Décolonialité et approche de la mobilité humaine transfrontalière

1er mars, par Guillermo

L’objectif macro et les perspectives qui annulent et rendent invisibles les migrants

Depuis plusieurs décennies et notamment à partir de diverses frontières académiques, les migrations internationales contemporaines ont été expliquées comme des processus macro issus de dynamiques sociopolitiques (comme les conflits armés et les contextes de violence, etc.), environnementales (avec les impacts de phénomènes comme les ouragans, les sécheresses, tremblements de terre, etc.), et surtout économiques (comme la détérioration de la production et les bas salaires dans les pays d’origine et la demande de main-d’œuvre et de travail précaire et mal rémunéré dans les lieux de destination pour réduire les coûts de production).

En ce sens, il est nécessaire de renforcer et de diffuser des approches qui, sans oublier les déterminants politiques historiques et les facteurs structurels de la migration, reconnaissent la centralité et l’agence des sujets sociaux migrants concernés. Il s’agit de replacer les migrants comme protagonistes de ces mobilités humaines transfrontalières dans l’axe d’analyse, comme l’ont fait les perspectives de la sociologie politique des migrations de Sayad et, plus récemment, les approches de l’autonomie des migrations. luttes des migrants.

Visions décoloniales et migrations transfrontalières

A partir d’approches qui récupèrent des réflexions décoloniales dans le traitement des migrations et la production des savoirs au sens large, il faut reconnaître quels sont les ordres et les cadres structurels qui génèrent les contextes d’expulsion, liés aux rapports de force et de subordination patrimoniale coloniale ( internes et externes), ainsi que des processus de subordination et d’exclusion dus à l’apparence physique, à l’ethnicité, à la classe et aux pratiques culturelles des migrants. Et ceci au niveau des pays d’origine, de transit et de destination, et en considérant différentes échelles (locale, nationale, régionale et mondiale).

Il est également nécessaire de retracer et d’expliciter quelles sont, et surtout du point de vue des sujets, les causes et les motivations que les migrants évoquent pour quitter leur domicile. Ceci dans un exercice délibéré, et convenu avec des sujets sociaux, pour rendre visible et peser les voix des migrants, ainsi que leurs expériences, récits et pratiques. De cette manière, il s’agit de comprendre la migration, non seulement et uniquement en tant que résultat des processus économiques et sociopolitiques macro et structurels du capitalisme néolibéral, mais aussi en tant qu’actions et stratégies des migrants pour surmonter les conditions de vie défavorables qu’ils ont.

Dans ce cadre d’idées, et conformément à ce que soulignait Linda Tuhiwai Smith dans A décoloniser les méthodologies : Recherche et peuples autochtones, des paris s’imposent pour prendre ses distances avec des approches et des perspectives théoriques qui annulent la capacité de décision et d’action des sujets sociaux. les migrants (comme le déterminisme économique), ou les approches et perspectives qui les excluent et/ou les marginalisent (par exemple, la lecture de l’État national de citoyenneté et des non-ressortissants comme des étrangers).

Stratégies pour la centralité des voix et des actions des migrants

Pour cela, il s’agit de produire des textes et des dispositifs culturels et sociopolitiques qui, au-delà de l’analyse des processus et des parcours migratoires, contribuent à rendre visible et, dans une certaine mesure, à questionner et à améliorer les conditions d’existence des personnes en mobilité transfrontalière. Cela permet de contrecarrer et de critiquer les discours et les récits qui déshumanisent, font taire, rendent invisibles et nient les pratiques des migrants en tant que sujets sociaux ayant leurs propres intérêts et capacités d’action. En ce sens, il y a deux projets qui pointent dans ces directions.

Il s’agit des initiatives d’humanisation de la déportation et du projet de cartographie polyphonique des (im)mobilités dans les Amériques, qui cherchent à mettre en lumière les expériences, les récits et les stratégies de divers groupes humains dans des contextes d’irrégularité migratoire et frontalière. Les deux projets, à partir de leurs propres particularités, s’interrogent ouvertement sur les actions des migrants pour surmonter des situations très défavorables, montrant leur capacité d’action et leur désir d’avoir une vie meilleure.

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

La vrai "GIFLE" arrive de l’Italie.

26 septembre, par Roberto Ferrario 6 coms

Exactement 100 ans après la "marche sur Rome" de Mussolini, l’extrême droite reprend le pouvoir... Bientôt aussi en France ??? Merci qui ??? Noi siamo tutti antifasciste e voi ??? "Le vieux (...)

LIRE LA SUITE

APPEL POUR UN SIÈCLE ANTI-FASCISTE

24 septembre, par Roberto Ferrario

Le 28 octobre prochain, il y aura un siècle depuis la « Marche sur Rome », c’est-à-dire la prise du pouvoir politique par le fascisme. Les fascistes de diverses organisations essaieront probablement (...)

LIRE LA SUITE

Rassemblement pour la libération de Georges Abdallah

24 septembre, par jean1

Dans le cadre du mois international d’actions pour la libération de Georges Abdallah, la Campagne Unitaire appelle à participer nombreux au rassemblement qui se tiendra vendredi 30 septembre 2022, à (...)

LIRE LA SUITE

Parallèlement au 29 septembre sur les salaires, les syndicats se (...)

24 septembre, par Rap2F

Seules la CGT, Solidaires et la FSU appellent les salariés à la grève le 29 septembre pour réclamer des augmentations générales de salaires. Mais en cette rentrée, Emmanuel Macron laisse planer la (...)

LIRE LA SUITE

Podcast : Portés par la houle

23 septembre, par Podcasts 1 com

Ce Mercredi 14 Septembre 2022, c’était L’Heure de l’mettre, sur Radio Campus Lille, 106,5 Mhz, https://www.campuslille.com/ C’était aussi la Saint Portés par la houle Le fête du PTB, Manifiesta, le (...)

LIRE LA SUITE

À Lille, des projets contre nature, Saint-Sauveur et Bois-Blancs - (...)

19 septembre, par Podcasts

C’était ce 17 septembre sur Radio Campus Lille.


 Avec leur asso PARC Saint Sauveur et Deûl’air, elles ne vont pas laisser faire la MEL et la mairie. La parole était à Bénédicte Vidaillet, Yolande (...)

LIRE LA SUITE