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Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
de : La Louve
mardi 31 mai 2011 - 00h08 - Signaler aux modérateurs
21 commentaires

Malgré tout ce qui semble nous séparer (et j’ai un peu persiflé ou gaussé, non sans raison, sur ce mouvement français qui espère copier/coller les mouvements espagnols ou grecs), il est probable qu’il existe entre "nous" (les "vieux", les "communistes", les "militants", les "syndicalistes"...) et la poignée d’ "Indignés" français (ou qui tentent d’être perçus comme tels) au moins une volonté en commun : cette volonté, c’est celle de souffler sur les braises.

 

Ces braises, ce sont celles du droit imprescriptible et inaliénable des peuples à disposer d’eux-mêmes.

 

On appelle cela la souveraineté du peuple, c’est-à-dire sa volonté de puissance et sa capacité à devenir Souverain, avec tout ce que cela implique de responsabilités.

 

Voici, à n’en pas douter, notre point commun aujourd’hui.

 

C’est que, soit par la pauvreté, soi par la police, soit par le ghetto, soit par les patrons... et sans doute, tout cela en même temps, et plus encore, nous nous sentons à la fois opprimés et exploités.

 

C’est une conscience de cette exploitation, de cette oppression, qui naît, là. Ce n’est pas encore la conscience de classe, mais c’est un frémissement.

 

La politique étant devenue un grand "marché" (au sens de "market", "mercato"), ce qui devrait nous aider à nous libérer contribue de mille manières, à nous oppresser et à nous exploiter.

 

Cet embryon de mouvement exprime également un désir et un besoin de solidarité internationale entre des peuples en lutte pour leur souveraineté.en tout cas,cela m’a semblé un désir assez clairement exprimé mais je peux faire erreur.

 

C’est bien. Vraiment. La solidarité avec nos frères exploités et agressés est une belle chose. Trop peu présente.

 

Par définition, si nous vivons dans des pays et des sociétés différents, nous vivons également dans le même monde, monde dont l’étendue nous est rendue plus perceptible grâce à deux choses : l’élévation du niveau de culture et la maîtrise accrue de langues étrangères d’une part, et d’autre part, évidemment Internet.

 

Ce monde est celui de ce qu’il faut bien appeler l’impérialisme, en n’oubliant pas que l’impérialisme est un stade de développement du capitalisme. Qu’il y a donc là un sujet de propriété des moyens de production, d’exploités à qui on extorque leur force de travail (sous une forme active ou passive), de financiarisation accrue de la vie économique et sociale, de division du travail à tous les niveaux de la société mondiale, etc... - désignons l’ennemi, voulez-vous ?

 

C’est le stade premier de la politique et la première marche vers la souveraineté

 

L’ennemi, ici, ailleurs, plus que jamais, c’est le capitalisme, l’impérialisme.

 

Cet impérialisme qui est aujourd’hui toujours majoritairement dominé par les USA.

 

Si la stratégie de l’impérialisme US est globale, les tactiques elles, sont la plupart du temps locales.

 

La stratégie est la même depuis plusieurs décennies.

 

A notre échelle, l’Union Européenne est une tactique qui fait partie de la stratégie globale. Cela, plus ou moins confusément, "les gens" le sentent, le perçoivent.

 

Il est d’ailleurs bien regrettable que la réunion d’hier à la Bastille ne se soit pas souvenue d’un autre 29 mai. Celui de 2005.

 

Celui du NON au TCE.

 

Et corrélativement, l’oubli de ce qui suivit le 4 février 2008, le viol de notre souveraineté par un Parlement félon, est troublant (d’autant plus troublant que, si je ne m’abuse, parmi certains agitateurs de cet évènement, il y en avait qui étaient là, pourtant, ce 4 février 2008...Ont-ils la mémoire courte, ou avaient-ils déjà des desseins insincères à cette époque, des desseins personnels de carrière électorale ?)

 

La quasi totalité des médias (dans tous les pays) joue un jeu extrêmement pervers et manipulateur à l’égard des mouvements "d’indignés". Mais les "indignés" eux-mêmes en portent une grande part de responsabilité ! Nous y reviendrons.

 

La plupart des journalistes font, à plaisir, de ces mouvements des mouvements "de jeunes", de la "jeunesse" exclusivement. Ils divisent.

 

Ils claironnent volontiers que le mouvement est "apolitique" (alors qu’il se veut, a priori, si j’ai bien compris certains, plutôt "non-partisan", ce qui n’est pas la même chose).

 

Je leur demande, à ces journalistes : quoi de plus politique, (au sens noble), que les tentatives, par des "personnes privées", d’occuper, sans autorisation administrative, ou hors des limites de celles-ci, le "domaine public" (c’est à dire autrefois, le domaine du Roi) que constitue un trottoir, une place ? Quelle manifestation plus primitive de souveraineté que cela ?

 

Quoi de plus politique, encore, que la prise de parole publique en assemblée, en "Agora", auraient dit les grecs antiques, "inventeurs" de la démocratie ?

 

L’indignation, cependant, est un état d’esprit ambigu et à mi-chemin. C’est pour cela que je m’en méfie (et que je ne partage pas ce sentiment, qui cède plus volontiers chez moi la place au besoin de réfléchir en commun, à la colère ou à la volonté d’agir dans le sens de la révolte).

 

L’indignation peut mener aussi bien à la résignation qu’à la révolte. Elle porte en elle les deux options en germes.

 

Certes, une révolte elle-même n’est pas la révolution. Mais elle peut être un moyen d’obtenir des réformes. Et certaines réformes peuvent ouvrir la voie à la révolution. Et de la révolution à l’évolution.

 

Il faudra donc veiller, une prochaine fois, à ne pas en rester au stade de l’indignation "sur place". Veiller à avancer, à la rencontre d’un projet politique.

 

Et pas trop tard. Pour ne pas jouer la figure de "l’indignation" en AG permanente, dans les médias qui se repaissent de cette "société du spectacle".

 

Là où le bât blesse, si j’ose dire, et c’est bien là que les médias bourgeois s’infiltrent immédiatement, c’est notamment dans les contradictions qui saillent déjà profondément dans ce mouvement "européen", et sans aucun doute en tout cas, en France (même si le "mouvement" ici n’est évidemment en RIEN comparable à ce qui se passe en Grèce ou en Espagne).

 

Gil-Scott Heron est mort ce week-end et ce grand poète américain moderne chantait prophétiquement, quelques années après les émeutes de Watts, en Californie, que "The revolution will not be televised", "la révolution ne sera pas retransmise à la télé".

 

Il serait bon que toutes et tous, acteurs ou spectateurs, nous méditions sur cela. Que nous participions ou pas. Y compris si l’envie de critiquer, voire, de moquer, nous titille fortement (et j’en prends ma part...)

 

J’en arrive aux contradictions saillantes ( nous évoquerons ensuite l’hypothèse du mouvement "Facebook").

 

La plus choquante, troublante ?

 

On ne peut pas réclamer, ce qui est finalement "de l’en-commun", "de la masse", et faire l’impasse, aussi grossièrement, sur le socialisme, le communisme !

 

Et pour certains, non seulement faire l’impasse, mais carrément hurler contre.

 

Je comprends parfaitement le désir de n’être récupérés par aucun parti. Mais enfin, il y a là bien assez de gens intelligents pour faire la différence entre un parti et le communisme, non ?

 

Ne voyez-vous pas que le communisme est à créer ?Que vous pouvez contribuer à le créer ? Qu’il n’y a pas de plan ni de mode d’emploi ?

 

Donnons-nous la liberté de le créer !

 

On ne peut pas non plus, me semble-t-il, réclamer de l’en-commun et dénigrer l’hypothèse "parti",( pour des motifs qui suintent véritablement le bon individualisme petit-bourgeois de base, en tout cas pour les interventions que j’ai entendues ce matin chez Pascale Clarke, style ; "J’ai quitté les partis parce qu’on n’a pas de liberté". Traduction : faut respecter la ligne et avoir une action si possible collective. Et oui).

 

Parce que les partis actuels (tous plus ou moins construits sur le même moule bourgeois qui reproduit la division du travail et la société capitaliste en leur sein) sont défaillants et doivent être changés, il ne se trouve personne pour se dire que peut être, c’est non la forme- parti qu’il faut définitivement abandonner, mais la conception qui préside aux partis actuels ?  

 

Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, en somme. Essayer de faire un peu la part des choses.

 

Le problème de ce mouvement, en France en tout cas, pour ce que j’en lis et en entends, c’est que c’est, au sens strict, un mouvement adolescent.

 

Coincé entre l’enfance balbutiante et dépendante de ses parents, et l’âge adulte où on doit voler de ses propres ailes, faire des choix, et les assumer soi-même.

 

On dirait que les organisateurs ne savent pas ce qu’ils veulent.

 

Ils sont à la croisée des chemins, ils identifient certains problèmes, certains horizons, certes, et la foule des participants avec eux voire, avant eux.

 

Mais on bute immédiatement sur les perspectives, sur les mots, ces mots que, par auto-censure, on ne peut pas employer.

 

Il y avait des tabous monstrueux dans ces interventions ! C’est ce qui arrive quand on ne veut pas appeler un chat un chat.

 

Je comprends, pour beaucoup de participants, souvent pour de nombreuses mauvaises raisons, l’hypothèse communiste n’est pas très à la mode (notamment dans les milieux issus de la petite-bourgeoisie, qui me semblaient majoritaires hier). Elle est pourtant historiquement incontournable. Il n’y en a pas d’autre pour sortir du capitalisme. Il va falloir abandonner ses pudeurs de pucelle.

 

Soit ce mouvement naissant va trouver les ressources de le comprendre rapidement, et nous pouvons essayer d’aider à ce qu’il en soit ainsi. Et il pourra être à l’origine d’un quelque chose, même petit.

 

Soit il ne le comprendra pas, et dans quelques jours, tout ceci aura fondu encore plus vite que prévu, récupéré ou pas, discréditant un peu plus encore les mouvements, creusant encore davantage le fossé entre plusieurs groupes de la population militante, accroissant la méfiance ancestrale des travailleurs et syndicalistes pour "les mouvements de jeunes" qu’ils ne contrôlent pas, ce qui ne va pas nous aider à rassembler, et dé-crédibilisant encore un peu plus "l’outil mouvement" aux yeux d’une population principalement habituée à " l ’outil-parti".

 

Le tout dans un contexte extrêmement défavorable, actuellement.

 

Je conclurai sur un point (mais je pense qu’au moins là, il y en a qui vont apprendre) : on ne fait pas grand chose dans ce pays sans les partis , les syndicats, les associations déjà constituées. On peut faire AVEC ( de moins en moins) et on peut faire CONTRE ( hypothèse largement sous-estimée jusqu’à présent). Pour ma part, j’en suis arrivée à la conclusion qu’on ne peut faire "AVEC" que si on fait aussi "CONTRE",et que pour faire AVEC il faut faire CONTRE (évidemment je ne parle pas des partis ouvertement de droite !).

 

Que pour obtenir "des bougés", il faut des pressions intérieures et extérieures, qui se coordonnent.

 

Ça ne signifie nullement qu’il faille aller quémander, se prostituer...Oh non !

 

Ça veut dire qu’il faut s’organiser pour pouvoir leur arracher une participation réelle, au besoin en les prenant à coups de pieds dans le derrière.

 

En fait, avec ces organes existants, si nous voulons pouvoir créer autre chose, il faut ,dans la mesure du possible, adopter une approche dialectique.

 

Autre grande leçon à ce stade pour certains (peut être la seule à retenir), si je puis dire, et sans orgueil : un mouvement sans luttes concrètes en lien avec le capitalisme (économique, politique...), ça ne marche pas. CQFD.

 

Nous les vieux", les "syndicalistes", les "militants" que vous semblez plutôt rejeter, (si j’ai bien suivi), on aurait pu vous le dire pour vous éviter de gâcher cette énergie. On vous l’a dit souvent d’ailleurs, ici ou là ;-)

 

Parce que nous avons une chose que beaucoup d’entre vous n’avez pas (pas encore), c’est la pratique et l’expérience de la confrontation des Idées aux Réalités. Parce que le syndicalisme est une école difficile et ardue mais qui apprend énormément ,(et de mon point de vue, c’est une des plus formatrices, politiquement parlant). Il ne faut pas cracher à la gueule des syndicalistes, jeunes camarades. Vous pouvez vous en méfier, mais vous ne pouvez pas nous rejeter.

 

Le pays ne bouge pas sans nous (même si nous le faisons bouger mal, pas comme il faut, comme nous pouvons, au fond).

 

Mais là, il n’y a pas de "chair" fédératrice à bouffer autour de l’os, là. Pas d’occasion. Pas de travail de fond sur tel ou tel sujet.

 

Bien-sûr , la répression policière d’un mouvement pacifique PEUT donner cette matière. Mais n’allez surtout pas vous faire envoyer à l’hôpital "par plaisir", ou en vous sacrifiant "pour le mouvement", car ce n’est pas sûr que cela fonctionne...

 

La constituante ?

 

Très bien, je suis pour aussi ! Mais la constituante ne jaillit pas de nulle part. C’est impossible et ça n’a pas de sens.

 

C’est la lutte pour le Pain, pour la Paix, par exemple, qui débouche sur une modification réelle du Droit.

 

L’hypothèse de celle-ci aurait pu trouver sa place au cœur de l’hiver dernier dans le mouvement sur les retraites.

 

Ce ne fut pas le cas, notamment parce que ceux qui jouent aujourd’hui dans la "gauche (prétendument) radicale" les matadors , avec force coups de mentons devant leur poste de télévision en hurlant que c’est "la révolution en Espagne" ont préféré, à ce moment de la lutte sur les retraites, appeler à un référendum à la con et uniquement sur le sujet des retraites, comme si tout ceci ne faisait pas système, et laisser les syndicats se démerder (et s’enterrer sans perspective politique).

 

L’échec quasi annoncé de ce "mouvement"’, c’est aussi l’amère démonstration que ces médias que vous conchiez (souvent à juste titre) ce sont encore une fois, bien foutu de votre gueule.

 

Mais "il faut être pris pour être appris".

 

J’espère qu’au moins, ça c’est clair : non, les révoltes arabes ne sont pas nées sur Facebook et Twitter, qui n’ont été qu’un relais parmi d’autres et je dis bien un relais ,de choses existantes avant et autrement.

 

Vous pensez vraiment que le gendarme amériacin des communications électroniques et de l’Internet laissera se développer de et par Facebook et Twitter un phénomène réellement révolutionnaire susceptible de perturber durablement ses plans ? Soyons sérieux... (Si Castro avait connu Twitter, je doute qu’il eut été assez con pour s’en servir à programmer l’insurrection cubaine !)

 

On en fera pas l’économie du travail de fond, de la patience, du recul et de la réflexion pour construire la possibilité révolutionnaire dont l’envie nous est probablement commune. Quelle révolution, c’est là la question.

 

On ne fera pas non plus l’économie de la belle ardeur, de la fougue impétueuse de la jeunesse, de ses idées neuves, iconoclastes même.

 

Et surtout, on ne fera pas l’économie de l’en-commun, jusqu’au bout.

 

Ça ne suffira pas de réfléchir assis, mais ça ne suffira pas non plus de marcher sans réfléchir. Idéalement, il faudra les deux. ;-)

 

A bon entendeur, sans ironie ni moquerie, et avec espoir !



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Commentaires de l'article
Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
31 mai 2011 - 00h17 - Posté par Mouton Noir

A chaud vite fait trois réflexions :

1. Hélas, il est encore trop tôt pour utiliser le mot "communisme". Quand le mot manquera pour désigner ce qui se construit, il s’imposera tout seul comme une évidence... patience !

2. Un point de divergence avec toi (pour une fois) sur l’AVEC/SANS les orgas. Je comprends parfaitement ton point de vue mais je n’y souscris pas, et en ce sens trouve la démarche des indignés extrêmement intéressante.

3. L’en-commun doit être concret. Pour reprendre ton image, il faut faire pousser la viande sur l’os ! L’urgence est d’identifier un ou deux axes simples et concrets de construction ici et maintenant du monde que l’on veut (sans attendre que ceux d’en haut s’en occupent).



Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
31 mai 2011 - 01h31 - Posté par luis

LL fait bien d’aborder le sujet et je partage pas mal de ses analyses.
Reste une question à ajouter :

 qu’ont fait les fameux partis en France et en Europe, depuis des mois, pour coordonner des initiatives dans toute l’Europe, en appui à tous ceux qui s’indignent ? Cela fait au moins un an que tous les travailleurs d’Europe et la jeunesse en prennent plein la gueulle.

En France, ils discutent des élections, la direction du NPA pour un programme avec le FdG et rabattre ainsi 5 % de voix vers la trahison de Aubry ou Hollande. Les politiciens du FdG pour négocier les places de député et auprès du caviar dans les Ministères, etc...
Le NPA, je sais, avait appelé à la Bastille, et d’autres peut-être. Mais il fallait l’unité des partis, associations, syndicats étudiants, etc. Bref, un objectif partagé,soutenu par la population, coordonné, avec une stratégie et tactique d’occupation, retraite éventuelle et reconquête, etc.

Beaucoup à apprendre et à revoir du côté des partis. Sinon, ils ne servent qu’à entretenir le système par l’illusion de la révolution par les urnes.
Et après les mêmes partis théorisent sur le manque de combativité ! Un peu gonflés.



Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
31 mai 2011 - 07h56

Mais pourquoi ne laisez vous pas ce mouvement suivre son cours sans le jugez ?
Pourquoi toujours vouloir donner des avis, conseils... vu l’état de la socièté que nous laissons il vaut mieux se taire, par pudeur.



Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
1er juin 2011 - 15h25 - Posté par

Pourquoi toujours vouloir donner des avis, conseils

et toi, pourquoi toujours vouloir donner des avis, conseils ?

comme dirait l’autre : "ta gueule pop hip !"


Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
31 mai 2011 - 08h23 - Posté par Copas

Si on avait écouté seulement l’origine sociale des étudiants du 22 mars en début 68, on n’aurait pas pris dans toute sa dimension qu’on était là en face d’un détonateur, ou d’une mèche.

Savoir si un rassemblement à Bastille (et ailleurs avec des fois des choses intéressantes) joue ce rôle de détonateur est une autre question.

Comme d’habitude, il y a l’analyse qu’on peut faire de l’adversaire, il y a celle qu’on peut avoir sur les tensions qui montent dans la société, et les indices qu’on peut détecter pour l’affirmer, les batailles récentes, etc.

Un énorme mouvement a eut lieu il y a quelques mois, déplaçant des foules considérables mais sans émergence d’un plan d’assaut de la part du camp populaire contre le plan du capital.

Il y a également l’analyse des forces politiques identifiées ou pas qui s’agitent actuellement dans le cadre de mouvements demeurant en France limités socialement et limités politiquement. Par exemple le désir de niaiseries sur la révolution citoyenne ou participative signent des orientations qui ne disent pas leur nom mais enlèvent beaucoup de force(s) et de dynamite à ce mouvement.

Mais tout ne se limite pas à quelques dizaines de personnes qui essayent d’écarter tout ce qui précise la bataille (et donc permettrait de la renforcer), tout ce qui la rend fumeuse, et tout ce qui s’attaque en un vieux classique liberticide à l’expression de courants politiques organisés (ceux qui cherchent à interdire les expressions politiques dans le mouvement nagent en eaux très très troubles).

Tout ne se limite pas à ça quand commencent à s’exprimer des mobilisations avec des hauts et des bas, même limités. Ce sont au pire des précurseurs à ne pas sous-estimer et au contraire à prendre avec la plus haute attention.

Chaque carte doit être jouée à fond et être utilisée pour rebondir plus haut plus tard si celle-ci a été une impasse.

Et c’est je crois l’essentiel, il ne s’agit pas seulement de soutenir, mais de pousser les feux, souffler sur les braises. Et surtout travailler les questions de l’extension.

Sur les mots "communisme", "socialisme", ils importent peu tant on recouvre sous cela dans le niveau de conscience moyen des choses qui n’ont strictement rien à voir avec l’espérance de communisme sans en utiliser ces mots.

Dans tout ce fatras, il convient d’en dégager des revendications claires même si elle ne sont pas les plus révolutionnaires du moment qu’elles ne sont pas digérables actuellement par le système.

Et surtout donner de la voix dans les quartiers populaires , les entreprises, et non seulement dans un centre bourgeois de la France.

Ce qu’on peut attendre des courants politiques n’est pas du soutien, mais de la participation à l’offensive, à la radicalité et à essayer de gagner du monde aux mobilisations, et d’éclairer stratégiquement afin qu’un plan d’assaut de la part du camp populaire contre la bourgeoisie émerge.

Mais pour cela, il faut étendre, élargir , débattre, rendre encore plus populaire, en s’organisant mieux, en précisant mieux les exigences portées.

Même si cela ne fait pas révolution l’intégration d’exigences plus précises est un enjeu, car quand on baisse la garde en portant des exigences vaporeuses on n’élargit pas un mouvement on le réduit, personne ne s’y reconnaissant.

Il faut donc être plus précis et plus exhaustif. En même temps que l’audace de la radicalité de la critique du capitalisme (sans que soit rompue la chaine qui va de la revendication concrète à la radicalité de la critique)

Sur la question de désigner l’ennemi extérieur, la question de l’impérialisme US n’est pas actuellement au centre de la stratégie de rassemblement sur les places en France.

Du moins les guerres impériales, avec ou sans l’impérialisme US sont des éléments du cahier de revendications .

C’est Lilianne qu’il faut tacler, et être précis là dessus.

En France, il y a une capacité remarquable de la haute bourgeoisie à éviter les balles perdues et à jouer les passe-murailles, à ne jamais se retrouver à la question qui est exceptionnelle.

Ce n’est pas pour rien que la France est le pays qui a le plus de milliardaires en proportion de la population.

Cette chère Lilianne par exemple pèse à elle toute seule presque 2 fois le cout du RSA, ce n’est pas peu quand même et c’est pas les poches d’Obama ça.

En France la classe populaire a un ennemi central qui s’identifie bien pour peu qu’on le veuille et qu’on ne l’exonère pas d’un énnemi plus lointain, divisé, affaibli, même si il grenouille fortement et a réussi à placer une partie de ses créatures à des postes politiques (Lagarde, etc).

Cet énnemi qui nous pompe le sang en France c’est la bourgeoisie française. C’est elle qui dirige ce pays et personne ne l’a obligé à exploiter et maltraité, personne d’outre-atlantique s’entend.

Celle-ci est derrière ses marionnettes politiques qu’elle a placé dans les exécutifs, c’est elle qui s’est acheté les médias sur-puissants pour travailler finement "l’opinion" afin qu’elle ne comprenne rien du monde et accepte ses tiques qu’elle a sur la peau.

Il faut la débusquer
et également montrer son échec de sa prétention à faire croire qu’elle agit pour la prospérité de la société.

L’expression de revendications claires et élementaires , couplées à une critique radicale, dissipe les rideaux de fumée de la bataille idéologique du capital.

Et puis surtout, étendre, étendre, étendre....



Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
31 mai 2011 - 10h11 - Posté par la Canaille via AC

fatigué..je laisse mon tour à la C@n@aille Rouge sur son blog

Ses réflexions recoupent certaines de.L.L..

http://canaille-le-rouge.over-blog....


Grandir à Madrid…et ailleurs


"Je ne pense pas que le mouvement me permettra de trouver du travail, mais il me redonne de l’espoir, l’envie de me battre
", Rien que cette phrase prononcée à Murcie par un gars de 26 ans est une première grande victoire.

A partir de quelques infos glanées dans la presse et de contacts avec des gens sur place, ce qu’envoient des amis de La canaille, un constat.

Madrid, sur la Puerta del sol, pendant près de deux heures, les mains souvent peintes de blanc, la foule a agité des fleurs et des bouquets de toutes les couleurs pour signifier son refus de la violence. C’est beau, certes. Cela ne calme pas la féroce exploitation des ouvriers agricoles où les récoltes sont aussi hors sol que les latifundiaires qui les exploitent.

Tout est là : le fond de colère ne dispose pas des formes d’action nécessaires pour imposer les changements. Elles sont à inventer ou à réinventer. Pas à exporter d’un ailleurs peu qualifié (et qui ferait bien de s’occuper de sa situation avant de donner des leçons), ni à importer, la lutte de classe, car c’est d’elle qu’il s’agit, ne supporte pas le prêt à porter, à penser, à déléguer. La traversée du 20ème siècle et là pour nous le rappeler.

Scandant "Barcelone n’est pas seule" ou "Nous ne sommes pas des délinquants mais des citoyens" La foule brandissait des pancartes indiquant "Moins de policiers et plus d’éducation". Aux abords de la place, les flics, pas trop pressant, se tenaient immobiles, devant une dizaine de fourgons.

Du monde, qui se mobilise via les portables. On peu mobiliser avec internet, rapidement. Cela ne suffit pas pour s’emparer des leviers politiques. Un courriel permet d’envoyer les flics pour évacuer une entreprise, il ne suffira pas pour décider et organiser un piquet de grève. Il permet de fermer une usine, de licencier le personnel, il ne permet pas d’occuper l’usine et de paralyser les pratiques patronales, il ne permet pas la prise en main de ces leviers économique et politiques qui transforme l’indignation en action.

Pour autant ne pas sous estimer ou se moquer de ce qui se forme. Une onde grandit en amplitude et d’autres la rejoignent. Si fréquence et amplitude augmentent, là du neuf est possible.

Il est sûr que les laboratoires à idées du capital doivent tourner à toute vitesse pour élaborer des parades à ce qui par manque de densité et de projet n’est pas encore une subversion mais qui à la moindre étincelle pourrait faire évoluer la donne. Avec une idée fixe pour eux : empêcher toute convergence sociale. La CES et ses apparatchiks, aussi hors sol que les fraises d’Andalousie, s’y emploient.

L’étincelle espagnole, peut partirpar exemple de la condamnation forte de ceux qui ont dépêché la police contre les manifestants de Barcelone.

Relevé dans le Monde :

"Inadmissible qu’une telle manifestation de violence ait eu lieu à l’encontre d’un mouvement qui n’a cessé d’être pacifique", s’offusque Eduardo, psychologue de 33 ans. Les autorités ont voulu nous faire peur. Mais nous n’avons pas peur !"."Cela ne change en rien notre mobilisation, confirme Miquel, professeur d’histoire de 56 ans. Au contraire, ces événements vont renforcer le mouvement, nous souder davantage."

"Certains, parmi les plus indignés des "indignés", ont appelé à éteindre la télévision, ce samedi soir, au moment de la diffusion du match de football opposant le FC Barcelone à Manchester United à Londres. "Le foot, c’est la seule chose qui intéresse le gouvernement, car il draine beaucoup d’argent", déplore Santiago, l’un des porte-parole du mouvement madrilène."

A Madrid, les manifestants sentent d’autant plus solidaires que la police a déjà tenté de les déloger de la place emblématique de la ville, où campent encore plusieurs centaines de personnes.

Le ministre de l’intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, a aussi annoncé que les autorités "étudiaient" une éventuelle évacuation de la place, suite aux demandes insistantes du gouvernement régional et des commerçants. L’aiguisement en termes de classe se précise : le négoce prend position pour …l’ordre fût-il celui du PSOE.

Sur la place de la Puerta del Sol.

"Le maintien d’une adhésion forte au mouvement du 15-Mai dépendra en grande partie du comportement des autorités, souligne Jaime Pastor Verdu, politologue espagnol. Si elles se livrent à la répression et évacuent les campements, la mobilisation gagnera en force et bénéficiera d’une solidarité accrue de la population."

Murcie, extrême sud, quatre cent mille habitants 27 mai :L’émotion gagne l’assistance lorsqu’un retraité prend la parole : "A l’époque de Franco, je me suis battu pour cette démocratie. Depuis, on l’a dénaturée. Il faut reprendre le combat et ne pas s’arrêter." Le politique commence à se donner des repères.

L’indignation est forte. Elle ne suffit pas à bouger les lignes et encore moins à subvertir le système. Cela doit-il conduire à se moquer de ceux qui depuis des jours sont au moins la mauvaise conscience d’une social-démocratie pris en flagrant délit permanent de si bien gérer le système que même la droite n’arrive pas à faire aussi bien pour le capital ? Bien sur que non.

Si on regarde ce qui structure socialement la protestation en Espagne, il est clair que des correspondances fortes avec les jeunes de tous les pays de cette UE de plus en plus honnie se retrouvent :

¤ 45% de chômage chez les jeunes
¤ une crise économique qu’on prévoit longue
¤ l’absence de perspectives d’avenir
¤ des mesures de restrictions économiques et sociales
¤ des appels au sacrifice et à l’austérité
¤ le spectacle de l’impunité de la corruption des politiciens
¤ le scandale des hauts revenus dans les conseils d’administration et des bénéfices des banques
¤ l’attitude conciliatrice des syndicats
¤ le discours vide des partis politiques et leurs magouilles
Avec tous les jeunes …et au delà.

Trouvé cela dans rue 89, qui n’explique pas tout mais débroussaille bien le terrain : L’interview d’un militant genre coco-anar ou anar-coco au choix, qui a connu 68, pointe quelques réalités qui ne sont pas propre à l’Espagne :

" Il y a là un ensemble de circonstances qui expliquent suffisamment le mécontentement, l’indignation et l’écœurement d’une partie de la jeunesse, mais il y a aussi d’autres éléments qui ont rendu possible ce que tu appelles l’insurrection actuelle :

la crise de la représentation, c’est-à-dire le sentiment de n’être reconnu par personne dans une démocratie dite représentative

l’abandon de la peur : c’est elle qui, dans des situations de récession, bloque la combativité ; les gens ont peur de perdre leur travail, d’encourir des représailles…

le sentiment d’un manque d’éthique généralisé, dans les relations internationales, dans les partis politiques, dans les milieux financiers

le sentiment qu’alors que des manifestations de résistances se produisaient un peu partout, Grèce, Angleterre, Portugal… la jeunesse espagnole était anesthésiée

la capacité de vaincre, très présente dans la force de l’imaginaire récent, manifestée par la détermination des occupants de la place Tahrir, au Caire.

En même temps, il est probable que pour ce qui est des formes concrètes prises par le mouvement, auto-organisationnelles, autogestionnaires, « assembléaires », sans leaders, avec des rotations permanentes, une certaine influence provienne des traditions libertaires ancrées dans l’imaginaire espagnol, et des réminiscences d’un Mai 68 que l’on retrouve dans l’ingéniosité des phrases écrites sur les affiches."

Mais là bas comme ici, constat de l’absence d’une organisation créée par et pour le mouvement populaire, ancrée dans la réalité de ce mouvement, d’une organisation qui soit le fruit de ce mouvement, capable d’aider à construire l’alternative et d’occuper le terrain politique, pas par délégation mais par investissement massif.

En France à l’automne la classe ouvrière, les salariés ont subit l’absence de forces politiques capable de pousser une alternative ouvrant perspective aux mobilisations. En Espagne, dans des conditions différentes, cette disparition d’une telle force politique, comme en Italie d’ailleurs laissent le capital tranquille.

Là où existent de ces partis communistes qui donnent des cauchemars au FMI, à l’UE, et à toutes les forces politiques qui ne les combattent pas frontalement (GUE comprise qui les boycotte voir les calomnie), le dynamisme des luttes met plus et mieux les pouvoirs en difficulté.

Contre le Patronat et ses serviteurs, contre le FMI de Lisbonne à Athènes

A voir ici les programmes qui se concoctent dans les gargotes du prêt à voter 2012, urgent non seulement de s’indigner y compris contre ces tambouilleurs mais d’ouvrir les fenêtres et de créer le courant d’air qui mettra le rouge aux joues.

C’est dans le mouvement que se créera l’organisation capable de conduire la transformation. Un mouvement qui travaille au dépassement des partis compromis pour se mettre en marche pour supprimer le capital.

Ce capital qui, les formes, la diversité et le niveau des luttes pour lui résister le montre, est d’abord un rapport social, un rapport social d’exploitation.



Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
31 mai 2011 - 11h05 - Posté par Peko

Personne n’exclut le fait que l’ensemble des syndicats peuvent informer leurs militants sur le mouvements des Indignés et leurs proposés de participer à titre individuel au Agora, de faire des propositions et toutes formes de participations.
Les indignés prône le coté pacifique de leurs actions et non pas l"inactivité citoyenne.

Je suis ravi d’avoir lut enfin une analyse syndicale intéressante et serait ravi de vous croiser sur les bancs des Agoras. Notre bannière commune serait alors : Réelle Démocratie Maintenant, le temps d’un échange, d’un débat entre citoyens concernés.



Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
31 mai 2011 - 11h10 - Posté par Alain Chancogne

Aveu :
c’est toujours pareil : je me dis"attendsun peu, relis" et paf..àchaud, sans prendre de gants, la réaction..

 :))
Mais LL commence à me cnnaitre, elle sursautera pas.

Comme aurait chanté Brassens

"mais qu’elle sursaute ou non

D’ailleursje m’en fous

Ma réputation est faîte

Je suis un voyou.

 :)

Auta nt je partage l’idée qu’il y a , un peu partout, de la volonté de "sortir" de ce qui ressemblait à du coma prolongé, de la résignation, de "mostrar que ya vivimos" comme chante Paco I. quand sa guitare accompagne Celaya, des forêts de doigts d’honneur adressé à cette Société Capitaliste de merde, autant (tout en sachantque je l’isole du reste de l’article,) je ne partage pas cette expression de L.L.

Certes, une révolte elle-même n’est pas la révolution. Mais elle peut être un moyen d’obtenir des réformes. Et certaines réformes peuvent ouvrir la voie à la révolution.

Si justement, le combat anticapitaliste ne peut vaincre sans conscience de ce que la CRISE duCAPITAL a d’impossible issue par des aménagements , desaméliorations de vie sans processusrévolutionnairesefixant ’abolition su salariat, lasociété sans classe , c’est justemen tparce que la REVOLTE ne peut pas obtenir des réformes.

Qu’ici ou là, çaj ette dans la rue du maghrébin , du syrien qui n’en peut plus de la férocité d’une dictature, c’est une chose.

Se lever pour la DIGNITE est un espoir fantastique pour les Peuples

Mais a la Puerta del Sol ou à la Bastille( mais rien de semblable, restons sérieux entre la vague "indignados" et quatre pignolades bobos parisiennes ou rassemblant 85
bordelais..) , c’est à dire làou la "démocratie bourgeoise" a réussi à pervertir la démocratie (dans sa définition grecque originelle) au point qu’on est "libre" de choisir entre les enflures roses et les ordures de droite, là, .DEMOLIR L ’iDEE que la REFORME est d’une étape émancipatrice ,c’est une exigence révolutionnaire, selon moi.
Si j’insiste, c’est parce queL.L. dans le reste de son texte semble partager par ailleurs, ce "besoin" de Communisme dans le mouvement.

Voilà pourquoi, communiste revenu certes tardivement d’un léninisme a-marxiste, retrouvant des repère schez R.Luxemburg , chez les communistes libertaires , prenant acte du "vide" organisationnel , j’observe ce mouvement récent comme on assiste, émerveillé et avec un grand "ouf" la sortie duc omad’un grave accidenté de la route qu’on croyai tsous perfs et tuyaux divers pour longtemps..

De là à le faire sauter du lit pour l’entrainer au prochain 4 fois"sans maitres"..i ly a un "pas" (si je peux me permettre)

C’est là bien sur, on ne saurait s’en étonner que je ne souscris absolumentpas à toutes les thèses de la"spontanéité"

Làdessus je suis en accord total avec L.L et très proche de Copas.

Je ne pense pas qu’on puisse analyser un mouvement qui germe danslaCRISE du K, , dans le rapport de forces actuels en écrivant comme l’ami Mouton Noir

Un point de divergence avec toi (pour une fois) sur l’AVEC/SANS les orgas.

Je comprends parfaitement ton point de vue mais je n’y souscris pas, et en ce sens trouve la démarche des indignés extrêmement intéressante

.

je pense que M.N, comme d’autres(qu’on ne prenne pas ça pour de la morgue d’ancien con battu) ne donne pas au mot "ORGA" le même sens que"nous" -en terme du rôle irremplaçable selon moi-de la nécessaire"rencontre" de l’aspiration"confuse" au bonheur et de l’apport du Part iRévolutionnaire dans la construction d’"EN commun"..portant cet espoir.

C’est un débat permanent à fouiller.

Quand j’aurais pris un peude "Viagra-NEURONE 500" , que je seai plus "en forme", et que cet article deL.L. aura suscité d’autres commentaires, je pondrai une réflexion sur "Union populaire- pistes autogestionnaires- PartiduCommunisme"..

Mouton noir nem’en voudra pas que, "gramscien" et vacciné àjamais contre les déviances d’"ORGA" dans sa forme héritée de lénine, je continue à tacler la spontanéité niant l’apport extérieur , voire le "combattant" comme à la PUERTA del Sol !

J’en reste à ce que j’adore rabâcher , de l’ami Guevara

« 

Sans organisation les idées perdent de leur efficacité après le premier moment d’élan ; elles tombent peu à peu dans la routine, dans le conformisme, et finissent par n’être plus qu’un souvenir »

cordialement

A.C.



Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
31 mai 2011 - 11h30 - Posté par NIZZAROSSA

La Louve a bien raison.. bien que je la trouve "bavarde".. Mais bon... Comment on commencé les Révolutions - les Evolutions populaires- dans le passé.. Un peu comme aujourd’hui il me semble...



Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
31 mai 2011 - 15h46 - Posté par

D’accord avec Nizzarosa : Nous sommes bien dans une situation pré-Révoluitonnaire... Des signes partout qui ne trompent pas.. Une répression féroce, une paupérisation, un mal-être étendu, une dureté des puissants, une mégalomanie du pouvoir... l’opium du Peuple qui ne fait pas toujours effet...


Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
31 mai 2011 - 12h26 - Posté par JC

Dis-moi, La Louve, qui es-tu pour donner des leçons ?

L’ennemi serait donc l’autre (impérialisme, USA…). Sans blague ?
Mais dis-moi, La Louve, lorsque l’horrible monstre aboie, tu n’es peut être pas obligée de l’écouter et d’aller aussitôt ouvrir les robinets des chambres à gaz…
Si personne n’avait prêté attention à ses délires, pauvre fou, nous n’en serions pas là.

Alors ce serait les médias collabos ?
Mais qui donc leur accorde encore quelque crédit ?
« Radio Paris ment, Radio Paris ment… »
Eteignez donc vos téloches et vos France Inter !

« Il faudra veiller, une prochaine fois,… à avancer, à la rencontre d’un projet politique. »
« On ne peut pas… faire l’impasse, aussi grossièrement, sur le socialisme, le communisme ! »
« Parce que les partis actuels sont défaillants et doivent être changés »

C’est le piège abscon, dans sa plus pure expression. Tes « partis », ils sont là depuis belle lurette et vois où ils nous ont menés…
Nous n’en voulons pas, La Louve, de tes partis de merde.

Je prends la liberté de détourner ta phrase pour dire on ne fait pas grand chose dans ce pays AVEC les partis, les syndicats, les associations déjà constitués.

Pourquoi s’organiser et donner ainsi, à nos ennemis les armes pour nous détruire ?

Il serait peut-être plus difficile de juguler 200 petites manifs réparties aléatoirement et sans autorisations qu’un seul rassemblement « autorisé » (non mais je rêve) et encadré par vos partis et syndicats « autorisés eux aussi » !

Mais de quoi avez-vous peur ?
Quelle vous échappe ?

Oui La Louve, comme tu le dis, nous avons besoin de vous.
Mais Non La Louve, pas comme vieux syndicaliste ou militant de je ne sais quelle organisation obsolète.
Pas comme un parent qui montre à son adolescent coincé entre l’enfance etc…
Vous n’avez rien à nous montrer. Le monde que vous nous avez construit avec vos théories de merde est trop laid. Ne nous montrez pas le chemin, de grâce. Nous essayons den sortir.

Si nous avons besoin de vous, La Louve, c’est en tant qu’être humain simplement épris de liberté, d’équité, de respect de l’autre et du monde qui nous entoure.

De L’amour et du bonheur partagé, ce n’est pas trop demander.



Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
31 mai 2011 - 20h17 - Posté par La Louve

Dis-moi, La Louve, qui es-tu pour donner des leçons ?

M’enfin.. comment ça ? Tu sais pas, non pas "QUI" je suis, mais CE QUE je suis ?

Pas possible.... Pauvre malheureux égaré.

Je t’éclaire : je suis le phare allumé de la révolution prolétarienne. Que cela soit dit une bonne fois pour toutes et qu’on y’ revienne plus hein.

Je déconne hein, c’est pour détendre l’atmosphère , parce que malgré le ridicule de ton discours emphatique bien monté sur ses poneys et surtout, son ton extrêmement agressif et insultant, je veux bien te laisser une chance de devenir meilleur en t’abreuvant à ma source....

Tu vois, moi aussi je suis Paix et Amour mon Frère :-)

L’ennemi serait donc l’autre (impérialisme, USA…). Sans blague ?

Tu n’es pas d’accord avec cela si j’ai bien compris ?

Mais dis-moi, La Louve, lorsque l’horrible monstre aboie, tu n’es peut être pas obligée de l’écouter et d’aller aussitôt ouvrir les robinets des chambres à gaz… Si personne n’avait prêté attention à ses délires, pauvre fou, nous n’en serions pas là.

Je n’ai pas tout compris dans ton histoire de monstre qui aboie et qui ouvre des robinets de chambre à gaz ( comme je sis assez sensible sur ce sujet, pourrais tu avoir l’extrême obligeance de me préciser ta "pensée" ?)

Alors ce serait les médias collabos ? Mais qui donc leur accorde encore quelque crédit ? « Radio Paris ment, Radio Paris ment… » Eteignez donc vos téloches et vos France Inter !

Hmmm....

C’est le piège abscon, dans sa plus pure expression.

J’imagine que tuas voulu dire simplement "piège à con" parce que sinon c’est "absconS".

Tes « partis », ils sont là depuis belle lurette et vois où ils nous ont menés… Nous n’en voulons pas, La Louve, de tes partis de merde.

Ouhla. Petit léger blocage au stade sadique anal on dirait, qui confirmerait mon analyse...

Pourquoi tu le prends mal comme ça, dis moi ? Tu t’es senti visé ou quoi ?

Je prends la liberté de détourner ta phrase pour dire on ne fait pas grand chose dans ce pays AVEC les partis, les syndicats, les associations déjà constitués.

C’est ton droit absolu de penser cela. JE ne rentrerai pas dans ce débat ce n’est pas celui que j’ai posé. J’ai parlé de rapport dialectique, de "boxe" avec ces organisations.... Mais ça doit être un peu trop compliqué pour toi peut être ?

Pourquoi s’organiser et donner ainsi, à nos ennemis les armes pour nous détruire ?

Il serait peut-être plus difficile de juguler 200 petites manifs réparties aléatoirement et sans autorisations qu’un seul rassemblement « autorisé » (non mais je rêve) et encadré par vos partis et syndicats « autorisés eux aussi » !

Bah oui hein, "pourquoi s’organiser" ?! C’est vai, c’est pas con cette question, que n’y ai je pensé plus tôt...

Nos affameurs, exploiteurs, massacreurs.... s’organisent, eux mais nous, NON ! PAS LA PEINE !

Mais de quoi avez-vous peur ? Quelle vous échappe ?

Qu’elle nous échappe QUOI ?

La révolution ? Mais bon dieu oui, elle nous échappera, au sens où tu l’entends ! A TOUTES ET A TOUS. Mais à la différence de toi, moi au moins, je le sais ! C’est bien pour ça que je ne suis pas dans une logique de "contrôle" de quoi que ce soit.

Oui La Louve, comme tu le dis, nous avons besoin de vous. Mais Non La Louve, pas comme vieux syndicaliste ou militant de je ne sais quelle organisation obsolète. Pas comme un parent qui montre à son adolescent coincé entre l’enfance etc…

Oui moi aussi à 15 ans je pensais ça. Que les "parents", les "vieux", n’avaient rien de rien à nous donner, à nous transmettre...

Vous n’avez rien à nous montrer. Le monde que vous nous avez construit avec vos théories de merde est trop laid. Ne nous montrez pas le chemin, de grâce. Nous essayons den sortir.

Le monde que nous avons construit...TOUS ! Même TOI. qui joue au "djeunes " pour venir nous refourguer ton discours individualiste de merde. ce "vous " que tu prétends incarner (heureusement les VRAIS jeunes sont pas si cons que toi), ce "VOUS", pour l’instant, vous n’avez que la morgue et la prétention et pas de solution de rechange cher ami. Donc tout le monde a le droit de parler, et de réfléchir, et d’analyser, que ça te plaise ou non. Les "vieux cons" qui se sont DEJA plantés et les "jeunes cons" qui ne se sont pas ENCORE planté ;-)

Si nous avons besoin de vous, La Louve, c’est en tant qu’être humain simplement épris de liberté, d’équité, de respect de l’autre et du monde qui nous entoure.

J’ai bien compris que tu ne voulais pas de nous en tant que communistes. Seulement tu vois, ici c’est pas "BRAZIL" ni "SOLEIL VERT". On ne dissèque pas les gens , genre, je prends ton côté amour et pas ton côté communiste. C’est un TOUT. Donc ça sera avec, sans, voire contre nous. Mais pas "en morceaux".

As tu assez d’intelligence et d’ouverture toi qui prône l’amour et tout ce blabla, pour accepter les communistes ou pas ?

De L’amour et du bonheur partagé, ce n’est pas trop demander.

Même question que précédemment (à moins que le conseilleur ne soit pas le payeur....)

As tu assez d’intelligence et d’ouverture toi qui prône l’amour et tout ce blabla, pour accepter les communistes ou pas ?

Sans trop présumer, vu la teneur de ton discours, je dirais "non". L’anticommunisme te tient lieu de pensée. Mais ça ne suffira pas mon "cher".

Hasta !

LL


Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
31 mai 2011 - 18h20 - Posté par luis

AC a raison de souligner que la bourgeoisie n’a plus de réforme à proposer.
A cause de la concurrence généralisée (mondialisation) aggravée par la crise économique.

On l’a vu en France avec les retraites. Incontestablement, les directions syndicales pensaient limiter la contre-réforme en poussant les feux. Mais rien. C’est alors qu’ils ont compris qu’on allait au clash et ont pris toutes les mesures pour casser le mouvement, avec l’appui des politiciens de gôche (FdG) déviant la lutte vers le mirage d’un référendum, et à défaut vers 2012...
Les orgas révolutionnaires ont suivi, pensant aussi sans doute qu’on pouvait arracher quelque chose, dans un combat massif et unitaire. Elles n’ont pas compris que dans l’impasse économique actuelle, lorsque le peuple commence à se soulever, l’unité, c’est avec ceux en lutte, pas avec les dirigeants prêts à collaborer avec la bourgeoisie.

En Espagne, la marge de manoeuvre du gouvernement est encore plus mince, à vrai dire nulle.
Quelle revendication de DRY (Democracia Real Ya) peut-il satisfaire ?

Il faut le dire aux indignés, dont beacoup ne mesurent pas la dimension de la crise.
La bourgeoisie ne peut céder, elle ne peut pas être non-violente.

Nous devons donc en tirer les conclusions.
Il faut se donner les moyens de s’enn débarasser,
par la légitimité du nombre et la raison de la force.



Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
31 mai 2011 - 23h10 - Posté par perplex

Je suis passé à Bastille, ce mardi soir, je crois bien qu’il y avait plus de monde à la soupe populaire située à 50m que les indignés eux même. Bien sur, il n’y avait aucune relation entre eux. Juste le temps d’écouter les divagations d’une personne applaudie mollement par les plus convaincus, cette personne, malgré l’estime que je pouvais lui porter par ailleurs, je n’arrivais pas à me décider ; journaliste radio france ou un encarté Ps qui n’arrivait pas à monter dans la nomenclatura ? Sans doute les deux. Bref, si y a pas un manifestant tué rapidement par un flic, ce mouvement sera mort né. bien dommage.


Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
31 mai 2011 - 23h37 - Posté par

La bourgeoisie ne peut céder, elle ne peut pas être non-violente

.

Exact. Et on peut ajouter que sa milice-police-justice ne fera pas de cadeaux.


Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
31 mai 2011 - 22h51 - Posté par anasthasia

Complètement d’accord avec ton analyse la Louve. ( sauf le coup de la pucelle)
Ils cherchent, les indignés...c’est un premier pas.



Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
1er juin 2011 - 00h22 - Posté par Mouton Noir

Bon alors, je précise car AC et LL ne m’ont peut-être pas bien compris : les structures existantes aujourd’hui en France, partis ou syndicats, sont les alliées objectives du système en place. Elles canalisent et neutralisent les énergies militantes et le potentiel subversif de tous ceux qui les rejoignent. Non pas qu’il s’agisse d’une décision explicite prise par leurs dirigeants à l’occasion d’un diner (du siècle ou autre), mais tout simplement parce que leur mode de fonctionnement et leurs structures de pouvoir les conduisent forcément à se comporter objectivement de la sorte.

C’est ce qu’ont confusément compris les indignés, ici et ailleurs, et qui se traduit par ce rejet compulsif de toutes les structures organisées actuelles.

Ce n’est pas pour autant que je considère qu’il ne faille pas s’organiser, très très loin s’en faut !!!!

Et nos amis les indignés (j’y étais ce soir) l’ont très bien compris. Simplement, ils essayent d’inventer de nouvelles formes de fonctionnement et d’organisation en évitant de tomber dans les travers cités plus haut. Et pour celà ils rejettent les orgas constituées en tant que telles. Et ils ont bien raison.

Bien sûr qu’il y a des niaiseries ou des erreurs manifestes d’analyse dans les interventions... mais il n’y en a jamais en AG de section au PC ou ailleurs ? ;-) Ils balbutient, tatonnent, cafouillent, réinventent l’eau tiède, on pourrait dire de façon condescendante que c’est touchant mais je m’en garderai bien. De bonnes choses peuvent en sortir. Ma seule crainte serait qu’ils veuillent aller trop vite et s’essoufflent. Il faut se réconcilier avec le temps, qui joue pour ce genre de mouvement. Se donner des objectifs intermédiaires, marquer des points, s’appuyer sur les premiers petits succès pour avancer... mais ne jamais reculer !

A noter par ailleurs, pour faire écho à quelques-uns des commentaires ci-dessus, que parmi les thèmes récurrents de l’AG de ce soir il y avait "la convergence des luttes" (création d’une commission rien que sur ce thème), "aller à la rencontre des gens à Pôle Emploi", "differ dans d’autres lieux de Paris et ailleurs pour faire connaître le mouvement et inviter plus largement aux AG", etc.



Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
1er juin 2011 - 10h48 - Posté par

Bon alors, je précise car AC et LL ne m’ont peut-être pas bien compris : les structures existantes aujourd’hui en France, partis ou syndicats, sont les alliées objectives du système en place

Euuhh, ben oui, on sait, merci ;-)

C’est bien pour ça qu’Alain dit que tu ne nous as pas compris ;-)

A +

LL


Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
1er juin 2011 - 10h51 - Posté par

Et pour celà ils rejettent les orgas constituées en tant que telles. Et ils ont bien raison.

Oui et non. Ils ont raison de les rejeter (nous le faisons également) mais ils ont tort dans leur manière de rejeter. C’est une questionde tactique pas de stratégie si tu veux, en gros.

Moi (et je sais que nous divergeons sur ce point de méthode) je ne pense pas que le nouveau puisse naître quand l’ancien n’est pas mort. Donc je pense qu’il faut hâter la disparition de l’ancien qui servira de toute façon à la construction du nouveau. Cela ne peut se faire par l’abstention non constructive, ni par l’inorganisation ni en faisant "comme si" ces orgas ’existaient pas.

Je ne suis pas en train de te dire d’aller (re)prendre ta carte au PCF hein ;-) moi même tu sais bien que je ne l’ai plus !! Et alain pareil - donc notre "hypothèse" vient de là. De ceux qui sont dehors et qui ne veulent plus être dedans mais savent qu’objectivement même contre il faut faire avec. Ok c’est un peu de la dentelle avec des gants de boxe, mais j’y reviendrai... A +

LL


Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
1er juin 2011 - 14h05 - Posté par richard PALAO

D’ accord avec ta contribution LL, je me permets d’insister sur un point : le prétendu "apolitisme " des indignés qui me semble contradictoire avec leur mode d’action et leurs revendications qui sont eminemments politiques : appropriation de l’espace public , prise de décision collective , consultations , AG ... révision de la loi électorale, nationalisation du secteur bancaire , référendum citoyen etc ...

Ces indignés ne sont donc pas "apolitiques" mais anti-partis car aucun parti du panel actuel ne leur semble digne de confiance et capable de mettre en oeuvre ce qui est le début d’un programme , ceci dit ils reconnaissent que le rôle des partis , dans les institutions actuelles est indipensable puisque même s ils renoncent à creer leur propre parti ils demandent aux partis existants qui le souhaitent de présenter leurs revendications devant le parlement ...

Il y a là une contradiction évidente que les indignés devront résoudre sinon leurs revendications risquent fort de rester lettre morte .

ces indignés qui un peu comme MR JOURDAIN se comportent en parti politique sans le savoir vont tôt ou tard se rendre compte que face au mur de l’argent , il est indispensable de remettre en cause le système , le capitalisme et les institutions qui le défendent et pour cela il leur sera indispensable de se doter d’une organisation révolutionnaire , et c ’est là que le communisme revient au centre du jeu , car quel autre système peut-il remplacer le capitalisme ?

Les manifestants du 15 M , de la bastille , de GRECE et du PORTUGAL ne vont certes pas du jour au lendemain passerde l’indignation au communisme , mais il y a dans ces mouvements plus que des frémissements , le début d’une onde dont personne à l’heure actuelle est en mesure de dire qu’elle sera son ampleur .



Quelques réflexions sur le mouvement des "Indignés" en France et la tentative de campement de la Bastille
1er juin 2011 - 18h48 - Posté par A.C

mais il y a dans ces mouvements plus que des frémissements , le début d’une onde dont personne à l’heure actuelle est en mesure de dire qu’elle sera son ampleur

Là dessus , non seulement on sera tous d’accord mais c’est presqu’une"lapalissade marxienne" -si tu ne prends pas mal ce terme-

Ceux qui n’ont lu Marx que d’un oeil furtif et marqué par une congénitale appréciation "anti-PC "-mais non mais non ,amis du NPA venus de’ex LCR, camarades "nanars"des années de baston.., je ne vise personne... :)..- se figent dans le seul et salutaire"LESMASSES font l’ "Histoire".

D’autres , à juste titre déçus voire écoeurés de ce que le courant révolutionnaire organisé a produit comme "outils" , s’enflamment dès que cent "indignés" se rassemblent à la Bastille:ils les affublent de turbans tunisiens, de "boinas"catalanes, de bonnet de Gavoche..

Puis, surpris comme un con qui s’étonnerait d’avoir attrapé une bronchite en passant ses vacances à Rennes en juillet (coucou moqueur à une copine bretonne !), les voilà qui cherchent ou sont les responsables de leur réveil en sursaut alors qu’ils étaient, en songes, entrain de prendre l’Elysée comme d’autres les Palais d’hiver ou les ministères de la Havane.

Mon ami Zarka te dirait -et tout mon combat contre ces positions "politiciennes" ne m’empêchent pas de reprendre son expression (1) : Il y adanslaBastille, comme place e Catalunya..du "communisme à usage immédiat"..

Notre souci commun c’est, je crois, de ne pas finir notre vie en prétendant que "ca va mûrir"

La lutte des classes, moteur de l’Histoire ce n’est pas un rapport à la Révolution comme s’il s’agissait ’un sphincter qui va lâcher ses gaz parce que trop compressé...

Image anale mais que l’inconcient spontanéiste charrie dans le"ça va péter bientôt"

C’est pourquoi il m’arrive, comme à toi, àL.L, à Copas et tant d’autres , de répéter(ilvaut mieux cela que se contredire..) que la question de l’ORGANISATION à CREER est vitale.

Certes( je n’échappe pas à cette contradiction, et c’est "chiant" selon les heures..) il est important que le"nouveau" l’emporte sur l’"ancien" quitte-c’est d’actualité !- à aider à sa disparition... et en même temps , tout ce qui porte noyade du bébé PARTI pour cause d’eau sale des formes et actes des Partis actuels ,se doit d’être passé à la" moulinette gramscienne.."

Ne pas lâcher su l’idée que "sans parti révolutionnaire, pas de révolution" , c’est comme de rappeler que , sans vaisseau spatial adapté, tu vas pas dans la lune.. !

Tu la montres du doigt, rien de plus.

Pardon d’enfoncer le clou..comme disait Marius Frappus, centurion romain à un "indigné" de Nazareth..(2), place du général... de GOL-Gotha
(oups !)

Cordial’

AC

(1)

Pierre Zarka a écrit ""Un communisme à usage immédiat"en 2000, " Vers un nouvel anticapitalisme ; pour une politique d’émancipationen 2003

,
Il vient de sortir (j’ai pas eu le temps de le voler à la FNAC) :"OSER la Vrai Rupture"
Pour l’instant, Pierre n’a réussi que la sienne d’avec l’appareil PC..en "FASE" terminale

(2) A la veille de l’ Ascension , mon humour "vermotien" est limite
Mea culpa, amis chrétiens.

Pour me faire pardonner, pour incultes de passage, je rappelle

L’ Ascension a lieu le quarantième jour après Pâques

Episodes précédents :

Judas ( c’est " Mélanchon" en araméen)..balance le camaro en début de semaine.

le vendredi saint : Jésus est crucifié après une instruction moins longue que celle qui attend DSK.

le dimanche de Pâques : Jésus est ressuscité (le 3e jour)

le jeudi de l’Ascension : Jésus monte au ciel (le 40e jour)

37 jours d’attente pour remonter là haut ?!!! :

Ce fut un des premiers otages des grèves de transport aérien. le Jésus ??!

C’est là que tu vois que face à la Grêve générale, faut drait... un "miracle" pour penser y échapper.

(je sais, je sais, c’est très très con..de"polluer" des discussions avec duchancognisme primaire)

 :))





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JUSQU’À RAQQA : AVEC LES KURDES CONTRE DAESH
mercredi 17 - 11h51
de : Ernest London
Révolution algérienne : « l’auto-organisation constitue la clef de la suite du mouvement »
mercredi 17 - 11h38
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L’ANARCHISME N’EST NI UNE MODE NI UNE POSTURE
mercredi 17 - 11h28
de : jean 1
1 commentaire
Exigeons la libération de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah arrêtée en Iran
mercredi 17 - 08h40
de : Christian DELARUE
14 Juillet 2019, est ce un "galop d’essai" , avant la "prise de la Bastille" ? (vidéo)
mercredi 17 - 00h26
de : nazairien
2 commentaires
Manon Aubry Députée Européenne (LFI), balance du lourd, envers, Ursula von der Leyen, candidate à la sucession de Junck
mardi 16 - 17h06
de : nazairien
4 commentaires
"Homard m’a tué" François de Rugy démissionne du gouvernement
mardi 16 - 15h21
de : nazairien
9 commentaires
Gauche homard du capitalo-écologisme
mardi 16 - 00h26
de : Christian DELARUE
11 commentaires
Le NICARAGUA inaugure la plus grande centrale solaire d’Amérique-Latine
lundi 15 - 17h57
de : JO
Gilets Jaunes 14 juillet, Champs-Elysées : Une femme serait éborgnée !
lundi 15 - 17h42
de : JO
Hommage des Gilets jaunes d’Angers aux révoltés de 1789
lundi 15 - 16h27
de : Le Cercle 49
macron au firmament
lundi 15 - 14h06
de : jean 1
Saïd Bouamama censure post-coloniale
dimanche 14 - 23h49
de : UJFP LMSI via jyp
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14 juillet, Champs-Élysées, Paris : les Gilets jaunes humilient « l’éborgneur » (vidéos)
dimanche 14 - 15h46
de : nazairien
11 commentaires
Alain Damasio : « Créer une pluralité d’îlots, d’archipels, est la seule manière de retourner le capitalisme »
samedi 13 - 14h51
de : jean 1
Courant continu : C’est l’heure de l’mettre, avec entre autres Youssef Brakni, et Alexandre Chantry
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de : Hdm
PLUTÔT COULER EN BEAUTÉ QUE FLOTTER SANS GRÂCE - Réflexions sur l’effondrement
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de : Ernest London
Affaire De Rugy : l’exemplarité pour tous !
samedi 13 - 09h29
de : JO
alerte gilets noirs
vendredi 12 - 19h06
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Cela suffit
vendredi 12 - 13h46
de : jean 1
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BURQINI de droit bien que contestable !
jeudi 11 - 22h15
de : Christian DELARUE
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LA HORDE et le Député François Ruffin revisitent "La Marseillaise" ! (video)
jeudi 11 - 22h07
de : jean 1
« Chute catastrophique » du niveau scolaire en France : une prof torpille l’Éducation nationale (vidéo)
jeudi 11 - 15h38
de : nazairien
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Lettre ouverte à Emmanuel Macron : non, la grève n’est pas une « prise d’otage »
jeudi 11 - 08h01
de : Cédric Maurin
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Le RIC des gueux ( que l’on nomme RIC Campagnard) est de retour.
mercredi 10 - 18h33
de : Arnaud
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COEUR DE BOXEUR - Le Vrai combat de Christophe Dettinger
mercredi 10 - 08h24
de : Ernest London
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Décrocheuse de portrait
mardi 9 - 23h51
de : Jean-Yves Peillard
Message publié par le Collectif Autonome de Dockers de Gênes
mardi 9 - 18h38
de : jean 1
La France de Macron : la liberté d’expression en péril ! (no coment)
mardi 9 - 11h48
de : JO
2 commentaires
Sanctions contre les chômeurs : dix associations, collectifs et syndicats déposent un recours devant le Conseil d’État
lundi 8 - 17h06
ENVIRONNEMENT : Pas nette la planète sauf que "bla/bla" etc... !
lundi 8 - 16h11
de : JO
GODIN, INVENTEUR DE L’ÉCONOMIE SOCIALE
dimanche 7 - 20h11
de : Ernest London
1 commentaire
Billet de Pierrick Tillet : Effondrement : le ministre Blanquer contraint de saborder le baccalauréat
dimanche 7 - 12h01
de : nazairien
3 commentaires
Week-end de résistance et d’occupation contre le projet de Surf Park de Saint Père en Retz (44) le 20 et 21 Juillet 2019
dimanche 7 - 11h02
de : Collectif Terres Communes
POINTS DE NON-RETOUR [THIAROYE]
vendredi 5 - 20h16
de : Ernest London
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La paix universelle se réalisera un jour non parce que les hommes deviendront meilleurs mais parce qu'un nouvel ordre, une science nouvelle, de nouvelles nécessités économiques leur imposeront l'état pacifique. Anatole France
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NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
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(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
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LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
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Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
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En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
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Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
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Adieu Marceline
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Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
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Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
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C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
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Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
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Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
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