des propos de Rouillan ai je bien écrit, et faire respecter la liberté d’expression pour tous et toutes a fortiori pour un mec qui a largement purgé sa peine.

Pour le reste si vous voulez réduire le communisme à des distributions de tracts et des clubs de broderie, ça vous regarde. Celles et ceux qui se font saigner comme des moutons par les capitalistes ne partageront pas indéfiniment cet avis...

Etre "contre la violence " ça ne veut pas dire grand chose.

Quand ,enfant, et que par exemple, tu te fais battre par ton père (ou ta mère), tu peux être contre la violence mais si tu as l’occasion de lui péter un bras le jour où tu peux tu le fais. C’est aussi simple.Pour moi cette discussion s’inscrit AUSSI dans le cadre de la légitime défense.

LL


Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
4 octobre 2008 - 17h44 - Posté par Alain Chancogne

Chère Louve, vite fait parce que mon opinion dans le fond , importe peu.mais ta réponse contient un élément que je conteste.

Tu me dis

"

Je n’ai lu nulle part dans cette interview que Rouillan disait communisme = lutte armée

 !!!!
Pourtant il me semblait que c’est toi qui dans ton article ouvrant cette discussion rappelait les propos de Rouillan

faut clarifier les choses : le processus de lutte armée tel qu’il est né dans l’après-68, dans ce formidable élan d’émancipation, n’existe plus. Mais en tant que communiste, je reste convaincu que la lutte armée à un moment du processus révolutionnaire est nécessaire. "(...)

Pour paraphraser JMR :
"En tant que Communiste" , moi aussi, ( non encarté au PCF et combattant sa dérive social demo, ..je reste convaincu que Rouillan et moi n’avons pas le même rapport au "Communisme" !

La polémique est interessante sauf quand elle conduit à la caricature des autres ..Tu"nous" dit

Pour le reste si vous voulez réduire le communisme à des distributions de tracts et des clubs de broderie, ça vous regarde. Celles et ceux qui se font saigner comme des moutons par les capitalistes ne partageront pas indéfiniment cet avis...

..
..Merci mais ne tombons pas dans l’outrance,
J’ai connu des Révolutionnaires chevronnés, Communistes indiscutables faire la campagne deMGB, persuadés que c’était d’un processus dela transformation sociale !!( C’est une pique pour cet injuste" sur le fond, tu es un peu dans le monde de "Oui oui" et en plein idéalisme," que tu me balances dans les gencives)
je te signale par ailleurs que je ne confonds pas la "violence" qui est et sera de plus en plus dans la lutte de classe , les formes de luttes" communistes", avec le flingage de patrons ou de généraux !Dans les années 70 ou aujourd’hui cela n’a rien à voir avec le combat des révolutionnaires.C’est aussi con que si je prenais le maquis dans les Landes pour entreprendre la Longue Marche..
Le ferais -je au nomdu "communisme" que tu aurais le droit de me demander de relire quelques marxistes !.
Ceci repécisé
 Oui, Rouillan a "payé" (ô combien lui et ses camarades ), il a comme toi et moi et tout citoyen droit à ce qu’on l’emmerde plus !
Oui, il faut se mobiliser pour sa libération immédiate car sa réincarcération est un défi à relever.
Selon moi, (bis repetitam) il nya pas besoin pour ça de débats sur la justesse des positions de Rouillan (ce que certains font ici,) donnant inutilement à "moudre" à l’anticommunisme..
je repars finir mes broderies. _ :) . je promets de ne plus intervenir sur ce sujet, pour pas qu’on se fâche inutilement vu qu’on assume une divergence sans faux ronds de jambes _ :))
Avec une bise quand même
Alain


Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
3 octobre 2008 - 10h43 - Posté par cdrhum

Il y a toujours un doute sur ce qu’a dit réellement J.M. Rouillan à l’Express.

D’autant que la façon dont ses propos sont "retransmis" par les médias est particulièrement vicieuse.

Voici le lien vers l’intégrale de l’interview, en 3 pages, sur le site-même de l’express :

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/action-directe-rouillan-parle-et-pourrait-se-voir-prive-de-sa-semi-liberte_579389.html

Après avoir lu ça, que pensez-vous de la déontologie des journalistes que vous avez lus, entendus ou vus à ce sujet ? (quoique vous pensiez de la position de Rouillan...).



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
3 octobre 2008 - 11h40

Bjr

Il est évident qu’il ne fallait pas se laisser abuser par les commentaires qui ont immédiatement tenté de faire du débat un débat sur "pour ou contre Action directe", ou même "pour ou contre la lutte armée" et, encore plus con "pour ou contre la mort de Besse"...

Là n’est pas mon propos et vous êtes nombreux/ses à l’avoir compris, heureusement.

Cela étant dit, sur le fond de ce que Jann Marc R a dit il y a quelques jours, j’ai qq proximité sur certain sujets.

Disons que je peux comprendre ce qu’il dit, et que, c’est vrai , lire ce genre de choses me choque infiniment moins que de lire sur une même page que Renault, tiens, fait des bénéfices record et en même temps, licencie 5000 personnes.

Ou d’entendre à la radio que Sarkozy et cie prévoient un fonds de sauvetage des banques européennes de l’ordre de ...300 milliards.

Je suis sidérée QUE TOUTES LES ASSOCIATIONS QUI en France, Prennent de plus en plus le relais de l’Etat de l’action publique, et qui peinent tant à se voir attribuer des fonds en général modiques, ne se réunissent pas pour hurler leur rage de voir comme on les traite et comment on traite les banquiers...Les associations de malades, de prévention, les associations pour les SDF etc...

On n’entend pas Augustin Legrand des Don Quichotte, ni Act Up tiens ?Et Attac, et tous ces gens ils n’ont plus les moyens de l’organiser cette manif ?

On n’a pas LA CAUSE COMMUNE DE RÊVE POUR TOUT FEDERER ?

On devrait tous être dehors depuis 3 jours et non on attend qu’ils nous fassent un deuxième trou de balle (passez moi l’expression) - Internet ça doit servir à s’organiser..

LA vraie obscénité c’est ce qui est entrain de se passer entre les banques, les capitalistes et les Etats. Pas du tout ce qu’ a dit JMR.

Rouillan pour moi, c’est un enfant de chœur a côté de types qui décident froidement , sciemment , en toute connaissance de cause, d’affamer , de tuer, d’emprisonner...

Bien sûr que le crime politique c’est indigne. Mais qu’est ce qu’un crime politique ?

Faire de Rouillan un équivalent de Staline c’est n’importe quoi - Rouillan s’en est pris à des personnes bien spécifiques alors que Staline s’en est pris aux prolos, à son peuple, à ses camarades.

Dire que "on ne peut pas accepter l’hypothèse de l’action violente" quand on serait communiste c’est un vrai non sens - faut planer à 15.000 pour dire ce genre de trucs . J’aimerais bien , je préfèrerais, franchement.

Mais, à celles et ceux qui prennent leurs désirs pour des réalités, je demande : vous espérez quoi ? Vous espérez convaincre rationnellement les capitalistes et ceux qui bénéficient de ses miettes (plus ou moins grosses) , de se convertir au communisme, par la raison ? Et vous trouvez que, en plus, nous communistes, nous avons l’entière latitude, dans une société bourgeoise, de défendre notre point de vue, de "convaincre" par la parole, de participer à notre éducation ?!!

Vous croyez trouver des arguments pour les convaincre d’abandonner 300000 pour que 100 puissent avoir 3000 ?????? Franchement je les attends.

Enfin, avec ce sujet ,nous voilà revenus à l’époque où il a fallu décider d’abord d’accorder ou pas le droit de veto au Roi, puis, de la vie ou de la mort, non de Louis de Bourbon, mais du Roi de France (donc ,de l’Etat).

Enfin, la violence d’Etat , la violence de la police, la violence des gouvernements, de ces hommes et femmes politiques qui se lavent toujours les mains des sales décisions qu’ils prennent, car ils n’auront jamais à les subir eux mêmes, directement, la violence de l’armée, la violence des caméras, des fichiers (EDVIGE bon sang !) la violence des drônes qu’on envoie désormais à la moindre manif ?

La violence qui a tué Malik Oussekine, celle qui a tué les camarades à Charonne en 62, celle qui a permis à Papon de ratonner en toute impunité et d’engraisser le fond de la seine de cadavres humains ?

LA VIOLENCE D’ETAT QUI A TUE CARLO GIULIANI ?

Ca vous fait pas plus chialer qu’"autre chose" ?

La violence qui s’exerce continuellement contre les sans papiers, celle qui s’exerce contre des ouvriers, des employés, quotidiennement, au point qu’ils se pendent dans leurs entrepôts, se jettent par la fenêtre de leur bureau ?!! Et là je ne parle que de la France...

« La sensibilité qui gémit presque exclusivement pour les ennemis de la liberté m’est suspecte. »

C’est pas de moi c’est Robespierre.

Ça commence à bien suffire de chouiner. Certain-e-s ont peut être de bonnes raisons de se faire procureur à charge des légitimes révoltes populaires, de classe, plutôt que de s’attaquer aux crimes permanents de la bourgeoisie.

Arrive un moment de tensions et de contradictions tel que ceux qui caressent encore le chien capitaliste qui les mord sont soit des abrutis soit des vendus, je ne vois pas d’autre solution.

Pour finir, je dirais à une personne qui m’agresse depuis que j’ai écrit cet article que mon combat n’est pas celui d’un relativisme moral inconsistant, et qu’il peut remballer ses analyses à deux balles.

Je suis" marxiste" ( manifestement ce n’est pas le cas de "Gilles") et ma morale, mes valeurs, sont en accord avec la manière dont j’analyse le monde et dont j’espère qu’il changera. Que nous le ferons changer.

Il n’y a aucun relativisme , au contraire, je peux démontrer pourquoi si je dois choisir entre la vie de mes frères de classe et la vie d’une poignée de bourgeois, j’aurais vite choisi, comment cela aura bien été un choix moral, et comment ce choix sera bien.

Et rien de ce que je viens d’écrire ne me qualifie comme stalinienne car je ne crois pas, en effet au substitutisme - l’analyse de Copas me va complètement - ; mon moteur, ça peut vous surprendre, mais c’est d’abord et avant tout "ma gueule de prolo", ma volonté d’être humain qui veut se libérer de ses chaînes, mon intérêt individuel (qui peut rejoindre d’autres intérêts individuels), qui s’exprime et se comprend comme intérêt de classe.

Je n’ai pas l’intention ni la prétention de libérer mes semblables contre leur gré par la force !Par contre, pourquoi autoriserais-je qu’on m’empêche, moi, de me libérer ? Perso, ça "me gonfle" que des individus de ma classe nous trahissent pour maintenir le pouvoir bourgeois ( et donc me forcer à vivre ce que je ressens quotidiennement comme une "castration de masse"), et je ne suis pas convaincue d’avoir toujours le temps ou la patience ou l’envie de leur pardonner, de leur expliquer etc.

Je dirais que malheureusement, dans "lutte des classes" il y a lutte ; si il faut être vigilant à ne pas faire d’amalgames entre "ennemi du peuple" et "camarade qui ne partage pas mon avis", s’il faut être vigilant aux limites que l’on doit tracer à tout système axiologique, s’il faut être vigilant à ne pas faire de la moindre lutte la première des guerres au sens strict, on ne peut pas faire abstraction de ce que recèle implicitement la RÉALITÉ de la lutte des classes.

Mais ça c’est un autre problème...

LL



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
3 octobre 2008 - 13h10 - Posté par

Une bonne et généreuse mise au point.

Mais lorsque tu affirmes que "arrive un moment de tensions et de contradictions tel que ceux qui caressent encore le chien capitaliste qui les mord sont soit des abrutis soit des vendus", j’espère que nous sommes d’accord pour affirmer que réagir en mordant le chien qui veut te mordre est au moins aussi débile que de s’entêter à le caresser (ça c’est le terrorisme bute-bourgeois).
Soit tu le piques (c’est la révolution), soit tu essayes encore et toujours de le dresser (les "progressistes" au sens le plus large du terme).

Brunz

(plutôt enclin à dresser, prêt à piquer si nécessaire, mais qui ne se déshumanisera jamais au point de s’abaisser à mordre à l’aveuglette)


Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
3 octobre 2008 - 14h21 - Posté par

"arrive un moment de tensions et de contradictions tel que ceux qui caressent encore le chien capitaliste qui les mord sont soit des abrutis soit des vendus", j’espère que nous sommes d’accord pour affirmer que réagir en mordant le chien qui veut te mordre est au moins aussi débile que de s’entêter à le caresser (ça c’est le terrorisme bute-bourgeois).
Soit tu le piques (c’est la révolution), soit tu essayes encore et toujours de le dresser (les "progressistes" au sens le plus large du terme).

Nous sommes d’accord.

Sauf sur le dressage :-)

Moi je suis pour la piqure en effet. Et j’accepte y compris les "dommages collatéraux" comme disent nos amis américains. De toute manière ce type de métaphore peut rapidement trouver ses limites.

J’ai de plus en plus de mal à supporter le monde, la société dans laquelle la couardise, la lâcheté de certains, l’intérêt de classe d’autres, me contraignent à vivre, moi, ma famille ,mes enfants, mes proches, mes ami-e-s. Franchement, ça commence à me gaver cette crise d’infantilisme qui dure depuis des lustres...

Je suis adulte majeure vaccinée et j’en ai PLEIN LE DOS DE VIVRE SOUS TUTELLE (c’est pour ça que les "parti(e)s de gôche" me déplaisent de plus en plus - ggrrmmppfff.)

M’enfin, nous sommes sauvés, puisque Clémentine Autain est de retour à la télé... :-) (private joke avec qui se reconnaîtra)

LL


Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
3 octobre 2008 - 13h37 - Posté par

Bonjour Louve...

Je ne suis pas communiste, car

1 - je ne crois pas à la nécessité de donner au groupe plus de pouvoir qu’a l’individu. Cette conception du rapport individu/groupe est la pierre d’achoppement avec vos idéaux. Ainsi, on pourrait se dire que l’ump est communiste car le ’groupe ump’ à l’assemblé est prioritaire à l’individu député qui doit ’voter" comme le groupe’.

2 - le matérialisme historique qui a ’broyé’ des classes d’age (qui n’avait rien fait) pour un monde meilleur me hérisse le poil. Je veux bien croire que vous ne cautionner pas cette manière d’être.

Ce qui m’a donner envie de (vous) parler est lorsque vous dites (résumé de mémoire) : " je ne veux pas libérer les autres par la force, je veux avoir le droit d’être libre". Là je vous rejoinds à 100%, concernant le cas a.d., disons que je ne veux pas alimenter le fichier edvige avec mes préférences sexuelles, donc je ne me prononce pas. Mais comme dirait l’autre, le fait de ne pas me prononcer est déja une réponse. [ mince on va me mettre au trou ! ].

je soumets à votre sagacité, et à ceusses de vos lecteurs qui trouverons cela utile, une citation, glannée sur le net :

"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.
— David Rockefeller, s’adressant à la Commission Trilatérale, 1991 ”

Maintenant, je ne connais pas le taux de véracité de cette chose, mais il me semble que dans les faits c’est cohérent et plutôt vrai.

La question qui se pose, c’est quel sont les moyens d’actions possibles ?

A) nous voyons bien que politiquement c’est impossible, car les modes d’actions qui pourraient peut être fonctionner sont confisqués dès le début. On change les règles, redécoupent les circonscriptions, manipule le peuple par l’abrutissement de masse et la segmentation des populations.

B) j’ai bien peur que la lutte armé ne puisse pas amener bonheur et prospérité, car sont mis en place des moyens de maintien de l’ordre digne des régimes les plus fachos du monde (regroupement police-gendarmerie, rgroupement dgse-rg, technique anti-guérilla urbaine : contrat eads avec hélicos pales silencieuces, drones, agitateurs pour justiier les matraquages pendant les manifs...)

C) je ne vois pas de solution, et je ne pense pas que faire la bombe humaine soit la solution.

Comment faire pour laisser à mes enfants un monde meilleur que celui qui se met en place ?


Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
3 octobre 2008 - 16h10 - Posté par

ni trop ceci ,ni trop cela...
alors ?
tu sais quoi ?
restes assis et pleure !

Makhno


Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
3 octobre 2008 - 16h29 - Posté par

Bonjour Louve...

Je ne suis pas communiste, car

1 - je ne crois pas à la nécessité de donner au groupe plus de pouvoir qu’a l’individu. Cette conception du rapport individu/groupe est la pierre d’achoppement avec vos idéaux. Ainsi, on pourrait se dire que l’ump est communiste car le ’groupe ump’ à l’assemblé est prioritaire à l’individu député qui doit ’voter" comme le groupe’.

Hello.

Il ne faut pas confondre discipline de vote, décision majoritaire, et suprématie du groupe sur l’individu.
Toute la difficulté (pour tout le monde, y compris des non communistes ! ) est bien de réaliser l’équilibre entre ces deux entités.
Et il ne suffit pas d’avoir une discipline de vite pour être communiste , comme tu le dis toi même, sinon l’UMP serait communiste !

Ce n’est pas notre pierre d’achoppement - je vois plus la lutte des classes, le combat contre le capitalisme , l’internationalisme etc.

2 - le matérialisme historique qui a ’broyé’ des classes d’age (qui n’avait rien fait) pour un monde meilleur me hérisse le poil. Je veux bien croire que vous ne cautionner pas cette manière d’être.

Tu fais bien de le croire - en effet, je ne cautionne pas. Cependant, il me semble que là encore il y a un malentendu ; ce n’est pas le matérialisme historique qui a broyé ...c’est le révisionnisme qui en a été fait , par certaines personnes et leurs "cours" bien connues qui est responsable de ce que tu dénonces.

Ce qui m’a donner envie de (vous) parler est lorsque vous dites (résumé de mémoire) : " je ne veux pas libérer les autres par la force, je veux avoir le droit d’être libre". Là je vous rejoinds à 100%, concernant le cas a.d., disons que je ne veux pas alimenter le fichier edvige avec mes préférences sexuelles, donc je ne me prononce pas. Mais comme dirait l’autre, le fait de ne pas me prononcer est déja une réponse. [ mince on va me mettre au trou ! ].

Nous nous sommes donc bien compris.

je soumets à votre sagacité, et à ceusses de vos lecteurs qui trouverons cela utile, une citation, glannée sur le net :

"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés. — David Rockefeller, s’adressant à la Commission Trilatérale, 1991 ”

Maintenant, je ne connais pas le taux de véracité de cette chose, mais il me semble que dans les faits c’est cohérent et plutôt vrai.

En effet, et comme disait un représentant célébre de ce matérialisme historique que tu sembles abhorrer "seule la vérité est révolutionnaire"...Ce qui veut dire que le secret est exactement le contraire.

La question qui se pose, c’est quel sont les moyens d’actions possibles ?

Non en fait je ne crois pas que la question se pose comme ça - il ya des TAS de moyens, du plus petit, basique, au plus grand....

A) nous voyons bien que politiquement c’est impossible, car les modes d’actions qui pourraient peut être fonctionner sont confisqués dès le début. On change les règles, redécoupent les circonscriptions, manipule le peuple par l’abrutissement de masse et la segmentation des populations.

Non justement là est l’erreur - c’est de laisser le privilège du politique aux bourgeois d’une part et d’autre part, de réduire l’action politique au simulacre de démocratie qu’offre l’Etat bourgeois.

B) j’ai bien peur que la lutte armé ne puisse pas amener bonheur et prospérité, car sont mis en place des moyens de maintien de l’ordre digne des régimes les plus fachos du monde (regroupement police-gendarmerie, rgroupement dgse-rg, technique anti-guérilla urbaine : contrat eads avec hélicos pales silencieuces, drones, agitateurs pour justiier les matraquages pendant les manifs...)

La Lutte armée n’amène pas le bonheur ni la prospérité, jamais. Ce sont les motifs ; les objectifs, pour lesquelles elel se déroule qui le peuvent éventuellement, ce sont les conditions dans lesquelles cette lutte est conduite aussi.

C) je ne vois pas de solution, et je ne pense pas que faire la bombe humaine soit la solution.

Tu as raison, faire la "bombe humaine " (belle chanson de Téléphone mais solution idiote) n’est pas ce qu’il faut faire.

Il y a des solutions. Ce n’est pas parce que tu ne les vois pas qu’elles n’existent pas. Il se peut même qu’en intervenant ici comme ça ,tu sois déjà une partie d’une solution ! Déjà, accepter d’aller vers des gens "comme nous" c’est un début. Il y a des solutions à l’échelle de l’individu et des solutions à l’échelle du groupe ( de la classe , dit on). Elles sont parfois infimes mais elles ont toutes et leur place et un impact.

Comment faire pour laisser à mes enfants un monde meilleur que celui qui se met en place ?

Déjà, commencer par penser cela comme un possible et se défaire de la résignation, comme tu le fais, c’est un premier pas. Un premier pas très important. Ensuite, il te faut analyser avec justesse et de façon quasi scientifique "l’origine du mal" si je puis dire... Et après... on en reparle, si tu peux acquérir par toi même la conviction que ta vie d’individu et ton bonheur personnel dépendent de ceux d’une classe, classe à laquelle tu peux t’identifier comme appartenant. Cela implique de sortir de la pensée dominante et des idées toutes faites...

Merci pour ce message en tout cas.

Ciao

La louve


Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
3 octobre 2008 - 17h05 - Posté par

Comment faire pour laisser à mes enfants un monde meilleur que celui qui se met en place ?

La seule chose qui a vraiment marché jusqu’à présent c’est ce qu’ont fait les bolcheviques en 1917 (et jusqu’à quelque part dans les années 20 disons). C’est à dire :
-comportement exemplaire (pas d’alliance pour "défendre la partie", soutien inconditionnel aux initiatives des tavailleurs).
 greve generale (sérieuse : prolongée, occupations, conseils etc)
 oser prendre le pouvoir quand on en a la possibilité.
 faire confiance à la classe ouvrière des autres pays, elle pourra en faire autant (c’est là que ca a commencé à achoper (echecs des révolutions en allemagne et en hongrie notament, mais ces échecs avaient des causes précises qui n’avaient rien à voir avec la faiblesse de la classe et tout avec ses dirigeants : on a pas toujours les dirigeants qu’on mérite) et là ou staline a tout fait foirer (grande-bretagne, chine...)).

l’autoritarisme que tu reproche au communisme (à ne pas confondre avec un parti en particulier), c’est simplement la conscience qu’on arrive à rien de concret si on attends toujours l’unanimité, principe de base dont même une démocratie bourgeoise "idéale" ne pourrait pas se passer.

Quand au materialisme historique (l’idée qu’il y a toujours une cause scientifiquement analysable aux choses) qu’est-ce que tu lui reproche ? qu’est qu’il y a à la place ? le vitalisme ?
Attention à ne pas confondre avec le structuralisme des Althusser et autres.


Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
3 octobre 2008 - 16h41

Concernant la semi-liberté de Rouillan, il faut répéter une chose qu’on passe sous silence, notamment à l’Express, et dans toute cette boue qui s’auto-proclame presse, ROUILLAN A PAYE !
Donc, il n’a pas à être remis en prison.

Hors, il vient de l’être. Pour des idées. C’est l’exact opposé de la liberté d’expression.

Quelque soit la position de chacun et celle de Rouillan, il n’a commis aucun acte délictueux, aujourd’hui.

Sa détention est une nouvelle incarnation de la loi sur la récidive.

On l’incarcère parce qu’il pourrait devenir dangereux.

Soleil Sombre



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
3 octobre 2008 - 17h12

Je viens de lire que la LCR organiserait une manif de soutien à Rouillan et plus généralement pour la liberté d’expression ?

J’EN SUIS AVEC PLAISIR !

J’aimerais que le PCF s’y joigne. Et toutes celles et ceux qui voudront.

La Louve



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
3 octobre 2008 - 18h21 - Posté par Patrice Bardet

la justice de classe a encore frappé !

extrait de la dépêche AFP

"Trouble à l’ordre public". C’est par ce motif que le juge d’application des peines (JAP) de Paris a motivé jeudi la décision de suspension provisoire de la mesure de semi-liberté dont bénéficiait l’ancien membre d’Action Directe, Jean-Marc Rouillan, depuis décembre 2007, à la suite de ses propos ambigus sur l’assassinat de Georges Besse dans lexpress.fr.

"M. Rouillan a fait des déclarations à la presse qui ont profondément troublé l’ordre public, qu’un débat s’est installé sur le bien-fondé de cette interview, que pour éviter tout nouveau contact avec les médias et sans préjuger de la décision du tribunal d’application des peines, il convient de suspendre la mesure de semi-liberté", considère le JAP cité par l’avocat de M. Rouillan, Me Jean-Louis Chalanset qui qualifie cette décision de "disproportionnée".

Maintenant, dès qu’un débat s’installe, cela devient un "trouble à l’ordre public" ? De quel Ordre parle-t-on ? Avec un F ????

Je suis assez admiratif devant le risque conscient pris par JM Rouillan : cela fait partie du combat qu’il n’a pas cessé
Sur le fond, il réaffirme une position cohérente : la révolution, de quelque forme qu’elle soit, ne peut être à un moment donné que violente. La bourgeoisie n’a jamais eu de scrupules pour commanditer ses crimes individuels ou collectifs
Cela c’est une évidence ! Peu importe que Rouillan eu tort ou raison à un certain moment de l’histoire
Le capitalisme n’a pas ces scrupules : combien de criminels de guerre sont-ils jugés ? Combien de reponsables des famines mondiales ? des pandémies ? Combien de patrons condamnés pour la mort d’un ouvrier ? Il serait plus condamnable d’appuyer sur une gachette que sur un bouton ?

Quand à penser qu’une révolution puisse aboutir par la vie démocratique, sans que les capitalistes n’interviennent, et sans violence, il suffit de constater le blocus de Cuba, la guerre de basse intensité menée par les USA contre le Venezuella, le Brésil, la Bolivie, l’Equateur


Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
(La Fontaine)


 Scooter de Jean Sarkozy : "J’ai l’impression d’être sous un régime monarchique"
 Trois anciens ministres soutiennent la FNSEA en procès



la suite du haut
4 octobre 2008 - 01h32 - Posté par

bonsoir louve et les commentateurs.

Concernant l’aspect lutte de classe et l’imposition d’une vérité car on ne peut attendre que tout le monde soit d’accord me pose un problème fort. Quelle est la différence entre imposer une vérité (une manière d’être, de fonctionner) de la part d’un ’communisme de classe’ et celle d’une ’fascisme d’état’ ? Peut-on considérer que la ’fin’ soit une manière de faire le tri entre les deux ? Pourtant la finalité est souvent assez abstraite et les moyens pour y parvenir sont multiples. Ainsi, il se peut que les objectifs à long terme ne soient pas ’visibles’ et que l’on présente des objectifs à moyen terme, plus facile à comprendre, comment peut-on imposer aux autres ce qu’il ne comprennent pas ?

De la même manière que le socialisme (à chacun selon ses moyens) est censé être le premier pas vers le communisme (à chacun selon ses besoins - cela me va parfaitement), il y a un problème fondamentale qui est : qui décide quels sont les besoins de chacun ? le peuple souverain ? (pourtant il ne comprend pas les choses et on doit lui imposer, pour le bien de tous), une partie du peuple (celui qui détient le savoir ?), ceux qui ont menée la ’révolution’ ? (récompense de la prise de risque ?).

On ne peut que regarder ce qui a existé au niveau historique, _jamais_ une société n’a apporté bonheur et prospérité en imposant quelque chose pour le bien de tous. C’est ce coté qui m’a toujours dérangé dans cette lutte, pas tellement la notion d’appartenance à une classe [qui plus est, on peut toujours toujours avoir une notion humaine de la vie en société sans être d’une classe ou d’une autre, et il m’a semblé comprendre que Jaures n’était pas un ’prolétaire’ ], mais cette notion de "je sais mieux que les autres ce qui est bon pour eux". Ainsi, autant je me retrouve bien dans le ’laisser moi être libre’, autant pas du tout dans le ’imposer aux autres pour le salut de l’humanité’. Il faut d’ailleurs remarquer que le parti communiste français à _toujours_ participé, ’comme des putes’ (excusez mais je suis dégouté) aux gouvernements qui les utilisaient parce qu’ils ne pouvait pas faire sans eux, de l’union de la gauche du miteux à la gauche plurielle du hibou éclairée, je n’ose évoquer le ’vote utile’ de la chèvre du Poitou.

Avant de vouloir imposer aux autres la bonne voie, pour le bien de tous, n’est-ce pas assez important de s’imposer à soi un minimum de cohérence ? Ne me dites pas que la fin justifie les moyens. Ne peut-on penser qu’avant d’imposer aux autres des choses, on puisse obtenir leur adhésion par l’exemple ?

aparté pour Makhno :
Il y a une différence entre ne rien faire, s’assoir et pleurer, et embrasser la première cause qui passe à portée juste pour faire quelque chose. En informatique, on apprend à envisager tous les cas possibles et baliser le parcours pour maitriser la chose, forcement on devient un vieux chieur qui ne cesse de se poser des questions et qui fuit comme la peste la réponse toute faite gentillement apportée par d’autres.

ps makhno, ne se croise-t-on pas sur au moins un autre site ? un endroit ou les succube existent ? (non ce n’est pas dans la tour sombre ! !)


Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
4 octobre 2008 - 09h08 - Posté par Vingtras

Je remet ici ce que j’ai mis sur un autre bloc de bellaciao traitant de la question de Rouillant :

Je n’ai jamais eu affinité ni sympathie pour Action directe.

Je pense pour tout dire que ce genre de pseudo romantisme révolutionnaire sert plus l’adversaire de classe que l’émancipation des peuples. L’action armée est à proportionner au temps et conditions de la lutte et Paris des années 70 n’était pas Paris de 1942, Billancourt tout sauf un maquis du Vietnam.

L’exécution de G Besse que rien ne permet d’assimiler à un quelconque Papon est à des années lumière des Justes de camus ou du coup de feu de Fabien.

Ses acteurs ont été condamnés par les tribunaux. Cynisme d’une classe dominante et sa justice qui n’ont même pas la reconnaissance du ventre : les errements d’AD ont objectivement été à l’époque d’une aide précieuse pour la bourgeoisie d’après 68 pour valoriser son Etat et la répression. Marcellin et Poniatowski ont fait leur miel de ces actions qui l’ont directement servi à redimensionner l’appareil policier alors que le mouvement populaire cherchait alors à construire une alternative au capital.

Cela étant précisé, la question autour de Rouillant (mais n’oublions pas l’autre forme d’acharnement contre Nathalie Ménigon) restera sur le terrain idéologique balisé par le capital tant que nous ne sortirons pas d’une rhétorique qui ne sert que la réaction.

Rouillant à été condamné, il purge sa peine. Il est mis en conditionnelle, et presse (de droite) aidant il fait un faux pas. Haro sur le coupable vite retour en cabane. Les propos de Rouillant ne sont en rien une récidive et ne doivent se retourner contre son droit à poursuivre sa liberté conditionnelle mais ils servent d’alibi au Talon de Fer pour continuer d’incruster son empreinte.

Pour autant, que des gens condamnés pour des actes bien plus graves : des crimes de guerre voire contre l’humanité, sans même avoir à demander une conditionnelle, aient pu être libérés par le même appareil juridique ou amnistiés par les politiques qui pilotent cet appareil juridique voir dispensés d’effectuer leur peine pose de façon différente le problème.

Des universitaires négationnistes multi récidivistes et à ce titre multi condamnés n’ont jamais franchis les grilles des prisons qui pourtant aurait du les accueillir si les plateaux de la balance étaient équilibré, ont continué d’être rémunéré et poursuivent leurs activités criminelles (au sens du droit et des conventions internationales).

Des gens coupable de sédition, complot contre la république, crimes de guerre, qui pour certains revendiquent avoir torturé et assassiné au nom de leurs idéologie, restent des années durant tranquillement dans leur appartement des beau quartiers, voir paradent parfois dans des émissions dites historiques sur certaines chaines de télé quand il ne sont pas ostensiblement visible au côté de politiques d’envergure nationale voire internationale.

Elargissons le champ : qu’un patron condamné à de la prison avec sursis pour faute grave en matière de sécurité voit de nouveaux accidents mortels sur ses chantiers sans le sursis ne soit résilié est-il moins grave que des propos (certainement déplacés mais en tout cas moins grave que la revendication du meurtre de patriotes algériens, la négation des chambres à gaz ou la relativité des crimes nazis) repris par une presse embusquée pour les recueillir.

On me dira que les trois types de cas évoqués n’étaient pas dans le cadre de la conditionnelle. C’est vrai, et c’est là le point dur : assassins tortionnaires de masse ou apologues des précédents restent en liberté, criminels sociaux du patronat ne sont jamais inquiétés, l’assassin d’un patron (aussi stupide qu’inadmissible par ailleurs soit son acte) est renvoyé au trou sur la base de propos rapportés.

Cet angle de discussion n’est jamais abordé. Si on veut être vraiment anticapitaliste (et cela vaut pour tous ceux qui se réclame de la démarche) mieux vaut se distancier du terrain de l’adversaire pour mener une analyse sur des bases de classe sinon on ne reste que petit bras, qu’affectifs et donc …réformiste.

Dans toutes les réactions sur ce sujet dans le camp dit progressiste, il y a un manque. Chercher l’erreur.



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
4 octobre 2008 - 09h32

À lire aussi, Prison express pour Jean-Marc Rouillan , un papier de Paco sur Le Mague.



Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
4 octobre 2008 - 11h39 - Posté par Patrice Bardet

excellent, cet article de Pablo !

et notamment sa conclusion

Évoquer le « trouble à l’ordre public » pour faire taire une voix discordante dans le concert libéral très avancé, c’est prétendre qu’un chien a la rage pour pouvoir l’abattre en toute quiétude.

Quelque soit le regard que l’on porte sur nécessité de la Lutte Armée, son histoire, il nous faut être solidaires de celles et ceux qui se battent -pacifiquement ou non- contre le capitalisme, pour le communisme.

Solidarité de Classe !

Patrice


Comme le premier jeudi de chaque mois, le Collectif Nlpf ! appelle à un rassemblement devant la Direction de l’Administration pénitentiaire (angle rue Beaubourg-rue de la Verrerie, Paris 4e) pour exiger la libération de tous les militants d’Action directe (Georges Cipriani et Régis Schleicher sont toujours détenus).


cet article de l’Express Jean-Marc Rouillan, l’ancien terroriste d’Action directe, parle et pourrait se voir privé de sa semi-liberté

devait également paraitre dans Libération, le même jour

Rouillan : la chasse au scoop

L’interview de Rouillan est passionnante, pose notamment la question de la dépolitisation générale

Après vingt ans de prison, dont plusieurs à l’isolement, comment avez-vous retrouvé la société française au moment de votre passage à la semi-liberté, notamment au niveau de sa dépolitisation ?

J’ai été catastrophé... Dans les années 50-60, le gros de la société était fortement politisé. Un militant socialiste pouvait sortir une analyse politique. Aujourd’hui, j’ai l’impression que le marxisme, toutes les théories qui nous permettaient d’appréhender les situations, ont été oubliées. Certes, les situations ont considérablement évolué, mais, en même temps, elles gardent leurs bases fondamentales : nous sommes dans une société de classes, nous sommes dans une société où le conflit impérialisme/anti-impérialisme est crucial. On se perd dans l’aide aux pauvres, à ceux qui souffrent... Non, les pauvres, ceux qui souffrent, les exploités et les opprimés sont des pro-lé-taires !

Aujourd’hui, il faut bosser énormément pour convaincre les gens de la réalité du système. Si vous allez dans une cité pour parler de religion, vous aurez plus d’attention que si vous venez parler d’oppression, d’exploitation de classes. Cela vient de la dépolitisation qui a été inscrite dans ces couches populaires, cette pression médiatique terrible qui a rendu toute tentative d’analyse des situations has-been. On a tout résumé à des images d’Epinal assez ridicules. C’est angoissant quand on se balade dans les rues de Marseille de voir le nombre de portraits de Che Guevara. Un Che lessivé de toute conscience politique. Un Che transformé en icône marketing.

Etes-vous prêt encore à jouer votre liberté personnelle pour vos idées ?

Mais je la joue actuellement. Avec cette interview... Je sais que je ne suis qu’en "semi-liberté". Et s’il y a une amélioration, ce sera une liberté sous condition. C’est-à-dire que je ne serai jamais plus un homme libre. On me l’a marqué sur un papier.


Communisme : un combat pour la liberté - retour sur "l’affaire Rouillan"
4 octobre 2008 - 23h37

Salut ma soeur,après réflexion(ça m’arrive)je pense que cette affaire pue la magouille et la provoc,et que ROUILLAN,(en toute inconscience je l’espère)s’est fait avoir.

ROUILLAN et l’express ça colle pas.Qui est derriere cet interview ?

Au-dela de ROUILLAN,qui à intérêt à faire l’amalgame, qui ne saurait tarder,avec MARINA et BATTISTI ? qui a intérêt à porter un coup à la mobilisation organisée pour les défendre ?

Oui,ROUILLAN a eu tort d’accorder cet interview à l’express car il n’a pas mesuré qu’il pouvait y avoir autre chose derriere,qu’un simple jeu "questions-réponses".

Le capitalisme et ses valets n’en sont pas à une saloperie près.et l’affrontement de classe que nous vivons mettra en évidence que les ordures ne sont pas toutes dans les poubelles.

Bises LE REBOURSIER






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