Pourquoi Mélenchon peut sauver la France du chaos économique et social

Face au désordre économique, au chômage et à la pauvreté, il est temps de partager les richesses et de rompre avec le capitalisme financier. Le programme porté par Jean-Luc Mélenchon et co-écrit avec des milliers de citoyens, est le seul qui garantit cette rupture radicale et indispensable.

La tendance s’est encore accentuée avec la crise sanitaire qui aura marqué le quinquennat du « président-banquier » Emmanuel Macron : les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus nombreux. Aujourd’hui, en France, 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 1.050 euros par mois, 8 millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire, et nos villes comptent de plus en plus de personnes sans abri. Comme le dit Jean-Luc Mélenchon, « on ne peut pas vivre heureux dans un océan de malheur. La République doit faire cesser ce scandale ! ». C’est pourquoi le candidat de La France insoumise veut créer une « garantie dignité », revaloriser les minima sociaux, et bloquer les prix de l’énergie et de l’alimentaire, qui pénalisent le pouvoir d’achat des Français les plus modestes.

Vivre dignement de son travail

Pour Jean-Luc Mélenchon, la lutte contre les inégalités salariales doit aussi être une priorité. Un salarié au Smic gagne à peine plus que le seuil de pauvreté, tandis que les revenus affichés par certains PDG sont de plus en plus indécents. Le candidat de gauche veut donc porter immédiatement le Smic mensuel à 1.400 euros nets et souhaite engager une revalorisation du traitement des fonctionnaires. Comment justifier en effet que les infirmières, malgré leur grande utilité sociale, soient si mal rémunérées, alors qu’un trader gagne des fortunes ? Jean-Luc Mélenchon propose également, comme la Confédération européenne des syndicats, de limiter l’écart de 1 à 20 entre le salaire le plus bas et le salaire le plus haut dans une entreprise.

Il faut également éradiquer la précarité, alors que 87 % des contrats de travail signés sont aujourd’hui des contrats précaires (CDD, etc.). Sans compter les temps partiels contraints, quasi-exclusivement occupés par des femmes. Cette vision « jetable » des salariés dévalorise le travail, les métiers et les savoir-faire ! Jean-Luc Mélenchon propose d’instaurer un quota maximum de contrats précaires dans les entreprises : 10 % pour les PME, 5 % pour les grandes entreprises. « Car la peur du lendemain gangrène tout… Et survivre n’est pas vivre ».

Pour le candidat de L’Union populaire, la répartition sauvage du temps de travail doit également cesser. Aujourd’hui, en moyenne, les salariés français à temps plein travaillent plus de 40 heures par semaine, alors que des millions de leurs compatriotes s’épuisent à chercher un emploi. C’est pourquoi Jean-Luc Mélenchon souhaite appliquer réellement et immédiatement les 35 heures, en majorant les heures supplémentaires... Avec pour nouvel horizon, le passage à la semaine de quatre jours. Pour que l’on travaille tous et que l’on travaille mieux. La réduction du temps de travail reste en effet à la fois un objectif historique et la politique la plus juste, la plus efficace et la moins coûteuse contre le chômage. Rappelons qu’au cours du XXe siècle, la production a été multipliée par 50, tandis que le temps de travail a été divisé par deux.

Le député insoumis veut également restaurer le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, alors que les programmes de régression sociale de la droite veulent repousser l’âge du départ à 64 ou à 65 ans, privant ainsi la plupart des Français d’une vie en bonne santé après plus de quarante années de labeur. Pour garantir une retraite digne, Jean-Luc Mélenchon a l’intention de revaloriser les pensions de retraite au niveau du Smic pour une carrière complète et de porter le minimum vieillesse au niveau du seuil de pauvreté. Contrairement à ce qu’affirment les tenants de la doxa néolibérale, la retraite à 60 ans peut tout à fait être financée. Il suffirait par exemple de hisser les salaires des femmes au niveau de ceux des hommes, ou de créer un million d’emplois, ou encore d’instaurer une surcotisation de deux points pour les salaires supérieurs à 3.400 euros.

Face à ceux qui s’inquiètent des dépenses, Jean-Luc Mélenchon appelle à refuser le chantage à la dette publique et prône son rachat par la Banque centrale européenne. Il souhaite également réaliser une vraie révolution fiscale, en rendant l’impôt sur le revenu plus progressif, en taxant à 90 % la tranche de revenu supérieure à 33.000 euros mensuels, et en luttant sans relâche contre l’évasion et la fraude fiscales. Car il faut aller chercher l’argent là où il est !

Pour sortir de l’impasse sociale et écologique, il faut mettre au pas la finance et instaurer une taxation réelle sur les transactions financières, en supprimant la « flat tax » et en rétablissant l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Il faut définanciariser l’économie réelle et encourager l’investissement en France en modulant l’impôt sur les sociétés selon l’usage des bénéfices. Les actionnaires exigent en effet des taux de rendement intenables, obtenus au détriment des droits sociaux et de l’appareil de production. Ils imposent la tyrannie du temps court sur le temps long de l’activité humaine et de l’impératif écologique. Il faut mobiliser l’argent pour financer les PME, la création d’emplois et la bifurcation écologique... Et arrêter de distribuer des milliards d’euros de cadeaux aux grandes entreprises, sans contrôle ni contrepartie sociale ou écologique. Jean-Luc Mélenchon défend également un « protectionnisme solidaire » pour produire en France et assurer notre indépendance, en relocalisant les productions essentielles à la vie de notre pays.

Pour que les riches payent les autoroutes

Le candidat de gauche entend également mettre fin au pillage économique de la Nation. Depuis 30 ans, les gouvernements n’ont cessé de livrer nos services publics au marché, en dépit de tout bon sens économique et de la préservation des intérêts stratégiques français. C’est pourquoi il propose de revenir sur les privatisations, celle des aéroports, de la Française des jeux, mais aussi des autoroutes. Mais est-on sûr que cette dernière mesure serait la meilleure solution pour permettre aux milieux populaires d’accéder à cette forme de mobilité incontournable ?

L’État est en effet lié par les contrats accordés aux sociétés concessionnaires par le gouvernement de droite qui les a rédigés… Et la renationalisation anticipée des concessions d’autoroutes, qui arrivent à échéance en 2031 et en 2036, coûterait entre 45 et 50 milliards à l’État ! Une manne d’argent public qu’il serait sans doute plus pertinent d’utiliser pour financer les mesures d’urgence sociale et écologique qui s’imposent. Sachant qu’à la fin des contrats de concession, cette reconquête d’un bien commun national coûtera zéro euro.

De plus, la nationalisation des autoroutes ne serait pas pour autant synonyme de gratuité. Car les dépenses de construction, de modernisation et d’exploitation des autoroutes, aujourd’hui laissées au privé, pèseraient alors sur les finances publiques. Tous les Français des classes populaires et des classes moyennes qui paient des impôts seraient donc mis à contribution, même ceux qui n’utilisent pas ces infrastructures...

Plutôt que d’en finir, pour le symbole, avec le système des concessions, ne serait-il pas plus judicieux de continuer à faire peser sur le privé le poids des dépenses, tout en modulant les tarifs des péages en fonction des revenus des usagers ? Il serait par exemple possible de proposer une carte de gratuité aux péages pour les ménages les plus modestes. Une gratuité qui pourrait d’ailleurs être étendue à tous les modes de transports, afin de permettre à tous d’accéder dignement à la mobilité. Cela fait sans doute partie des rares points à améliorer dans le programme, afin de mieux appréhender certaines réalités et faire en sorte que les Français les plus modestes soient vraiment les gagnants d’un changement radical de politique économique et sociale.

L’indispensable « bifurcation écologique »

L’autre grand axe du programme de Jean-Luc Mélenchon porte sur la « bifurcation écologique » de notre économie, qui impose des investissements massifs pour changer les modes de production, d’échange et de consommation… Et représente un levier formidable pour créer des emplois de qualité et vivre mieux. Le candidat de La France insoumise veut ainsi lancer un plan massif de 100 milliards d’euros d’investissements écologiquement et socialement utiles.

L’objectif affiché est de sortir du nucléaire et d’atteindre 100 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2050, en accord avec le « scénario négawatt ». Pour y parvenir, Jean-Luc Mélenchon mise sur le progrès technique et propose une méthode pour se réapproprier collectivement le temps long : la planification, en concertation avec les salariés, les collectivités locales et la société civile. Une planification qui devra respecter « la règle verte » : « ne pas produire ni consommer davantage que ce que la nature est capable de reconstituer ». Le candidat ne manque pas d’arguments pour convaincre qu’une autre manière de faire société est possible... Et que le progrès écologique et le progrès social sont la condition du progrès économique.

Commentaires

  • 17 janvier, 09:39, par Pedro

    De plus, LFI veut abroger le pass vaccinal, privilégiant le dialogue, la confrontation des points de vue à la coercition et aux restrictions de libertés.

  • 17 janvier, 19:01, par Thomas

    Toutes les maisons neuves sont équipées électrique. Dans le permis de construire, ne peut-on pas obliger à installer des chauffe-eaux solaires. Avec ce que consomme un cumulus électrique, on peut économiser 2, voire 3 réacteurs nucléaires et créer des emplois avec ces chauffe-eaux solaires.

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