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QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE"
de : LA LOUVE
mardi 15 septembre 2009 - 16h09 - Signaler aux modérateurs
20 commentaires
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de LA LOUVE

CE QUI MANQUE AU PEUPLE DU TRAVAIL (ET A LA GAUCHE COMMUNISTE) , C’EST LE PROJET POLITIQUE.

Tant qu’on ne pourra pas répondre clairement à cette question, et qu’on ne tentera pas, ensuite, de donner à cette réponse une traduction en actes, nous échouerons partout.

Il sera temps alors de s’interroger sur la nature des moyens qui amèneront à la prise des pouvoirs : révolution violente,révolution "douce", "par les urnes" ? "Les deux, mon général" ? Autre chose ?

Et il sera temps alors de palabrer sur "les alliances" avec untel, la création de tel "parti"...

Avant d’en arriver là, replaçons un des questionnements substantiels, fondamentaux, du communisme sur ses pieds, car il marche sur la tête depuis trop longtemps : qui est pour nous "sujet de droit" et qui est pour nous "titulaire de la souveraineté" ? Comment ?

Voilà des mois et des mois que nous sommes un certain nombre à répéter cela, parfois sous des formes différentes et parfois avec des propositions opposées, voire, incompatibles).

Ce en quoi, on ne fait rien d’autre, au fond, que répéter ce qui était apparu à plusieurs grands penseurs ou philosophes depuis un siècle et quelque : le projet politique est absolument nécessaire à un mouvement (c’est la tentative de Marx et Engels avec "Le Manifeste" par exemple ;c’est "l’État et la Révolution" de Lénine etc.)

C’est à dire qu’ainsi on ne fait que perpétuer la lutte de l’humain sur l’économie, et plus exactement, contre la "dictature de l’argent" en tant qu’il existe et n’existe plus (c à d, la question de la mesure quantitative de la valeur d’échange, ce qui est une autre question fondamentale, posée par P. Assante dans ses travaux, tout à fait un lien avec celle du "projet politique" je trouve).

Or, on se rend compte qu’on n’est pas forcément compris quand on dit ça,"projet politique", même par les camarades les mieux intentionnés.

On nous répond très souvent : "Mais si, ça y est, regardez le programme électoral (du NPA, du PCF, du PS, etc)" ou alors "Mais si ça y est, regardez les discussions sur les alliances pour les élections (régionales, européennes etc)".

Ou alors "Mais si ça y est, regardez les propositions concrètes (sic) (du NPA, du PCF, du PS etc)".

Parfois, plus simple, on nous répond : "Mais qu’est ce que vous voulez dire par là, au fond ? J’ai rien compris".

Plus vicieux (et plus long), certains nous répondent aussi : "Mais regardez le projet de 6ème République de Untel ou Untel..."

Alors, on le lit (pourquoi on se fatiguerait à penser et à écrire et à débattre si d’autres s’en étaient déjà chargés au fond), et on voit que, non, ce n’est pas ça du tout, le "projet politique" , non pas tant "POUR "une "gauche communiste", mais "VENANT DE" la gauche communiste au sens le plus large possible, c’est-à-dire, incluant le plus largement possible la partie de notre peuple qui doit se sentir concernée par ce travail.

Donc, on s’aperçoit qu’il faut "cent fois sur le métier remettre l’ouvrage".

Ce que certains d’entre nous ne cessent de faire, sans relâche, au travers de dialogues et débats par sites ou courriers interposés, parfois avec colère, avec rage, mais finalement en ayant quand même le sentiment qu’on participe à la même chose et qu’on a les mêmes motivations profondes, dans ce même élan que produit le besoin de continuer à espérer et à chercher, ce besoin que seul produit l’état de nécessité, le sentiment d’urgence (même si on sait qu’il est possible que ceci n’arrive qu’après notre mort... On ne voit pas toujours lever les graines que l’on a semées).

Alors permettez moi de remettre ici ce sujet "sur le tapis" sur un point précis :

QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" POUR LA GAUCHE COMMUNISTE ?

Poétiquement, on pourrait dire, en résumé, qu’il s’agit de rêver et de créer l’État (ou l’état ?) de transition.

Vous savez, celui dont tout le monde parle mais qu’on ne voit jamais, celui qui s’insèrerait entre l’État bourgeois hérité en France de la Révolution de 1789 (dont il ne s’agit pas de nier les bienfaits ni les avancées, je précise, mais plutôt de les relativiser au 21ème siècle et de passer à autre chose), et cette fameuse "disparition de l’État", qui serait la marque indubitable que le développement de la société des hommes en est arrivé au point que l’on pourrait appeler "communisme".

Cet "état" à la fois moyen de renversement du capitalisme et préparation d’une révolution, mais aussi, cadre de vie quotidien de la majorité d’entre nous.

Je ne crois pas à la révolution dans un seul pays (ni même dans plusieurs mis bout à bout).

L’Histoire nous a bien montré quel danger cela pouvait présenter pour "la visée", le projet communiste lui-même.

Sans parler du danger (mortel parfois), que cela représente pour les hommes (au sens générique) hommes qui se trouvent par la force des choses , être majoritairement ceux de notre classe, ceux de notre peuple, c’est à dire ce "peuple du travail" exploité par le capitalisme internationalisé.

"En attendant", donc, que "cette révolution se fasse vraiment" (et donc se fasse presque nécessairement à l’échelle du monde), que faut-il faire ?

Pousser et hâter le capitalisme jusqu’à son, paroxysme comme disent certains ? Pour qu’il explose plus vite ?

Ou alors, lutter de toutes ses forces, pour construire une "transition", pour préparer à réussir la révolution quand le capitalisme s’effondrera vraiment et par là même, précipiter sa chute ?

Ce que Marx voulait dire, en somme, lorsqu’il constatait, je crois, dans des pages si célèbres qu’elles doivent toujours être relues, que toutes les révolutions politiques n’ont fait jusqu’alors que perfectionner la machine d’Etat bourgeois, au lieu « de la briser, de la démolir », et qu’il ne fallait pas, pour le salut de ce que l’on appelait alors "la classe ouvrière", se contenter « d’en prendre possession ».

C’est toute la théorie de la "dictature du prolétariat" qu’il faut comme toujours remettre sur le devant de la scène, en lui redonnant son sens véritable et originaire de "démocratie prolétarienne" ou "démocratie réelle", et non pas de dictature sanglante d’une bureaucratie ou d’une "élite" autoproclamée.

Plutôt que de "dictature du prolétariat", on peut parler aussi d’hégémonie de la classe ouvrière en tant que sujet politique constitué ET constituant.

Aussi, parler d’un projet politique de la gauche communiste, c’est bien parler avant tout de ce que nous pensons, nous prolétaires, être la politique.

Est-ce que c’est un amusement ? Un passe-temps ?

Est-ce que c’est une arène électorale ? Est-ce que c’est une discipline universitaire parmi d’autres ?

Non !

Pour nous, travailleurs, retraités, actifs ou chômeurs, jeunes, étudiants... la politique, c’est notre vie, oui, NOTRE VIE .

En tout cas, ça devrait.

C’est LE moyen par lequel nous devons nous défendre, nous renouveler, nous améliorer, c’est à la fois une discipline personnelle et une discipline de classe, et c’est pour cela que toute fraction locale de la classe ouvrière internationale qui ne fait plus de politique est une classe morte ou en voie de l’être.

Quand je parle de "projet politique", je ne parle pas d’un patchwork de mesures (dont encore une fois certaines sont intéressantes et sympathiques) pour tailler un nouveau costume pour l’État bourgeois.

Car contrairement à ce que certains ont dit, oui, "l’Etat bourgeois", cela existe autrement que "pour les gauchistes", ou alors, Marx est un gauchiste. "L’état bourgeois", j’ai déjà tenté de le démonter, avec d’autres, par des analyses des différentes constitutions ou lois françaises, par ex., et les "gens de gauche" qui nient farouchement l’existence d’un Etat bourgeois sont en général ceux qui ne veulent surtout pas s’en défaire car ils y ont de bonnes places.

Il ne s’agit nullement de "vision stratégique" non plus. Il ne s’agit pas d’alliances, d’élections...

A la rigueur, il s’agit de perspective. D’horizon aussi.

"LA" question que l’on doit se poser, c’est DANS QUEL CANEVAS GENERAL, AVEC QUEL HORIZON, DOIVENT S’INSCRIRE TOUS CES PROGRAMMES proposés par tel ou tel ?

Moi, c’est ça qui m’intéresse.

Ces questions là ne peuvent pas être déconnectées, je le pense de plus en plus, ni de celles de l’environnement ni de celles de ce qu’on appelle la "dé-croissance" (qui est plus exactement, notre rapport à la société de consommation et à la possession de biens matériels).

Mais ces deux questions là doivent être radicalement traitées sous leur forme politique, c’est à dire sur ce qu’elles peuvent apporter comme réponses aux questions que se pose le monde du travail dans sa construction d’un projet politique, et pas sous leur forme de "mesurettes attrape-gogos" genre, taxe carbonne et autres "tri sélectif".

La question à se poser c’est, pour le dire encore plus "brutalement", " DE QUEL ÉTAT JE VEUX MAINTENANT ?"

Pour éclairer encore davantage le sens de cette question, je vais en poser d’autres :

Que penser du "parlementarisme" ? Que penser de la souveraineté nationale ? Que penser de la République vs la Commune , non pas comme évènement historique mais comme CONSTRUCTION POLITIQUE ? Comment concevoir et fonder une nouvelle "citoyenneté" ? Comment relire la Constitution de l’AN I, à ce titre ?

Qui est "le peuple", politiquement parlant et quels pouvoirs est-on prêt à lui donner ?

Est-ce que répondre à ces questions nous condamne inévitablement à revivre des expériences pas très heureuses, pour ne pas dire parfois, totalement inhumaines (c’est à dire, autant que le capitalisme sait l’être) ?

Je n’ai évidemment pas la réponse à tout.

Mais je pense toujours qu’on peut toujours chercher, et parfois trouver, une nouvelle réponse à une ancienne question, et qu’on n’est jamais condamnés à refaire les mêmes erreurs - c’est la leçon de la recherche fondamentale. Comme on peut trouver plusieurs démonstrations à un théorème.

Et c’est la leçon de l’Homme aussi.

C’est bien pour ça que le débat doit être engagé entre toutes et tous ceux qui le souhaitent.

Mais je sais que si nous continuons à lire sans arrêt le même livre, celui justement qui s’est ouvert depuis 1789, en France, nous allons nous lasser du plaisir de la lecture et nous ne lirons plus du tout.

Ce qu’il faut que nous nous donnions, pour retrouver le plaisir de la politique, c’est un nouveau livre à lire, et ce livre là, nous devons l’écrire, nous , le peuple du travail.

Ce n’est pas une question de "POUVOIR" (il est maudit, on le sait), mais c’est bien la question DES pouvoirs, en partant, notamment, de ce que Locke et Montesquieu avaient, avec d’autres, théorisé comme "pouvoir législatif, pouvoir exécutif, pouvoir judiciaire". 

Faudrait-il ajouter, par exemple, un "pouvoir du producteur de richesse" (ce qui implique qu’on ait par exemple une définition presque constitutionnelle de l’exploitation capitaliste) ?

La question d’une nouvelle construction de la justice, du Droit, d’une nouvelle construction d’une police, d’une armée (en faut-il ? N’en faut-il pas ?De quelle nature ?) La "séparation des pouvoirs" est-elle un principe universel valable pour la démocratie prolétarienne ? Le pouvoir monétaire aussi et le pouvoir législatif ? En restera-t-on éternellement au parlementarisme tel qu’il existe depuis le 18ème siècle, est-ce un horizon politique indépassable ?

Les "droits inaliénables et sacrés", les droits "DE L’HOMME ET DU CITOYEN", à quelle source doivent ils prendre leurs nouvelles racines ? La nationalité ? Ou plutôt, la place occupée dans le monde du travail ? Les services rendus à la collectivité ? Faut-il accorder la citoyenneté aux exploiteurs ou ne la réserver qu’aux exploités et à leurs soutiens objectifs ?

Pour ma part donc, ce n’est absolument pas des "programmes" de X ou Y qu’ il s’agit.

Je rappelle également, pour qu’on me comprenne mieux :

"Le mot politique vient du grec politikè (« science des affaires de la Cité »).

Étymologiquement, la politique est donc synonyme d’organisation de la Cité.

Plus précisément, la politique, au sens de Politeia, renvoie à la constitution et concerne donc la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d’une communauté, d’une société, d’un groupe social. "

Qui est prêt à "passer la seconde", c’est à dire, à inventer les conditions de possibilité d’une nouvelle révolution POUR LE PEUPLE (et ne mélangeons pas les torchons et les serviettes, je ne parle pas des véritables ennemis de classe, c’est radical oui, mais là est ma nuance).

Je ne sauverai plus l’État bourgeois, j’en ai assez, c’est pour ça que les discours politiciens/politicards, ça ne m’amuse plus, et toute mon action militante désormais sera tournée vers la résolution de paradoxe :

comment continuer à vivre à peu près correctement dans ce que l’on doit détruire, et comment préparer dans ce même moment, un projet politique valable, "l’état de transition" qui contiendra en lui même les germes de sa destruction finale, le tout devant être mesuré d’abord à l’aune de l’émancipation des travailleurs et aussi, à la recherche du bonheur maximal pour le plus grand nombre, sinon, pour tous ?

C’est aussi parce que ce paradoxe existe et qu’on s’y est déjà brûlé les doigts mille fois (toute action politique positive tend à améliorer les conditions de vie et d’éducation du plus grand nombre, et peut donc amener à la constitution d’une nouvelle couche privilégiée, une nouvelle "classe exploitante" qui fatalement refusera de "mourir" voire ne sera qu’une énième bureaucratie qui fera obstacle à la réalisation du projet initial), que je maintiens, jusqu’à preuve contraire, que le syndicat n’est pas le lieu approprié pour créer et développer ce projet politique, qu’il ne faut pas "tout mélanger" (car si le projet politique "merdoie", le syndicat merdoie aussi, on le voit et là, on le voit aussi, le patronat s’en donne à cœur joie) mais en revanche que toute l’action de classe et de masse d’un syndicat doit, dans la défense des droits des salariés, aussi tendre à accélérer la mise en œuvre d’un mouvement pour constituer ce projet politique, soutenir ce mouvement populaire politique.

Au besoin, en créant les conditions de transition, pour atténuer les violences éventuelles que porte en lui tout changement réel. Le syndicalisme justement comme contre-pouvoir, aussi. C’est à dire que l’action politique de mon point de vue ne doit pas venir du syndicalisme stricto sensu (elle ne le peut pas) mais doit venir du mouvement du peuple du travail.

Sans doute, après cela, on me dira encore qu’on n’a pas compris.

Et en effet, ce n’est pas encore d’une clarté absolue.

Je recommencerai alors ma tentative d’explication, à chaque fois que je le pourrais, pour convaincre chacun-e de mes camarades de la justesse de cette hypothèse : non, actuellement, le projet politique communiste, tel que je viens d’essayer de le définir, n’existe pas (ou n’existe plus, selon certains), en tout cas, en France, et c’est à nous toutes et tous de le faire sortir de terre.

Si la question de l’Etat, au sens large, des pouvoirs du Peuple, de vos pouvoirs, ne vous intéresse pas, si vous pensez que vous avez raison de vous en désintéresser, malheureusement, l’Etat s’occupera quand même de vous, et la politique aussi.



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Commentaires de l'article
QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE" ?
15 septembre 2009 - 17h35

Comme beaucoup,j’ai eu le fetichisme du projet,qui est certes necessaire mais pas suffisant.

l’emergence du projet est inseparable des conditions historiques,et c’est la situation revolutionnaire qui accouche
du projet,et en retard sur la realité sans grande influence sur celle ci ? sinon a posteriori...comme mythe ou alibi ?

Vers une situation revolutionnaire en Europe :

Un an après...

La crise commencée au début de 2007 connaît donc une accalmie. À voir comment les banques ont reconstitué leurs profits, et les banquiers leur appétit illimité, on pourrait même croire qu’elle est terminée. Il n’en est rien, et la stabilisation actuelle risque d’être provisoire.

Les problèmes posés par cette crise n’ont en rien été résolus par les mesures prises depuis un an. Il est particulièrement regrettable, mais pas spécialement surprenant, que le sentiment de relative sécurité dans lequel nous sommes depuis le mois de mai nous ait conduits à renoncer aux mesures les plus importantes et les plus radicales. Les gouvernements ont, par impéritie ou par dessein, laissé s’échapper le moment de la crise qui aurait aussi pu être celui des réformes.

Mais ce moment n’a été qu’ajourné et en rien conjuré. Il nous faut nous préparer à d’autres moments de ce type pour ne pas, cette fois, laisser passer l’opportunité.

Avant la crise, des divergences importantes se faisaient jour en Europe, au point que l’on pouvait parler d’un mécanisme « d’Euro-divergence » . Ce dernier n’a pas été éteint par la crise, mais l’investissement a partout baissé. La question d’une sortie de l’Euro est aujourd’hui posée pour plusieurs pays, et se posera demain pour d’autres, en raison des effets dépressifs qu’aura un Euro fort . Ceci était largement prévisible ....

par Jacques Sapir*

http://www.observatoiredeleurope.co...



QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE" ?
15 septembre 2009 - 17h55 - Posté par

"NÉCESSAIRE MAIS PAS SUFFISANT"

Je suis parfaitement d’accord. Y compris avec les conditions historiques etc.

MAIS DONC, NÉCESSAIRE QUAND MÊME

et totalement inexistant aujourd’hui au moins à l’état de réflexion...

Je ne suis pas "fétichiste du projet" mais un peu du "projet politique" oui, disons, jusqu’à ce que la question posée par le peuple exploité de milles manières finisse par "remonter" dans les discussions théoriques diverses et variées

Et c’est bien parce que je pense que les conditions historiques se prêtent à une théorisation que je la propose...


QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE" ?
15 septembre 2009 - 18h35

C’est une bonne question,... le problème c’est que jamais personne n’y a répondu correctement,... et vu l’état du PCF aujourd’hui, on a les plus grands doutes sur sa capacité à y répondre !



QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE" ?
15 septembre 2009 - 18h47

Quand je lis la manière dont les choses se sont développées en 1917, je me dis que le projet politique peut être assez simple : trouver les revendications qui correspondent à ce que veut la majeure partie de la classe et le faire savoir sans compromissions.

Par exemple, en 17, la fin de la guerre et la fin de l’aristocratie, c’est ce dont le peuple avait le plus besoin immédiatement, et seuls les cocos osaient le faire savoir et agir en conséquence.

Les autres évolutions (nationalisations, plan etc) sont venues après, comme conséquences logiques de ces premiers pas (oui, bon, je simplifie, j’idéalise peut être aussi).

Donc, aujourd’hui, les revendications, ça pourrait être (tatdam !) :

 retrait des contingents militaires dans tous les pays étrangers (qu’ils y soient pour occuper (Afghanistan) ou par un "accord" de coopération (l’afrique)).

 Nationalisation des banques qui ont touchées notre argent pour les sortir de leur propre merde.

Mais comme un mouvement communiste c’est fait pour intervenir d’abord dans la classe ouvrière, j’ajouteras bien ça comme revendication adressée aux syndicats :

 Vous n’agirez plus que par mandat délivré par une AG ! mandat révocable à tout moment. (ou a vu que ca marche )



QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE" ?
15 septembre 2009 - 19h19 - Posté par

Ouais, mais le seul petit problème c’est que de ce qu’il s’est passé en 1917, il ne reste plus rien du tout.

Faut-il recommencer de la même manière ? et si non comment ?


QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE" ?
15 septembre 2009 - 22h36 - Posté par

Ouais, mais le seul petit problème c’est que de ce qu’il s’est passé en 1917, il ne reste plus rien du tout.

Pas évident. Il reste toujours un peu du ’tout ’qu’on croit disparu. La mémoire individuelle disparaît mais celle collective reste sous-jacente.

D’ou l’importance de la conservation de la mémoire et l’éducation de l’individu dès le plus jeuune âge en lui enseignant sur quoi sa vie est bâtie.

Les erreurs, mais aussi les acquis qu’on leur doit.

Y a qu’à voir la façon dont les Pouvoirs bourgeois, (D’autres aussi hélas), ont toujours tenté de distordre l’Histoire à leur avantages pour comprendre que garder la Mémoire collective du Peuple et s’en servir de tremplin c’est la première étape fondatrice de la Révolution.

L’Histoire nous dira qui du Peuple russe par exemple, et du Peuple américain, (l’un façonné par 1500 ans d’Histoire et 50 ans de Socialisme réel, même si pas au point, et l’autre par 200 ans de colonialisme et d’individualisme forcené et une "Histoire" aléatoire), qui des deux s’en sortira le mieux après le grand clash à venir.

Pour le premier on a commencé à voir. Pour le deuxième ça va pas tarder.

G.L.


QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE" ?
15 septembre 2009 - 19h07

"’hégémonie de la classe ouvrière en tant que sujet politique constitué ET constituant."

1) la classe ouvrière est en voie de disparition

2) autant demander la réouverture des goulags tout de suite

3) c’est à la classe moyenne qu’il revient de diriger le pays



QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE" ?
15 septembre 2009 - 19h57 - Posté par uf

C’est juste : la classe ouvrière est en voie de disparition pour différentes raisons (délocalisation , automatisation ....) et les ouvriers qui restent ne sont pas les plus à plaindre (sauf quand il perde leur job) , donc il ne faudra pas trop compter sur TOUTE LA CLASSE OUVRIERE pour la révolution communiste ...

l’essentiel du prolétariat est maintenant constitué des employés précaires , saisonniers ...souvent féminin ....et c’est eux qui seraient vraiment interessé par un changement radical de société ....et c’est là que ça coince un peu ...allez dans un supermarché porter la révolution et vous verrez le résultat !

donc au final , bcp de pessimisme ....bon mais je peux me tromper !


QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE" ?
16 septembre 2009 - 09h39 - Posté par

Arf !

ca fait longtemps qu’on nous la fait cette blague de la fin de la classe ouvrière.

Sauf que :

1 - les stats sont faussées (les intérimaires ouvriers sont comptès comme employés des services)

2 - classe ouvrière chez marx ou lénine ça veut dire n’importe qui qui créé de la richesse, pas seulement les ouvriers de travail physique dans l’industrie (contrairement à l’usage stalinien), un médecin qui sauve une vie, un enseignant qui permet à quelqu’un d’acquérir les compétences pour participer à la production sont des éléements de la classe !

3 - Les phénoménes que tu décrit concernent surtout l’occident, maintenant, "travailleurs de tous les pays, unissez-vous",si tu regarde la situation sur toute la planéte à la fois, la classe ouvrière domine, même en étant plutôt stricte sur la définition (Cf. Chine etc)

4 - une bonne partie du milliard de petits paysans des pays "en voie de dvp" sont en fait des ouvriers agricoles.


QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE" ?
16 septembre 2009 - 19h01 - Posté par paul

Très très juste comme précision !

ça fait même plaisir de le lire de temps en temps tant la confusion sur ce qu’entendait Marx par prolétariat est complète et en grande partie due à d’une part une projection culturelle et d’autre part à la manipulation idéologique non-dite du langage par le capitalisme que ça arrange drôlement bien de réduire le prolétariat à une version étroite d’esprit, sans aucune référence au fonctionnement réel de la société humaine fondé sur la production et l’échange de besoins et de produits ou de services.

donc

intellectuels ou manuels : nous sommes tous des prolétaires !


QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE" ?
16 septembre 2009 - 01h18 - Posté par Cop

La classe ouvrière au sens non "stalinien" ou non ouvrieriste du terme n’est pas du tout en diminution, ni n’existe pas, elle est au contraire numériquement hégémonique et extrêmement majoritaire, encore légerement en progression dans pas mal de vieux pays industriels et en croissance explosive sur la planète.

Ce qui est sur c’est que la classe ouvrière industrielle a baissé, celle des grandes usines et des bleus de travail.

Le phénomène d’exploitation et les rapports de production inhérents au capitalisme ont cru dans notre société et non pas diminué.

Les classes intermédiaires qui existaient avant entre cette classe ourvière et la bourgeoisie ont été laminées pas à pas par l’appétit intarissable de la bourgeoisie.

Les couches les plus hautes de la classe exploitée ont été et sont en train de passer à l’attendrisseur et à la cure d’amaigrissement.

Je suis surpris qu’on parle encore de classes moyennes, ce truc inventé qui n’existe pas comme réalité hégémonique dans notre société, mais est completement minoritaire comme jamais ces couches sociales ne l’ont été, quelques soient les définitions variées qu’on en donne.

Maintenant, si on essaye par là de dire que les classes moyennes c’est ceux qui gagnent 2000 euros par mois, et la classe ouvrière ceux qui ont 1000 euros, c’est qu’on ne regarde pas les effets laminoires et de lissages internes à une classe effectuées par les batailles sociales d’un côté et l’appétit bourgeois de l’autre qui font des aides sociales qui lissent les situations entre smicards et ceux qui gagnent le double.

Il y a maintenant un continum commun de précarité qui devient dominant (voir les luttes de précaires enseignants en Italie) qui a fait bondir en avant la puissance potentielle du prolétariat dans nos sociétés.

L’écroulement du vieux mouvement ouvrier s’est fait avec celui d’une partie des anciens bastions industriels et fait lentement place à autre chose qui emprunte d’autres chemins et également, dans des rapports d’exploitation inchangés au fond, des processus concrets de travail, de qualifications, d’organisations productives, d’organisations collectives des tâches, de natures des tâches, très distinctes d’avant.

la mobilité et la rotation de plus en plus rapide des processus de production, des territoires de production, des formes de production, des types de production ne changent pas les rapports de production mais posent différemment les problèmes d’organisation des batailles pour le pouvoir des travailleurs, condition du meilleur pouvoir possible individuel de chacun sur sa propre vie ;

L’élévation formidable des niveaux d’instruction rend bien plus aisée la maitrise collective des travailleurs de la gestion des unités de production de toutes sortes de nos sociétés (il n’y a pas que les usines qui fument même si celles-ci sont encore une grosse réalité).

Les expériences de coopératives dans nos sociétés montrent, dans un univers pas du tout fait pour elles, agressif envers elles, des résultats qui sont bons et tiennent tout à fait la route en matière de concurrence avec des entreprises capitalistes.

Je ne fais pas du tout là l’apologie des coopératives modernes, telles qu’elles sont, ni de l’utilité de leurs production, ni de la concurrence avec le capitalisme, mais je pointe là la supériorité de la gestion ouvrière par rapport au capitalisme, même dans un univers très défavorable.

Les coopératives ne sont pas pour moi une stratégie de changement de la société à cause de la sur-agressivité de la bourgeoisie (qui est la raison essentielle de l’hypothèse révolutionnaire par rapport à l’hypothèse réformiste), mais elles sont très révélatrices et une vitrine du potentiel nouveau des travailleurs .

Cette supériorité de la gestion prolétarienne grace au haut niveau de formation actuel des travailleurs, change les conditions de domination de la bourgeoisie.

Quand on revient justement à la question du mouvement important qui a conduit à l’inverse de ce que dit notre ami, c’est à dire au passage au laminoir des couches sociales intermédiaires, on se rend compte que la domination de la bourgeoisie emprunte et empruntera dans sa soif inextinguible de parts de gâteau à changer ses méthodes de domination.

Avant, la bourgeoisie avait une puissante assise sociale numérique dans la société car elle s’alliait, en leur filant des miettes consistantes, avec des couches sociales de la classe ouvrière, et des classes intermédiaires , du petit commerce à la paysannerie, des cadres aux agents de maitrise, des postiers aux douaniers, etc... pour caricaturer.

Qui dira la proportion de paysans dans la France de 1968, comparé à maintenant... ?

Qui se souviendra de la capacité du gaullisme pendant longtemps de jouer du terroir et de l’appui sur une partie du monde rural contre la classe ouvrière, de jouer d’un petit commerce et d’un artisanat encore pléthorique, de jouer sa présence dans la classe ouvrière sur des couches de celles-ci assez bien rémunérées contre les autres (nouveaux OS et travailleurs qualifiés, ces derniers couche vertébrale du PCF de la belle époque). A cette époque les gaullistes (avant 68) avaient une présence organisée dans une partie des entreprises.

Comment comprendre les innombrables attaques de ces dernières vingt années contre le service public sinon dans ce double mouvement de faire plus de profit mais qui a en même temps conséquence de casser une partie d’une base sociale souvent alliée à la bourgeoisie dans le temps.

Cette nouvelle situation où la bourgeoisie a une base sociale beaucoup plus réduite qu’avant oblige cette dernière à revenir à de vieux basiques, diviser autrement que matériellement en poussant à la xénophobie et au racisme, voir à des concurrences générationnelles, développer les moyens de violence et de coercition et enfin, avec la fermeture des chairs des églises, le développement de moyens médiatiques hypertrophiés.

Je pense que la domination actuelle de la bourgeoisie est beaucoup plus fragile qu’avant. On l’a vu dans la crise coréenne quand il a suffit qu’une seule télé se mette à s’opposer au gouvernement pour que, le front médiatique de la bourgeoisie étant brisé, on débouche sur une grave crise de régime sur un problème somme toute périphérique, la direction bourgeoise n’ayant plus le monopole du haut parleur.

A l’opposé, partis et organisations de masse, le champ organisationnel du mouvement du prolétariat doit se reconstituer dans des secteurs tout à fait nouveaux, sans histoire politique, avec d’autres cultures pour lesquelles les jargons que nous utilisons, et plus encore celles des factions les plus racornies des bureaucraties, sont des charabias incompréhensibles, aux habitudes organisationnelles très réduites ,mais pas inexistantes, toutes ont été dans les mouvements de jeunesse qui n’ont jamais cessé d’année en année depuis 40 ans, avec souvent comme seules références confuses les AG et les coordinations.

Il existe de fortes potentialités et attentes dans des secteurs très larges de la classe populaire, mais on part de très bas sans toutefois être corseté comme avant, les nomenclaturas n’ayant qu’un pouvoir de nuisance mais plus trop d’adhésion à leur pouvoir.

Nous partons de plus bas mais avec moins de limites.

Sans parler d’objectifs encore fumeux dont nous n’avons pas certitudes relatives de viabilité, le projet communiste dans cette situation trace son chemin par ce qui le distingue fondamentalement des objectifs du progressisme bourgeois, par en haut, qui rêve de nationalisations sans poser la question de qui dirige et de la liquidation des méthodes de commandement héritées du capitalisme qui favorisent bureaucratisation et retour de la bourgeoisie.

C’est bien le pouvoir concret et collectif démocratique des travailleurs qui est la boussole et l’orientation centrale du communisme, bref ce mouvement imparfait par nature, mais puissamment démocratique qui s’appelle auto-organisation vers l’auto-gestion, dont les coopératives nous donnent un modeste avant-gout, une vitrine.

Le mouvement révolutionnaire continue donc avec ses deux aspects, sa conflictualité irréconciliable avec la bourgeoisie, les méthodes de commandement de celle-ci sur la classe exploitée ET sa volonté démocratique de direction de ses propres affaires.


QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE" ?
16 septembre 2009 - 10h51 - Posté par

Salut Cop

fo pas être surpris du commentaire de 86.***.127.*** que demande "la réouverture des goulags tout de suite" ou déclare que "la classe ouvrière est en voie de disparition" quoi attendre de un mec de droite...

et oui c’est notre "mascotte" UMP-FN de Reims que nous fait ca petit caca...

Bellaciao


QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE" ?
16 septembre 2009 - 09h15 - Posté par

L’Hypothèse communiste, par Alain Badiou

EXCLUSIVITÉ. Le nouveau livre événement du philosophe Alain Badiou, l’Hypothèse communiste, sort en librairie ce samedi 18 avril. L’auteur et son éditeur, Nouvelles Éditions Lignes, nous ont donné leur accord pour en publier des extraits.

On pourrait suggérer sans ironie : de quoi Alain Badiou est-il le nom ? Ou proposer une variante plus signifiante encore : de quoi Alain Badiou est-il le signe ? Admettons que ces deux questionnements, parce qu’ils « disent » quelque chose de notre ici-maintenant et révèlent aux yeux de tous quelques marqueurs originaux de notre inconscient collectif, restent intimement mêlés. Au fond, qui n’a jamais lu le moindre de ses livres, à commencer par le sulfureux et fascinant De quoi Sarkozy est-il le nom ? publié en 2007 (1), ne peut comprendre comment et pourquoi Alain Badiou s’est subitement imposé tel un météore sur la scène médiatique intellectuelle - d’ordinaire très hermétique et autocentrée sur quelques noms, BHL, Finkielkraut et consorts - alors que ce même homme, professeur à la réputation « dithyrambique » à en croire ses élèves, arpente le monde de la philosophie et des idées en général depuis quarante ans déjà…

Car voilà. Le philosophe, mais également romancier et dramaturge, à soixante-douze ans, n’est pas que le pamphlétaire flingueur du capitalisme (et de tous ses valets zélés) qui annonce clairement : « S’agissant de l’antique capitalisme, le verdict, solidement étayé, me semble aller de soi : inacceptable, il doit être détruit. » Non, Badiou est aussi (et essentiellement, pourrait-on dire) l’un des théoriciens des ruptures. En somme, celui qui dérange et invite à repenser le monde, le rôle de l’État, les limites de la démocratie, l’idée républicaine, l’évolution des formes d’opposition, les combats sociaux, etc.

Ainsi, avec l’Hypothèse communiste, intitulé qui figurait déjà comme tel dans le dernier chapitre du livre consacré à Sarkozy et dont il embrasse cette fois toute l’ampleur, le philosophe affirme que l’idée communiste « en est encore, historiquement, à ses tous débuts ». À toutes fins utiles, l’auteur verbalise, pour mieux la mettre à distance, la fameuse « preuve » historique de « l’échec » du communisme, à partir d’exemples caractéristiques (Commune de Paris, Mai 68, etc.). Donc, ce qu’il appelle « l’expérimentation historique des politiques » reste toujours ce à partir de quoi « on peut inventer de nouvelles solutions aux problèmes sur lesquels cette expérimentation a buté »…

Y a-t-il une hypothèse Alain Badiou ? En bousculant (avec quelques autres tout de même) l’ordre établi, le philosophe, érudit de toujours mais goguenard en diable, ne fait pas que sauver l’honneur. Par les temps qui courent, il incarne à sa manière une forme de courage qui nous surprend tous. Jusque dans ses éclats.

Jean-Emmanuel Ducoin

(1) Déjà chez Nouvelles Éditions Lignes.

http://www.humanite.fr/L-Hypothese-...


QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE" ?
15 septembre 2009 - 21h59 - Posté par paul

je fonde le projet politique exactement au sens de organisation de la cité
sur une réflexion de fondement moral de la culture et de la "membritude" dans une société

la première question est donc de savoir ce qui définit le fait d’être membre d’une communauté : donc ça a pour implicite que toute société ne peut se concevoir que collectivement et que donc l’individualisme lui soit un principe contraire

donc

ça induit

le bien : l’intérêt général

le mal : l’individualisme égoïste

c’est juste un exemple

et évidemment, l’activité est ce qui définit les relations interindividuelle : donc le travail est le terme central de la membritude.

le projet ne peut pas se fonder sans une intégration des recherches en matière de fonctionnement de l’individu et du collectif

donc principe anthropologique générateur des dynamiques interdépendantes de tout fonctionnement de groupe : régulation culturelle des désirs et de la violence (donc renvoie à Nietzshe Freud et Girard) : la volonté de puissance, le désir mimétique, le bouc-émissaire, l’oedipe, la projection, le refoulé...

ça relance la fondation de la morale

par là dessus vient l’analyse sociologique donc Marx et tous les chercheurs qui sont venus après

Et puis

en matière de réflexion à la fois anthropologique et sociologique et morale
je pense que bon nombre de féministes sont à intégrer dans l’apport de réflexion fondamentale sur la fabrication de la première hiérarchisation de classe dans tout groupe social par le sexe

le nouveau projet doit se détacher de tout rapport au sexe culturel



QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE" ?
15 septembre 2009 - 22h49 - Posté par chris44

Projet politique ... état de transition

Mais qu’est-ce qu’un projet politique ? Votre propos commence à approcher de mon point de vue la vraie question, celle du projet. Y introduire la notion d’état de transition, c’est déjà être dans la solution.

Qui ? Pour qui ? pourquoi et pour quoi ? un projet politique ... par qui ?

Je souscris à cette idée qu’un programme électoral n’est pas un projet politique, ce serait se saisir du cens en lieu et place de ceux qui ONT BESOIN du changement.

De mon insigne point de vue, tout projet prend sa source, ses racines dans le terreau fertile de la conscience de l’exploitation, tout en donnant conscience de cette même exploitation.

Il y a relation étroite, dialectique, dirai-je, entre la conscience et la prise de conscience. dans l’état de conscience, nous apprenons. C’est cette conscience initiale qui donne, qui crée le mouvement. Ceci pose différemment la posture de l’organisation au service de et non d’un modèle d’organisation prévue, calibrée à partir de schèmes passés.

L’organisation révolutionnaire s’invente en même temps que le développement de la dite évolution. La dynamique prend, doit prendre en compte cette dimension.

C’est la raison profonde de mon aversion à imaginer l’état de transition.

Dans le projet, il y a idée de mouvement, de dynamique, d’une forme d’aventure, de création du nouveau qui fait qu’imaginer l’état de transition, c’est mettre une limite objective à ce qui peut ne pas être ou peut être, mais seul le mouvement le décide, et lui seul.

Alors le projet qu’en est-il ?

C’est un choix, des choix de société. C’est transgresser l’ordre établi pour le renverser, pour le modifier, l’éradiquer, pour imposer un nouvel ordre, oui avec de nouveaux pouvoirs.

Je ne connais pas les besoins des autres, j’essaie de connaître les miens, de leur donner un sens, d’en connaître l’essentiel, de connaître celui ou ceux qui sont mes moteurs, ceux qui me font rêver, ceux pour lesquels je suis prêt à me battre pour les imposer.

Mes besoins peuvent rencontrer les vôtres en tout ou partie.

Quels sont ceux méta qui nous rassemblent au-delà de nos différences pour que celles-ci, dans la parole, dans l’action, dans l’écoute, la tolérance, nous donnent la force de nous rassembler, de nous unir.

Il s’agit bien ici de trouver le plus grand dénominateur commun, celui qui en quelques mots est perçu, compris, appris, repris par toutes et tous.

Pour moi, la construction d’un projet révolutionnaire passe par la question du travail, pas seulement salarié, mais le travail créateur de richesse et de l’orientation de ces richesses, de leur accaparement par ceux qui les produisent réellement, dans le geste quotidien.

La socialisation passe par le travail, toute forme de travail.

Cette question est centrale, pour nous amener à réfléchir en dehors du dogme, de la sacralisation de l’entreprise, donc avoir la pensée utile, efficace pour imaginer ce qui est à faire autrement.

Tout en découle. Je m’excuse auprès des connaisseurs de Marx, je fais rapidement, mais c’est dans cette contradiction extrême, source de toutes les violences actuelles que se trouve le creuset d’un projet politique.

J’aurai pu regretter la violence des combats syndicaux, avec ce qu’ils impliquent de pertes pour ceux qui les mènent, mais ils sont sur la voie, bien plus que moi. Ils vivent cette exploitation dans son extrême aiguisement.

Alors oui un projet, à partir de la source de la contradiction de notre situation de travail créateur de richesses, sans imaginer par avance ce qui sera demain, juste envisager ce que nous voulons obtenir.

Bien amicalement



QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE" ?
16 septembre 2009 - 11h03

Ou est passée la classe ouvrière ?

Question saugrenue diront certains. Pourtant, cette classe sociale, véritable mythe à la fin du 19ème siècle et surtout durant le 20ème, n’a pas répondu à la mission qui lui avait été dévolue par les « théoriciens de la révolution » : le renversement du capitalisme. Est-elle aujourd’hui capable d’y répondre,… et d’abord où est-elle ?

Devant la désindustrialisation des pays développés – qui la fait disparaître, en tant que pivot déterminant de la lutte sociale - et l’atonie actuelle des luttes, on est en droit de se demander ce qui reste réellement de cette classe sociale et de sa « mission historique »… il y va de la justesse de notre stratégie en matière de changement social.
CLASSE OUVRIÈRE ET SALARIAT

On confond facilement « classe ouvrière » et salariés. C’est à mon avis une grave erreur qui est à l’origine de malentendus et source de confusion sur la dynamique du changement social.

Que la classe ouvrière, au début du capitalisme, ait été le symbole même de la classe des salariés, c’est incontestable.

S’il est exact que c’est la tendance à la généralisation du salariat dès le 19e siècle, qui a fait la « classe ouvrière », il est par contre faux de croire que l’extension de celui-ci aujourd’hui gonfle les effectifs de celle-ci. En effet, quand on parle de « classe ouvrière », on parle certes de la situation de salarié, du rapport salarial… mais il n’y a pas que cela. Il y a, en effet, aussi, le fait que les conditions économiques et physiques d’exploitation créaient des conditions objectives (concentration dans les ateliers d’usine) et subjectives (la conscience de classe) qui prédisposaient cette classe à une mission historique.

Or, et l’expérience l’a suffisamment montré à la fin du 19ème siècle et durant tout le 20ème… ce qui était prévu, et je dirais même « scientifiquement » prévu… revoyez ce que l’on appelait le « socialisme scientifique »,… ne s’est pas produit.

On peut donc dire, que, sur le plan sociologique, de même que sur le plan politique, la « classe ouvrière », définie comme le « fer de lance » dans l’offensive contre le Capital, a disparu. Croire le contraire c’est s’en tenir à une vision obsolète de ce qu’est la réalité sociale et ne pas tirer les leçons de l’Histoire et des « prédictions » qui ont fondé tout le mouvement révolutionnaire du 20ème siècle.

Cela dit, le rapport salarial n’en demeure pas moins le rapport dominant dans notre société, et constitue une de ses principales contradictions, et non plus la seule, comme on le croyait jusqu’à présent.
« TRAVAILLEUSES, TRAVAILLEURS » !....

Les discours commençant par cette exclamation, sont devenus de véritables pièces de musées un peu vieillottes qui font sourire, même celles et ceux qui légitimement peuvent se dire « travailleuses et travailleurs » et qui, politiquement ne se reconnaissent même pas dans celle qui les tenait… il suffit de voir, comment ceux-ci s’expriment dans les institutions politiques mises en place par le système.

Pourtant cette expression est devenue un véritable leitmotiv qui est censé illustrer une réalité qui ne correspond plus à la réalité politique à laquelle jadis elle renvoyait.

« Classe ouvrière » est en fait devenu une sorte de concept magique, complètement détaché aujourd’hui de la réalité sociologique de l’exploitation salariale. Et même s’il existe d’authentiques ouvriers, ils ne constituent plus cette classe quasiment messianique qui, dans les vieux grimoires de la « pensée révolutionnaire », devait débarrasser le genre humain de toute exploitation.

Il y a un formidable aveuglement à vouloir absolument écrire un scénario – encore que très imprécis - qui ne s’est jamais joué alors qu’il était présenté comme inéluctable,… et dont rien nous dit qu’il est finalement le meilleur.

A la fin du 19e siècle et durant tout le 20e, la « classe ouvrière » des pays développés - ceux-là même qui devaient, à courte échéance voir le triomphe du Socialisme, - a préféré améliorer – c’est un choix qui ne mérite aucun jugement - ses conditions de vie et de travail en revendiquant auprès du Capital ce qui constitue aujourd’hui les « acquis sociaux », que de renverser le capitalisme. Ce n’est pas ce qui, manifestement, si j’ose dire, était prévu.

La mondialisation de la fin du 20e siècle a relativisé l’importance de cette classe ouvrière qui a fondu avec la robotisation des tâches et les délocalisations. Où sont par exemple les « masses ouvrières » en Europe que l’on pouvait voir encore il y a quarante ans ?

Les « théoriciens de la révolution » ont bien évidemment arrangé les évènements à leur manière…triturant et interprétant la réalité pour la faire coller à leurs « textes sacrés ». Ainsi, en désespoir de cause, de voir la « classe ouvrière » des pays développés, faire son œuvre historique, ils se sont tournés vers les pays en voie de décolonisation/développement pour essayer de faire en sorte que la « prédiction » se réalise... On peut aujourd’hui constater le fiasco d’une telle théorie... Même si l’on a mythifié, et outrageusement commercialisé, l’homme symbole de cette stratégie.

Bref !... vouloir faire tourner en arrière la roue de l’Histoire est particulièrement puéril et irresponsable. Or, c’est pourtant en caressant ce secret espoir que s’élaborent toutes les stratégies de changement social… agrémentées, il est vrai, d’un électoralisme outrancier et mortifère… il suffit de voir où nous en sommes et les perspectives que nous offrent les « théoriciens du changement social ».
ET SI...

Et si conformément au schéma couramment admis ce n’était pas la classe ouvrière qui renversait le capitalisme suivant le scénario prévu : exploitation, concentration, paupérisation, conscientisation, organisation, insurrection, révolution ?

Qui a dit que c’était comme cela que ça devait se passer – sachant que ça ne s’est pas passé comme prévu ? Des textes sacrés ? Et s’ils n’étaient pas si sacrés que ça ? Et que leur-s auteur-s se soi-ent trompé-s ?

Blasphème diront certains ! Oui... les « religieux » des dogmes révolutionnaires qui croient en une vérité révélée, éternelle et incontestable ( ?).

Pourtant à regarder l’Histoire, ce ne sont pas les esclaves qui ont abattus l’Empire Romain... pas plus que les paysans le système féodal ! Ce n’est donc pas la classe la plus exploitée qui – automatiquement et logiquement - renverse le système qui la soumet.

Alors, aujourd’hui, qui ? Quelle classe ? Suivant quel processus ?
Bonnes questions ! On a la réponse pour le passé, pas pour le présent.

Mais pourquoi s’interdire de se les poser ces questions et fonctionner sur une hypothèse pour le moins douteuse et source de dérives catastrophiques : réformistes, électoralistes, organisations bureaucratiques,….

Là sont les vrais questions... et pas de savoir « qui va combiner avec qui pour des élections ».

Quelle organisation politique pose ces questions ? Aucune ! Toutes sont empêtrées dans leurs misérables combines pour défendre leurs intérêts bureaucratiques et placer leurs « chefs » dans des postes de pouvoir.

Je ne me fais aucune illusion, les « docteurs de la foi révolutionnaire » réagiront d’un haussement d’épaule, ou par l’insulte, à une telle analyse... brandissant leurs icônes et leurs bréviaires comme autant de gadgets symboles de leur impuissance.

Le constat est amer, c’est vrai, et il est toujours difficile de reconnaître que ce en quoi on a cru durant, parfois toute une vie, est une erreur... Et pourtant !

Le recul de l’Histoire et la nécessaire révision des certitudes du passé alliés aux catastrophes politiques de plus d’un siècle nous oblige à cet effort. Il y va de notre avenir.

Patrick MIGNARD
Juin 2009

À l’attention de celle et ceux qui me diront : « Bon OK, et alors ? » je renvoie aux textes :
QU’EST-CE QUE CONSTRUITRE UNE ALTERNATIVE ? (1) (2) (3) (4)
MANIFESTE POUR UNE ALTERNATIVE

http://www.altermonde-sans-frontier...



QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE"
17 septembre 2009 - 09h37

Le projet politique doit etre en adéquation avec les aspirations du peuple.

Une abstention ,qui , en chiffre réel avoisinne les 60 % est une reponse en soi.Aujourd’hui ,il n y a pas de projet politique,il n y a que des programmes ,erzatz de projets.

Des programmes qui , quelques soient les partis qui les proposent ne suscitent pas l’adhésion.

Il faut donc concevoir autre chose,se mettre en prise sur les réalités,arrêter de bla-blater et aller au concret et vraisemblablement vers l’inconnu ou pour le moins ,l’inédit .

la conviction communiste , nous l’avons ,ce qui doit donc etre inédit c est notre approche,la façon dont nous allons l’amener au peuple pour lui démontrer que l ’issue est dans cette direction .

il ne nous faut pas nous contenter d ’etre un copier-coller de ce qui existe ou a été fait ou un "anti quelque chose" ( je ne vise pas le NPA ,je vise TOUT le monde ).

il nous faut élaborer une société nouvelle avec le meilleur du communisme ,car les fondements du changement ne peuvent reposer que sur le partage des richesses ,la mise en commun des savoir-faire et la solidarité.

Peut etre faut-il réécrire la théorie ,la rendre plus accessible à l’ensemble du peuple...

je crois surtout qu ’il faut la démontrer.

sortons du schéma ,"voyez comme ma doctrine est belle et venez.."

les gens ne croient plus aux doctrines ,donnons leur des actes .
Luttes horizontales interprofessionnelles dans les entreprises

creation de solidarité ,partout ,tout le temps.

solidarites rurales.

solidarités urbaines.

solidarités intergénérationnelles.

Par le biais de nos fonctions à tous ,syndicales ,politiques ,associatives ,ou de nos simples convictions ,faisons la preuve que ce système fonctionne et montrons par nos réussites qu’il peut déjouer le grand capital.
Nous ne convaincrons plus par la parole doctrinaire.

Beaucoups ici se retroussent les manches et il faut amener TOUS nos camarades à le faire.

il faut ,pour reprendre l’expression d’une amie "se sortir les doigts du cul ".
Soyons présents ,justes ,efficaces et solidaires.

Amenons le questionnement et l’éveil chez nos concitoyens et nous parviendrons à faire qu’ils se reconnaissent dans nos actes dans notre vision du monde et ils s’inviterons d’eux même à l’élaboration du projet.
Car il ne pourra s’agir que d ’ un projet collectif constitué avec l’apport de tous et la consultation de tous pour la mise en place et les decisions.

il faudra sans doute des leaders ,mais pas des produits d’appareils.
des leaders issus de la masse du peuple des travailleurs ,des leaders sans autre destinée ni ambition que de memer la lutte.
Pas pour l’ambition personnelle ,juste celle de donner le meilleur de soi-même à ses frères de classes.

Chacun donnant le meilleur de lui-même là où il est le plus efficace pour la cause.

Et s’ il se trouve un "porte parole" ,un fer de lance ,il devra le faire jusqu à la victoire collective tout en sachant qu’il n’y aura aucun exercice du pouvoir autre qu’un exercice collectif basé sur la consultation populaire directe avec révocabilité possible a tout moment de l’équipe en place par le peuple.

Certaines luttes horizontales ont déjà commencé et déjà des personnalités émergent de la base.

il va falloir que d’autres franchissent le pas .
et là , L.L ,il va bien falloir assumer ,un jour ou l’autre.

Prolétaires du monde entier, descendez dans vos propres profondeurs, cherchez-y la vérité, créez-la vous-mêmes ! Vous ne la trouverez nulle part ailleurs.
_Piotr Archinov_

Makhno



QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE"
17 septembre 2009 - 11h56 - Posté par

Amenons le questionnement et l’éveil chez nos concitoyens et nous parviendrons à faire qu’ils se reconnaissent dans nos actes dans notre vision du monde et ils s’inviterons d’eux même à l’élaboration du projet. Car il ne pourra s’agir que d ’ un projet collectif constitué avec l’apport de tous et la consultation de tous pour la mise en place et les decisions.

Mackno, pourquoi veux-tu que les citoyens viennent sur TON terrain, dans TA vision du monde ? Pourquoi ne pas essayer aussi d’aller sur LEUR terrain pour voir et comprendre ce qu’ils attendent EUX AUSSI de la vie et du politique ?

Je crois que si ça ne bouge pas tant que ça, c’est bien parce que les politiques ont pris l’habitude de penser à la place des autres. GROSSIERE ERREUR ! Tout le monde détient un bout de vérité, c’est plutôt rassurant, et il suffit pour cela d’être assez simple et ouvert pour entendre ce que l’autre a à dire !


QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE"
17 septembre 2009 - 14h32 - Posté par

je ne demande a personne de venir sur mon terrain et mes idées, c est exactement le contraire qui est ecrit....

Makhno


QU’EST CE QU’UN "PROJET POLITIQUE" AU SENS D’UNE "GAUCHE COMMUNISTE"
17 septembre 2009 - 14h43 - Posté par

Je pense que là tu n’as rien compris à ce que a écrit Makhno ou alors tu veux créer une petite diversion ??

Relis bien STP.





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Pour être un membre irréprochable parmi une communauté de moutons, il faut avant toute chose être soi-même un mouton. Albert Einstein
Info Com-CGT
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DAZIBAO
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
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11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
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(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
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Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
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En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
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Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
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Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
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