Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
de : La Louve
mardi 4 mai 2010 - 15h59 - Signaler aux modérateurs
28 commentaires
JPEG - 37.7 ko

de La Louve

Loin de faire de l’élection présidentielle "l’alpha et l’omega" de ce que devrait être la vie politique des travailleurs et des communistes dans ce pays, quoi que l’on pense de cette élection et du cadre (la 5ème République, la république bourgeoise, la prédominance de l’UE...) dans lequel elle se déroule, il est au moins quatre "travers" à éviter d’emblée pour y réfléchir correctement.

Les deux premiers tiennent à la conception de l’élection présidentielle stricto sensu pour nous :

 dire que rien de ce qui s’y déroulera ne nous concerne, nous, communistes et travailleurs, et que nous nous en lavons les mains.

 dire que de ce qui s’y déroulera constituera l’essentiel de notre avenir politique et social, et que tout se jouera là.

Ces deux voies me semblent également fausses.

La raison et nos engagements nous imposent donc, avant tout débat sur le "qui et comment" (ce qui serait mettre la charrue avant les bœufs), de remettre à sa place cette élection dans ce cadre précis, et de ne pas lui faire dire plus, ni moins, que ce qu’elle dit et peut offrir comme opportunités, pour nous, du point de vue de la lutte des classes et d’une certaine conception de la démocratie prolétarienne.

De ne pas y cristalliser toute la vie politique jusque là, mais de nous en préoccuper assez tôt pour ne pas répéter les mêmes fiasco indéfiniment, tout en attribuant à ce moment de la vie politique française sa juste valeur pour nous et ce que nous défendons, c’est à dire, un autre projet de société, un projet politique alternatif (et non d’alternance plus ou moins "rougie"), un projet dont les racines sont la lutte contre l’exploitation capitaliste et le renouveau de la démocratie, et à terme, de préserver et de renforcer la possibilité révolutionnaire, donc.

A ce titre, il va de soi, il me semble, que la question posée n’est pas, ne peut pas être, et à plus forte raison pour 2012, en l’état actuel des choses et des consciences, "quel programme et quel candidat pour que le Président élu de la 5ème République soit communiste" !

La question est bien plutôt "comment nous saisir ensemble, le plus nombreux possible, de ce moment particulier de la vie politique qui nous accorde des moyens et des droits que nous n’avons pas en temps habituel, pour reconstituer le mouvement communiste, pour restaurer les organisations qui se réclament du communisme, pour faire entendre notre différence d’avec tous les autres (les non-communistes) et surtout, pour donner de la force et de l’espoir politique aux luttes d’émancipation et de résistance en cours".

Les deux autres travers à éviter pour nous sont donc, il me semble, les suivants :

 ne militer d’emblée que pour "faire gagner la gauche" et "battre la droite" - ce qui revient de fait à entériner le vote utile mortifère, à stériliser les luttes et le développement de la pensée politique, et à soutenir le candidat ou la candidate du PS

 ne militer que pour,dans et par le PCF.

La vie politique actuelle est ainsi faite que de nombreux communistes ne sont plus encartés nulle part (et certes pas ou plus au PCF, qui ne peut plus prétendre avoir l’hégémonie ou le monopole de la représentation des communistes en France), et grossissent chaque année davantage les rangs des abstentionnistes.

Que le PCF est certes extrêmement imparfait et à bout de souffle, très critiquable à maints égards, mais qu’il existe encore, et que sans lui, toutefois, dans sa diversité, dans sa composition bien plus complexe qu’on ne veut le dire souvent, aucun mouvement communiste pérenne n’est possible ni envisageable sérieusement.

Une élection présidentielle en France, compte tenu de la composition de notre pays, c’est avant tout le mouvement qu’un parti capable matériellement et intellectuellement d’assumer une position d’avant-garde, de "leader", est capable de fédérer, de rassembler à ses côtés, pour transformer une partie de l’état des choses, soit directement, soit indirectement.

Ceci à plus forte raison que les élections législatives suivront directement l’élection présidentielle, et que c’est aussi la dynamique enclenchée au moment de la présidentielle, l’intensité du projet politique proposé, la clarté et la fermeté des choix idéologiques revendiqués et assumés, qui déterminera, pour le coup, notre réappropriation d’un lieu de véritable pouvoir, de pouvoir du peuple, celui de l’Assemblée nationale.

Oui, il y a encore et toujours énormément de communistes et de sympathisants communistes ou socialistes révolutionnaires, jeunes, moins jeunes, dans ce pays, de toutes origines ethniques , religieuses, culturelles, mais aussi des tas de personnes qui ne savent pas encore qu’elles pourraient être communistes et que c’est ce projet, toujours aussi fou et révolutionnaire, qui répondrait à beaucoup de leurs attentes.

Il ne faut pas laisser gâcher cela !

L’idée qui sert actuellement de pivot à toutes nos discussions, celle de la "gauche de gauche", est une idée creuse et un peu ridicule, insusceptible de rassembler le plus grand nombre d’entre nous, du fait de son flou, de ses ambiguïtés, de ses origines partisanes et théoriques particulières, et de son inadéquation à transcrire et à appuyer politiquement aujourd’hui la lutte des classes face au capitalisme.

Elle prend d’ailleurs d’emblée appui sur un mythe qui fut certes aimé, voire utile, mais qui a été battu en brèche par la conjonction du travail de sape idéologique capitaliste et la faiblesse des organisations dites ouvrières,une fiction qui (s’)est discréditée, peut être plus encore que le communisme lui-même, car ses fautes sont plus récentes et très actuelles, et pour longtemps je le crains : ce mythe, c’est celui de "la gauche" (on a donc là au moins une erreur tactique énorme).

Les peu satisfaisants scores du Front de gauche, malgré certaines exceptions, - Front supposé mettre en pratique cette construction théorique, douteuse dès l’origine -, en témoignent, même si il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, et que l’existence de ce Front de gauche et la démarche indépendante du PS majoritaire au premier tour des régionales montrent aussi des craquements, montrent que la tour d’ivoire dogmatique et assez sectaire du courant majoritaire de la direction nationale se fissure, ce qui n’est pas dommage.

En cela, nous vivons encore dans les soubresauts de l’échec du gloubiboulga de 2007 "gauche populaire et antilibérale" issu de la démarche des collectifs unitaires anti-libéraux, mouvement petit-bourgeois par essence, de sa formation sociologique jusqu’à ses conceptions de la démocratie et de la politique, mais également, dans son rapport, jamais éclairci, au capitalisme.

Envisager 2012 sereinement et utilement pour nous, travailleurs actifs, retraités ou au chômage, précaires, étudiants...en lutte ou pas encore, implique donc de mon point de vue avant toute chose que soient réunis les points suivants :

 que tous les communistes de France, quelle que soit leur nationalité et leur éventuelle appartenance partisane, réfléchissent ensemble à ce qu’est cette élection, à comment elle peut nous être utile, non pas à nous "membres du PCF ou de tel parti", mais à nous travailleurs et a fortiori, travailleurs militants communistes. Qu’une fois pour toutes, une position majoritaire ou susceptible de l’être, claire et ferme, soit exprimée et tenue sur ce sujet d’importance.

 que la question de la participation ou non-participation à un éventuel gouvernement sous la coupe du PS soit tranchée avant toute chose, par principe, et que l’on s’y tienne, même si par grand bonheur, notre candidat-e alignait un score à deux chiffres à l’issue du premier tour.

En fonction de la réponse à ces questions ( mais également, pour répondre à ces questions, dans une certaine mesure) :

 que le PCF accepte de (re)prendre ses responsabilités en tant que dernier parti conséquent de communistes (ou en tout cas portant ce nom ce qui, de toute façon, aujourd’hui, n’est pas rien) pour être, non pas "le chef", mais déjà, l’initiateur du rassemblement du plus grand nombre de communistes encartés ou non dans ce pays, sans exclusive, de façon ouverte, et s’offre donc à être le pivot du mouvement communiste à reconstruire et à faire renaître. Ce avant même que de penser à la "gauche" fut-elle "de gauche" !

Le rassemblement des communistes et de leurs sympathisants D’ABORD ! A 1.97% on est très loin de faire déjà le "plein" de "nos " voix...

Il y a actuellement matière à rassembler et à débattre sans tabou sur de nombreux sujets de travail : les retraites, la Grèce, l’Union européenne, la désindustrialisation, les luttes sociales en cours (sans papiers, industrie automobile etc)...Profitons-en.

 que la question de la personnalité du candidat ou de la candidate soit mise impérativement à un second plan, après la rédaction d’un projet politique (et non pas seulement d’un "programme électoral") ; que cette désignation apparaisse même comme une conséquence logique du projet.

Que cette question du projet politique, qui doit avoir pour premier but de remettre le politique et l’humain devant l’économie et la finance, soit centrale, et fasse dès à présent l’objet d’ateliers de réflexion et de propositions partout en France sur le thème "Quel projet politique communiste pour la France au 21ème siècle" (ateliers dont le "cahier des charges" doit exister et devrait, sans inscrire les réponses dans les questions, mettre en avant la question de la lutte des classes, des conflits en cours et de leur soutien, des choses à faire pour transformer ces luttes de terrain en victoires, de l’analyse du capitalisme et du bloc au pouvoir, mais aussi de l’analyse des classes et sous-couches sociales en France, et de la démocratie prolétarienne, entre autres).

 mais que cette question de la personne ne soit pas renvoyée non plus à quelques mois du début de la campagne électorale (sachant que le ou la candidat-e ne pourra pas négocier ensuite "ses conditions", mais sera avant tout le candidat des communistes et porte-parole du projet communiste, cela devrait en théorie éliminer un bon nombre de pique-assiette qui ne se disent pas d’abord "de gauche" par hasard...).

Dans la désignation de cette personne, il me semble évident qu’il faudra faire une bonne balance entre plusieurs choses :

 une certaine expérience du combat électoral et des prises de paroles publiques ou devant les médias, sans que, cependant notre porte-parole apparaisse comme blanchi sous le harnais, usé médiatiquement, "politicien", représentant d’une caste, etc mais également une bonne connaissance des luttes de terrain, dans les entreprises, dans les associations....

 qu’il ou elle soit "présentable" sociologiquement et politiquement (pas un "élu professionnel" ni un permanent depuis son plus jeune âge, et qu’il ou elle soit communiste, du PCF ou pas, c’est-à-dire avant tout, acceptant de s’en revendiquer sans honte ni forfanterie).

La question du charisme, si importante en ces temps médiatiques, sera évidemment importante.

Ce ou cette candidat-e devra pouvoir incarner dans sa personne certaines qualités objectives que l’on attend des responsables, sans cependant que nous ayons à singer les codes et les valeurs bourgeoises, mais au contraire, qu’il ou elle puisse incarner certaines de nos valeurs jamais représentées dans cette société (en d’autres termes, je ne crois pas que nous combattrons bien les candidats du capital avec un clone de chez eux, "le feu par le feu"...)

 qu’il ou elle soit à même d’être soutenu par une équipe de campagne renouvelée et renforcée sur la théorie, entre autre, mais aussi dans la pratique, notamment syndicale, et qu’il puisse laisser une place assez large àd’autres porte-paroles.

 qu’il ou elle, évidemment, accepte que ce projet politique, décidé en commun, et cette candidature elle-même, ne seront pas "les siens propres", mais ceux de toutes et tous, et qu’il ou elle sera avant toute chose un porte-parole plus médiatisé et plus responsable que les autres, militants, mais pas un "chef".

Résumons, donc, en vue de 2012 :

 Une vision claire de l’élection présidentielle et de ses possibilités réelles,
 des principes fermes et intangibles quant à une éventuelle participation gouvernementale ( ou pas) et par rapport à la "gauche",
 un projet politique communiste,
 un candidat communiste,
 porté par un mouvement et des organisations communistes,
 pour les communistes, et pour la fraction de notre peuple qui souhaitera s’y reconnaître.

Voilà les quelques suggestions et idées que je me permets de soumettre dès à présent à la sagacité et à la perspicacité de mes camarades communistes, car prévoir c’est pouvoir.

Salutations militantes et fraternelles.



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 16h13

Plus confiance en ces imposteurs des formations et des partis politiques et + tristement au sein du PCF
toujours avec plaisir la lecture des réflexions de la louve



Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 16h18 - Posté par

Je te comprends, oui, et ce n’est pas une figure de style pour moi de dire ça, moi qui dois lutter chaque jour contre mes pulsions de tout envoyer promener "en attendant que".

C’est pour cela que je ne propose à personne de "déléguer et faire confiance" mais de "participer au pouvoir et de mettre la main à la pâte".

Cette crise de légitimité et de représentation est aussi le miroir de nos attitudes à nous, un peu abattues, un peu infantiles aussi.

Les remettre en question mais ne pas oublier de le faire aussi et d’abord pour nous.

Mais le débat est ouvert (au point où nous en sommes !!) - que proposer d’autre que cette voie ? LA révolution et tout faire péter ? On sait bien que ça n’arrivera pas là comme ça. En tout cas, mon analyse me dit cela mais je me trompe peut être. alors j’écoute, avec attention.

Salutations fraternelles !

LL


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 17h07 - Posté par claude de Toulouse .

""Plus confiance en ces imposteurs des formations et des partis politiques et + tristement au sein du PCF ""

Elodie te comprend , mais je ne peux admettre ta position , cette position c’est la position des ligues en 1934 , entendons nous , je ne t’accuse pas d’etre d’extreme droite , mais le ras le bol peut emmener à mettre tout le monde dans le meme panier , et cela n’est pas juste !

Les militants des formations ouvrieres , essentiellement communistes aujourd’hui , ne luttent pas à armes egales avec leurs adversaires de droite , comme cela pouvait etre le cas il y a 60 ans , à l’epoque la presse etait plurielle
avec les titres issus de la résistance , aujourd’hui , seule l’huma , malgré ses faiblesses represente notre combat , face à elle , la presse , la radio , la télé !
Nos idées sont combattues par tous et à tout moment , et sur internet , sur les sites comme Bellaciao , nous passons notre temps à nous bouffer le foie en rabachant nos histoires intimes (propres au mouvement communiste dans toute ses composantes ).

Avant d’accuser les autres , regardons nous en nos miroirs , qu’avons nous fait pour nos idées ?
Mettons chacun , face à nous, nos petites lachetes , nos trouilles , notre interet bien pensé , les choix non choisis , nos abandons , nos oublis , et si nous nous voyons tout blancs alors oui , nous pourrons taper sur les partis et les politiques .

Ce n’est pas un cours de morale , mais je ne supporte plus ce discours , c’est trop facile .

Pour le reste (un peu reducteur comme expression ) je fais mien le résumé final de LL .


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 17h21 - Posté par

Hé oui Claude tu n’as pas tort non plus ;)

Parfois "La Louve" combat "Elodie", et Lycée de Versailles , bref c’est chaud ! Nous sommes toutes et tous schizophrènes à un moment donné de nos vies (surtout ces dernières années), plus ou moins fortement, avec des crises plus ou moins longues. L’essentiel est de savoir revenir sur ces pas ou au contraire, de savoir surtout ne pas y revenir, et de continuer à avancer, à faire ce que l’on croit être juste, comme on le croit juste, vers le communisme, contre le capitalisme, en théorie et en pratique, et c’est pas simple tous les jours, ’créboudiou.
Cela étant dit une partie des critiques politiques adressées tant à la caste politique dans son ensemble, qu’ au PC en particulier (sa majorité donc) est malheureusement juste même si elle se fait souvent dans des convulsions et qu’elles ressemblent souvent plus à des cris d’amour déçu qu’à des analyses calmes et posées. On ne peut pas les évacuer ni en faire fi, même si il y a une ligne rouge à ne pas franchir mais on peut comprendre que parfois le "tous pourris" fasse du bien à dire. Et si c’est un danger ça n’amène pas non plus nécessairement QUE au Front national....
Pffffffff

Elodie


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 16h46 - Posté par R.B

Mon commentaire à chaud ;-) = "C’est le bon chemin !" .

Et cette fois, soyons audibles et pugnaces...

Développons et précisons, chaque fois plus et mieux, nos « principes-porteurs-de-l’ essentiel-humain-et-collectif ».

En avant toutes et tous. Soyons une multitude sur ces marques !!

Fraternellement à toutes et tous.

R.B



Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 17h28 - Posté par R.B

Et mettons-y du *coeur au ventre* !

Clarifions nos pensées,

UNISSONS NOS ACTES !

ÉCOUTONS-NOUS tous et chacun

*ÉLABORONS ENSEMBLE* !.

"enthousiasmons-nous sans jamais cesser d’être lucides !"

ABREVONS-NOUS DU MEILLEUR-EN-NOUS.

écoute aussi... écoute ! écoute !

"L’affect révolutionnaire, c’est l’enthousiasme pour l’événement"
mardi 4 mai 2010 (15h25)

Les "lendemains qui chantent" vus par Alain Badiou

("L’affect révolutionnaire, c’est l’enthousiasme pour l’événement", titre original de la tribune du 17/03/2010 sur Libération)

Les « lendemains qui chantent » n’ont jamais été qu’une mythologie, plus employée, à vrai dire, par les ennemis de la pensée révolutionnaire ou communiste que par ses amis ou ses militants. Cette mythologie soutenait qu’on allait demander aux ouvriers et gens du peuple des sacrifices innombrables, au nom d’un futur nébuleux dont la réalisation serait constamment différée. C’était une des variantes de la propagande encore la plus active aujourd’hui : « Ce que vous avez n’est pas grand-chose, mais c’est réel, et ce que la politique d’émancipation vous promet est formidable, mais n’existe pas ». Mais est-ce au nom d’une promesse fumeuse que des millions de gens se sont ralliés, et, n’en doutons pas, se rallieront, à des actions et des pensées politiques totalement étrangères au capitalo-parlementarisme qui prétend incarner la « réalité » ? Je n’en crois rien.

La temporalité de l’action inventive, de l’action qui vise non à gérer le monde tel qu’il est mais à y faire surgir des possibilités inconnues, est toujours, non pas du tout sous l’empire d’une représentation de l’avenir, mais sous celui de l’urgence du présent. Qu’on pense seulement à ce que signifie l’incertitude d’une insurrection, l’attente anxieuse du succès ou de l’échec d’une manifestation, voire le simple contentement de mener à la porte d’une usine une discussion significative avec un groupe d’ouvriers, ou la tension d’une veille nocturne pour empêcher si possible, au petit matin, une rafle de la police dans un foyer d’ouvriers de provenance africaine. Oui, le temps réel de la vraie politique est le présent, l’intensité exceptionnelle que confère au présent de n’être plus dans le sillon des habitudes, des petites jouissances et des rivalités secondaires où s’enlise la vie telle que l’Etat la considère. La passion de la politique n’a pas pour affect la représentation dite « utopique » d’un avenir glorieux. Son affect se rapporte au contraire à ce qui advient d’imprévisible, à l’étonnement magique de ce que telle ou telle rencontre improbable a eu lieu, que tel ou tel mot d’ordre a été trouvé, dans une langue à la fois dure et claire, à l’issue d’une réunion improvisée. Kant l’a bien vu : cet affect révolutionnaire, c’est l’enthousiasme pour l’événement, et non la délectation abstraite du futur. Les sacrifices eux-mêmes sont-ils consentis sous l’idée abstraite du futur ? Evidemment non. Sans doute Malraux a-t-il été le grand romancier de leur nature réelle : affirmer, au présent, qu’une vie n’a de sens véritable que sous le signe d’une idée, et que l’idée elle-même n’a de sens que si elle est agissante dans une situation historique donnée. Qu’alors il y ait une inexplicable joie est un fait. Ces moments de la vie sont du reste ceux auxquels reviennent toujours, dans leurs récits d’existence, les survivants des combats. Ce sont les politiciens parlementaires qui, dans leurs « programmes », auquels eux-mêmes ne croient guère, promettent de satisfaire dans l’avenir les intérêts de leurs diverses clientèles.

Le « bonheur », pour eux, n’est jamais que la satisfaction, demain, des intérêts particuliers, la sécurité des routines et la perpétuation des fortunes. Mais le bonheur, dont j’espère qu’on pourra à nouveau le dire « communiste », n’est pas de cet ordre. Il est la découverte de ce que chacun est capable de bien plus de choses nouvelles que ce qu’il imaginait. L’opposition véritable, quant au bonheur, n’est pas entre le futur et le passé. Elle scinde le présent en une représentation conservatrice et sécuritaire et une urgence enthousiaste pour se nouer à ce qui n’avait jamais eu lieu et cependant advient. Le bonheur communiste se dira : « Aimez ce que jamais vous ne verrez deux fois. »

Alain Badiou

Avanti...


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 17h09

ce dont le pays a besion, sans attendre 2012,
c’est d’une constituante.



Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 17h38 - Posté par R.B

OUI 86... et nous l’élaborerons ENSEMBLE !


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 19h47 - Posté par Claude Deloume

Et tu ne penses pas que ce que propose La Louve est un passage obligé pour aller vers "ta" constituante ?

Par ailleurs, je pense que cette démarche va demander une révolution culturelle profonde dans les rangs d’une bonne partie de celles et ceux qui sont encore membres du PCF...

Et, quant aux autres, il va falloir qu’ils (elles) mettent un couvercle sur leur égo, exacerbé, ces dernières années, par les blessures...

Mais bon, si on commençait à travailler ?


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 19h57 - Posté par

il me semblait "évident" que ce projet politique dont je parle sera une des bases de cette constituante et que la proposition de mettre à bas la 5ème république doit avoir une place importante dans ce projet, mais manifestement ce n’était pas assez clair. De tte façon je prépare depuis deux ans maintenant une ébauche de ce projet, qui sera livrée comme d’hab à tout le monde, pour réappropriation débat modifications critiques et tutti quanti. LL


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 18h22 - Posté par Archie

Tout le monde (sauf l’auteur de ce long article ?) sachant que c’est le fils du stalinien Paul Laurent qui sera candidat du PCF en 2012, l’intérêt de cette tribune laisse pantois.
.

La question, pour moi, étant d’ailleurs de pouvoir voter pour un(e) candidat(e) véritablement anticapitaliste et non pour des assistés du PS...



Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 18h28 - Posté par

"Archie", comme "ARCHI-BAD" non ?

J’adoooore ta façon d’envisager les choses.

D’abord tu lis dans une boule de cristal car s’il est quasi-certain que P Laurent va être le prochain secrétaire du PC ( mais ça, ça regarde les camarades de se faire imposer leurs directions comme ça par cooptation d’en haut) , il n’est pas du tout aussi sur que tu le dis qu’il sera le candidat des communistes (ni même seulement du PCF) en 2012 !!!

Mais si je te suis donc :

On ne fait rien. On laisse toute l’aile communiste aux mains des morts de faim gauchos/fachos et cie qui n’attendent que ça.

Mais si je comprends bien ce qui t’emmerde c’est seulement d’envisager la possibilité d’un candidat communiste avec un projet communiste...

Et je pense que tu n’es pas le seul que ça emmerderait gravement. Donc, ce serait en effet une piste à explorer !


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
5 mai 2010 - 09h16 - Posté par

le fils du stalinien Paul Laurent

Ca commence bien !.....


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 18h56

"de pouvoir du peuple, celui de l’Assemblée Nationale"....

cela me fait penser aux pères fondateurs Américains propriétaires d’esclaves et tueurs d’indiens créant leur constitution avec "Nous le Peuple" et s’arrangeant pour que de toute manière il ne puisse contrer ses "représentants"

Je suis peut être un vieux con, mais je ne vote plus, je ne participe plus aux "défilés" considérant que c’est participer au système en le cautionnant...les grecs défilent avec leur drapeau au bout d’un manche de pioche, si j’ai bien vu...

" t’as voté, viens pas te plaindre !!!"



Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 19h10 - Posté par claude de Toulouse .

"""t’as voté, viens pas te plaindre (...) ""

Jesus Marie Joseph , comme disait ma grand mere , en voilà un qui a tout compris !!!!!


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 19h59 - Posté par

Je me permets de te signaler que même les plus anarchistes parmi les communards votaient...

quant au manche de pioche, ben j’ai pas dit que j’étais contre mais je vois pas en quoi il y a contradiction entre ton manche de pioche et ma modeste proposition ?!

Sauf si tu as une conception en effet bourgeoise de la démocratie et du vote.

LL


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 22h12 - Posté par Raymond

 

MA Camarade La Louve

 Je suis totalement désorienté par ta longue contribution et je n’arrive pas, pour une fois, à suivre ton raisonnement.

 En effet, pour moi, profitant de notre chance énorme de nous retrouver devant un pouvoir capitaliste en pleine décomposition, tout nos efforts, tout nos combats doivent redoubler pour un seul but qu’il n’y est pas d’élection présidentielle en 2012.

 Les institutions de la cinquième république, issues du coup d’état militaire organisée autour de De Gaule par les généraux félons ont été verrouillés avec tant d’intelligence machiavélique pour empêcher à tout jamais le retour du peuple dans son pouvoir.

 Si nous ne profitons pas de cette chance de nous joindre au combat de nos camarades Grecques, demain Portugais et Espagnols, si nous laissons à la Bourgeoisie la chance de nous affronter les un après les autre, si nous laissons passer cette occasion du tous ensemble Européens jusqu’au printemps 2012, les mêmes turpitudes que pendant la campagne de 2007 vont recommencer et le même résultat : choisir entre un Sarkozy ressuscité, ou un attelage Aubry Strausquan, Melenchon, Cohn bendit de sinistre mémoire.

 Je précise que j’ai 84 ans, que je suis toujours sur la brèche, et que bien sur je suis impatient de vivre quelques années sous ce régime veritablement Socialiste ,ou communiste le mot importe peu que j’atends depuis si longtemps.

 Fraternellement Raymond


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 23h25 - Posté par

Je suis totalement désorienté par ta longue contribution et je n’arrive pas, pour une fois, à suivre ton raisonnement.

En effet, pour moi, profitant de notre chance énorme de nous retrouver devant un pouvoir capitaliste en pleine décomposition, tout nos efforts, tout nos combats doivent redoubler pour un seul but qu’il n’y est pas d’élection présidentielle en 2012.

Raymond, Ne sois pas désorienté, camarade !

Relis ce que j’ai écrit en essayant de ne pas y lire ce que je n’y ai pas écrit ;)

Mon principal combat n’est pas et ne peut pas être l’élection présidentielle ! Et certainement pas comme une fin en soi. Cela me semblait pourtant clair, comme quoi, souvent , les interventions des uns et des autres font prendre heureusement conscience de nos erreurs ou imperfections.

Mon principal combat est le renversement de ce système. Intégralement. Je n’ai pas dévié d’un pouce.

Mais :

 personne ne peut prédire ce qui va se passer "demain" : révolution ou pas ? Nous verrons bien.

En tout état de cause, la possibilité révolutionnaire se présenterait à nous plus tôt que prévu (ce que j’espère mais en quoi je crois peu pour diverses raisons), il faudrait bien quand même que le bloc communiste soit plus ou moins en ordre de marche pour "la suite" , non ?

Car ce n’est pas à toi, justement, qui d’après ton âge que tu me dis dois avoir l’expérience des choses, que je vais apprendre que la révolution n’est pas nécessairement, hélas, communiste (ou socialiste, comme tu dis). Hélas pour nous, elle peut être également fasciste.

La crise et la récession ont hélas amené plus souvent qu’à leur tour des réactions politiques totalement "folles" et qui n’allaient pas du tout dans notre sens "à nous".

Et pour tout te dire, mon "angoisse" première à moi, elle est là. La naissance d’un fascisme français tel que nous ne l’avons pas encore connu et à côté duquel Vichy fera figure de promenade de santé ou presque. Comme je ne pense pas être du genre à me tromper du côté de barricade, je préfèrerais que nous ayons toutes les chances possibles de combattre ce qui risque de nous tomber sur la gueule alors.

Et il me semble que l’optique de 2012 préparée par toutes e t tous dans cette façon est un bon moyen de se préparer à toutes les éventualités. Que en revanche, se laisser emmener tant par des Mélenchon & cie dans un concours de beauté sans contenu et sans perspectives politiques ( et je ne dis pas, justement politiciennes mais merde, quand même la politique c’est pas à eux, c’est à nous), ou tant par des Bisounours confiants dans la spontanéité de ce qu’ils appellent les masses et prêts à s’en remettre à n’importe quel illuminé, ou encore, tant d’attendre que le système pète de lui-même et "on verra alors, et bien tout ceci ne nous prépare pas à toutes les éventualités.

La rue, la lutte de terrain, le combat, oui et mille fois oui, je dirais bien "les armes à la main" s’il le faut mais ce serait présomptueux de ma part, comme toutes les générations nées après 1950 ou presque, la guerre, la résistance, tout ceci, je n’en ai AUCUNE Expérience. Donc s’avancer ici à dire ce que je saurais faire alors , c’est un peu facile... Bref. En tout état de cause, là où je voulais en venir, c’est que la rue sans la théorie ça ne marche pas. De même que la théorie sans la rue. Pour résumer.

Si tu veux, pour résumer en cette heure un peu tardive, je dirais, en espérant que je serai plus claire, que cette étape de 2012 est à la fois un objectif en soi, une étape et un prétexte. Sans être absolument aucun élément de tout cela avant tout. Et je pensais avoir été claire sur le fait que 2012 ne devait pas être la fin en soi ni monopoliser notre action politique et syndicale ? ;)

Ce qui est important pour nous, il me semble, c’est de parvenir à saisir à nouveau la complexité des facettes d’une même situation ou d’un même fait, comme nous savions le faire "autrefois", c’est à dire, de savoir saisir toutes les opportunités, au sens pragmatique du terme, ou presque toutes, pour tendre toujours vers ce "but ultime" : le renversement du capitalisme, la révolution, le communisme (qui cependant, ne ressemblera à rien de ce que nous avons pu vivre ou de ce que nous pourrions imaginer).

De parvenir à rassembler, à mettre en commun, ce que nous avons de plus important au fond, qui est notre désir de l’avènement d’une société nouvelle.

Si la préparation de 2012 comme étape d’un processus révolutionnaire peut permettre ce rassemblement et cette mise en commun, même un peu, et bien on aura fait quelque chose. Il est urgent je pense que se rassemblent le maximum de communistes et socialistes ayant à cœur ces idéaux là, que se reparlent des camarades qui ne se sont plus croisés sans s’invectiver ou s’ignorer, pour recommencer à débattre.

Nous avons pris trop de pains dans la gueule ces dernières années, la classe ouvrière a subi trop de défaites, à la fois syndicales et politiques. Ce n’est plus envisageable, on ne peut pas rester les bras ballants.

Après, on peut me reprocher peut être une vision un peu trop volontariste, "léniniste", des choses, oui peut-être, mais bon, on ne se refait pas. La vie se joue dans les "moments", les "kairos", mais je la vois aussi comme une affaire de volonté(s), individuelles et collectives.

Personnellement, ça n’est qu’ainsi, dans ce sens que j’ai essayé de développer, que je peux envisager 2012, pas comme les capitalistes et leurs soutiens plus ou moins objectifs où qu’ils soient logés vont essayer de nous le présenter, et comme je n’aime pas qu’on m’impose un rythme mais que j’aime suivre le mien, celui que je pense être approprié, c’est le sens de cette démarche.

Je crois que l’union politique (je ne dirais pas "unité" c’est quasi impossible) du plus grand nombre des communistes n’a pas été tentée depuis un sacré moment et je crois que c’est le moment.

Voilà.

Salutations fraternelles,

Elodie


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 23h54 - Posté par

choisir entre un Sarkozy ressuscité, ou un attelage Aubry Strausquan, Melenchon, Cohn bendit de sinistre mémoire.

Mais Raymond, soyons logiques :

 si la révolution n’éclate pas demain (compte tenu de tout ce que j’ai dit avant) DE TOUTE FAÇON, c’est ce que nous aurons en 2012 !!!!!!!!!!! Là dessus, ma religion est faite, comme on dit. Et je voterais sans doute pour le moins pire des deux au second tour, sans illusion aucune, mais j’aimerais dans ce cas, que, pour une fois, le plus grand nombre possible d’entre nous puisse faire de même sur la base d’un contrat non dupé, c’est à dire hors de l’illusion de voter "pour la gauche pour battre la droite" puisque pour NOUS, dans notre réalité, le problème ne se pose pas en ces termes mais en "capitalistes ou pas". Que nous puissions mettre un bulletin dans l’urne pour une fois sans être trompés, trahis, en disant clairement "je vote pour le moins pire des représentants du système capitaliste parce qu’il le faut, pour nos vies quotidiennes et notamment pour celles des plus démunis et des plus précaires et fragiles d’entre nous, MAIS ce n’est qu’un début et il faut continuer le combat".

En 2002, nous avons voté , très nombreux, Chirac contre Le Pen, beaucoup d’entre nous sachant parfaitement que c’était une connerie, une arnaque politique sans nom, voire pour certains, se disant qu’on aurait peut être du ou pu prendre "le risque" de...etc Mais le piège de Chirac était tendu, refermé, et nous étions pris. Et nous avons eu alors majoritairement la seule réaction digne de nous que nous pouvions avoir alors. Bien sûr nous avons reconduit au pouvoir ce type exécrable, magouilleur, ce représentant des capitalos. Oui, nous lui avons "servi la soupe" alors à ce Chirac. Mais nous avons eu raison de le faire, pour cette fois, parce que c’eut été une catastrophe, ne serait-ce que politique, symbolique, sociale, que de laisser passer Le Pen, de laisser l’extrême droite entrer à l’Elysée.

Quand on a voté Chirac comme ça, on peut bien voter Aubry (ou Royal) dans l’optique de "faire la peau" à tous ces gens. Ce qui m’a rendue folle de rage en 2007 (le mot est faible) c’est que les partis" de gauche de gauche" aient appelé à voter Royal sur la base d’un nouveau mensonge à notre égard, "pour battre la droite et faire gagner la gauche", que la proposition en réalité c’est de nous faire "baiser" deux fois, et par "les siens" (ou supposés tels), et c’est comme ça aussi que Sarkozy et sa clique sont arrivés.

Il est probable que si ces partis de "gauche de gauche" avaient dit LA VÉRITÉ, depuis le début, cela eut fait basculer les choses. Et même si je ne réduis pas nos pbs actuels à Sarkozy, c’eut été une bonne chose pour tout le monde qu’on se l’épargne, cet affreux, non ?

Sachant que le plus important ne sera pas là alors, puisque, comme nous le savons, même avec 40 % de participation, le ou la candidat-e sera élu-e et ce ne sera pas un des "nôtres" ! Non, l’important sera dans ce que nous aurons pu impulser comme dynamique de combat politique alors, dans la démonstration que nous aurons faite aux yeux des capitalistes, mais aussi aux yeux des nôtres, que le communisme est ENCORE une idée pleine de vie, que les communistes peuvent ENCORE et TOUJOURS être une force déterminante au moment opportun. Dans le courage et l’espoir que nous aurons pu ainsi ré-insuffler aux nôtres, justement, pour ne pas laisser mourir la possibilité révolutionnaire, ni l’idée communiste.

 si la révolution est "demain", la question ne se posera pas mais EN REVANCHE, se posera celle du projet politique et des propositions pour que cette révolution puisse avoir réellement lieu comme nous le voulons.

Je suis "traumatisée" par l’expérience italienne des "années de plomb", bien que je ne l’aie nullement vécue. Je ne crois pas que ce sera Roberto qui me contredira (ou d’autres camarades italiens de cette époque) mais il me semble que si c’était d’une certaine manière une période "excitante" ce n’était pas une période heureuse, et même, c’était une période horrible. Surtout compte tenu du résultat des courses aujourd’hui.

Traumatisée par ce qu’il y a eu de résistances acharnées, de toutes sortes, pour constater où en sont rendus aujourd’hui les communistes italiens, et avec eux, surtout, le PEUPLE italien, livrés à des capitalos, des mafieux, des fascistes.

Je ne veux pas de cela pour mon pays.

Voilà une autre précision.

Cela étant dit il se peut que je prêche dans le désert, parce que demain, nous serons sur les barricades et en clandestinité. Et je dis ça sans ironie. Franchement, de ce qui vase passer "demain" moi je n’en sais rien. Mais je veux être prête à toutes les éventualités.

Slt Fraternel à toi.

Elodie


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
5 août 2010 - 16h32 - Posté par

C’est quoi "une conception bourgeoise de la démocratie et du vote" ...
Pour moi on vote, ou on ne vote pâs, sur des candidats libres de présenter leurs programmes quels qu’ils soient, le peuple souverain se prononce à bulletins secrets, une majorité se dégage, celui qui est élu ne serait-ce que de dix voix de plus que le suivant a été choisi par le peuple et prends les renes pour le temps fixé par la constitution ....
Ma "conception de la démocratie" est-elle bourgeoise ? Y a t-il une autre façon de concevoir la démocratie ? ?


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 21h00 - Posté par tartenpion

Je suis un peu fatigué des yeux et de la tête ces temps ci, mais j’ai fait l’effort de tout lire...

Et je ne suis pas du tout sûr d’avoir très bien compris... donc je suis prudent...

si je comprends bien, on constate que en fait les communistes ne sont pas vraiment représentés par ceux qui prétendent les représenter

et en plus ces gens qui prétendent représenter le communisme ou LES COMMUNISMES donc LES COMMUNISTES, sont très peu susceptibles d’obtenir des voix à des élections

donc si je comprends bien, l’expérience, de longue date, a prouvé que ça entretenait en fait la légitimité d’un pouvoir au service des exploiteurs et créateurs de misère généralisée.

donc moi, la première idée qui me vient, ben c’est que de toute façon ça sert à rien de présenter quoi que ce soit à une élection.

d’un autre côté, présenter quelqu’un, c’est le seul moyen de faire parler un peu d’idées dont on ne cause pas habituellement. donc en fait, présenter un groupe représentant un programme d’exposé d’idées d’organisation de la société pour que l’économie permette à tout le monde de vivre et non pas de creuver, c’est le seul truc qu’on peut espérer.

donc pour ça, Elodie nous explique qu’il faut réfléchir, se rassembler et tout et tout. bon. biensûr. sauf que, ben ça fait un sacré bout de temps que j’entends ça. et que ben ça ne marche jamais en dehors d’une réaction sur un problème ponctuel, genre la constitution de la grande allemagne maquillée, le contrat d’esclavage déguisé etc...

et que quand je lis et écoute ce qui se dit sur tous les lieux où des gens prétendent discuter "politique", ben l’indigence des discours, tant du point de vu forme que pire encore de contenu, m’effare, me laisse pantois, je ramasse mes bras par terre etc... qu’en plus la fréquence des idées anti-communistes, anti-gauche, anti-politique, anti-sociale... est telle, que je vois mal... ce que peut être une démocratie...

bon, alors, à côté de cet effarement, y’a l’observation de la fascination des gens pour le spectacle, le charisme d’un personnage etc...

bref, faudrait en fait une super actice, vachement bonne oratrice, plutôt bien roulée forcément, avec un bagout pas possible, une culture encyclopédique, une facilité à changer de forme de discours en fonction du public, avec tous les labels de respectabilité sociale, genre mère de famille cadre sup divorcée remariée à un mec du même genre, faisant en plus son jogging tous les jours, trois mômes tous au lycée, conduisant elle-même sa voiture, causant facile avec sa femme de ménage et son jardinier, végétarienne, jouant les partitas de Bach au violoncelle...

et alors comme elle sort de l’inconnu médiatique brusquement, faut qu’elle ait un parcours professionnel du genre à mettre en confiance les petits comme les grands, habitués aux séries américaines des personnages vachement impliqués dans leur carrière, proche de tous les collègues et donc n’ayant pas eu le temps de s’intéresser à la politique, jusqu’à ce qu’un jour, au croisement d’une rue, un mendiant lui raconte son propre parcours, qu’ils découvrent qu’ils ont fait la même école d’ingénieur, sauf que le mendiant, ben l’était pas sexy pour les recruteurs et qu’ l’a même pas pu avoir la paie d’une collègue féminine dès le départ, et qu’un jour l’a été licencié parce que à son page, l’aurait du faire ses preuves depuis longtemps... et que là, ben elle découvre qu’elle a eu vachement de chance et du coup elle se fait un syndrôme du survivant, puis une prise de conscience politique, se met à lire Chomsky, puis Adam Simth et Marx, puis Lénine, et contact Jean Marc Rouillan pour organiser...

non j’lai pas dit hein...
bref...
j’vois pas trop qui pourrait jouer le personnage.
mais à mon avis de pété de la cafetière, ben l’article d’Elodie va pas remuer les foules.
alors que bon, si elle se mariait avec un autre juriste bien placé dans le système, si elle se mettait à faire du violoncelle et du jogging, à adopter des gosses du tiers monde comme Angelina Joly et à se débrouiller pour faire de l’esclandre devant des caméra de télévision, ben y’a des chances qu’au moins y’ait quelqu’un dans le paysage qui parle du projet communiste hein...

Moi j’étais touché par le sérieux, l’honnêteté, la rigueur de Marie George Buffet.
Bon... j’ai vu que les gens se contentait de dire que c’était encore une belle femme et qu’elle était très posée, polie etc...
Et puis y’a eu la suite...
Et là... y’a plus que des petits mecs fils de fils de pour prendre des places de guignoles de la démagogie capitaliste populisto-bourgeoise.

Donc voilà...
j’espère que ça vous fera marrer...
mais...
derrière ma boutade...

Ben vas-y Elodie : lances-toi

PRESENTES-TOI COMME CANDIDATE



Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
4 mai 2010 - 22h35 - Posté par claude de Toulouse .

""Ben vas-y Elodie : lances-toi

PRESENTES-TOI COMME CANDIDATE ""

tu vas lui faire de la peine , t’as vraiment rien compris à son texte !!!


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
5 mai 2010 - 08h09 - Posté par

" je suis un peu fatigué des yeux et de la tête....."

Donc reposes-toi,ça nous évitera l’étalage de ta misogynie exacerbée et ton ironie à deux balles.

LE REBOURSIER


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
5 mai 2010 - 09h11

Et la dialectique camarades ! Le pb n’est pas de dessiner le portrait robot du candidat idéal qui, d’ailleurs, ne fera jamais l’unanimité (Ni César, ni tribun,...), c’est comment utiliser cette élection pour tenter de faire bifurquer les prolos de la voie des changements virtuels, ou homéopathiques, vers la voie des changements réels et concrets ?

Dessinons ensemble ces changements, désignons ceux qui en profiteront, ceux qui les payeront et ceux qui nous aideront !



Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
5 mai 2010 - 11h43

bravo pour qui a voté pour chirac en 2002.........
toutes oui toutes les actions pour une
constituante : un seul objectif, le reste blabla.



Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
6 mai 2010 - 21h02 - Posté par robert

et ça hein ?

Cette semaine a été particulièrement mouvementée en matière d’événements, notamment en raison du drame que vient de subir la Pologne. Néanmoins, si certains ont pu avoir la chance de nous connaître et de découvrir un média indépendant, il y a en eu d’autres, comme qui dirait, qui ont eu moins de chance, ou plutôt la malchance, d’apprendre que nous faisons respecter nos droits d’auteurs. Ainsi, nous avons détecté plusieurs contrefaçons, en particulier sur le blog du politichien français Jean Luc Mélenchon, mais aussi toute une série d’autres violations du droit d’auteur. Nous allons brièvement nous pencher ici sur l’affaire Mélenchon, les autres affaires seront traitées dans des publications ultérieures, ne Mélenchons pas tout ! Parmi ces autres affaires que vous serez invités à découvrir, tout en vous amusant, puisque la bonne humeur est de mise dans ce genre de dénonciation légale, qu’il y a un peu de tout en matière de population diverse et variée :

http://www.swietapolska.com/news/sw...



Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
6 mai 2010 - 22h48 - Posté par

et ça hein ?

Bofff !!!

A part une propension aux injures de toutes sortes et un ton particulièrement agressif le site en question ne casse pas des briques dans le style.

Quant à ce qu’il reproche à Mélenchon franchement on n’en a rien à battre.

C’est pas la propension de Méluche à "gérer" uun site Web ou sa décontraction vis à vis des droits d’auteur qui fait problème pour mon cas. je dirais même pour employer le ton de l’endroit que je m’en bat les c...lles.

Je suis bien plus inquiet de ce qu’iladviendrait s’il était élu en 2012. mais ça y a pas de risques. ses potes du PS ont décidé avec leurs petits camarades de la CIA que ça serait DSK ou Royal. Luii il est là que pour dévoyer et mettre le bordel à gauche.

Pour le reste, les mecs et médias qui se déclarent "indépendants" et surtout "apolitiques" on connait. C’est la tarte à la crème des sous-marins qui draguent large.

Et eux ils le font même pas intelligemment.

Dommage, il me manquait un bon site polonais en Français ou en Anglais dans ma collection de favoris afin de savoir un peu ce qui se passe là-bas.

G.L.


Puisqu’élection présidentielle il y aura en 2012, quelques pistes de réflexions sur ce sujet.
8 mai 2010 - 00h32

excellent billet et c’est sincère , mais la première chose il faut se rapproprier le PCF et faire adhérer a un maximum le peuple la base , c’est réalisable , le gros problème c’est de se rapproprier la structure du PCF ,pour le candidat , je vais encore me répéter je fais confiance a une personne du peuple pas a nos élites politique , comment faire pour imposer au PCF un leader qui est de nos rangs de notre classe social , qui mieux que l’un de nous peut défendre nos intérêts .je ne suis pas communiste ,je ne suis encarte dans aucun parti politique , ce que j’aime et ceux a qui j’ai confiance sont ceux de ma classe , je remarque que dans toutes les structures politiques y a pleins de personnes comme nous , nous sommes la majorité , nous avons 2 ans pour convaincre un maximum de personne .

si nous commencions a faire du maillage pour regrouper un maximum de personnes , des petites structures dans chaque région pour faire passer nos idées , ce qui aura pour effet , un effet boule de neige .avec internet et la crise qu’ils nous préparent internet peut être l’amorce .






ADIEUX AU CAPITALISME Autonomie, société du bien être et multiplicité des mondes
dimanche 18 - 07h31
de : Ernest London
G7EZ BLOKATU Deuxième communiqué/Bigarren agiria
samedi 17 - 12h06
de : g7blokatu
Théorie de la consience du monde ; aujourd’hui la Palestine
vendredi 16 - 22h54
de : Agence media palestine
ÇA GRÉSILLE DANS LE POTEAU - Histoires de la lutte contre la T.H.T Cotentin-Maine – 2005-2013
vendredi 16 - 11h04
de : Ernest London
Santé de la population : les connivences de l’aristocratie médicale avec le nucléaire, le pétrole, la téléphonie,...
jeudi 15 - 22h49
de : coordi sud-est
2 commentaires
Grèce. La chasse aux jeunes rebelles est ouverte.
mercredi 14 - 23h02
de : Ne vivons plus comme des esclaves - Yannis Youlountas
Tournesol OGM fauché dans l’Hérault
mercredi 14 - 22h44
de : faucheur de chimères
Chez Castagner le nucléaire
mardi 13 - 22h51
de : Intercollectif contre les projets nucléaires et imposés
G7 BLOKATU : Bloquons le G7 et son monde !
mardi 13 - 21h04
de : jean 1
Rassemblement de soutien aux mobilisations du 13 août au Brésil contre l’extrême droite de Bolsonaro
mardi 13 - 08h43
de : jean 1
1 commentaire
Quand Castaner diffusait une BD porno contre ses adversaires politiques
lundi 12 - 22h25
de : Les Crises
Selon l’IGPN
lundi 12 - 22h21
de : Chantal Mirail
1 commentaire
Bulletin du 8 aout 2019
lundi 12 - 22h17
de : CADTM
NathalieLoiseau dans ses oeuvres.
lundi 12 - 09h18
de : jean 1
La SCOPTI 1336 a besoin de vous !
vendredi 9 - 08h10
de : Frérot
Festival « Les Bure’lesques 2019 »
jeudi 8 - 22h43
de : jean 1
Acte 42 : Appel à passage de la frontière Suisse le 31 aout 2019
mercredi 7 - 22h09
de : JOJO
Mort de Toni Morrison
mercredi 7 - 11h51
de : Cyclo 33
3 commentaires
Il y a dix jours, trois jeunes hommes étrangers à la rue sont morts à Paris »
mardi 6 - 07h41
de : jean 1
1 commentaire
"Sans haine et sans violence" , Geneviève Legay, s’adresse, aux forces de l’ordre encore dignes de leurs fonctions
mardi 6 - 00h35
de : nazairien
3 commentaires
final atomik tour à Dijon puis Burelesque en meuse
lundi 5 - 21h56
de : burelesque
LA REPUBLIQUE DES RABUTCHIKS
lundi 5 - 20h21
de : Nemo3637
L’abolition des privilèges : il paraît que c’était le 4 août 1789...
dimanche 4 - 22h32
de : Rebellyon
1 commentaire
Vénézuela, La Via Campesina condamne le massacre de Barinas
dimanche 4 - 22h12
de : via campesina
IGNOBLE MENTALITE REACTIONNAIRE : Homophobie archaïque, homophobie fasciste, homophobie viriliste et patriarcale, etc
dimanche 4 - 11h10
de : Christian DELARUE
2 commentaires
mort de Steve : prolongement de la répression et des affaires d’Etat
samedi 3 - 23h26
de : Olivier LONG et Pascal Maillard
3 commentaires
Services publics supprimés et injustice territoriale
samedi 3 - 20h50
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Les médias se taisent sur le rejet de la plainte déposée par le DNC contre Julian Assange
samedi 3 - 14h03
de : Oscar Grenfell
Mort de Steve Alexandre Cervantes : « Dans l’eau, je me suis dit que j’étais perdu… »
samedi 3 - 13h31
de : nazairien
3 commentaires
Continuum de trois violences : politique, policière, pénale plus celle médiatique.
vendredi 2 - 23h52
de : Christian DELARUE
Ballade au pays des Broient de l’homme
vendredi 2 - 19h04
de : azenon
Mort de Steve Caniço : les deux juges d’instruction nantais demandent à être dessaisis
vendredi 2 - 17h37
de : nazairien
4 commentaires
25ème FORUM de Sao Paulo
vendredi 2 - 12h31
de : JO
LE TOTALITARISME INDUSTRIEL
vendredi 2 - 06h55
de : Ernest London
mieux vaut ne rirn faire que d’être payé à faire de la merde.
jeudi 1er - 23h03
de : irae
Grèce : la chasse aux anarchistes est ouverte !
jeudi 1er - 21h49
de : jean 1
2 commentaires
Un cadre d’HSBC démissionne publiquement avec une lettre ouverte à l’humanité
jeudi 1er - 21h34
de : nazairien
3 commentaires
Jean-Luc Mélenchon : Sur le décès de STEVE
jeudi 1er - 20h46
De l’Internet et du Pain.
mercredi 31 - 22h06
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
L’humanité-classe à Hendaye contre le G7 et le capitalocène !
mercredi 31 - 20h11
de : Christian DELARUE

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

L'homme et sa sécurité doivent constituer la première préoccupation de toute aventure technologique. Le problème aujourd'hui n'est pas l'énergie atomique, mais le coeur des hommes. Albert Einstein
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite