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"LE GAUCHISME, MALADIE INFANTILE" DU SOCIALISME…


de : La Louve
jeudi 31 mai 2007 - 12h04 - Signaler aux modérateurs
14 commentaires
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de La Louve

Le titre de ce billet ne va pas vous étonner, (celles et ceux qui fréquentent les lieux auront bien remarqué que c’est mon « cheval de bataille du moment ») ; il est dicté, je le reconnais, par un léger mouvement d’humeur qui fait suite à l’avalanche de déclarations proprement ahurissantes entendues "à gauche" depuis quelques semaines ; il est évidemment repris du beau et bon texte de Lénine, et « socialisme » doit être pris ici au sens générique, comme concernant aussi bien les communistes que les socialistes en France.

Pour différentes raisons, il me semble parfaitement adapté de reprendre ce titre, sans pour autant sombrer dans une nostalgie béate, pour l’appliquer à la situation que nous vivons actuellement.

Il apparaît en effet urgent aujourd’hui non pas « d’unir la gauche » dans l’illusion d’un grand parti, mais au contraire, d’en finir avec la confusion idéologique entretenue savamment par certains à leur seul profit au sujet de "la gauche", confusion que l’on devrait appeler, en effet, du gauchisme.

"La gauche" existe en France.

Elle existe puisqu’on en parle…

Oui. Ou plutôt elle a existé et ce que l’on appelle aujourd’hui « la gauche » ne correspond plus au sens que l’on devrait y trouver et à ce que l’on a pu appeler « la gauche » il y a 25 ans.

Et tout le montre, à commencer par les résultats à la présidentielle.

Qu’est-ce au juste que « la gauche » ? Qu’est-ce que cela suppose ?

Cela sert d’abord à désigner une place sur "l’échiquier politique". Héritage de la Révolution. C’est commode.

Elle sert ensuite à différencier les mouvements et partis non solubles dans une même structure, mais constituant des forces d’appoint (ou de contrepoint) les unes aux autres, dans une temporalité, dans un contexte historique, pour s’opposer à "la droite".

Mais surtout, ces deux notions, "droite" et "gauche", sont devenues des facilités de langage qui certes, peuvent être bien utiles parfois, et notamment, dans certains discours, voire au café du coin, quand le temps manque – disons que ce sont des lieux communs, qui ressemblent un peu à des auberges espagnoles.

Toutefois, ces notions deviennent un tantinet insuffisantes, voire carrément contre-productives et nocives, dès qu’il s’agit de parler un peu sérieusement des choses.

Arrive un moment où il faut prendre le risque idéologique du désaccord sur la substance du concept et appeler un chat un chat.

Par instinct, je me méfie des gens qui emploient sans arrêt le terme de "gauche" et s’en tiennent à cela pour se définir et définir leurs idées.

Je les soupçonne souvent de ne pas arriver à décider s’ils sont socialistes ou communistes, révolutionnaires ou pas...

Ca ne me pose pas trop de problème chez les non militants ou chez ceux et celles qui n’ont pas de tribunes publiques, mais cela me gêne considérablement dès que l’on a à faire à quelqu’un qui a une responsabilité même modeste.

Car force est de constater que très souvent, cette intuition est vérifiée...

Au fil du temps, "la gauche" a certes pu faire référence à un corpus de valeurs, plus ou moins bien définies d’ailleurs, plus ou moins communes à des personnes appartenant ou sympathisants de partis qui eux, ont en général des fondements idéologiques, des objectifs, des habitudes, des règles, parfois très différents.

Mais il faut bien admettre que ce corpus s’est délité et est réduit à peau de chagrin.

Une preuve, que je laisse à votre sagacité le soin de méditer :

On s’accorde (en général) sur le fait que le PS et le PCF sont deux partis « de gauche » - et pourtant, rien n’a été plus différent ( je dirais même irréconciliable !) que leurs positions sur le TCE et l’Union européenne…

« La gauche », enfin, ce n’est en aucun cas une formation politique, encore moins une structure ni une idéologie et je crois que ça ne peut pas l’être à moyen terme.

C’est à la rigueur un moyen, un outil, à utiliser ponctuellement.

Pourtant, à court terme, dans la panique actuelle, si l’on écoute certains (qui ont une sorte de posture apocalyptique) "tout est possible", et comme aurait dit ma grand-mère, ils semblent rêver qu’on sorte de la farine d’un sac de charbon - y compris qu’on fasse de "la gauche" une force politique autonome et à part entière, comme si d’ailleurs elle existait déjà dans les faits et qu’il n’y avait plus qu’à la formaliser.

Non seulement je doute que cela soit possible, mais encore, je doute que cela soit souhaitable...

Cela étant dit, il est impératif que les communistes et les socialistes français se posent aujourd’hui la question de savoir ce qu’est, ce que doit être pour eux et pour le reste de leurs concitoyens, « la gauche ».

Le raisonnement sur cette notion de "gauche" doit, à mon sens, être construit notamment autour de quatre axes de réflexion :

 l’un, très général et qui s’applique à de nombreux concepts, qui est fondé sur la question de savoir si les mots ont un sens, si les mots peuvent influer sur les choses qu’ils désignent, voire sur les personnes qui les emploient... Je rappelle ici la formule de Gramsci : on gagne la bataille des urnes quand on l’a préalablement gagnée dans les têtes.

Abandonner certains mots comme nous le faisons, par posture « moderniste », c’est abandonner les concepts, et abandonner les concepts, c’est le début de la fin des luttes.

Les trois autres axes de réflexion sont plus spécifiquement politiques :

 d’une part une réflexion définitoire sur le socialisme (génériquement parlant) et le communisme en particulier,

 d’autre part, un questionnement autour de la notion de parti politique (définition utilité, avenir).

 enfin, que signifie le terme d’alliance en politique et quelle forme doit préférablement prendre cette alliance ?

Evidemment, on ne répond pas à ces questions en cinq minutes, une vie n’y serait peut être pas suffisante , et surtout, on n’y répond pas seul.

Prenons la LCR, le PS et le PCF, par exemple.

Certes, il me semble que ces trois formations ont plus de points communs entre elles qu’avec l’UMP, le FN ou l’UDF, évidemment (en tout cas pour l’aile socialiste du PS).

Là, la grande ligne de fracture "gauche/droite" fonctionne à peu près.

Il y a des hommes et des femmes de gauche, des hommes et des femmes de droite.

On les "repère" finalement en posant certaines questions, et l’une de ces questions essentielles est le rapport au capitalisme.

C’est un point d’achoppement (sinon le point d’achoppement), c’est là que l’on voit vraiment et assez précisément qui se situe où. Et celui ou celle qui commence d’ailleurs par refuser que cette question soit une question centrale est à coup sûr déjà un peu loin du centre de gravité de « la gauche » pour se rapprocher, déjà, de la droite.

Ces trois partis donc, ont déjà travaillé ensemble, parfois avec succès, et, je le pense, doivent, dans une certaine mesure (mesure qui a peut être été outrepassée il y a longtemps) poursuivre leur politique d’alliances, quasi-contractuellement.

Mais si ils doivent s’allier dans un front républicain, populaire (une sorte de « triumvirat » que j’appelais de mes vœux bien avant la campagne présidentielle et qui n’avait rien à voir avec la stratégie unitaire), ils ne peuvent ni ne doivent tenter de "fusionner" dans une hypothétique "gauche" dont on ne saura jamais si elle est "socialiste" , "communiste", "révolutionnaire", "réformiste", "anticapitaliste", "alternative au libéralisme" etc.

Sachant que si toutes ces notions peuvent être articulées avec profit lors de certaines alliances, elles ne peuvent cohabiter durablement sans que l’une prenne le pas sur l’autre, au détriment de toutes les autres.

La LCR d’ailleurs ne s’y trompe pas, qui tente actuellement "d’aspirer" vers elle ceux et celles qui sont ou se sentent perdus mais ne se propose absolument pas, pour l’instant et à ma connaissance, de former un parti "fourre-tout" de "la gauche", contrairement à ce qu’on a pu lire ici ou là ces derniers jours.

En cela, elle semble avoir tiré les leçons de l’échec des collectifs (échec auquel elle n’aurait pas moins contribué que le PCF ou les ego disproportionnés de certains, car en définitive, dans cette aventure, la seule chose qui ait été vraiment collective et bien partagée, c’est bien le syndrome de l’échec et la volonté de ne pas s’unir !).

Il me semble qu’on mesure la force d’un homme ou d’une entité aux réponses qu’il ou elle est capable d’apporter, en termes de rapidité et d’efficacité, dans un moment de crise et face à un ennemi puissant (à ce titre, ma grille d’analyse est "schmittienne" certes, et je sais bien que C. Schmitt n’est pas en odeur de sainteté à cause de sa collaboration avec les nazis, pas la peine de me faire la morale, mais je pense que cette grille-là n’est pas mauvaise : est le chef celui qui décide de l’action en situation exceptionnelle).

Or, ma crainte, avec ce type de structure « fourre-tout de gauche » (tout le monde vante en ce moment la fameuse Linke allemande, mais attendons de voir ce que donnera tout cela à l’épreuve du feu puisqu’il me semble que pour l’instant on n’est pas encore rentré dans le vif du sujet...), c’est que, lorsqu’il faudra agir fermement et efficacement face à la droite des néo-conservateurs, des libéraux, face au MEDEF..., les dissensions profondes (et à mon avis non résorbables) de ces différentes composantes de "la gauche" française ne manquent pas de faire jour et fassent "péter la machine" au moment où on en aura le plus besoin.

Nous serons ainsi bien avancés pour protéger et défendre ce qui nous tient à coeur et ceux qui comptent sur nous, puisque nous n’aurons plus d’outil, ni ancien, ni nouveau...

Car oui, il y a des différences parfois cruciales entre les différentes idéologies qui composent la gauche française. Les socialistes diront "contrôle de la dette", les communistes diront "anticapitalisme" , les alternatifs diront "autre chose" (ils disent toujours "autre chose" sans pour autant fournir ensuite l’effort intellectuel qui aboutit au concept...) – encore une fois, les expressions sont très signifiantes, quand on parle de « gauche de la gauche » - comme aurait rigolé Coluche : « plus blanc que blanc ? c’est quoi ? Transparent ? »

Alors, il n’y aura pas d’action politique.

Et en conséquence, il y aura des défaites. Encore.

Politiques et sociales. Les premiers à morfler seront toujours les mêmes : les prolétaires pauvres, les exclus…

Elles ne se mesureront pas uniquement dans l’impossibilité de présenter des "candidats" communs, elles ne se mesureront pas uniquement en termes de perte de voix, mais surtout dans l’impossibilité de faire appliquer des programmes communs et aussi dans le repli militant.

Fort logiquement, ces défaites idéologiques et pragmatiques aboutiront à des trahisons et à des renoncements qui auront des conséquences de plus en plus sanglantes, les attentes de ceux que nous devons protéger, aider, les attentes du peuple en général devenant de plus en plus cruciales et immédiates.

Tout cela arrivera à bien plus long terme que prévu, c’est probable ; le travers des personnes qui n’agissent que dans l’urgence et sous le coup des émotions, c’est de manquer de longueur de vue.

L’UMP agit actuellement comme une force idéologique centripète ultra puissante – une bonne illustration en a été donnée par P. Moscovici il y a quelques jours sur France Inter qui a littéralement glorifié l’exploit de Sarkozy qui a « unifié la droite en 5 ans » en concluant « il faut faire pareil à gauche ». Tout est dit ici.

Le perdant a souvent tendance à vouloir se draper dans les atours du gagnant, un peu comme certaines tribus se couvrent des peaux des animaux tués au combat ou mangent le coeur de leurs ennemis.

En cela, la posture gauchiste est enfantine. Au sens presque freudien du terme. Lénine avait raison.

Et perdre cela de vue c’est commettre une erreur politique terrible.

L’illusion de victoire que donne l’UMP est mortifère pour l’ensemble de la gauche, ou ce qu’il en reste.

Il est en effet très facile de rassembler à droite (excepté quelques hiatus ponctuels entre libéraux et conservateurs), on l’a vu, alors que c’est, nous le savons, très difficile de le faire valablement à gauche, pour des raisons idéologiques et parce que l’anticapitalisme est une lutte bien plus difficile, plus ardue, que le capitalisme.

Notamment parce que le capitalisme ne se définit pas comme une « lutte contre » mais comme un système qui est depuis des siècles. Un système fort, violent, une jungle…

En cela réside la grande force du capitalisme, qui agrège, de par sa nature même, des hommes et des femmes qui ont souvent renoncé à des combats d’idées pour préférer la défense, facile, d’un système omnipotent.

Parenthèse : voilà pourquoi à droite, les gaullistes (en tant que camarades de génération de Gaulle et non simples prétendus admirateurs de de Gaulle) formaient malgré tout une « caste à part » et que c’est leur disparition qui a rendu possible politiquement le raz-de-marée sarkozyste, que tout oppose aux gaullistes et vice versa. Parce qu’ils avaient encore des combats d’idées.

A l’UMP aujourd’hui, on donne à merveille l’illusion de combats d’idées, mais rien de tel, évidemment…

Aussi, céder à l’illusion agrégative que l’UMP et la droite nous renvoient actuellement, c’est les laisser gagner la bataille des idées en notre sein même, encore plus loin qu’ils l’ont déjà fait.

Oui, il faut le dire, le réformisme de gauche, (et qui n’est rien d’autre qu’une version renouvelée du gauchisme), qu’on nous propose actuellement, est un tropisme capitaliste qui peut nous conduire, non plus à l’échec, mais à la mort.

Le gauchisme c’est le socialisme des perdants et il se construit souvent dans la défaite ou la capitulation.

Il me semble que les communistes et les socialistes, (qui, au passage, ont déjà perdu le PS il y a presque 20 ans pour ces mêmes raisons) doivent résister à tout prix à cette tentation gauchiste aggravée par la posture de l’UMP.

Le 6 mai 2007 semble déjà loin derrière, le 21 avril 2002 encore plus lointain, mais je me permets de rappeler qu’en politique, une bonne stratégie est un « piège » à double ou à triple détente, qui joue notamment sur le manque de courage et le manque de lucidité de l’adversaire, sur ses préjugés et ce qu’il croit avoir acquis, exactement comme aux échecs.

Simplement, sans doute, il me semble préférable que nous ne nous posions pas trop de question "d’appareil", et que surtout, nous ne cédions pas à la tentation généralisée de l’hystérisme "rénovateur" qui agite actuellement "la gauche".

Que, pour le bien public et l’intérêt général, et plus particulièrement, pour le mieux-être des travailleurs et des personnes fragiles et exclues, qui doivent être nos seuls objectifs, il faut, sans état d’âme, que nous travaillions chacun et chacune au renforcement des partis qui composent ce qu’on appelait la gauche et à la re-fondation de nos idées, dans le dialogue, dans la fraternité, mais sans trahir et sans mentir.

Le congrès du PCF qui doit se tenir en fin d’année servira à cela pour les communistes. Aux socialistes de se débrouiller avec le PS. Il me semble voir apparaître quelques aiguillons salvateurs chez eux aussi ( je pense notamment à Rénova( c)tion Socialiste).

Il me semblera toujours préférable, pour des tas de raisons, d’avoir le privilège en France de bénéficier de formations politiques qui représentent diverses "facettes" de cette "gauche" protéiforme, et qui, éventuellement s’entraînent, se stimulent, les unes les autres, voire, quand il le faut, travaillent main dans la main, plutôt que de concourir à la bipolarisation de la vie politique autour d’un clivage qui n’offre aucune garantie idéologique ou politique sérieuse, et donc, aucun espoir d’avenir engageant pour ceux que nous prétendons défendre.

Enfin, il me semble que si un jour un grand "parti de gauche" devait advenir, il ne le fera valablement que porté par la majorité des bases militantes des uns et des autres et je ne crois pas que nous en soyons là.

En conséquence et pour conclure, j’engage les militants et sympathisants à voter et faire voter massivement pour les candidats communistes d’abord ou socialistes le cas échéant, aux législatives qui se profilent, sans aucun état d’âme et surtout, sans recourir aux calculs mortifères qui nous ont coûté un score qui aurait du être bien plus honorable, pour l’ensemble des partis de la gauche, le 22 avril 2007.

J’exhorte aujourd’hui mes camarades et nos sympathisants à continuer de revendiquer et de promouvoir sans fausse pudeur, sans crainte, et avec joie, le communisme et l’appartenance au PCF, et à toujours témoigner que ce parti, ce sont les militants qui le font.

Votez pour les candidats qui représentent et portent le mieux vos idées, c’est cela le moyen de faire barrage efficacement à la volonté terrible de la droite néo conservatrice et capitaliste de Nicolas Sarkozy et ne vous laissez pas piéger une troisième fois par le « vote utile » !

Ne nous perdons pas sur des chemins de traverse qui n’ont de rénovateurs que le nom, et dont la voie est montrée par des personnes qui sont souvent de peu de caractère mais beaucoup d’ego, et qui sont pauvres en idées.

Il faut débattre et réfléchir, oui, il faut parler de tout, mille fois oui, mais pas n’importe comment.

Comme me le disait un ami, serrons nous les coudes jusqu’au 10 ou au 17 juin et faisons les campagnes de nos candidats, sans nous éparpiller, sans céder à la peur ou à l’appel des sirènes, et ensuite, reprenons sereinement et avec acharnement, notre travail de militants.

Enfin, je me permets de vous livrer une sorte d’anecdote très personnelle : pour un homme ou une femme de droite qui apprend qu’il parle à un ou une communiste, qu’il a recruté un ou une communiste, il n’y a pas d’homme ou de femme « de gauche » (ça c’est pour les membres du PS) – il y a un « communiste ». Point.

Les capitalistes, eux, font encore très bien la différence entre un communiste et un homme « de gauche ». Et nous, nous ferions moins qu’eux ?….

Alors, on peut conclure temporairement avec Spinoza : "Tout ce qui est beau est difficile autant que rare"

La Louve (PCF)



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Commentaires de l'article
"LE GAUCHISME, MALADIE INFANTILE" DU SOCIALISME…
31 mai 2007 - 12h13

Juste questionnement quand ce qui plait est l’aspect protestataire. Même lorsque le contenu ne suit pas.

Toute la question qui se pose c’est de savoir si être juste contestataire, protestataire, syndicaliste, fait de la LCR une force communiste, une force révolutionnaire ? ? ?

En plaçant hors de portée l’idéal révolutionnaire, en le rendant illusoire, en lui conférant une dimension de refus des compromis sous prétexte de refus des compromissions, en refusant la nuance, en refusant de mettre en oeuvre dès aujourd’hui (demain) (à court terme) une rupture avec la société capitaliste, en se cumulant de bons scores aux élections sans offrir aux électeurs une suite logique d’organisation à leurs côtés au quotidien, la LCR se qualifie d’elle même, elle n’est que l’autre côté (pile ou face) de la monnaie sociale démocrate.

En présentant systématiquement des candidats dans les localités tenues par le PCF et en permettant du même coup soit le passage de la droite, soit un passage au PS, en n’allant pas lutter là où s’est difficile, elle réjouit le médef et les financiers.
Toute la question est de savoir si on veut ou non tuer le PCF (la bête) et se goinfrer de son cadavre ?

Le PCF, quant à lui, lutte au quotidien auprès des gens, cultivant l’idéal au terreau des luttes populaires, même si certains ne s’en rappellent que lorsqu’ils ont besoin de ses forces militantes, de ses élus de son organisation et de son sérieux.

De classe, de masse, c’est le terrain des vrais révolutionnaires.

Le PCF devrait s’intérroger quant à sa place dans l’image de protestaire qu’il n’incarne pas assez alors que ses propositions sont réellement de rupture avec le capitalisme.

Le Renard Rouge



"LE GAUCHISME, MALADIE INFANTILE" DU SOCIALISME…
31 mai 2007 - 17h36 - Posté par

et de s’interroger sur ce que doit etre un élu communiste, sur le pourquoi un élu communiste,
de réfléchir à la dualité "Parti /élus". "Dualité" parce que je pense qu’on le veuile ou non il y a dualité.
Et je voudrais donner une annecdote significative : a un porte a porte en mai un après midi j’étais accompagné d’un élu ( local et départemental ) , un habitants dans sa cours nous voit arriver , il reconnait l’élu et dit jovial et accueillant un peu taquin
 AH ! on ne vous voit qu’au moment des elections !!!!
le copain c’est défendu bien sur d’autant qu’ il n’est pas du genre a rechignier aller voir els gens et sur le terrain. Et moi qui habite un peu plus loin , je suis du quartier , qui distribue et sillonne le quartier depuis des années et avec un de ses voisins ...... ?????
Je lui ai dis que dans sa boite au lettre il a un tract du PCF pratiquement toute les semaines, c’est ou moi ou Nono. Il me connait , il connait très bien mon camarade son voisin depuis 30 ans
il sait que les cocos du quartier son actifs tout le temps.. ????

Alors je me suis dis que les militants communistes avaient un problème de reconnaissance
( visuelle et existantielle)

Bien sur ce monsieur me connait il sait que je suis communiste et militant , mais pourquoi a t-il dit qu’il ne voyait les communistes qu’au moment des elections ? Il aurait pu dire " oui vous je sais vous connais...." car c’est comme ça. Mais pourquoi diable n’a t-il vu QUE l’élu et pas le militant de quartier que je suis qui depuis des années laboure le quartier ???

j’ai quelques réponses ; je travaille donc les distribution de tracts c’est le soir , ce secteur n’est pas le mien le porte a porte au non du PCF n’existe plus.....tiens mais oui !!!!! au fait , plus de porte a porte pour le PCF..... et seulement qu’aux elections ????? Je crois que si on veut se prétendre encore REVOLUTIONNAIRES on a interet a se ressourcer.

voila une bonne question a voir au congrès

andré 18


"LE GAUCHISME, MALADIE INFANTILE" DU SOCIALISME…
31 mai 2007 - 23h56 - Posté par

La rupture avec le capitalisme ne fait pas le révolutionnaire, la révolution oui.

Allez, PCF, LCR, LO, sont sur des logiques que j’appelerai syndicalistes, de gauche basique, mais dans leurs discours, leurs pratiques, il n’y a pas de tris entre réforme et révolution, sauf au maximum d’une façon théorique (au sens péjoratif du terme). Ni les uns ni les autres ne sont gauchistes, socialement et politiquement, leur électorat ne l’est pas (et bordel, je me dis qu’il ne l’est pas assez).

Je ris souvent doucement quand on parle de gauchistes et qu’on compare cela avec le sens qu’en donnait lénine... De même j’ai même réaction quand on parle de Social-démocratie pour des partis n’ayant plus rien à voir avec ce que fut la social-démocratie...

Les mots nous mangent les doigts, nous regardons et plaquons des mots sur des partis et des gens avec les lunettes d’hier et d’avant-hier. Lire les définitions du gauchisme, définitions originelles apporte bien des interrogations : Où sont-ils ? Il n’y en a pas... Ils sont peut-être plus cernables dans le phénomène "autonomes" et les différentes moutures qui lui ont succédé ces dernières 20 ans.
Donc exit le gauchisme.

Il n’y a plus de grand parti de travailleurs (non je ne suis pas devenu schivardiste....) en France, et il n’y a plus de grand parti social-démocrate. L’un et/ou l’autre nous feraient déja faire un gigantesque bon en avant si ils existaient.

Le PCF ne peut plus le faire sinon il l’aurait fait à nouveau, sans un réarmement en rupture profonde avec ce qui l’a amené là où il en est. Et je ne parle pas du passé recent (les dernières vingt ans) mais d’un processus qui lentement l’a étouffé dans l’affaiblissement théorique des années 40, 50 et 60. Les groupes révolutionnaires (LO, LCR, et de plus petites écuries, je pense aux anars par exemple qui se reconstituent lentement depuis plusieurs années) n’arrivent pas à percer organisationellement pour remplir cette fonction. Ils courent après le parti de "masse" sans trouver et comprendre le mode d’emploi qui pourrait les y amener. sans également éviter de se trouver embringuer dans des grosses machines qui virent à la trahison (hum, le parti de Lula).

Les solutions "nébuleuses" par leur insuffisante rigueur, leur absence de fonctionnements démocratiques réfléchis ne permettent pas trop d’avancées.

Sur l’ensemble pèse le poids des reculs de ces 25 dernières années des travailleurs qui amènent reculs de la créativité politique dans le camp du socialisme, des difficultés à enrichir en pistes et pratiques fécondes.

Un symbole éclatant du recul se retrouve dans la moindre attraction de l’espérance d’un autre monde plus juste et plus humain parmi la bourgeoisie. Les jeunes bourgeois étaient plus attirés en 68 par leur destin d’êtres humains en embarquant dans un combat de gauche que par leur destin de bourgeois. Ce n’est plus le cas maintenant que la classe ouvrière a reculé politiquement et socialement (classe ouvrière au sens large).

Copas


JE SUIS DE GAUCHE !
31 mai 2007 - 16h51

DIALOGUES DE BISTROT 1982

 bonjour comment allez vous

 bonjour bien et vous

 blablabla..moi je suis de gauche "

 moi aussi je suis de gauche

 ah ( soulagement) on se comprend ?

 tu es au PC ?

 oui et toi ?

 au PS

 ah.... bien...et blabla les patrons blabla le capitalisme blabla salop blabla changement blabla

DIALOGUE DE BISTROT 2007

 bonjour

 bonjour

 blablabla blabla je suis de gauche

 moi aussi je suis de gauche

 de gauche euuuh ...mais quelle gauche ?

 bin de gauche

 oui mais tu te situes ou , PC ? chez SEGO ? FABIUS ? LCR ?

 bin euuuh je me verrais plutot vers SEGO mais j’avoue que BAYROU
( un grand bruit quand je tombe de ma chaise )

 ah vous etes de gueuche

 ah très drole

 BAYROU !!!!! parce que BAYROU est de gauche ??????

 je ne sais pas mais il est pour travailler avec la gauche

 et pour vous BAYROU est de gauche ????? vous savez qu’il a été ministre...

 oui mais il a évoulé

 ah ça pour évoluer..le problème c’est vers quoi il évolue...mais ça veut dire quoi pour vous "etre de gauche" ?

 la gauche telle qu’on l’a toujours conçu est dépassée et ca veut dire prendre les bonnes idées d’ou qu’elles viennent sans préjugés qu’il faut etre pragmatique et rompre avec les vieilles pratiques en finir avec le clivage gauche droite.

 ........mmmouai......... la sécu, les congés payés, la retraite , les services publics , c’est pas bon tout ça, caca, faut faire autrement hein ?

 nooon j’ai pas dis ça ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ? mais il regarder de plus près et imaginez autre chose.

 ........mmouai...... et pour les ouvriers qu’on fout dehors comme des chiens , qu’est ce qu’on imagine ?

 bin tu sais ( il me tutoie encore ce con ) il faut etre réaliste on ne peut plus faire comme avant
il faut inover et relancer l’EUROPE, on est confronté a la concurrence internationale.

 .......m....m...bien bien bien........ et pour la remise en cause de la carte scolaire ?

 bin moi je pense qu’il y a de bonnes choses dans cette idée et de toute façon c’est déja en place

 non ou très marginalement , mais selon vous que devient l’égalité républicaine devant l’école ?

 oh tu sais l’égalité républicaine .... tu en vois ou toi ?

 avec la carte scolaire , j’en vois un peu plus que sans carte scolaire...... mais revenons a nos ouvriers, est ce qu’on leur dit ce que vous m’avez dit " plus faire comme avant inover Europe concurence etc...." ?

 bin pourquoi pas , faut pas croire ils sont capables de comprendre vous savez

 oui parce que moi je pense que ce sont des crétins incultes. Je vais a la sortie d’une boite demain , vous venez avec moi ? chiche

 si j’avais le temps oui mais...

 c’est mieux pour vous parce que moi qui les connais bien si vous leur dites cela soit ils vous éclatent de rire ou ils vous jettent des cailloux

 ..pff , faut y croire. On ne se tutoies plus ?

 selon la tradition on se tutoie si nous étions camarades ou très proches mais comme on se connait pas, il est normal de se vouvoyer.

 comme vous voulez mais vous voyez vous cultivez le clivage gauche droite

 si vous voulez mais vous m’avez trompé en me disant que vous aussi vous etiez de gauche et puis vous me dites que vous n’etes ni de gauche ni de droite et vous avez des dicours du centre et que le centre n’est qu’un point dixit ROCARD, et comme au centre c’est tout petit petit il n’y a pas beaucoup de place, surtout idéologiquement , dailleur vos idées sont creuses donc le seul discours est " si c’est bien je vote pour si c’est pas bon je vote contre".

 si la FRANCE n’avance pas c’est a cause de raisonnement comme ça....( ...mais ...je vais lui en coller une ? )

 ...pardon ? si on est dans la merde c’est a cause de gens comme moi ? Qui dirige le pays depuis 20 ans ? les gens qui vous aimez bien et pour qui vous votez donc si le pays en est la ce n’est pas a cause de raisonnement comme le mien mais plutot comme le votre.

 vous etes sectaire

 si vous voulez mais au fait , je dis quoi aux ouvriers de votre part ?

 vous voyez on ne peut pas discuter avec les communistes

 vous avez raison et je retourne ma veste : je suis daccord avec tout ce que vous avez dit et sans réservedites.Bon je leur dis quoi aux ouvriers

 pff ce que vous voulez. Au revoir.

Conclusion : quel con.

andré 18



JE SUIS DE GAUCHE !
31 mai 2007 - 18h15 - Posté par

Franchement dommage que ce post ne soit pas signé car c’es texcellent et cela résume parfaitement mon propos avec humour !
J’ai beaucoup ri...
LL


JE SUIS DE GAUCHE !
31 mai 2007 - 18h22 - Posté par

voila ce fait pour la signature...

R.


"LE GAUCHISME, MALADIE INFANTILE" DU SOCIALISME…
31 mai 2007 - 17h25

le problème du PCF pour le MEDEF et politiciens pro-europeen, est bien qu il soit le PCF .
d ou l utilisation constante de la LCR qui ne sert qu à couler un le pecf et deux tous les mouvements sociaux par un double langage de lutte certes mais perdues d ’avance. quand ils ne jouent pas le monstre bicephale ( droit de tendance oblige) pour tenir un discours et son contraire le meme jour....
il faut que le PCF meurt pour qu il renaisse mais les formes de sa mort ne sotn pas une destruction du PCF mais bien une reconstruction .
la LCR elle cherche juste a detruire pour recupérer les militants mais n’a d existence actellement que celle de detruire le PCF... . vieille rancune et manque de logique materialiste ..

http://fils2prof.over-blog.com/arch...



"LE GAUCHISME, MALADIE INFANTILE" DU SOCIALISME…
31 mai 2007 - 19h03 - Posté par

Que veut dire « « gauchisme » » ?

 Mouvementisme sans but, sans stratégie ?

Réponse de Nikonoff : C’est une conception politique et une pratique qui privilégie le mouvement pour le mouvement ; l’agitation pour l’agitation ; le refus de la lutte d’idée au bénéfice d’un activisme dénué de sens ; le slogan érigé en stratégie politique ; les excès en tous genres ; la manipulation des « « masses » » par de petits groupes bien organisés ; le court terme ou détriment du long terme ; le sectarisme ; etc. Un psychanalyste a résumé ce comportement par la formule suivante : « « certains confondent les mouvements de leurs corps et le mouvement des masses » ». Finalement le gauchisme c’est l’isolement, la division et l’échec. C’est le contraire de l’éducation populaire, même tournée vers l’action.

 Il ne faut pas confondre, cependant, extrême gauche et gauchisme.

On peut être d’extrême gauche sans pour autant être gauchiste. D’ailleurs des organisations d’extrême gauche combattent le gauchisme. Celui-ci ne peut non plus se réduire à l’appartenance à une organisation.

 La forme la plus répandue de gauchisme

Elle est celle du « « gauchisme culturel » » qui frappe des personnes ou des catégories sociales ayant peu de traditions de luttes et dont la participation à des mobilisations s’apparente à une révolte plutôt qu’à un engagement construit s’inscrivant dans la durée.

http://bellaciao.org/fr/article.php...


"LE GAUCHISME, MALADIE INFANTILE" DU SOCIALISME…
31 mai 2007 - 22h48 - Posté par

DE QUELQUES DEBATS STRATEGIQUES EN POLITIQUE :

 dépassement du capitalisme et stratégie de la "feuille de paie"
ou ensemble de "ruptures franches" ayant effet cliquet.

 programme maximal en congrés (autre monde) et programme minimal au gouvernement (monde meilleur)
ou ensemble de mesures transitoires vers "un autre monde"

 front républicain : "alliance" des couches moyennes avec une fraction du patronat
ou front "ouvriers" : ouvriers et employés et chômeurs et cadres moyens

 mesures "contre" et "pour" ou que "contre" ou que "pour"
 etc...

TRANSFORMATION SOCIALE : UN "DEPASSEMENT" VERS QUELLE SOCIETE ?
La nouvelle force large mais "non mouvementiste" ne saurait oublier les buts qui font bouger le mouvement social.
http://www.bellaciao.org/fr/article...


"LE GAUCHISME, MALADIE INFANTILE" DU SOCIALISME…
31 mai 2007 - 22h51

LA LOUVE, J’AI TROUVÉ TON TEXTE...

... intéressant, mais je pense que tu aurais pu l’écrire plus simplement et çà lui aurait donné plus de force. La maladie infantile, çà nous guette tous et à tous les âges... Pas seulement les autres, dans d’autres structures. C’est chaque fois qu’on ne fait pas l’analyse concrète des situations concrètes et qu’on se laisse aller à des positions "à fleur de peau"...

NOSE DE CHAMPAGNE



"LE GAUCHISME, MALADIE INFANTILE" DU SOCIALISME…
1er juin 2007 - 09h45 - Posté par

BOnjour Nose !
Si l’idée de ce texte m’est venue sur un mouvement d’humeur, ce n’est pas ainsi qu’il a été écrit et je ne crois pas que la rédaction en ait été " à fleur de peau". Par ailleurs, le sujet me semble vraiment complexe et compliqué ; j’ai essayé de faire au plus simple compte tenu de cette complexité de l’objet mais sans doute n’ai je pas le talent, le temps ni les ressources nécessaires à simplifier encore davantage sans occulter le cheminement qui m’a amenée là - cela étant dit, rien n’empêche les critiques de faire mieux sur cette base, j’en serai au contraire ravie. Si tu peux / veux retravailler ce texte pour le rendre plus simple et en faire une version éventuellement plus "diffusable" selon toi, vraiment, j’en serai contente. Tout ce qui est publié est public, donc " à tout le monde". Encore une fois, (contrairement à ce que certains gentils camarades m’envoient comme amabilités), mon but ce n’est pas que "moi" j’avance (sinon, je répète que je ne me serais pas inscrite au PCF où, à ce jour, ça m’a "coûté" plus que ça ne m’a "rapporté"...), c’est que "NOUS " avancions.
A bon entendeur et à bientôt de te lire cher Nose !
Fraternellement
Osémy


"LE GAUCHISME, MALADIE INFANTILE" DU SOCIALISME…
2 juin 2007 - 17h03 - Posté par

JE N’AI PAS DIT...

... que tu avais écrit "à fleur de peau", mais j’ai dit qu’écrire à fleur de peau peut nous faire dériver vers des prises de positions "gauchistes"... c’était ma contribution au débat.
Cela dit, j’ai conscience de la difficulté d’écrire, de formuler simplement ce qui germe en notre esprit, et je n’ai pas la prétention de jouer au directeur littéraire...
Je retourne à la campagne : j’ai 200 tracts à distribuer avec un copain dans mon quartier !

Bises à tous, et fraternité !

NOSE


"LE GAUCHISME, MALADIE INFANTILE" DU SOCIALISME…
31 mai 2007 - 23h09

Un parti des travailleurs (j’ai squizzé le parti de "gauche") est dans un champ bien plus large que celui d’une simple machine électorale. En cela il se distingue profondément des machines électorales de la bourgeoisie (ce que sont l’UMP et le Modem 50kbs, ce qu’est devenu maintenant le PS, ....) .

Un parti pour le socialisme, à construire, reconstruire dans notre cas, intervient sur une multitude de plans qui soumettent les incursions electorales et les éventuels élus à un strict contrôle de sa démocratie interne. Quand on en vient à penser qu’il faille "sauver" des élus, et qu’on réorganise un parti dans cet objectif, il faut en toute cohérence adhérer directement au PS , car ce qu’on cherche là devient très confus : Un enkistage dans un état sans le contrepoids du contrôle ? Sauver des postes qui mènent, à côté d’incontestables réussites à des politiques locales régionales et nationales contestables et contestées.

Au fur et à mesure des alliances à "gauche" de ces dernières dizaines d’années et des batailles électorales, nous nous retrouvons à rétrécir l’action politique aux batailles électorales et à ne plus avoir d’élus que par des concessions à des partis qui sont partis vers d’autres horizons.

Copas



"LE GAUCHISME, MALADIE INFANTILE" DU SOCIALISME…
1er juin 2007 - 07h28

Bonjour !
Je trouve cette analyse extrèmement pertinente. Peut-être faudrait-il l’envoyer à l’Huma, pour publication dans la page idée ?
L’heure est propice au débat d’idées, profitons-en...

Gérard






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