Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
de : La Louve
vendredi 21 novembre 2008 - 17h05 - Signaler aux modérateurs
29 commentaires
JPEG - 28.6 ko

de La Louve

Comme c’est curieux la vie.

Il y a bientôt 15 ans, la "gauche" (le PS en tête, bientôt suivi du PCF) abandonnait définitivement la classe ouvrière a son triste sort, en décrétant, majoritairement, que "il n’y avait plus de classe ouvrière en France".

Jospin fut l’un des maîtres de cérémonie de cet enterrement en grande pompe.

Quiconque avait encore le mauvais gout de sortir les chiffres, chiffres qui montraient que quand même, même diminuée, même "déconstituée", cette "classe" existait toujours bien, au moins numériquement, dans le monde du travail, se faisait proprement envoyer balader, renvoyé à ses délires d’un geste de la main méprisant.

Plus un seul intellectuel n’osait dire qu’il ne fallait pas "désespérer Billancourt". Après Mai 68, la classe ouvrière commençait à sombrer progressivement dans l’oubli de la "nouvelle gauche".

Place aux "classes moyennes", place aux petits bourgeois, place aux "entrepreneurs", place aux fonctionnaires, notamment à ceux de l’Education Nationale.

Bien sûr, dans un système tel que celui organisé par la bourgeoisie, il fallait des voix. Des voix pour les sacro-saintes élections.

Que la classe ouvrière voie ses bataillons diminuer, elle perdait alors son "pouvoir d’achat électoral" dans le rapport qu’elle avait avec la "classe politique" issue de la social démocratie. Il fallait d’urgence trouver des forces de remplacement si on voulait, non pas renverser le système de la dictature de la bourgeoisie, renverser le capitalisme, mais s’en accommoder et simplement l’aménager.

Il y a un moins d’un an, le PS terminait son aggiornamento capitaliste en acceptant l’économie de marché dans ses principes fondateurs revus et corrigés sauce "New Labour".

Il y a plus de 30 ans, le PCF abandonnait, lui, la notion de "dictature du prolétariat". Quelle incidence cela a-t-il eut, ce reniement, sur la suite des "évènements" ? On ne le saura jamais, en tout cas, pas maintenant, c’est interdit d’en discuter, plus encore que de la faillite de l’URSS...."A vous de voir", donc, de décider si, "par hasard", tout cela n’aurait pas un lien.

Progressivement, "la lutte des classes", voire simplement "le combat de classe", disparaissait du discours de la "gauche".

François Ruffin, dans son livre "La guerre des Classes" le montre bien mieux que moi, avec plus de talent, mais j’essaie de dire la même chose depuis 2 ans. Il y a aussi un problème de mot, un problème de concept, un problème de désignation. Intimement mêlé à un problème d’analyse.

Que constate-t-on aujourd’hui ?

Le "retour miraculeux" de la "classe ouvrière" dans les mots, et dans les nouvelles, d’abord.

Mais si, vous savez , la classe ouvrière, celle qui avait disparu...qui n’existait plus.

Tous ces travailleurs de chez Renault, de chez Valéo, de chez Peugeot, de chez Ford, de chez Michelin, Dunlop, Goodyear, Meccachrome....j’en passe.

Et bien toutes ces personnes de chair et de sang ,ces pères, ces mères, et bien tous ces gens, ils n’existaient plus... et hop, les revoilà-revoilu Lulu.

Incroyable. Magique même !

Alors on n’ose pas y croire, mais si, et on se rend compte qu’en fait , elle n’avait pas "disparu", elle était toujours là, cette "classe ouvrière". Elle n’était juste plus nommée. Plus désignée. Derrière son effacement, l’effacement du "patron", du "capitaliste", du "bourgeois".

Elle réapparaît aujourd’hui par la force des choses (la force de la crise du capitalisme), car c’est la première (mais pas la dernière) touchée avec force par la crise (en réalité depuis 20 ans elle ne cesse d’en prendre plein la gueule mais puisque tous les beaux esprits "de gauche" avaient décidé qu’elle n’existait plus, la presse aux ordres, servile comme il faut et incrusté dans ses fauteuils de bureau, avait "oublié" de nous rapporter les cris et les soupirs et les larmes et les hurlements de cette "classe qui n’existait plus").

Tiens donc, il n’y en avait plus , de la "classe ouvrière"... Mais pourtant, pour supprimer 3.500 emplois chez Peugeot, 6.000 chez Renault, 650 par-ci, 500 par-là...c’est donc qu’en fait, il y en avait encore des représentant-e-s de cette classe disparue ?

Opportunément, (pour rester polie), les "leaders" du PS ont commencé à se souvenir de ce "mouvement ouvrier", du "socialisme", de la classe des salariés, des ouvriers....Il y a 3 semaines.

Congrès oblige.

Crise du capitalisme oblige.

Ça a du leur faire tout bizarre de reprendre ces mots- là.

Ceux de Jaurès il y a un siècle. Ceux de Marx. Ceux de Lénine. Ceux de Luxembourg. Ceux de Guesde. Ceux de Blum même ! (A moins qu’ils soient tellement roués, durs, insensibles, que ça ne leur ait tout simplement rien fait. Bref.

Retour de "la classe ouvrière" dans la boîte à outils du parfait politicard de gauche, donc. Au bal des faux derches, ça se bouscule, la ruche est en émoi. Le miel électoral des années 70 est de retour.

Miam Miam ! En voilà, de la bonne chair à élections.

"Classe ouvrière", "crise du capitalisme", "socialisme" etc, ça fleurit à tous les coins d’interviews et d’articles. Un printemps avant l’heure, en somme. Un printemps qui avait déjà commencé en avril 2007 quand Sarkozy s’est pris à se ballader dans les usines, est allé voir les ouvriers...

Seulement voilà.

La fameuse "classe ouvrière", ça fait longtemps qu’elle a déserté ses "frères", traîtres à sa cause à elle.

Entre abstention, vote FN (et pas nécessairement par racisme mais aussi parce que Le Pen incarnait à merveille le candidat anti-système et le "tous pourris" qui habite comme un spectre cette classe sacrifiée aux appétits de petits notables et de bourgeois bien gras), anarcho-syndicalisme, vote Royal, vote Sarko, la "classe ouvrière" a fait comme elle a toujours fait.

Elle s’est organisée. Elle a mené le combat politique. A sa manière, qui ne nous est pas toujours compréhensible "à nous qui n’en sommes pas", voire, qui en sommes très éloignés.

Elle a pris le peu d’instruments politiques qu’elle avait à sa disposition dans ce paysage politique dévasté, pour défendre ses intérêts, ceux de sa famille, de ses proches.

Elle a été elle-même l’artisan, parfois malhabile, de plus en plus difficilement victorieux, mais toujours déterminé, de sa propre défense, de sa propre survie. Sachant que seule la lutte paie, même quand on la paie cher, et ce, de façon instinctive, profonde, atavique presque.

Moins dans les manifestations, moins dans les grèves aussi, petits salaires obligent, mais aux aguets. Dans la résistance au moins passive. Dans le refus.

Le refus têtu, borné, obstiné. Celui qui a fait dire aux experts que "le peuple français se dépolitise".

De toute manière, est-ce qu’on a le choix quand la fin du mois commence le 15 et qu’on n’en peut plus de l’injustice du système capitaliste ?

La classe ouvrière, ça fait longtemps qu’elle est "devant" ; à l’avant-garde, comme toujours.

Si vous croyez que les luttes, même petites, même difficiles, qui "explosent" au grand jour actuellement, sont nées dans la nuit... mais non quelle erreur ! Ce sont des petites briques patiemment empilées chaque jour ; par du travail syndical déterminé, depuis des années, qui construisent les remparts et les barricades contre le pouvoir de la bourgeoisie.

Qui a manifesté le 10 octobre dernier, devant et DEDANS le Salon de l’automobile, venus par milliers de toute la France ? Qui, sinon "la classe ouvrière" ?

Et où étaient ils, ce jour là, ces paons de politicards bourgeois, qu’ils se disent de gauche ou de droite ?

Qui se bat avec ardeur, détermination, depuis des mois, des années, renouant avec les combats des mineurs, des ouvriers la chaîne... sinon les travailleurs sans papiers, employés aux tâches les plus difficiles, les plus dangereuses, sur les chantiers, dans les usines, les cuisines ?

Qui aujourd’hui, cherche désespérément à redonner un sens à la Politique avec un grand P, sinon la classe ouvrière, et la frange du prolétariat qui a de nouveau pris fait et cause pour elle ?

Tiens, avez vous remarqué, vous, que si vous faites un demi tour de 180 ° sur vous- même, ce qui était à votre droite devient à votre gauche, et vice versa ?

La classe ouvrière, cela , elle l’a compris depuis longtemps.

Elle fait avec les instruments disponibles, pour assurer au mieux, sa sûreté.

Ses intérêts.

On lui "donne" "le front populaire" ? Elle prend "le front populaire". On lui donne Mai 1968, elle prend. On lui "donne" "la gauche", elle prend "la gauche".

Mais elle n’est pas dupe des girouettes qui se disent hommes ou femmes politiques. Elle n’est pas dupe, voire même, elle s’en méfie.

Plus que toute autre classe, parce qu’elle est toujours la première à en payer le prix directement, et chèrement, la classe ouvrière, et derrière elle, le prolétariat, répugnent à la violence, à la guerre, au conflit.

Le rêve de la classe ouvrière, et le nôtre aussi, à nous, tous les prolétaires, c’est une "révolution des œillets". Une révolution sans sang, sans vie prise, sans larmes. Une révolution par l’amour et le dialogue. Ah, s’il pouvait nous suffire de parler bien pour l’avoir, cette révolution...Ah, si un bulletin de vote pouvait nous l’amener, cette démocratie réelle où nous serions enfin à notre place. On a, toutes et tous, naturellement tendance à vouloir repousser le moment où l’affrontement des classes antagonistes va prendre un tour crucial, paroxystique.

Mais nous savons aussi quand nous sommes au pied du mur, quand il est temps, quand nous devons répondre à la contrainte par la désobéissance, à l’exploitation forcenée par la grève, à la violence par la résistance, et à l’unité par l’unité.

Je suis convaincue que la classe ouvrière est sur la voie de sa reconstitution en tant que classe, et au-delà donc, par voie de conséquence, sur la voie de la révolution, et qu’elle peut donc nous y emmener ; mais que nous sommes trop peureux, trop aveugles, trop abrutis, ou trop protégés encore, pour le voir, pour le sentir, pour le discerner.

Aux cotés de cette classe, les étudiants. S’ils se réveillent.

Et puis, nous, les prolétaires non ouvriers, actifs ou non employés, retraités, fonctionnaires ou salariés du privé....

Mais les girouettes elles, nous le savons, elles seront balayées, tôt ou tard. Car elles nous ont trop menti, et elles ont trop trahi les devoirs de leurs charges.

Pas la peine de s’arracher les cheveux entre nous pour choisir entre une girouette et une autre, donc. Chacun ses erreurs !

Notre lutte n’est pas là. Nos luttes ne se déroulent pas dans ce champ là.



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
21 novembre 2008 - 18h07

Du vrai, beaucoup de vrai dans cet article mais il manque la déconcentration (moins de postes de travail par entreprise) la division titulaires-intérimaires, la soustraitance, l’organisation du travail anti contact (aquarium, sas), les horaires variables, décalés, la distance travail-domicile, le transport individuel, la désindustralisation ici, industrialisation là etc....

L’autre jour on distribue le tract " la bourse ou la vie" dans une boite du coin (Lot). Quand on plie, une bagnole (80=Somme) s’approche, elle charge un jeune et le chauffeur nous aborde : "Vous connaissez un hotel pas cher", on discute, c’est un ex mineur du Pas de Calais qui accompagne son fils embauché avec un BTS ici (800Km), le chemin inverse de celui que nous faisions nous il y a 40 ans....Oui la classe ouvrière existe, mais ce n’est plus la même (degré d’instruction aussi), même si les revendication sont identique (d’abord de la thune...)

CN46400



LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
21 novembre 2008 - 19h05 - Posté par JdesP

La classe ouvrière,elle existe entière ou par petits morceaux dans le travail quotidien de ceux qui permettent la vente, la circulation des biens produits. Même les machines, imparfaites, elles ne peuvent fonctionner sans le travail , l’intelligence de celui qui la surveille ou de celui qui la fait fonctionner : la classe ouvrière c’est celle à qui le Capital confisque la plus-value. La classe ouvrière elle est aussi dans nos gênes, dans la souffrance et les privations des parents qui n’ont pas voulu qu’on vive comme eux. La classe ouvrière, elle hante chaque salarié.
Les dégraissages massifs vont réduire encore l’arithmétique de la classe ouvrière, mais aussi la multitude de petits-bourgeois salariés plus ou moins malins qui ont cru s’affranchir de leurs origines, de l’exploitation capitaliste qu’ils subissent eux-aussi en votant à Droite ou chez les Verts, ou au PS, ou pour un PCF Rénové à coup de base commune pseudo-majoritaire, tournés vers un "avenir" qui les aura désormais privé du nécessaire.
Mes intérêts sont-ils les mêmes que ceux du patron qui porte comme moi "jeans" veste de cuir et chemise ouverte ?
Oui , me dit-on dans cette Gauche, "nous sommes tous des opprimés, les 25% d’exploités n’étant pas assez intéressants tant sur le plan intellectuel qu’électoral, nous ne les prenons en charge qu’à coup de minimum sociaux, à l’occasion des plans dits "sociaux" contre lesquels il serait "démagogique" de résister trop vigoureusement.
Oui LL, tu as raison...


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
21 novembre 2008 - 18h58 - Posté par Mengneau Michel

En fait je me demande si on fait pas en en l’occurence un débat métaphisique qui en fait ne sert qu’à tenter de conmprendre le pourquoi du comment(je bats ma coulpe en disant cela). Je ne nie pas que cela n’est pas utile, mais on ferait bien de chercher surtout comment rassembler les travailleurs autour d’un tronc commun de revendications. Peut-être que c’est le gouvernelment qui en tirant trop sur la ficelle réussira à rassembler les exploités. En tous cas ça urge !!!



LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
21 novembre 2008 - 19h41 - Posté par JdesP

Laissons les revendications aux syndicats et parlons politique : doit-on ou non nous accommoder de ce régime et préparer les prochaines échéances électorales en zappant pendant 4 ans sur des souffrances qui ne sont pas métaphysiques : par exemple les cadeaux aux banquiers, aux patrons et aux actionnaires et les augmentations d’impôts pour les autres (15% pour 2009 et pour mon département) la suppression de la taxe professionnelle, la privatisation des hôpitaux,... Pourquoi ne pas exiger la renationalisation sans indemnisation de EDF_GDF, au lieu de pleurer sur la privatisation de la Poste qui a commencé en 1993 : regardez ce qu’il y a écrit sur les chèques de la Banque Postale : BANQUE POSTALE SA.

Dites avec moi "merci l’Europe" pour tous les reculs sociaux consentis par tous les gouvernements de la France ("Gauche" et Droite) qui n’existerait si elle n’était pas libérale ou disons "Mettons-nous hors de cette Europe Capitaliste." ?

La Classe Ouvrière n’est pas assez "fine" pour trouver des avantages à l’Europe, qu’elle subit depuis sa naissance en tant qu’outil de guerre froide, c’est pour cela qu’elle reste potentiellement dangereuse pour les exploiteurs et les girouettes . Ce que j’entends tous les jours chez les ouvriers ne remonte jamais dans les discours politiques dominants bien sûr, mais aussi dans ceux qui se conforment à la pensée dominante, c’est à dire la Gauche de la "concurrence libre et sans entraves" et celle du renoncement devant le risque de changement de société.


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
23 novembre 2008 - 08h54 - Posté par

Et quest-ce qu’on dit aux millions de producteurs français qui travaillent à l’export ?

Les nation actuelles ont-elles toujours existé ? pourquoi existeraient-elles toujours ?

CN46400


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
21 novembre 2008 - 21h11 - Posté par

Bon je ne fais pas de commentaires. j’ai pas envie d’être désagréable. je me modère à priori. je suis d’accord avec Mengeau gilles.


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
22 novembre 2008 - 00h21 - Posté par

j’ai pas envie d’être désagréable. je me modère à priori

Mais je t’en prie Gilles, fais toi plaisir....


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
21 novembre 2008 - 21h28 - Posté par

je suis désole de dire que le combat ne peux se mener qu’avec des chefs de files, un chef d’armée en quelques sortes..........une armée sans dirigeant est mmené a l’echec, et en plus il (le chef(s) de file) doit rassembler


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
21 novembre 2008 - 22h00 - Posté par

Est-ce qu’on peut enfin s’entendre sur le mot ouvrier ? Je ne suis pas latiniste mais j’ai appris à l’école que le mot ouvrier venait du mot oeuvre c’est à dire celui qui oeuvre à la transformation d’une chose pour une autre. L’ouvrier d’usine oauvre à la métamorphose de la matière pour l’objet final. L’ingénieur oauvre dans son bureau d’étude pour que le process prenne forme de la matière à l’objet. La comptable et le directeur de gestion oeuvre dans leur bureau et à leur écrans sur les courbes de profitabilité qui doivent être à leur maximun. Ils oeuvrent tous et qu’ont-ils en commun : ils vendent tous leur force de travail en échange d’un salaire.
On sait ce que vaut un ouvrier transformateur de la matière viré par un plan social : peanuts et on pense que c’est normal, ce n’est qu’un ouvrier.
dites-moi ce que vaut un ouvrier ingénieur qui dans le même plan social, n’a plus de bureau d’études ?
dites-moi ce que vaut un comptable et un directeur dans le même plan social qui n’ont plus de courbes exponanetielles à étudier ?
Tous = peanuts
Nous sommes tous des ouvriers parce que nous oeuvrons tous à quelque chose et surtout, nous sommes tous des prolos parce que nous n’avons que notre force de travail à vendre et qui du fait de la libre circulation du capital, des biens et des servicee et de la concurrence libre et non faussée, eh bien, les capitalos nous l’achètent le moins cher possible et vu la crise je vous dis pas.
mais bon, en réunion de section, on m’a dit : "tu ne fers jamais admettre à un ingénieur qu’il est prolétaire ( celui-ci est membre du PC) alors que voulez-vous, oui la classe ouvirère a bien disparu et nous sommes tous des dominés et/ou des abeilles ! (lol) joelledagen


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
22 novembre 2008 - 00h01 - Posté par

mais bon, en réunion de section, on m’a dit : "tu ne fers jamais admettre à un ingénieur qu’il est prolétaire ( celui-ci est membre du PC) alors que voulez-vous, oui la classe ouvirère a bien disparu et nous sommes tous des dominés et/ou des abeilles ! (lol) joelledagen

Salut Joëlle !

Marrant ça aussi je l’ai entendu en section....bien vu pour la note d’humour :-)

Sinon, toutes proportions gardées, je partage assez ton analyse par certains côtés. C’est ce que j’essaie d’exprimer quand je dis "nous (salariés) sommes tous des ouvriers".

A plus
La Louve


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
22 novembre 2008 - 09h26 - Posté par

Et toujours, attention aux mots. Au départ "classe ouvrière" veut dire, travail manuel, exploitation, force de travail, mais aujourd’hui le travail intellectuel salarié est largement comparable, d’autant que le travail manuel se mécanise toujours plus. Où est la différence entre l’ingénieur super stressé qui pense au suicide et l’ouvrière du bout de chaine perclue de troubles musculo-squeletique ?

Je rappelle qu’en 1971 Garaudy a été exclu du PCF pour avoir noté cette parenté ! Retard, vous avez dit retard.....

Le mot "prolétaire" a, lui aussi, subit une grave déformation en 76, par le PCF lui-même, lors du débat "dictature du prolétariat", au cour duquel les malins qui menaient l’opération en ont fait le "coeur de la classe ouvrière", alors que, jusque là, le prolétariat désignait ceux qui étaient obligé de travailler pour vivre (immense majorité selon Marx), et allait donc au delà du salariat. ( voir, sur ce site article posté par Sad sur le 22° congrès). Le post de Joelle révèle cette ambiguité, et aussi la confusion, voulue par la direction actuelle du PC, entre exploitation et domination ce qui est une manière de tirer un trait d’égalité aberrant entre le bourgeois qui exploite ses salariés, et le mari jaloux qui domine sa femme.

CN46400


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
21 novembre 2008 - 23h43 - Posté par

Je ne nie pas que cela n’est pas utile, mais on ferait bien de chercher surtout comment rassembler les travailleurs autour d’un tronc commun de revendications.

Ce ne sont pas les revendications qui manquent Michel, si tu permets.

C’est le projet politique avant toutes choses, plus quelques "leaders", ou plutôt, des porte parole, des vrais, pas des recuits, des traîtres maquillés ou des préfabriqués qui s’emmêlent les pieds dans le tapis.

La Louve


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
22 novembre 2008 - 00h46 - Posté par Mengneau Michel

Mais je suis bien d’accord là dessus avec toi. La seul question que je me pose c’est dans l’état actuel de dispersion, que se soit politique, voire revendicatif, comment faire pour unir les efforts, cela en respectant aussi les disparités. C’est pourquoi je suis à me demander si ce ne sera pas la base quand elle en aura véritablement raz-le- bol qui ne sera pas l’élement réussirant à unir les travailleurs, en mettant aussi presque tout le monde sur un pied d’égalité. D’ailleurs peut-être, à ce moment là, sans les partis , ni les syndicats qui seront obligés de prendre le train en marche. En tous cas il y a du pain sur la planche pour secouer tout ça !


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
22 novembre 2008 - 09h37 - Posté par

Attention pour le 22° congrès suivre ce lien :

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74757


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
21 novembre 2008 - 20h31

Pas la peine d’argumenter.

la Louve elle a tout dit ICI :

Tiens donc, il n’y en avait plus , de la "classe ouvrière"... Mais pourtant, pour supprimer 3.500 emplois chez Peugeot, 6.000 chez Renault, 650 par-ci, 500 par-là...c’est donc qu’en fait, il y en avait encore des représentant-e-s de cette classe disparue ?.

Capito !!!

On a réussi a nous faire niquer les mouches durant 30 ans sur une hypothétique "classe ouvrière" qui "aurait" disparu.

Ben, la re’vlà, la "Classe ouvrière".

Et en plus vous avez toutes les chances d’en faire partie. Et si vous n’en faites pas partie vous en dépendez directement. Pour votre vie et votre survie.

Et moi aussi, même si je suis "retraité" de cette "classe".

Faut commencer à virer les paravents et regarder ce qu’il y a vraiment derrière.

Et "oublier" les chefs... !!!

G.L.



LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
21 novembre 2008 - 21h51 - Posté par Patrice Bardet

les socialistes, comme une partie du PCF, a fait le choix d’abandonner les ouvriers

Un rêve du capitalisme financier, que représentait Tchuruk

à relire, un article daté de 2001

Alcatel sans usines : Tchuruk persiste et signe

Si le PS a depuis 1983 abandonné le marxisme et la lutte des classes depuis... 1983 ( c’est ce que rappelait Emmanuelli il y a peu, dans une déclaration soutenant le "marché"),

le PCF s’est aussi fourvoyé en abandonnant l’internationalisme.

La campagne "produisons français" a contribué au racisme, sans compter les bulldozeurs de Hue et consorts

Quoi d’étonnant qu’une partie de ouvriers se soit réfugiée dans le vote FN ? C’est l’anti "système" retourné contre ceux qui les ont abandonnés

Les partis ouvriers ( au sens "prolétaires") ont fait des ouvriers des dinosaures

La lutte des classe est bientôt "dépassée" pour ces deux partis.

Pour le PS, c’est fait depuis longtemps : on en est à l’association capital/travail, à la casse programmée de tous les droits sociaux ( voir ce que prévoit Royal sur les retraites : cela fait froid dans le dos ! ce n’est pas différent de Madelin)

Le PCF ? s’il a de beaux restes, c’est pour combien de temps encore avant qu’il ne soit un parti social-démocrate comme un autre ?

Divisons les prolétaires, c’est devenu le but de ce que l’on peut appeler une classe sociale : les politiques qui font désormais "carrière"



LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
22 novembre 2008 - 11h24 - Posté par Pascal de Lyon

Tout-à-fait d’accord pour constater que la classe ouvrière n’a jamais disparu... sauf dans les discours de la "gauche"... Un bel exemple de son existence et de sa force de frappe est le vote du 29 mai 2005. Ce sont eux avec les chômeurs et les employés qui ont constitué le corps du "Non" au TCE. Et ce n’est surtout pas le "peuple de gauche", concept stupide que l’on retrouve encore dans le texte de la direction du PCF au 34ème congrès. Pas étonnant que les "antilibéraux" n’aient rien compris à ce vote et se soient fourvoyés par la suite. Ce vote de classe était au contraire un appel à reconstruire un parti communiste digne de ce nom en s’appuyant sur ces forces vives qui ne demandent qu’à avoir une véritable expression politique.

On retrouve là toute la force de l’analyse marxiste, l’analyse de classe : comment la société évolue, quelles couches sociales agissent, quelles sont les classes protagonistes de cette évolution ? Et donc comment les communistes peuvent intervenir pour combattre la société capitaliste, sur quelles forces sociales ils s’appuient et à partir desquelles ils s’organisent.

A ce propos, je ne confonds toutefois pas les différents acteurs de la société. Si je suis d’accord pour dire que nous sommes tous des prolétaires (au sens que nous vendons notre force de travail aux capitalistes), je pense que certains ont des motivations plus fortes pour combattre la société capitaliste que d’autres. Et c’est le cas de la classe ouvrière, d’autant plus qu’elle est au coeur du système de production. Pour faire simple, entre des travailleurs précaires (ce que sont les jeunes de plus en plus), des ouvriers gagnant tout juste de quoi régénérer leur force de travail et des ingénieurs ou des professeurs qui gagnent 2 à 3000 euros voire plus, les motivations (potentielles) seront totalement différentes. Je ne dis pas que c’est mirifique d’avoir un tel salaire, mais cela explique notamment pourquoi, les collectifs antilibéraux (dont le coeur des classes sociales représentées était une partie des couches moyennes, notamment l’éducation nationale comme dans le Rhône où ils constituaient plus de 50% des signataires) rêvaient surtout d’un aménagement du capitalisme (retour aux services publics d’après-guerre, à la considération de leur profession, à leur petit train-train) sans remettre en cause la propriété des moyens de production et l’exploitation de l’homme par l’homme, à savoir la dictature de la bourgeoisie capitaliste.


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
23 novembre 2008 - 21h08 - Posté par

je pense que certains ont des motivations plus fortes pour combattre la société capitaliste que d’autres. Et c’est le cas de la classe ouvrière, d’autant plus qu’elle est au coeur du système de production.

C’est globalement vrai, mais il faut tenir compte de bien des données : Déconcentration des postes de travail, autonomie des postes de travail, réduction des effectifs par unité de production etc.. ; qui complique le "tous ensemble" et la syndicalisation.

CN46400


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
22 novembre 2008 - 17h23 - Posté par sam 82

article intéressant , actuellement en retraite , en activité j’étais ouvrier . ce texte me rappelle les désaccord passionnés que j’ai eu avec certains dirigeant fédéraux sur le sujet de la disparition ou pas de la classe ouvrière . c’est vrai que les intellectuels du PCF ou considérés comme tels , et leurs segond couteaux , notamment dans les directions fédérales ont théorisé a tort et travers sur la disparition dela classe ouvrière . c’est d’ailleurs une des raisons essentielle pour la quelle j’ai laissé tombé le PCF , mais la cgt sur le sujet n’est pas exempte de tout reproche .

l’argument massue avancé par les dirigeants politiques (PCF ) et syndicaux (CGT ) était que les travailleurs manuels ne constituait plus qu’une minorité de la force de travail , comparé aux travailleurs du secteur tertiaire , et dont le mode de vie était celui de la classe moyenne , que ces changements économiques auraient provoqués une érosion de la lutte des classes , et de ce fait ne subsistait qu’une vaste classe moyenne , amorphe . cette analyse typiquement réformiste a été théorisée par les travaillistes européens dans les années 50 . elle a été reprise ces dernières années en Angleterre , sous l’influence du SPD qui se définit comme un parti radical au dessus des classes . ces arguments ont été avancés par certains sois disant maxistes par éxemple le socialiste rudolph Bahro au travers de ses (adieux au prolétariat ) . ces analyses reposent essentiellement sur des questions de consommation , a savoir que le mode de vie de la classe ouvrière traditionnelle est devenue semblable a celui de la classe moyenne , dont le capitalisme n’existerait plus .

alors que MARX se centre essentiellement sur les rapports de production qui sont les fondamentaux de la lutte des classes . la classe sociale d’un point de vue marxiste est une réalité de la société capitaliste , et non une catégorie sociale décrite par rapport a son apparence . les pourfendeurs de la classe ouvrière se sont appuyés , s’appuient sur des phénomènes superficiels . contrairement au maxisme ils ne prennent pas en compte la question de la répartition des richesses et du pouvoir sous le capitalisme contemporain . la définition marxiste de l’appartenance de classe d’un individu est sa situation dans les rapports de production . la classe est alors relation sociale . la question n’est pas de savoir quelle sorte de travail on fait , mais plutôt ou l’on se situe dans le rapport contradictoire de la lutte des classes , capital/travail . ainsi l’on peut considérer comme faisant parti de la classe ouvrière quiconque est contraint de vendre sa force de travail pour vivre , même s’il n’effectue pas un travail manuel .

alors les girouettes politiques ( PCF, PS et autres ) qui découvrent ou redécouvrent la classe ouvrière après avoir théorisé sa disparition , cela au gré des perspectives électorales , ne sont pour moi que des révisionnistes , et opportunistes . sam 82 .



LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
22 novembre 2008 - 18h05 - Posté par

ainsi l’on peut considérer comme faisant parti de la classe ouvrière quiconque est contraint de vendre sa force de travail pour vivre , même s’il n’effectue pas un travail manuel .

Exact

CN46400


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
22 novembre 2008 - 19h20 - Posté par

Bjr Sam

Merci pour ces indications intéressantes également.

Sur ce point

ainsi l’on peut considérer comme faisant parti de la classe ouvrière quiconque est contraint de vendre sa force de travail pour vivre , même s’il n’effectue pas un travail manuel .

je ne partage pas tout à fait ton avis, il me semble que la classe ouvrière est bien une composante spécifique de la classe + générale du prolétariat (qui n’a que sa force de travail à vendre etc) - pour un travail industriel ou agricole c’est à dire un travail qui demande une implication directe avec une production et souvent une participation physique.

Un cadre dans une usine n’est pas un ouvrier, je pense.

Pourtant il est dans une usine et il participe à la production, même indirectement, en vendant sa force de travail pour un salaire, donc c’est un prolétaire mais pas un ouvrier. et d’ailleurs il n’a pas le sentiment d’appartenir à cette classe.

Je pense que certains éléments permettent de distinguer les ouvriers (qualifiés ou non) des autres prolétaires, c’est qu’ils ont moins de facilité à changer de fonction de métier, que d’autres prolétaires, leur reclassement est bcp plus restreint, ils sont bcp plus violemment victimes du chômage en période de crise etc

Bref, en clair , selon moi, une des différences, c’est que ce sont les premières victimes du Kapital en période Krise c à d quand celui ci refait son gras et élimine ses concurrents...ils constituent les premiers gros bataillons de la fameuse "armée de réserve" -

c’est pour ça on peut dire "nous sommes tous des ouvriers" dans un sens très spécifique mais en réalité , moi par exemple, je sais pertinemment que je n’appartiens pas à la classe ouvrière, même si je le voulais décrire ainsi. Ce qui ne m’empêche pas, pour diverses raisons , de prendre fait et cause pour elle en tant que moi même élément du prolétariat.

LL


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
23 novembre 2008 - 00h48 - Posté par sam 82

bonjour LL.

il me semble que la classe ouvrière est bien une composante spécifique + générale du prolétariat .

oui tu as raison les ouvriers étaient considérés comme ceux qui avaient la conscience de classe la plus élevée au sein du prolétariat de part leur lien direct a la production . au niveau du parti d’ailleurs on a eu tendance a lier mécaniquement appartenance a la production et conscience de classe , alors que la prise de conscience n’a rien d’automatique , surtout quand tu n’a plus la présence d’un parti communiste sur le lieux de travail . quand j’ai commencé a travailler en 62 , j’avais 16ans , on ressentait fortement cette conscience , cette solidarité de classe , même si tous ne faisaient pas référence a MARX , c’était on peut le dire l’instinct de classe . cet esprit a changé avec l’évolution de la production capitaliste , surtout de puis 1968 , ou le patronat et les gouvernements , ont repris du poil de la bête idéologiquement dans les entreprises ils ont mis les moyens , et pas que politique , pour ce faire respecter il y avait des moments ou il fallait employer je dirais des arguments physiques . dans certaines boites il y avait des ateliers qui étaient réservés aux militants politiques ( PC ) et syndicaux (cgt ) de manière a éviter tout contact avec les travailleurs , pour éviter de les contaminer , la dessus on pourrait écrire des pages . a ce sujet un bouquin a lire , les truands du patronat , par marcel caille , un camarade de la CGT . je pense que l’on doit pouvoir le trouver encore il est assez ancien . on allait quelques fois protéger les camarades de la CGT chez citroen par exemple a toulouse pour qu’ils puissent distribuer les tracts devant la boite .

après sur la fameuse armée de réserve tu as raison , c’est bien sur plus d’actualité que jamais . pour résumer je pense qu’avec le développement du secteur terciaire , du secteur ITC également beaucoup sont de par leur travail rattachés a la production , d’où l’élargissement et bel et bien l’existence de la classe ouvrière , même si tous sont loin d’en avoir conscience . il faut préciser que entre la droite et la social démocratie les repères de classes sont largement brouillés , d’autant que le PCF n’est plus présent dans les entreprises , en plus il est contaminé par le virus social démocrate . il y aurait beaucoup a écrire , mais je ne suis pas un as du clavier . sam 82 .


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
22 novembre 2008 - 19h49

camarades,
je cherche au format pdf le Manifeste du comité central du PCF de Champigny de 1968, savez vous ou je pourrais le lire sur le net ?
merci



LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
23 novembre 2008 - 00h14 - Posté par François Pellarin

Non,non Elodie,dans une usine tu enlèves les patrons et il ne reste que des PROLÉTAIRES,C’EST INDISCUTABLE.
Maintenant parmi ces prolos il y en a qui ont une meilleure place que d’autres ,c’est TOUT ;un ingénieur a une place plus confortable qu’un gars à la fabrication sur un tour par exemple.

Ceci dit,supposons que l’ingénieur et le gars aient un accident.L’ingénieur perd la mémoire et le gars à la fabrication perds l’usage de ses bras ... ???Ils sont tous les deux dans la merde et de la même façon.Ils se retrouvent au chômage,point.

L’ingénieur et le gars à la fabrication sont deux PROLOS qui échangent leur FORCE DE TRAVAIL.Et quand ils la perdent ils sont au même point.

La différence qu’il y aura sera de l’ordre financier ;l’ingénieur touchera plus au chômage que le simple ouvrier.

Il faut noter que les fortes différences de salaires entre cadres et ouvriers sont aussi UN PIEGE ;le cadre s’assimile aux"riches"et ne fait que très rarement grève car justement il ne croit pas être un simple prolétaire,il ne croit plus faire partie de la classe ouvrière,il se croit dans une classe supérieure et,c’est là qu’il se goure complètement.

Actuellement,avec la crise,beaucoup de ces cadres sont en train de comprendre...

Dans toutes les usines,fabriques de toutes sortes,en France,en Europe,partout dans le monde il n’y a que deux classes:celle des patrons et celle des ouvriers ;les détenteurs des richesses et ceux à qui ces richesses sont volées.

Donc conclusion laissée à K.Marx :
"prolétaires de tous les pays unissez-vous".

François


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
23 novembre 2008 - 02h39 - Posté par

Non,non Elodie,dans une usine tu enlèves les patrons et il ne reste que des PROLÉTAIRES,C’EST INDISCUTABLE.

Euh ben oui François ... C’est exactement ce que j’ai dit.

 :-)

Mais tous les prolétaires ne sont pas des ouvriers.

La Louve


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
23 novembre 2008 - 21h20 - Posté par

Bien sûr et c’est pourquoi le "prolétaires unissez-vous" n’est jamais facile à réaliser, et c’est pourtant lui qui commande tout !

CN46400


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
23 novembre 2008 - 00h21 - Posté par

quasiment aucun rapport du pcf en ligne

ils sont pas fous les mecs ;-)


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
23 novembre 2008 - 17h43 - Posté par

Tant qu’on ne remettra pas en cause la propriété privée des moyens de production, on fera rigoler tout le monde.


LA CLASSE OUVRIERE ET LES GIROUETTES
24 novembre 2008 - 11h37 - Posté par Freddy

Ce n’est pas un gauchiste qui le dit :
"La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter."
M. Warren Buffett, une des premières fortunes mondiales, au New York Times le 26/11/2006






Reportage photo : Manifestation à Paris pour les retraites- jeudi 5 décembre 2019
vendredi 6 - 21h39
de : jean1
Grève de la destruction du monde à Saint-Victor
vendredi 6 - 18h36
de : AMASSADA
Comment Maduro, a t il pu laisser faire cela, livrer « Stan Maillaud » au psychopathe macron (vidéo)
vendredi 6 - 17h07
de : nazairien
Verdi, ancien « vrai journaliste », nous fait, une analyse extremement détaillée de cette puissante mobilisation du 5-12
vendredi 6 - 15h44
de : nazairien
1 commentaire
Quand les riches détruisent des bâtiments publics, avec le soutien de la justice
vendredi 6 - 13h00
de : Louisette
1 commentaire
Les Etats-Unis se hasardent-ils à considérer la CHINE comme une République bananière ?
jeudi 5 - 22h46
de : JO
Le principe de continuité du mouvement de grève
jeudi 5 - 20h03
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Grève du 5 décembre : manif monstre à Saint-Nazaire
jeudi 5 - 13h12
de : naairien
6 commentaires
LREM, Macron, farandole de casseroles : A mettre dans le livre des records (document Médiapart)
mercredi 4 - 23h53
de : nazairien
1 commentaire
Un mouvement de grève ne nous empêche pas de vous proposer nos programmes, bien au contraire ! C’est l’heure de l’mettre
mercredi 4 - 22h07
de : Hdm
VIOLENCE D’ETAT, VIOLENCE REVOLUTIONNAIRE
mercredi 4 - 19h55
de : Nemo3637
Pas d’argent pour les Retraites ?
mercredi 4 - 17h49
1 commentaire
Spectacle ’Du Gabon à la Russie’ le 7 décembre à Nantes : exil, amour, justice
mercredi 4 - 00h41
Retraites des fonctionnaires : ça va saigner pour les enseignants, les paramédicaux et les agents territoriaux
mardi 3 - 14h01
« Rassemblement non stop » : les pompiers veulent occuper la place de la République une semaine entière (vidéo)
lundi 2 - 20h25
de : nazairien
4 commentaires
En grève jusqu’à la retraite !
lundi 2 - 12h47
de : jean1
2 commentaires
Acte 55 Gilets Jaunes à Toulouse ! Témoignage d’un vrai REPORTER !
dimanche 1er - 20h40
de : JO
CRITIQUE du TRAVAIL salarié et de la RELIGION
dimanche 1er - 15h49
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Vous avez dit : Un monde multipolaire ? Autre démonstration !
samedi 30 - 10h58
de : JO
1 commentaire
EPO et Hamster chinois.
vendredi 29 - 18h03
de : L’iena rabbioso
L’éruption de la faim - C’est l’heure de l’mettre !
vendredi 29 - 12h44
de : Hdm
1 commentaire
CONVERGENCE DES LUTTES : Contribution !
vendredi 29 - 12h14
de : JO
BOLIVIE : La succession d’EVO Morales assurée et organise la Résistance !
vendredi 29 - 11h25
de : JO
Un 5 décembre fort ou exceptionnel ! L’état de la mobilisation secteur par secteur
vendredi 29 - 07h36
1 commentaire
Xavier Kemlin, star déchue de la complosphère d’extrême-droite
jeudi 28 - 17h21
de : Blanqui75
1 commentaire
BOLIVIE : suite du complot contre EVO MORALES + corruption à la clé !
jeudi 28 - 11h57
de : JO
1 commentaire
Rafael Correa (ancien président de l’équateur) reçoit Evo Morales, (coup d’état et lutte de classes) (vidéo)
jeudi 28 - 11h32
de : nazairien
1 commentaire
La mort de Sami Abu Diak, prisonnier politique palestinien
jeudi 28 - 10h34
de : librinfo74 via jyp
Greve du 5 décembre
jeudi 28 - 10h04
de : jean 1
ARGENTINE : Alberto Fernandez Président élu, refusera le crédit du FMI !
jeudi 28 - 10h03
de : JO
Gilets jaunes : les interdictions de manifestation, l’autre face de la répression
mercredi 27 - 13h11
1 commentaire
Le monarque se prépare-t-il à lancer ses brutes contre notre Jeunesse ?
mardi 26 - 23h50
de : JO
BOLIVIE : A lire absolument ce que nos médias aux ordres ne vous diront pas !
mardi 26 - 16h15
de : JO
1 commentaire
C’est quoi : un pognon de dingue ?
mardi 26 - 15h22
de : JO
On se crève au travail, que crève le travail !
mardi 26 - 12h26
de : jean1
1 commentaire
Culture dominante et perception du déshonneur
lundi 25 - 21h09
de : Christian DELARUE
1 commentaire
CHILI : Un féminicide dont les médias ne parlent pas !
lundi 25 - 17h25
de : JO
Rapports de force a besoin de vous !
lundi 25 - 14h50
Le nouveau CRUSH 44 : ces petits jouets du capitalisme colonial.
lundi 25 - 13h34
de : jean1
BOLIVIE : La CIA partout, les dollars pleuvent à flots pour les complots, pas pour la pauvreté !
lundi 25 - 12h06
de : JO
1 commentaire

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque. Albert Einstein
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
2 commentaires
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite