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IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
de : LA LOUVE
mardi 16 décembre 2008 - 12h41 - Signaler aux modérateurs
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de La Louve

Celles et ceux qui me lisent régulièrement ont du remarquer deux éléments récurrents dans mes tentatives de réflexion : "la démocratie prolétarienne" et "le projet politique".

Plus que jamais (et ce ne sont pas les congrès passés du PS et du PCF qui vont me faire changer d’avis, au contraire), je pense que l’union des communistes, et au-delà de nous, le nécessaire rassemblement anticapitaliste, ne pourront se faire tant que ce projet politique fera défaut, et tant que nous n’aurons pas chassé la nostalgie qui nous empêche d’inventer.

Il y a une grande différence entre vouloir "mettre fin à la 5ème république ", vouloir "redistribuer les revenus du travail", "restaurer le parlementarisme"...c’est à dire proposer, par exemple, une "république sociale" ou une "démocratie progressiste", et proposer un projet politique de démocratie "prolétarienne" ou "du travail".

Il ne suffit pas de dire (ni même de vouloir) que "la démocratie c’est la proportionnelle, c’est le parlementarisme"...

Comme si la question de la démocratie réelle pouvait se régler à coup de mécanismes de contrôle, de "checks and balances" comme on dit chez les anglo-saxons.

Comme si la construction du concept moderne (bourgeois) de démocratie ne posait pas un problème fondamental, insoluble dans des modifications qui sont vouées à rester " à la marge"...comme si cette construction politique ne "cachait" pas "quelque chose" !

Cette nature double, ambiguë, de la constitution politique bourgeoise, Marx, Engels, Trotski, Lénine ,Luxemburg et j’en passe... tous les grands penseurs politiques "marxistes" l’ont vue - ils l’ont même démontrée. Et nous l’avons laissée tomber.

Il ne suffit pas de dire que la lutte contre le "néolibéralisme" ou contre les "dérives de la social démocratie" impliquent (et seront résolus par) une "meilleure redistribution des richesses "et par la "gestion publique des banques" (sic)...par exemple.

Il ne suffit pas, non, car, soit tout cela est très flou (le "redistribuer les richesses", on peut en faire une échelle de 1 à 10 et je pense qu’on peut trouver "à gauche" des tas de gens qui penseront qu’à 1 on a redistribué et qu’à 10 on peut aller plus loin...), soit tout cela est très ancien, absolument pas nouveau et a déjà démontré par la preuve, autrefois, que ce n’étaient pas des solutions à nos problèmes (même si nul doute que c’est mieux que ce que nous vivons aujourd’hui).

Il y a une grande différence, une différence de taille entre ces deux conceptions de "la politique par le peuple pour le peuple", celle qui est actuellement prégnante dans la pensée politique dominante, et celle que nous souhaitons, nous, communistes, construire.

Cette différence, c’est la manière dont on envisage, dont on analyse, la question de la propriété du Capital, la question des rapports de domination et d’exploitation dans le travail, et les réponses que l’on entend y apporter.

C’est la place que l’on souhaite donner ou ne pas donner (ou plutôt que l’on souhaite permettre de laisser prendre) au "monde du travail". Les coups que l’on souhaite porter à la propriété privée des moyens de production.

Il y a une différence de taille donc, c’est l’exigence, le degré d’exigence que l’on se donne la liberté d’avoir, pour nous mêmes, dans nos combats politiques.

Que veut on et jusqu’où le veut on ? Est ce que l’on considère que nous menons une lutte pour la libération ou pas ? Dans ce cas, quelle est cette liberté que nous, communistes, nous prétendons permettre ? Une liberté de pure forme, un égalitarisme de façade, en vogue chez les socio-démocrate est les démocrates chrétiens ? Ou enfin, une égalité des chances réelles ?

Est-ce qu’on se résout à aller extirper le mal à la racine (le système capitaliste) ou est ce qu’on continu à ne faire que des "pets de bouche" ?

Il faudrait que chaque salarié se pose cette question, rien qu’une fois, sans a priori, sans idée préconçue, comme si il pouvait donner la vraie réponse sans s’autocensurer.

Est-ce que je me sens libre ?Si oui, pourquoi ? Et que me manque-t-il pour que je me sente libre ? Que voudrais-je vraiment, au fond ?

Ça commence par des questions "bêtes".

Est ce que c’est normal, à 42 ans ,de flipper comme un môme devant un père autoritaire quand on s’adresse à son patron ? Est ce que c’est normal d’hésiter à répondre à son patron sur le même ton qu’il emploie avec nous parfois, souvent ? Est- ce que c’est normal qu’en plus de la fatigue et de l’occupation quasi permanente que requiert le travail, cette activité qui pourrait être une source de satisfaction, voire de plaisirs, en plus que de richesses, et bien cette activité nous oppresse, nous opprime, voire, nous déprime, parfois jusqu’à la mort ?

Est ce qu’on veut l’esclavage, la pauvreté, la peur au ventre ? Ou, est ce qu’on veut la liberté ? Et jusqu’à quel point on la veut ? Qu’est ce qu’on entend par là, "liberté", au fond ?

En quoi s’estime-t-on enchainés aujourd’hui, nous, les travailleurs ?

J’ai peut être changé de parti, sans doute que je me suis trompé certaines fois, que comme tout le monde, il m’arrive de changer d’avis et tout ça m’arrivera encore - mais sur ce point là, celui de la liberté et de la libération, je n’ai pas bougé d’un iota. (Sans vouloir m’autociter, je rappelle simplement que c’est déjà ce que je disais le 1er avril 2007 à Bercy, ce que je continue à dire, différemment plus en substance, en faisant la jonction entre toutes ces expériences politiques et humaines, et en les nourrissant des pensées de nombreux auteurs qui m’échappaient jusqu’à récemment.)

Juste pour dire que certain-e-s n’ont certes jamais changé de parti, mais ils ont bien plus d’une fois changé d’idées, voire, de combats !

On doit savoir aussi si ces combats "politiques", ce sont des combats qui tournent autour de la représentation, de l’exercice indirect d’un certain pouvoir, des élections, ou si ces combats politiques sont des combats "de terrain", par les exploités eux mêmes, non pas exclusivement "par délégation", dans les bureaux des organes politiques ou des institutions bourgeoises...

On va me dire, et on me l’a assez reproché - mais ce n’est pas grave, je prends ma part, peu me chaut - que je suis décidément enragée contre les "partis de gauche".

Oui.

Ce n’est pas une nouvelle je ne l’ai jamais caché.

"Qui aime bien châtie bien" ?

Non, pour être honnête, ce n’est pas cela qui me motive.

C’est la détestation profonde de la flagornerie et du manque de courage.

On ne leur demande quand même pas grand-chose, comme prise de risques à ces "politiciens"...

C’est quand même pas comme les mineurs qui risquaient leurs vies, c’est pas comme les syndicalistes qui risquent leur peau aussi, c’est pas comme les militants antifascistes qui se prennent des coups, voire, se font tuer...

On leur demande de réfléchir, d’analyser, de prendre des décisions ,de faire des choix idéologiques, d’accompagner les luttes, de les favoriser, et de projeter un horizon.

Pour cela, ils sont souvent bien payés, ils ont souvent des tas de collaborateurs très doués et cultivés, ils jouissent d’une immunité particulière, les médias leur sont ouverts (même peu)...

Alors oui, ça finit par me "lasser", me gonfler, m’enrager, cette apathie, ce mensonge permanent, cette course à l’échalotte, ce creux, ce vide, ce néant.

Parce que nous, on remonte nos manches et on les prend les risques (qui me "couvre" qui me "protège" moi, quand j’écris ici ou ailleurs ?) !

On leur demande pas de nous amener la révolution sur un plateau, on leur demande pas la vérité comme une fille nue sortie d’un puits, non !

Mais le minimum, faire leur part du travail, n’est pas fait.Bref.

Certain-e-s vont en profiter, comme toujours, pour dire que je suis donc (évidemment) une ennemie de classe, puisque je dis qu’il faut d’abord, inlassablement, dénoncer les Tartuffe des "partis de gauche".

Pourquoi eux autant que la droite (mais sur des bases différentes) ?

Parce qu’ils nous représentent, qu’ils disent, mais qu’ils ont prostitué presque tous les idéaux dits "de gauche" dont le premier a toujours été LA LIBERTÉ (et les libertés) du PEUPLE, la LIBÉRATION de celui-ci, et que ces libertés devaient être socialistes puisque la majorité (donc la loi, en "démocratie") de ce PEUPLE, ce sont LES TRAVAILLEURS actifs, passifs non actifs....

Parce qu’ils ont donné aux libertés un contenu sociétal complètement creux, et qu’ils ont juste "oublié" qu’il n’y a pas de liberté à celui qui a le ventre creux, à celle qui est exploitée, et surtout ils ont manifestement "oublié" pourquoi et comment cette exploitation-là est possible et ne se battent plus réellement contre cela.

Parce qu’ils refusent, encore aujourd’hui, et malgré leurs grosses voix, leurs poings serrés, leurs poses de nouveau martiales, ils refusent déjà de mener le combat pour lequel ils se font ou veulent se faire élire pourtant, et payer grassement.

Et que ce combat est d’abord en notre faveur, pour nous, nous le peuple du travail, le peuple des travailleurs, et d’abord, en notre sein, le peuple des usines, des chantiers et des travaux de force, le peuple des ouvriers.

Pas celui d’une "fiction" qu’ils appellent aussi "peuple", sur le mode de définition des universités de droit bourgeoises, et qu’ils ne veulent plus définir (parce qu’ils savent bien que, s’ils le définissent, "ce peuple", ils seront cuits - soit on verra leur mensonge petit-bourgeois, soit ils seront contraints de commencer vraiment à se battre).

J’aimerais savoir, s’ils ont, aujourd’hui, ce qui a toujours fait défaut à "la gauche" face à la "droite", ce que nous avons toujours négligé, reporté à demain, comme si cela devait jaillir d’un "grand soir", c’est à dire un projet politique, une nouvelle conception de la citoyenneté.

L’ont ils ? L’envisagent-ils seulement ?

Je n’ai encore jamais entendu aucun d’eux à ce jour, même le plus sympathique, proposer, par exemple, que la citoyenneté soit fondée non plus sur la nationalité, (cette notion qui est, particulièrement en France, tellement retorse), mais sur le travail, les services rendus à la collectivité...

Qu’ont ils à opposer, autrement qu’en belles phrases et en blabla vrombissant, comme construction politique, face à la démocratie bourgeoise ?

Quelles sont leurs analyses politiques de cette dernière (et non pas des analyses politiciennes, voire, carrément politicardes) ?

J’aimerais savoir comment on "redistribue les richesses" dans leur "république sociale" ou "de progrès", si les exploiteurs sont toujours les mêmes, si les exploités sont toujours privés de réalité politique, et qu’on continue de se contenter d’une pâle représentation du monde du travail ?

Regardez par exemple l’Assemblée nationale !

Où est le monde du travail salarié, majoritaire ? Il est minoritaire, et sa diversité au sein de cette minorité, n’est même pas assurée puisque les fonctionnaires de l’éducation nationale y sont parmi les plus nombreux.

Y a t il à l’Assemblée, des femmes de chez Arena ? Des gars de chez Goodyear ? Des gens des bureaux ? Des postiers ? des Gaziers ? des chômeurs ? des retraités ?...Et pourquoi ce ne serait pas possible ? Et pourquoi on ne se pencherait pas aussi sur ce problème là ? Quitte à multiplier les Assemblées, quitte à les tenir dans les salles des usines ?

J’aimerais savoir s’ils comptent vraiment reprendre et poursuivre le travail du Conseil National de la Résistance ,les bribes jetées par la constitution de 1946, seule tentative, à ma connaissance, de CONSTITUTION (c’est à dire de "contrat social") qui ait placé le TRAVAIL et LE TRAVAILLEUR, au centre de sa théorie politique.

Si la réponse est oui, comment , alors ?

(Parce que les promesses n’engagent que ceux qui les croient n’est ce pas - la pratique du militantisme rend méfiant aussi).

Vont-ils se colletiner enfin la réflexion, l’analyse, la proposition, urgente, de la démocratie prolétarienne, de ses fondements, de ses moyens, ou s’en tenir à la "démocratie sociale" ou "progressiste" petit-bourgeois (i.e. capitalo-compatible), qui calmera les employés et ravira les cadres, passera la brosse à reluire à une certaine frange des directions syndicales pour leur dire "comme ils sont beaux, comme ils font bien", en clair, pour maintenir la "paix sociale" et donc, au fond, ne pas aller à la nécessaire révolution, éloigner de celle -ci (jusqu’à quand ?).

Ils vont refaire le chemin du PS ou pas ?

Je ne ferai pas de procès d’intention.

Mais je dis tout de suite que j’en ai d’emblée ras le bol d’entendre les mêmes conneries que celles qu’on a entendues en 1981 (aujourd’hui on sait que c’étaient des conneries et on sait bien pourquoi, j’espère ,donc on doit le dire) ; j’en ai plein le dos de ces politiques professionnels qui pensent qu’ils savent mieux que moi ce qui est bon POUR MOI !

Qui me contraignent (oui, il y a une contrainte morale, due à une acculturation, qui pèse sur "le militant de gauche") à adhérer à leurs partis pour seulement vaguement "écouter ma voix" (surtout pour me la prendre).

J’en ai ras le bol de monnayer un vague soutien à mes luttes sociales, en tant que travailleuse, par des "voix" sonnantes et trébuchantes, par des "cartes d’adhésion" etc...

Ça c’est un système qui marche sur la tête - où la minorité dirige la majorité, où les mandataires dirigent les mandants...(On va me dire "oui mais là tu es toujours dans le pouvoir, la domination, or, ’le pouvoir est maudit’ - je ne dis pas que c’est faux, on doit en discuter....)

On dirait que toute la gauche, même la plus anticommuniste , est totalement pourrie ,en fait , par les conceptions staliniennes de la politique : "si tu n’es pas du parti, tu n’es pas de gauche. Si tu es un prolétaire qui ne vote pas à gauche, tu es un ennemi de classe", et toutes ces conneries.

Bien sûr il y a "des ennemis de classe" , des vrais, "à gauche" ! J’en ai même rencontré au PCF. Oui.

Mais toutes nos contradictions ne peuvent pas tenir dans ces fausses rhétoriques, toute notre dialectique ne peut pas tenir dans des anathèmes !

Seulement voilà, pour éviter l’anathème, il faut une analyse, une prospective, une construction systémique, il faut pouvoir être suffisamment armé idéologiquement pour ne pas redouter la confrontation et prendre part au débat.

Il n’est pas fini le temps où, si tu n’es pas au parti, tu es un ennemi (politique, de classe...) Et ça, au fond, ce n’est pas qu’au PCF, contrairement à ce qu’on dit.

Parce que "la gauche " est rigoureusement incapable de définir son sujet politique (et c’est pour ça qu’elle ne peut se définir elle même "sérieusement") - elle ne veut pas le nommer, ce sujet, parce qu’elle n’est plus révolutionnaire (entendez : elle ne veut absolument plus l’être).

Or que "la gauche" le veuille ou pas, il y aura toujours une aspiration révolutionnaire profonde dans le peuple du travail, quel que soit le sol sur le quel ils se fait exploiter.

Ici en France ou en Inde, ou en Chine.En Grèce. En Italie.

Elle se manifestera, au besoin contre elle, selon les époques, les circonstances historiques, avec plus ou moins de force, de désir, d’impérieuse nécessité, mais ce sentiment révolutionnaire est au cœur de l’homme exploité.

Cette révolution, c’est celle que fait le bébé quand il marche sans ses parents ; c’est celle que fait l’enfant quand il apprend à lire ; c’est celle que fait l’adolescent quand il fume sa première cigarette ou qu’il connaît ses premiers émois sexuels. C’est aussi celle que fait l’employé qui adhère un jour à un syndicat. Ou la femme battue qui porte plainte.

Cette révolution, c’est celle que pousse à accomplir le désir d’indépendance, le besoin de liberté, la soif de justice et le plaisir de l’évolution, du dépassement, et parfois la nécessité de sa propre préservation ce que j’appelle "instinct de vie".

Il faut savoir donc, si ces "courants" ou "partis" nouveaux ou soi-disant nouveaux, se donnent comme objectif de combattre, aux côtés des travailleurs, ce système qui nous opprime, qui nous névrose, qui nous tient en état infantile, qui nous étouffe, (je veux parler du système capitaliste bien sûr), qui permet à une minorité d’exploiter et de soumettre (à des degrés d’horreur parfois inconcevables) , la très grande majorité d’entre nous ,et de leur voler, en plus les miettes du bénéfice de cette exploitation.

Et quand je dis cela, je mesure la portée de mon propos - je ne parle pas de faire de la figuration, plus ou moins bien, plus ou moins efficacement pour certain-e-s, dans les manifestations ou aux portes des usines non (c’est mieux que rien mais ça ne change pas un système) - non, je parle de faire de vraies propositions politiques pour que les travailleurs puissent s’émanciper eux mêmes.

C’est à dire que je demande si ces "partis de gauche " ont vraiment en tête ce mot magnifique :

"l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes".

 Je complète "Oui, mais A CONDITION que les représentants des travailleurs, les forces politiques qui se sont construites grâce et pour les travailleurs, cessent d’être les premiers obstacles à cette libération véritable".

Voilà la raison de mon courroux, de ma colère quasi permanente, contre les "partis de gauche", et particulièrement en ce moment : pour des tas de raison, ce sont des freins à la libération des travailleurs et ils nous contraignent à devoir nous battre contre des organisations que NOUS (les prolétaires) avons créées, qui NOUS appartiennent, autant que contre celles des patrons -(comme si c’était déjà pas assez difficile).

Alors, c’est extrêmement pénible, mais il faut le faire.

La seule manière de le faire est sans doute de s’organiser sans plus rejoindre aucune force qui ne mette pas notre souveraineté et notre liberté en son cœur (en commençant par se l’appliquer à soi même, qu’on soit adhérent ou pas) et qui ne tiendrait pas un discours sans ambiguïté sur le capitalisme (et non le "néo libéralisme" ou que sais je), le capital, l’exploitation, la propriété privée des moyens de production, la démocratie et la citoyenneté prolétariennes.

De mon point de vue, pour des tas de raisons expliquées souvent ailleurs, ou dans d’autres textes, j’ai dit depuis longtemps que je pensais que par NATURE "la gauche" ne pouvait absolument pas répondre aux exigences politiques qui sont celles des travailleurs socialistes au sens large ( i.e. y compris communistes, anarchistes, anarco-communistes, anarco-syndicalistes) et qu’elle ne peut pas, par essence, susciter ces mêmes besoins dans la majorité des travailleurs.

Je ne pense pas me tromper, et je prends les paris du devenir de tout ce qui sera fondé dans par et sur "la gauche" comme énième échec politique annoncé, à moyen terme, pour les travailleurs.

Peut être qu’à court terme, nous en tirerons quelques bénéfices ( mais ce n’est pas sûr du tout - regardons l’Allemagne - qu’est "Die Linke" par exemple ? Et que change vraiment sa présence et sa soi disant "force" face à la crise ? Ils n’ont même pas été foutus de se mettre d’accord sur un programme au dernier congrès, alors sur un projet politique, vous pensez bien...).

Incidemment donc, et uniquement sur ce "court terme", par contre, j’observe qu’en Grèce, ces derniers jours, la présence affirmée et combattive des différentes forces anticapitalistes et contestataires grecques, même minoritaires, aide les manifestations populaires, et sait accompagner (à de rares exceptions passéistes) les mouvements dits sociaux et sociétaux.

J’observe qu’en Italie où, n’en déplaise à mes amis staliniens, il y a de nouveau un parti des communistes qui s’appelle "Rifondazione COMUNISTA", il y a un très fort noyau de contestation et de révolte, qui manifeste, qui se rassemble, qui se bat contre Berlusconi etc... "bizarrement" depuis que les militants ont élu quelqu’un qui disait "comunismo" plutôt que "sinistra", "rosso" plutôt que "arcobaleno"... et oui c’est étrange....

 J’espère que Ferrero ne "trahira" pas, ou peu, ou le moins possible - mais ... on doit toujours le redouter et être vigilant y compris avec les camarades qui nous inspirent confiance et respect ; on peut craindre, notamment que toute démarche de "parti institutionnel classique" (sur lequel RC est encore construit) soit vouée à l’échec dans le système de la démocratie bourgeoise, s’il n’est pas fondé sur un projet politique alternatif.

Mais je sais qu’il y a des camarades dans ce parti qui, de par leurs expériences différentes du passé, n’ont pas complètement perdu de vue la "democrazia proletaria" et le "portere operaio".

Peut être que, dans les années 70, toutes ces constructions étaient hasardeuses, gauchisantes... sans doute. Mais elles ont le mérite d’avoir existé et de ne pas être mortes.

Avec le temps, avec le développement d’une forme de philosophie politique marxiste, et avec la confrontation à la réalité gouvernementale par les hommes, je pense aussi que toutes ces graines n’ont pas pourri et sont encore vivantes,et meilleures, dans les poings de ces camarades.

Alors voilà, et ce sera ma conclusion, à ce jour, pour l’instant, il n’y a pas un projet politique à long terme, qui nous évite de faire toujours la même erreur : voter pour la droite, qui amènera la gauche, qui ramènera la droite, etc....

Alors, ce projet politique alternatif, pour la démocratie prolétarienne, il faut le construire.

Le construire nous même.

Nul besoin d’être diplômé ou savant - mais on peut l’être aussi. Il suffit de commencer par dire ce que nous , travailleurs, amis des travailleurs, nous voulons. Il faut avoir le courage de dire ce que nous voulons, le courage d’aller au bout des analyses et des raisonnements, d’en tirer les conclusions, d’arrêter de se coucher à mi-chemin.

On ne repart pas de zéro non plus, nous avons deux filiations théoriques que j’ai rappelées plus haut.

Et ensuite, il faut l’imposer, y compris l’imposer aux soi-disant "forces de gauches", par tous les moyens, et dire à tous ces partis : c’est nous qui sommes souverains, pliez vous ou battez vous.

Et puis l’imposer, l’arracher, par tous moyens, aux forces de droite et derrière elles, aux capitalistes - Autre paire de manche....Mais à cœur vaillant, rien d’impossible.

Voilà mes camarades,

Salutations de combat



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Commentaires de l'article
IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
16 décembre 2008 - 13h38 - Posté par km1883

Voilà la raison de mon courroux, de ma colère quasi permanente, contre les "partis de gauche", et particulièrement en ce moment : pour des tas de raison, ce sont des freins à la libération des travailleurs et ils nous contraignent à devoir nous battre contre des organisations que NOUS (les prolétaires) avons créées, qui NOUS appartiennent, autant que contre celles des patrons -(comme si c’était déjà pas assez difficile).

C’est la loi du genre que nos créations humaines nous échappent de son point de vue singulier. Cela ne va jamais dans la direction que chacun souhaite.

Tu créerais un parti à toi toute seule que tu serais sans doute en désaccord avec le toi-même de la veille.



IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
16 décembre 2008 - 16h05 - Posté par

Slt

J’aime bien cette touche d’humour (même acerbe) - oui ce que tu dis est juste.

Seulement je ne parle pas de "désaccord" même virulent avec des ou les partis de gauche. Je ne parle pas du point d’une volonté qui se souhaiterait toute-puissante et sans conteste.

Je parle de pbs de fond, qui me semblent réels, de divergences radicales. Je parle d’un MANQUE (en tout cas, ce qui de mon point de vue, semble un manque, un vide).

Je n’ai absolument pas la prétention d’être une "parole universelle de vérité". Je donne un point de vue . Je livre une analyse, une réflexion. Évidemment ,je cherche à convaincre, (et non à séduire) non pas que j’ai raison, mais que mon point de vue est juste dans les grandes lignes, au moins.

N’étant pas "géniale" le point de vue que je livre ne peut être que partiel, incomplet, imparfait... Mais il a le mérite d’exister et ce que j’aimerais c’est que le plus possible d’entre nous , où qu’ils se situent, prenne cette problématique du sujet politique à bras le corps. Y compris (justement) pour "m’apporter" la contradiction.

Voilà.

Ce n’est pas parce que mon discours est ferme et qu’il reflète des convictions, des désirs, que je le prends pour la réalité et que je crois qu’il ne doit exister que cela.

Seulement j’aimerais que l’on me démontre quand même que j’ai tort sur ce seul point : il n’y a pas de projet politique "à gauche". On peut habiller un programme, un ensemble de mesures, souvent économiques, fiscales, financières, du nom de "communiste" ou "socialiste" ou "progressiste", je ne vois pas ce projet.

Et quand je lis la base commune définitive du PC par exemple, je vois qu’elle tient compte, par endroits du désir de projet politique de nbx camarades, souvent minoritaires, (car quand même ce désir, cette nécessité, je ne suis pas la seule à les exprimer !) mais qu’elle n’en a pas fait son objet central.

Qu’on est très en deça de ce qu’il faudrait. Pour le "PG" de mon point de vue c’est la même faiblesse "congénitale".

Pourtant, c’est fondamental - car la question c’est aussi quel projet politique on peut opposer au projet politique capitaliste, qui existe ! MArx et Engels disaient que toute l’histoire a été l’histoire de la lutte des classes, et c’est indéniable.

Mais je rajouterai que toute l’histoire du capitalisme a consisté jusqu’à nos jours à construire, puis à affermir, un projet politique (ce qui n’est pas un "projet de société" - ça de mon point de vue c’est un peu de l’utopie) qui lui permette de survivre en tant que mode d’exploitation des prolétaires par les capitalistes...

Peut on en dire autant de l’histoire du socialisme au sens générique du terme ?

Non. Qui a réfléchi ,"en communiste", en socialiste, sur les questions de souveraineté, de citoyenneté ,de constitution, de régime politique etc, en Europe, en France ? C’est une chose qui me trouble beaucoup - les "penseurs de la Loi", les penseurs de la Politique, de la Constitution, sont presque tous du côté du capitalisme.

On s’en est tenu à un objectif, une conséquence ( qu’il ne faut pas mettre au placard, au contraire !) celui de "la disparition de l’Etat". Mais le chemin, d’ici à là est inexistant.

Il serait utile par exemple, aussi, pour avancer, de disposer d’analyses politico-juridiques du système soviétique, du système cubain etc....de leurs constitutions. De voir comment le "sujet politique" a té conçu, traduit...articulé. A part Duverger ( qui n’était pas un progressiste loin s’en faut et qui a eu un passé plutôt sulfureux) il y a peu de réflexions là dessus. Peu de "publicistes" sont des "marxistes" aujourd’hui et c’est étonnant.

Le seul que je voie aujourd’hui qui traite de ces questions en France en tout cas, c’est S. Kouvélakis. G. Gastaud aussi, dans une certaine mesure, s’efforce d’avoir ce type de réflexion d’analyse.

Au Canada, i l y a plus de réflexion sur ce sujet. En Italie, il y a eu des pages de Gramsci.

On peut se demander pourquoi il y a ce manque, et aussi, le déplorer et tenter d’y remédier.

Parce que ça rejaillit directement ,cette absence de pensée politique "marxienne", sur les questions d’organisation des luttes et des "partis", et ça fait le lien entre la controverses Lénine/Luxemburg, et ce qui se passe aujourd’hui.

Fraternellement

LL


IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
16 décembre 2008 - 17h17 - Posté par

Non. Qui a réfléchi ,"en communiste", en socialiste, sur les questions de souveraineté, de citoyenneté ,de constitution, de régime politique etc, en Europe, en France ? C’est une chose qui me trouble beaucoup - les "penseurs de la Loi", les penseurs de la Politique, de la Constitution, sont presque tous du côté du capitalisme.

Et les "penseurs" de droite ne se privent pas pour tenter de nous démontrer que le capitalisme a plus fait pour l’enrichissement individuel avec une foison de magasins remplis de produits, que le socialisme en URSS et ses longues files d’attente devant des magasins pratiquement vides. (démonstration faite à la TV, il y a quelques semaines).

Il est vrai que le niveau de vie n’a pas été le même, mais il est vrai aussi que la solidarité, l’entraide entre les citoyens a été beaucoup plus forte dans la zone communiste que dans la zone capitaliste occidentale qui a vu perdre au fil du temps cette entraide si précieuse, si réconfortante qui est le ciment d’une société. Tout dépend de l’importance accordée soit au matérialisme, soit au lien social.

C’est en comparant en toute objectivité les deux modes politiques, tant au niveau matériel que social, voire psychologique qui fera avancer la réflexion pour trouver enfin le bon chemin qu’il convient de suivre pour mieux vivre ensemble le temps qui nous est imparti.

On s’en est tenu à un objectif, une conséquence ( qu’il ne faut pas mettre au placard, au contraire !) celui de "la disparition de l’Etat". Mais le chemin, d’ici à là est inexistant.

"La disparition de l’Etat", c’est un vieux rêve de l’anarchisme, sauf que personne ne précise jamais qu’il se décline aussi bien à gauche qu’à droite, parce qu’il véhicule la liberté totale de l’individu de choisir sa voie et sa vie. Sauf que je constate que pour vivre véritablement l’anarchisme il faut être très riche. Il y en a dans le show biz comme un Léo Ferré ou un Jacques Dutronc. C’est donc pas à la portée de tout le monde. Il semblerait que la liberté ait un prix.

Comme tout tourne autour de l’argent (pour payer sa nourriture, etc, donc source de substitution de liberté comme au temps de Cro-Magnon), du bien-être individuel, il s’avère, comme diront certains, que le capitalisme c’est bien quand tout va bien, et que le communisme-socialisme c’est mieux quand tout va mal, quand les humains crèvent de faim et de soif par manque de travail. Il faut travailler pour vivre, c’est aberrant mais c’est comme ça dans nos sociétés organisées, civilisées, sinon ça serait le bazar, la guerre entre tous.

Il y a donc sûrement un espace qui n’attend que d’être investi pour concilier liberté et assouvissement des besoins vitaux individuels comme collectifs. Il faut des penseurs, des intellectuels qui veuillent débrouissailler le parcours, ainsi que l’apport de la réflexion des citoyens.


IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
16 décembre 2008 - 13h50

Et c’est reparti pour un tour ! ! ! ! ! !

RC31



IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
16 décembre 2008 - 16h34 - Posté par

Super ta réflexion RC 31 ! Merci - on progresse.

Ben tu sais t’es pas obligé de lire (je crois d’ailleurs que tu ne lis pas - tu fais comme certains sur ce type de sujet , la "chasse à la louve")

et note que t’es même pas obligé d’être ici...

A part ce type de réaction hystérique, t’as quoi à dire sur le sujet de fond ?


IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
16 décembre 2008 - 16h00 - Posté par jean-claude coualan

CAMARADE ELODIE,

Savais-tu que depuis pas mal de temps je t’ai à l’oeil : mine de rien, j’observe ici la progression de ton cheminement.
Rassures-toi, jusqu’ici, et bien qu’il ne doit plus me rester qu’un demi neurone, j’arrive à te suivre sans avoir encore à te demander de numéroter les lignes de tes textes ( méthode qui semble avoir emballé le sénateur MELENCHON présent au congrès du PCF).

Ainsi donc, après ton coup de gueule à l’intention des responsables situés à gauche de l’échiquier politique, tu en viens à la nécessité d’un projet politique émanant de l’union à la base des communistes, projet supposé s’imposer à certaines organisations (grosso modo du PCF au NPA ?).

Personnellement, j’ai bien conscience que l’indispensable union, que j’appelle pour ma part "rassemblement à gauche",ne saurait se faire sans projet politique commun : suffit de se souvenir des collectifs antilibéraux ( l’est où BOVE ?) ou de constater sur BELLACIAO le niveau d’union partagé par des communistes divers et variés.Comme il suffit de constater qu’à gauche, tous veulent rassembler....autour d’eux ! Ce qui est la négation du rassemblement.

Alors, comment s’y prendre pour que la volonté d’union, de rassemblement, vienne de la base, sur un projet politique clai et net, qu’elle puisse s’imposer aux partis et chapelles sensés s’en saisir ?
Le tout dans l’urgence vu la situation de crise bien réelle, et de fascisation plus que latente.

Bises fraternelles ELODIE, et à vos claviers camarades



IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
16 décembre 2008 - 16h06

lotta continua....

voila bien longtemps.....
il est des instants qui ne vieillissent et ne meurent jamais .

Makhno



UNION ????
16 décembre 2008 - 16h08 - Posté par andré

Union ? va dire ça à Robert HUE. ( et à ceux qui partent )
L’union des communistes s’est faite dimanche soir a la défense.



UNION ????
16 décembre 2008 - 16h27 - Posté par

L’union des communistes s’est faite dimanche soir a la défense.

André, si c’est ce que tu penses ça te regarde.

Je pense qu’un parti qui ne compte plus que quelques 30.000 adhérents actifs réels (je le déplore mais c’est la mauvaise nouvelle de ce 34 ème congrés) ne peut pas prétendre englober "tous les COMMUNISTES".

Tout le monde sait que le premier parti communiste de France c’est celui des "ex" et des "sans carte" , à part toi manifestement...

Par ailleurs le côté soit vous êtes dedans et on travaille ensemble, soit vous êtes dehors et on ne travaille pas ensemble est totalement voué à l’échec !

Qui pourra m’expliquer pourquoi la moindre intervention théorique dans des champs qui échappent au PC ou qu’il a délaissés, suscite tjs de telles prises de positions défensives et agressives ?

Il y a des MILLIONS De travailleurs en FRance ! T’es pas sorti de l’auberge - à moins que par "dictature du prolétariat" tu entendes en réalité dictature d’une minorité du prolétariat (les membres du PC ) sur la majorité des autres ? Si c’est ça, c’est sans moi.

Alors bon, moi je ne force personne. Personnellement je n’ai AUCUN mais alors AUCUN problème à continuer de travailler avec des camarades qui ont fait le choix eux de rester au PCF (ou qui sont ailleurs, ou nulle part) - j’ai l’impression en revanche que l’inverse n’est pas vrai. Et je ne parle pas de moi en particulier... Enfin bon, bref, faites donc votre cuisine électoraliste avec Mélenchon et le PS, continuez à prendre vos désirs pour des réalités...

Je n’ai même pas besoin de me battre contre "vous", c’est le "cours de l’hsitoire", ces "fameuses masses" que le PC prétend encore représenter, qui le fait à ma place. En revanche ne comptez pas sur nous pour vous porter la soupe. vous irez la chercher te la cuire vous -même - et rira bien qui rira le dernier. Enfin si tu t’identifies aux "chefs" à ce point, c’est grave. Tu deviens co-responsable de leurs fautes.

Bonne route.


UNION ????
17 décembre 2008 - 11h22 - Posté par

à moins que par "dictature du prolétariat" tu entendes en réalité dictature d’une minorité du prolétariat (les membres du PC ) sur la majorité des autres ? Si c’est ça, c’est sans moi.

La Louve tu deviens anar.

Voilà, la question de fond, tu viens de la poser : "dictature d’une minorité du prolétariat sur la majorité des autres". En fait, c’est toujours la même histoire, il y a toujours quelqu’un (s) pour se poser en chef (s), faire travailler les autres, et se partager le gâteau égoïstement, en bernant ceux qui l’ont fabriqué.

La question fondamentale serait plutôt : "quelle autre politique pour qu’il en soit autrement, une bonne fois pour toutes" ?


UNION ????
16 décembre 2008 - 16h52 - Posté par

L’union des communistes s’est faite dimanche soir a la défense.

Comme le scorpion, mon frère,

Tu es comme le scorpion

Dans une nuit d’épouvante.

Comme le moineau, mon frère,

Tu es comme le moineau

Dans ses menues inquiétudes.

Comme la moule, mon frère,

Tu es comme la moule

Enfermée et tranquille.

Tu es terrible, mon frère,

Comme la bouche d’un volcan éteint.

Et tu n’es pas un, hélas,

Tu n’es pas cinq,

Tu es des millions.

Tu es comme le mouton, mon frère,

Quand le bourreau habillé de ta peau

Quand le bourreau lève son bâton

Tu te hâtes de rentrer dans le troupeau

Et tu vas à l’abattoir en courant, presque fier.

Tu es la plus drôle des créatures, en somme,

Plus drôle que le poisson

Qui vit dans la mer sans savoir la mer.

Et s’il y a tant de misère sur terre

C’est grâce à toi, mon frère,

Si nous sommes affamés, épuisés,

Si nous somme écorchés jusqu’au sang,

Pressés comme la grappe pour donner notre vin,

Irai-je jusqu’à dire que c’est de ta faute, non

Mais tu y es pour beaucoup, mon frère.

Nazim HIKMET, 1948.

Makhno


UNION ????
16 décembre 2008 - 18h09 - Posté par Roberto Ferrario

Mais Andre ou La Louve parle de Robert Hue ???

"L’union des communistes s’est faite dimanche soir a la défense."

A sa c’est fort, je me pisse de rire la... le PCF lui même n’est pas arrive a unir tous ces propre adhérents et la tu me parle carrément de "tous les communistes"...

bof tu a le droit de rêvé, moi je trouvé plus des communistes en dehors du PCF et çà c’est un vrai problème...

Le texte de la Louve cherche de donne des piste a la recherche des solutions et toi au lieu de débattre tu te limite dans la méprise...

Dr
Furioso


IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
16 décembre 2008 - 16h39

Well !!!

Tout ce que tu as décrit on peut dire que ça correspond à ce que pensent et subissent des dizaines de milliers de camarades qui fontface à cette situaton fermée depuis une ou deux décennies.

Le problème ne viens pas tant de l’incapacité de créer un projet politique. Je pense que celui-ci est déja en gestation dans la pratique sociale actuelle et dans les conclusions qu’en tirent les victimes du Capitalisme mondial.

Le problème est bien dans la connexion entre ces victimes pour mettre sur la table et affiner, puis populariser les conclusions de la totalité des réflexions et décisions.

Or pour ça et pour que ça puisse se faire il faut OBLIGATOIREMNT une structure.

Qu’elle soit horizontale à l’image des "Soviets" ouvriers ou verticale comme c’était le cas jusqu’à aujourd’hui dns le PCF et dans la majorité des partis dits "de gauche" cette structure est indispensable comme le corps vivant est indispensable comme soutien et contenu de la pensée humaine.

Le pire des "crimes" à attribuer à tous ces Partis, ces Syndicats, qui n’ont jamais cessé de trahir les aspirations de leurs militants et qui ont démontré leurs incapacités notoires quand ça n’est pas leur collaboration, c’est bien le fait que leurs actes ont imprégné une méfiance farouche envers tout ce qui ressemble à une structure constituée.

Alors on pourrait dire : "Voyez pourtant nous sommes ici à en discuter". Mais ici on est sur un terrain virtuel, épié en permanence par ceux qui sont nos pires ennemis. Et lorsque je parle ou écris sur le Net j’ai l’impression de raconter mes secrets d’alcôve au milieu de la Place de l’Etoile. Et en plus il n’y a que quelques personnes qui peuvent intervenir. 80% des intéressés, au moins, sont "out of line".

Donc, même si je souscris à la majorité des idées que tu exprimes, je me permettrai de dire qu’il ne suffit pas de mettre au point un "bon" programme révolutionnaire, il faut aussi trouver le moyen de le populariser et l’affiner avec TOUS les intéressés. Sans querelle de chapelle aucune.

C’est faisable à la base, au niveau d’un quartier ou d’un village, ou même d’un club sportif.

Dès qu’on dépasse ces limites il FAUT obligatoirement une structure, officielle ou non.

Et réussir à a en créer une qui reçoive la confiance de tous les intervenants, sans arrière pensées, ça va pas être gagné du premier coup.

Fraternellement,

G.L.



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18 décembre 2008 - 13h49 - Posté par Sarkomance

C’est plein de bon sens tout ça...


IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
16 décembre 2008 - 17h02 - Posté par Benji

Il faudrait surtout face à l’urgence une union des nationaux face aux euro-libéraux au pouvoir depuis 25 ans sans discontinuité.



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16 décembre 2008 - 17h11 - Posté par

Il faudrait surtout face à l’urgence une union des nationaux face aux euro-libéraux au pouvoir depuis 25 ans sans discontinuité.

Une "union des nationaux" ? A bon ? Ça veut dire quoi pour toi ? Désolée pour moi un bourge reste un bourge, qu’il soit Français et (soi disant) anti européen (c à d en réalité souvent veut créer une "nation européenne"), m’importe peu. Ce sont des ennemis.


IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
16 décembre 2008 - 17h45

Je partage tout à fait la teneur de ce texte mais il ne faut pas non plus prendre ses rêves pour des réalités, la réalité est que les luttes à de rares exceptions sont minoritaires depuis au moins 30 ans, 8 millions des ménages sont surendettés avec pavillon individuel et 4X4 dernier modèle etc... remboursable en 30 ans, voir plus, je n’ai pas à juger mais quand le brave syndicaliste que je suis passe derrière pour proposer la grève, ben il faut me démerder avec çà, j’en suis le premier navré mas camarades mais là voilà la réalité sur le terrain, alors d’accord pour l’unité mais il va falloir que les prolos se bougent un peu le "cul" !....

Fraternellement.

Bernard CGT



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17 décembre 2008 - 16h50 - Posté par Sarkomance

Pour que les prolos se bougent le cul comme tu le dis si bien monsieur le syndicaliste, sincère je l’espère, il faudrait peut-être penser, avant de payer ta cotisation, à mettre ton pied au fion de celui qui ne bougera jamais le sien pour faire avancer l’opposition. Tu vois de qui je veux parler ? ON REGRETTE LOUIS VIANNEY A LA CGT ? Si non, c’est grave...


IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
16 décembre 2008 - 18h12

Marx qui a dit des chôses fort justes et d’autres moins utilisait les mots d’une façon extremement precise :ainsi chere louve quand tu écris :

"C’est à dire que je demande si ces "partis de gauche " ont vraiment en tête ce mot magnifique :

"l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes".

Je complète "Oui, mais A CONDITION que les représentants des travailleurs, les forces politiques qui se sont construites grâce et pour les travailleurs, cessent d’être les premiers obstacles à cette libération véritable".

tu n’as pas à compléter car la phrase se suffit à elle même.
Marx ne dit pas "lémancipation des stravailleurs sera l’oeuvre de leurs organisations"

Non il dit bien ...." l’œuvre des travailleurs eux-mêmes."
C’est à dire que Marx se méfie déja de la sclérose des structures .

Et apres plus d’un siecle de mouvement ouvrier le débat Bakounine/Marx est tranché par la vie
Malheureusement c’est bien Bakounine qui a vu juste,je dis malheureusement car cette leçon le prolétariat l’a payée avec son sang .

Damien



IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
16 décembre 2008 - 20h02 - Posté par

Un congrès à La Défense et non pas à Flins, par exemple ou à Lens, ou à Calais ou à Fumel... C’est significatif d’"une posture" électoraliste de la direction du PCF vis à vis des couches moyennes de la population, d’ailleurs il suffit en effet de voir la direction reconduite, obligée certes de se "diversifier" un peu, pas trop, malgré le verrouillage à la source de la préparation du congrès, et poursuivre comme si de rien n’était la préparation des Européennes.
Désireux de quitter ce parti, qui malgré tout par défaut de ligne précise, permet une certaine autonomie des sections, j’en discute avec un vieux camarade qui m’engueule en me disant qu’il a toujours connu des bureaucrates, des ambitieux, des arrivistes à la tête du Parti et que partir c’est leur laisser la place sans combattre. Ces "camarades" profitent d’un vide, d’un manque d’activité de la base, absence totale d’analyse politique compensée par des sondages d’opinion :( Stéphane Rozès de l’entreprise CSA) remplaçant " le retour d’en bas") et surtout utiles pour les élections.
Bon je réfléchis : rester ou non dans un parti patchwork comme la gauche toute entière ? Prendre notre autonomie et nos distances avec ceux qui tirent profit pour leur compte personnel de la nouvelle écoute des salariés et de la population à notre égard et nous mettent sur le dos leurs échecs ? Les laisser à distance, les mettre en minorité chaque jour dans l’action ? Ne plus leur permettre de traiter dans notre dos les problèmes qui nous regardent.
Les difficultés de la diffusion de l’Huma, malgré son "ouverture" à des secteurs de plus en plus droitiers de la gôche est un signe : c’est bien parce que notre presse n’est pas assez communiste, trop conformiste, trop réformiste qu’elle décline, car notre Peuple a besoin de résister, de combattre, de s’exprimer sur ses attentes sur leurs lieux de vie, de travail et de lutte.
C’est la vie qui commandera, c’est elle qui leur imposera le respect, or la vie c’est le mouvement et pour les Communistes, la Jeunesse de gauche est un formidable coup de fouet pour l’action, pour la réflexion mais les jeunes ne sont pas une classe sociale, je ne supporte pas que la jeunesse soit utilisée pour perpétuer les dominations qui traversent aussi les partis y compris le PCF. Voir le sort des dirigeants autoproclamés des luttes étudiantes et lycéennes dans le PS par exemple.
Les "identitaires" du PCF, "orthodoxes", "nostalgiques" ou autre nom d’oiseau ne sont pas loin de là tous des "Staliniens" (cela ne veut rien dire pour les Communistes de ma génération), ils veulent un outil pour mener sans faiblesse la guerre au Capitalisme avec des Communistes autonomes dans leurs réflexions, décisions, leurs actions au service des autres, le Parti se doit de les soutenir et se mettre au service de toutes luttes d’émancipation. Cela dit , je partage les interrogations d’Elodie : les Communistes sont là pour combattre l’exploitation de l’Homme par l’Homme et non le "libérer" : qu’il s’émancipe lui-même par la lutte avec nous.


IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
16 décembre 2008 - 22h11 - Posté par

Ah Damien, je crois que tu éxagére, le verdict sur Bakounine a été rendu en 1871, compare la durée et l’impact de la commune de Paris à celle de Lyon.

Marx se méfiait des structures quand elles tendent à créer un couche privilégiée dans la classe ouvrière qui tendra forcément à se transformer en authentique classe d’exploiteurs. (Cf. les staliniens qui se sont reconvertis en capitalistes dans les années 90).

Maintenant tu peut avoir un ensemble de "spécialistes" qui se chargent de certaines tâches de gestion, de représentation politique, si tu t’assure qu’ils ne formeront pas une couche distincte en posant quelques régles simples comme l’alignement de leurs revenus sur ceux des ouvriers, des obligations de transparence (dans un sens bien plus large que ce que fut la glassnost), la révocation possible sur initiative populaire... bref tout ce qui était en bonne voie en Russie avant que l(es)’opposition(s) de gauche ne soient liquidée.

Après tu peut répondre que cette liquidation était en germe dans l’acceptation d’une certaine violence par Lénine, je ne le crois pas : la violence dont parlait lénine se faisait toujours à visage découvert, en laissant la classe ouvrière juger sur piéce, et ne visait pas à concentrer l’essentiel des biens produits entre les mains d’ne minorité, le stalinisme c’est totalement différent.


IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
17 décembre 2008 - 09h26 - Posté par

je ne crois ,pas que j’éxagère ,en effet la commune de Paris est aussi le fait de libertaires et c’est cela qui la fait vivre

Ensuite la question de la durée n’est pas un critére suffisant pour rendre compte de la nature d’une révolution.

Jules Valles dans l’insurgé montre bien la blocage du centralisme,d’une certaine forme de sclérose dans le comité central de la commune et a une nette préférence pour le refus du pouvoir .

Certes une cohérence ,une vue d’ensemble sontt nécéssaires mais les tendances à l’autonomisation des structures décisionnaires est une constante dans l’histoire des révolutions.

Aussi au lieu de corriger ,il vaudrait mieux ,je pense ,des le début refuser que des structures parlent au nom du peuple .

quoi qu’il en soit Marx,dans sa phrase n’emploie pas le mot syndicat ou parti mais bien celui de "travailleurs eux mêmes".

C’est instructif

Damien


IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
17 décembre 2008 - 11h56 - Posté par

Je n’evisageait pas les syndicats ou partis comme quelque chose de positif, mais sans organisation qui a un moment donné dis "finis les débats voilà ce qu’on en attendant de voire la suite !" et bien on se retrouve comme les travailleurs de barcelone en 37 ou la CNT n’a pas voulu appeler à prendre le pouvoir et s’est fait décapiter. (heureusement qu’il y avait les amis de Durruti pour sauver l’honneur de l’anarchisme et les trotskyste pour sauver celui du communisme mais ils n’étaient pas assez nombreux comparés à la CNT et aux stals).

Quand tu parle d’autonomisation c’est ca qui me titille : on se glorifie de son petit pouvoir local et on laisse la situation de dualité du pouvoir perdurer jusqu’à ce que la bourgeoisie soit en mesure de contre attaquer.

Pour la commune je parlait d ela durée ET de l’impact (la mémoire que ca a laissé, l’influence sur les tentatives suivantes) Il y avait aussi un certain élément anar à Paris bien sûr.


IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
18 décembre 2008 - 15h20 - Posté par

La louve je crois te saisir,aussi je précise que je suis totalement acquis au principe d’action concertée,de stratégie globale,et de théorie révolutionnaire qui implique une action d’une classe et non l’addition d’agissements de groupes sans vision d’ensemble.

Oui il faut que la décision de "prise du pouvoir" soit prise "quelquepart" et c’est ce qui me fait critiquer l’anarchisme concret ,celui de Barcelonne 37.

les anarchistes espagnols feront une revision déchirante de leur théorie en participant au gouvernement.

En revanche l’action des masses ne doit pas être sous dépendance d’un parti.
une classe sans parti ne fera jamais la révolution,mais une classe inféodée à un parti se fera voler sa victoire
Je dis pouvoir ,mais il est bien évident que c’est de toute structure d’obéissance dont il s’agit.
Entreprise,parti,etat,syndicat etc ...

la structure mentale d’obéissance est un obstacle majeur à la révolution.
regardons autour de nous,et pas seulement Bellaciao,he bien c’est pas trés encourageant...
grogner..oui,agir...c’est plus problématique.
Le contraire d’intelligence n’est pas sottise,c’est obéissance.

C’est en ce sens que nous devons être libertaires

Damien


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17 décembre 2008 - 11h38 - Posté par paul

eh ben dites donc ! ça en soulève des passions !

bon : je pense que le truc central dans tout ça est la fondation d’un projet de société sur la reconnaissance du travail comme fondateur de toute société.

donc que le problème est effectivement que le travail soit au centre de la "valorisation" de toute relation humaine.

que le travail ne soit plus l’activité justifiant le pouvoir de domination des uns sur les autres, que l’on ne travaille plus pour valoriser la croyance du plus fort en la hiérarchie de valeurs qu’il impose à autrui, que donc on ne valorise plus la domination, mais la participation active à la collectivité par une activité de transformation de matière ou d’information, donc du travail.

qu’on reconnaisse aussi que ce n’est pas le travailleur qui impose son offre de travail sur le marché, mais que c’est l’employeur qui subordonne un travailleur à utiliser son énergie à son autorité et à la valorisation non pas de sa transformation de matière ou d’information effective, mais à la valorisation de l’autorité de celui qui subordonne et aliène.

donc, il y a là aussi une ré-éducation sociale à pratiquer dans toutes les consciences : on ne travaille pas pour se valoriser de sa puissance relative mais pour participer à la structure solidaire collective sans laquelle on ne pourrait ni travailler ni vivre en dehors du travail.

je souhaite un projet de société dans laquelle ce ne sont pas seulement les structures que l’on re-fondationne mais aussi les mentalités.

car actuellement, tout travailleur conscient de l’interdépendance à laquelle il participe est conscient aussi de se prostituer et de participer à quelque chose qui l’aliène ! Il participe en tant que mercenaire, schizophrène, à son propre esclavage, sa propre exploitation en reproduisant de fait la mentalité de subordinnation des uns aux autres.

par ailleurs, les scléroses ou perversions des structures de représentations politiques sont effectivement incontournable : car elles sont un moyen évident de valorisation des ambition personnelles. et je ne suis pas sûr que de proposer que les nouvelles structures soient composées de bénévoles dont les frais ne seraient pas même remboursés écarterait le risque de détournement des ambitions égoïstes et vaniteuses.

Il me semble donc important, incontournable, nécessaire et indispensable de non seulement repenser le projet de société autour de la notion de participation active de chacun à l’interdépendance de la société et aussi et surtout de repenser tout la morale, l’éthique de la société autour de la notion d’interdédendance, de non-libre arbitre contraint par les circonstances interdépendantes et donc de se libéré de la fausse notion de liberté qui est actuellement dans les conscience et justifie la loi de tous les égoïsmes dominateurs.

paul



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17 décembre 2008 - 14h39 - Posté par

car actuellement, tout travailleur conscient de l’interdépendance à laquelle il participe est conscient aussi de se prostituer et de participer à quelque chose qui l’aliène ! Il participe en tant que mercenaire, schizophrène, à son propre esclavage, sa propre exploitation en reproduisant de fait la mentalité de subordinnation des uns aux autres.

mmm, Paul, je bois du petit lait.

Nous participons à notre propre esclavage, ne serait-ce qu’ en hésitant à descendre dans la rue lors de manifs, de grèves pour défendre légitimement nos intérêts de classe, car Sarkozy et le Médef, les bandits, nous tiennent par les c. (dsl), surtout ceux qui sont en situation précaire et surendettés (il contrôle les chiffres à l’Elysée). Il a suffit de voir hier soir sur la 2 dont le sujet était "la précarité", l’ensemble du plateau composé essentiellement de femmes invitées, en situation "de misère", pleurer à chaudes larmes sur leurs situations catastrophiques. C’est terrible de voir un tel spectacle de la misère, de la pauvreté, déclenché par la minorité de dominants qui exploitent la majorité sans aucuns complexes, surtout fermer les yeux sur les conséquences de cette mise en paupérisation qui tend à se généraliser.

Sarkozy l’a dit et affirmé, il craint un "affrontement social". C’est d’ailleurs pour cela, pour anticiper, qu’on trouve comme par hasard de la dynamite dans un grand magasin parisien très fréquenté, histoire de justifier un redéploiement policier dans toutes les grandes villes, justement là où ont lieu actuellement les manifs de lycéens, de profs et de parents, et en 2009 l’ensemble des salariés et chômeurs.

Je me demandais comment il allait s’y prendre pour tenter de contrer le mécontentement populaire qui enfle, j’ai la réponse depuis hier soir.

Voilà un exemple de domination politique qu’il faut à tout prix bannir définitivement de notre démocratie qui est baffouée à plus d’un tittre. C’est trop insupportable de se savoir manipulé par le pouvoir en permanence.


IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
17 décembre 2008 - 15h41 - Posté par Sarkomance

Salut Louve.

Il est difficile de ne pas se sentir en phase avec tes opinions, mais j’aimerai toutefois rappeler que c’est la société dans son ensemble qui est en train de péricliter.
Tous les pays de l’union européenne étant embarqués sur le même bateau !
Ses gouvernements, plus ou moins mafieux, se savent protégés par la pègre internationale qui tire les ficèles (Sarko adoubé par la Bush familly quand même ! ! ! ).
Aucun changement politique n’existera sans une solidarité INTERNATIONALE sans faille !
Prenons exemple sur l’Amérique Latine qui se libère du joug américain après 500 ans de massacres et d’esclavagisme pendant que "la vieille Europe" s’y enferme par la volonté de ceux qui ne voudront jamais rien changer.
C’est comme vouloir arracher un os à moelle de la gueule d’un molosse...ils ne voudront jamais rien lâcher.
Si on veut s’en sortir, il faut tout changer de bas en haut. Comment ?
Déjà remettre en cause toutes les inepties pseudo philosophiques qui ruinent nos actions et nos pensées. TOUT REMETTRE EN CAUSE !
Galilée a renié ses idées (certitudes !) pour éviter d’être exécuté...
"et pourtant elle tourne ! ! ! "
Quelle est la véritable place de l’homme sur la terre et rôle sur l’environnement ?
Celle de laisser crever la planète mère nourricière et tous ceux qui n’ont pas les moyens de se défendre des prédateurs du fric (VOLEURS ! ! !) ?
La nature est plus intelligente que nous et on voudrait nous faire croire le contraire ?
Ces exterminateurs ne croient en rien, surtout pas aux valeurs et folies qu’ils diffusent dans l’intention avouée de multiplier leurs profits.
Pauvres cons quand ils vont tout perdre ils n’auront toujours pas compris, y compris le prix de leurs propres vies...

L’avenir appartient à ceux qui se louveteau Osémy. Continues à écrire et surtout, pour l’Histoire future, ne perd rien !



IL FAUT UNE UNION DES COMMUNISTES AUTOUR D’UN PROJET POLITIQUE
17 décembre 2008 - 17h20 - Posté par Sarkomance

Juste une petite précision.
Si dans mon post précédent je fais référence à un changement de mentalité et de réflexion pour en arriver à parler de Galilée qui disait que la terre, ronde, tournait autour du soleil et non l’inverse (il avait pourtant raison avant trois siècles d’obscurantisme le bougre !), c’est qu’il y a quand même une raison non ?
Le mouvement des planètes autour du soleil imite le mouvement de nos atomes...il y a quand même "matière" à réflexion non ? Mais il ne faut surtout pas y faire allusion au risque de passer pour un con, un point c’est tout !
Nous devons nous rapproprier la connaissance et le savoir qu’ils nous ont dérobé ! ! !
Ils font en sorte que plus personne ne croit en rien en manipulant tout pour pouvoir mieux nous contrôler ! ! !
Et ça marche avec leur star-arnacadémie, et le bétail meugle...





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Contre le travaillisme , une gauche de RTT 32 H et de retraite à 60 ans.
mardi 10 - 23h01
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Deuxième journée de grève : le nombre de manifestants dans 50 villes
mardi 10 - 17h50
3 commentaires
Les manipulations de macron, pour "piller" , nos retraites révélées au grand jour
lundi 9 - 20h13
de : nazairien
5 commentaires
Delevoye et le think tank "Parallaxe"
lundi 9 - 13h59
de : Mat
2 commentaires
Les liaisons troubles de Jean-Paul Delevoye avec le milieu de l’assurance !
lundi 9 - 11h43
de : lullal
6 commentaires
Emission - Grève SNCF : Cheminots et cheminotes luttent pour tout le monde !
lundi 9 - 11h14
de : Emission Polémix et La Voix Off
(video) Pour gagner : « reconduction, auto-organisation, généralisation » de la grève
lundi 9 - 07h13
2 commentaires
Grève : le scénario catastrophe d’un "lundi noir" se précise, la RATP et la SNCF alarmistes
dimanche 8 - 19h08
de : nazairien
Le labyrinthe.
dimanche 8 - 16h14
de : L’iena rabbioso
(video) « Nos camarades de la SNCF et la RATP ne veulent pas de chèques, ils veulent qu’on fasse grève avec eux »
dimanche 8 - 16h06
Convergence des luttes : 5 décembre : les manifs dans plus de 45 villes en France ! à suivre... (vidéos)
dimanche 8 - 11h37
de : nazairien
6 commentaires
LA TERRORISATION DÉMOCRATIQUE
dimanche 8 - 11h31
de : Ernest London
Jamais 2 sans 3
samedi 7 - 18h14
de : jean1
3 commentaires
Un peu plus de musique
samedi 7 - 18h08
de : jean1
UN PEU DE MUSIQUE
samedi 7 - 17h58
de : jean1
Suppression des régimes de retraites des parlementaires ?
samedi 7 - 09h08
de : Jean-Marie Défossé
Reportage photo : Manifestation à Paris pour les retraites- jeudi 5 décembre 2019
vendredi 6 - 21h39
de : jean1
Grève de la destruction du monde à Saint-Victor
vendredi 6 - 18h36
de : AMASSADA
Comment Maduro, a t il pu laisser faire cela, livrer « Stan Maillaud » au psychopathe macron (vidéo)
vendredi 6 - 17h07
de : nazairien
2 commentaires
Verdi, ancien « vrai journaliste », nous fait, une analyse extremement détaillée de cette puissante mobilisation du 5-12
vendredi 6 - 15h44
de : nazairien
1 commentaire
Quand les riches détruisent des bâtiments publics, avec le soutien de la justice
vendredi 6 - 13h00
de : Louisette
2 commentaires
Les Etats-Unis se hasardent-ils à considérer la CHINE comme une République bananière ?
jeudi 5 - 22h46
de : JO
Le principe de continuité du mouvement de grève
jeudi 5 - 20h03
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Grève du 5 décembre : manif monstre à Saint-Nazaire
jeudi 5 - 13h12
de : naairien
6 commentaires
LREM, Macron, farandole de casseroles : A mettre dans le livre des records (document Médiapart)
mercredi 4 - 23h53
de : nazairien
1 commentaire
Un mouvement de grève ne nous empêche pas de vous proposer nos programmes, bien au contraire ! C’est l’heure de l’mettre
mercredi 4 - 22h07
de : Hdm
VIOLENCE D’ETAT, VIOLENCE REVOLUTIONNAIRE
mercredi 4 - 19h55
de : Nemo3637
Pas d’argent pour les Retraites ?
mercredi 4 - 17h49
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Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière, au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Emile Zola
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FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
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11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
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(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
2 commentaires
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
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Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
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En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
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Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
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Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
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