Bellaciao
Que s’est-il vraiment passé aux municipales ?
Analyse électorale des municipales
analyse sur le Grand Continent
35 000 conseils municipaux — ce sont autant de cas particuliers.
Pour comprendre ce que disent vraiment les municipales, il faut analyser la carte des résultats dans sa granularité.
François Hublet a étudié l’intégralité des données du ministère de l’Intérieur issues du dépouillement.
Il livre 5 données clefs qui contredisent les narratifs partisans
POINTS CLEFS
Les listes « sans étiquette », « divers » ou « régionalistes », non positionnées sur un axe gauche-droite, remportent le scrutin dans 92 % des communes.
Malgré une progression réelle et des victoires symboliques comme à Roubaix, deux tiers des départements français ne comptent toujours aucun maire soutenu par la gauche radicale ou l’extrême droite.
Dans plusieurs scrutins très serrés, les candidats de centre-gauche comme de centre-droit ont parfois préféré se maintenir face au RN, signalant un possible essoufflement de la stratégie de « barrage ».
Alors que le débat d’entre-deux-tours a été polarisé par la question des fusions, les chiffres montrent que celles-ci ont été beaucoup plus efficaces électoralement lorsqu’elles ont été conduites au centre plutôt qu’aux extrêmes.
À l’issue des scrutins municipaux de ce dimanche, les leaders des principaux partis français ont chacun réclamé la victoire pour leur propre camp. Du Rassemblement national à la France insoumise, d’Horizons au Parti socialiste, toutes les familles politiques ont cru reconnaître dans une série de victoires locales la démonstration du succès de leur ligne.
Pour démêler le vrai du faux de ces diagnostics contradictoires, une plongée dans les données électorales des deux tours de scrutin s’impose. Deux tours éminemment complexes à analyser : la tenue simultanée de 34 000 scrutins génère autant de configurations politiques distinctes, dont on ne peut que partiellement extrapoler les conséquences au plan national.
Nous vous proposons 5 points de données exclusifs qui dévoilent les nuances d’élections municipales importantes — et battent en brèche la plupart des narratifs partisans.
1 — Les « sans étiquette » ont remporté 92 % des communes
2 - 0,2 % des mairies sont remportées par la gauche et la droite radicales
3 — La moitié des élections de maires RN est due à un abandon de la logique de « barrage »
4 — Les municipales sont plus défavorables au RN qu’à la droite modérée
5 — Les fusions au centre plus efficaces que les fusions aux extrêmes
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Vos commentaires
# Le 26 mars à 13:55, par Pedro
0,2 % des mairies sont remportées par la gauche et la droite radicales.
Exact mais Saint Denis et Roubaix pour LFI, ce n’est pas Clochemerle.
Nice et Perpignan, ce n’est pas Fouilly les Oies, hélas !